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d’où Sanson , Jnd. Gcog. p. 45. conclut'que le nom demontagne d’Ephraïm étoit commun à toutes les mon-tagnes des deux tribus. Mais, pourfuit-il, la plus con-sidérable partie de cette montagne étoit cette chaînequi séparoít ces tribus , Sc qui servit même de borneentre les royaumes de Juda Sc d Israël. C’est à quoi serapporte ce passage des Paralípomenes, /. 2 , c. 19 ,v.4. Josaphat résida à Jérusalem , Sc alla ensuite trouverle peuple depuis Beríàbée jusqu’à la montagne d’E-phraïm , Sc le ramena au Seigneur ; c’est-à-dire tout leroyaume de Juda, borné par Bersabée au midi, 8c parla montagne d’Ephraïm au Septentrion. ( a ) Josué, c. 20.v. 7, &c. II, V. 21. ( b ) Jos. c. 24, v. 30. 8c Judic. c.2, V. 9. Sc Josué , c. 24 , V. 33. ( c ) I. Reg. c. x , v. r.
5. EPHRAIM, (Forêt d’) Forêt au delà du Jour-dain, près de laquelle Absalon livra bataille aux trou-pes de sonpere. C’est dans cette forêt qu’il fut pris dansune branche, (2. Reg- c. 18, v. 6 Sc 8.) II y périt, 8cy fut enterré. Elle ne devoit pas être bien éloignée deMahanaïm, où étoit David. * D, Calme t , Dict. de laBible.
1. EPHRATA. Voyez, Ephraïm i.
2. EPHRATA, ville ancienne, ou bourgade de laPalestine , dans la tribu de Juda, vers les limites decelle de Benjamin, dans le territoire de laquelle îla-cheí, femme du Patriarche Jacob mourut en travail deBenjamin. Ellefut enterrée fur le chemin qui conduisoità cette ville, 8c le monument de son tombeau y sub-sista plusieurs siécles. Ephrata fut appellée Bethléem dansla fuite des tems , Sc il paroît qu’elle en avoit le nom.dès le tems de Moyse. On ne laiísoit point de l’appel-ler encore Ephrata du tems des juges Sc des rois de Ju-da. Au moins le nom d’Ephratéen étoit commun auxhabítans de Bethléem > dans la terre de Juda » & à tousceux de la tribu d’Ephraïm. Voyez Bethléem.
EPHRATjEUS , homme de la tribu d’Ephraïm »ou de la ville de Bethléem.
EPHRATÉEN, est la même chose en François.EPHREM. Voyez Ephraïm 2.t EPHRON : Eusebe met ce lieu dans la tribu de,Juda , à près de quinze milles de Jérusalem. S. JerômeSc lui disent que c’étoit de leur tems un gros villagenommé Epbrem , selon Eusebe , ou Ephrœ.a , selon S.Jerôme , sur quoi le P. Bonfrerius observe qu’on netrouve dans l’écríture sainte , aucune Ville nomméeEphron dans la tribu de Juda.
2 - EPHRON.: on lit dans la Genese, c. 23, c. 25.Sc c. 49. qu’Abraham acheta le Camp d’Ephron ; matsc’est le nom de celui qui le vendit, & non pas le nompropre du lieu.
3. EPHRON, ou Montagne d’Ephron » mon-,tagne de l a Palestine, aux confins des tribus de JudaSc de Benjamin. II en est parlé au livre de Joíùé , c. 15,v. 9. Sc c’est Je seul endroit où il en soit fait mention.Quelques-uns l’écrivent par aspiration Hephron.
4- EPHRON , ville de la Pelestine , dans la tribud’Ephraïm, (Parai. c. 13 , v. 19. ) selon le P. Bon-frerius , ou dans la tribu de Benjamin , selon D. Cal-met 8c Roland. C’est apparemment la même que celled’Euíebe , marquée ci-devant au nombre. 1.
5. EPHRON , ancienne ville de la Palestine : elleétoit grande Sc fortifiée , Sç Judas Machabée, c. 5 , v.46. fut oblige d’y passer en voulant repasser de la Ga-laatide dans la Judée. Elle étoit au delà du Jourdain »vis-à-vis de Scythopolîs , Sc il y demeuroit des hom-mes de diverses nations. II semble, dit le P. Bonfre-rius , qu’elle étoit au midi du torrent de Jaboc, puis-que Judas Machabée-venoit avec ses troupes du côtédu nord, 8c que passant l e torrent, ils arrivèrent à Scy-thopolis.
EPHTALITES, en latin Ephtalitœ , peuple d’en-tre les Scythes , ainsi nommé par Nicephore Calliste »qui semble les nommer aulfi Ab dé le S. Ortel. The-
saur. , , _
1. EPHYRA, ancien nom de Corinthe , ville à Ren-trée du Péloponnese A T Un. 1- 4 - c - 4-
2. EPHYRA, ancienne ville de la Thesprotíe, pro-vince de l’Epire , selon Velleius Paterculus, l. 1, c , ItStrabon, /. 7 , p. 324. dit qu’on la nomma ensuite Ci-CHYRUs. Pausanias, ïn Atjjc. c. 17* dit que 'Cichyrusest proche du marais Acherusia 8c du fleUYe d’Achéron,
EPI
qui se déchargent dans la mer; Sc Thucydide-, l I -^ cn£que le même marais se vuide dans la mer près d’Ephyra.
Z. EPHYRA, ancienne ville du Péloponèse : elleétoit située sur le fleuve Selleis , dans l’Elée ou Elide.Strabon, /. 8, p. 338. qui doute si ce n’étoit pas lamême que l’on appella ensuite Oenoa ou Roeenoa » oufi elle étoit seulement voisine, dit qu’elle étoit a centvingt stades d’Elide. II veut qú’on entende de cetteEphyre ce vers d’Homere, llliad. B. v. Ô59. où en par-lant de Tlepoleme, fils d’Astyochie, il dit qu’Herçulel’avoit enlevée d’Ephyre d’auprès le fleuve Selleis ; car »dit Strabon, .il n’y a que cette ville entre toutes cel rles qui portent le même nom où il y ait un fleuve ap-pellé ainsi. Ce lieu étoit auffi fameux par les poisonsmortels qu’il produisoit. Homere, Odyjf. A. v. 2 6i. ditqu’Ulysse y en alla chercher, & les amans de Pénélo-pe , ( Odyjf. B- v. 328. ) doutent si Telemaque n’estpoint homme à aller dans le gras territoire d’Ephyrepour en rapporter des poisons , afin de leur donner lamort.
4. EPHYRA : quoique Strabon dise que l’Ephyrede l’Elée est la feule auprès de laquelle il coule un fleu-ve nommé Selleis, il faut entendre la feule ville, carle même Strabon dit » dans la même page, qu’il y a auffiproche Sícyone le fleuve Selleis, Sc tout auprès un vil-lage nommé Ephyra.* Strabon, 1. 8, p. 338.
5. EPHYRA,autre village de Gréce , dans l’Agrée»territoire de PEíolie : ses hábitans étoient nommésEphyri. * Strabon , ibid.
6. EPHYRA. Etienne le géographe fait mentiond’une autre Ephyre , qu’il dit avoir été auffi nomméeCranon. II dit , in voce Kpanon » qu’elle étoit enThessalie , dans la Pelasgiotide , aux lieux que l’onappelle Tempé ; Sc ií remarque que les habitans de cetendroit font nommés Cranoníens par Homere. Ce qu’ilen- dit au mot É'<pi>p» est bien corrompu , Sc le bon Her-moîaus y -a brouillé tout à son ordinaire. Strabon , /. 8»
р. 338. fait auffi mention d’Ephyre en Thessalie.
7. EPHYRA ou Ephyre, iíle assez proche de celtede Melos , selon Etienne le géographe. Pline , /. 4 '
с. 12, met dans le golfe Argolique trois ifles, qu’il nom-me Pîtyufa , Irene Sc Ephyre. Le P. Hardouin croît q uece íont celles que nos mariniers appellent Falionerct »Caravi Sc Bellapola.
8. EPHYRA , ville d’Arcadie , selon Etienne tegéographe.
9. EPHYRA, en Italie, proche de la Campante»selon le même.
Eustache , sur Homere , dit que Strabon compte neufEphyres : II semble qu’Etienne ait voulu remplirnombre ; maxs, comme je l’ai remarqué dans un des arti-cles de ce nom, ce qu’il en dit est dans une confusion »d’autant moins réparable , que tous les exemplaires s° ntégalement corrompus. .
EPIACUM , ville ancienne des Brigantes, dans * 3Grande Bretagne. Cambden croit que c’est Pap-C a *'tle , en Northumberland. Quelques exemplairesPtolomée portent Apiacum.
EPIBULA. Voyez Athlula.
EPICARUS, ou
E PIC AIR O S, ville de la Palestine , à Portent d»Jourdain, selon Ptolomée , /.y, c. 16. Reland ditl’interpréte Chaldéen en fait auffi mention. ,. „
EPICARIA , ancienne ville de la Dalmatíe , * e j ,Ptolomée , /. 2 , c. 17. Quelques auteurs, dit R 3 ,^pré-édit. 1682, conjecturent,mais íàns preuve, que c elentement Papadoros-, entre Aleffio 8c Dura zZ °'EPICAROS, &
EPICARUM. Foycx. Epidaure.
EPICNEMIDII. Voyez Locres. . r e i 0 n
EPICRENE, ville ancienne de la Béotie» ^Martianus Capella , cité par Ortélius, iGR a-
nier avertit que divers exemplaires portentne a Sc Epiginraa. Pline , /. 4, c. 7, fait BieI f ^aíne »PiCRANE , dans la Béotie; mais il en fait une oSc non pas une ville. -„„nemení
ÉPICTETI . peuples qui bornoíent anciennemla Bithynie à l’orient, félon Strabon - s IZ -‘EPIDAMNUS. Voyez Durazz®..
EPIDAPHES. Voyez Antioche/ , £Vpre »EPIDARUM . ancienne ville de 1 iíle de selon