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Tome second. C - F.
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EPI

selon Pline > l. 5, c. 3 1, Son nom moderne estPlTAREUiL.

EpIDAURE , en latin Epidaurus- ou Epidaurum.Les anciens ont donné ce nom à trois villes de l’Eu-rope , dont l’une étoit dans la Dalmatie , &c les deuxautres dans le Péloponèse. Une de celles-là a été surnom-mée Limera , Sc Pune des deux du Péloponèse a été ren-due célébré par un temple d'Esculape. Voilà de quoil’on convient. Mais quelques modernes ont introduitune confusion , qui ne se peut débrouiller qu’en re-montant aux sources.

1. EP 1 DAURE, que Ptolomée, l.i, c.ij, place enDalmatie. Pline, /. 3 , c. 22, la qualifie Colonie ; Se dansune ancienne inscription, on lit que la neuvième légiony étoit. Chacun convient qu’elle a été ensuite nomméeRaguse; non pas la nouvelle , qui est: aujourd’hui la capi-tale de la république de ce nom, mais Pancienne , fur lesruines de laquelle la nouvelle s’est élevée , Sc que l’onappelle aujourd’hui, pour les distinguer, Ragusi V ec-ghio. Celle-là n’a rien de commun avec PEpidaure ,surnommée Limera par les anciens. Voyez. Raguse.

2. EPIDAURE , dans le Péloponèse, dansl’Argïe,fur le golfe Saronique , Sc célébré par le temple d’Es-culape, selon Pline, /. 4, c. z. Ptolomée , /. 3 , c. 16. Stra-bon, /. S ,p. 369 » Sc Pomponius Mêla, L z, c. 3 , “n. 8p.Strabon dit que devant cette ville , étoit l’ille d’fEgine,en pleine mer ; qu’Epidaure étoit anciennement nomméeEpidaurus. Casaubon prétend qu’on lise Epicaros', ía le-çon est confirmée par un passage d’Eustathe , & convienta P histoire, selon laquelle les Carions ont poste de ce can-ton-là 3 selon le rapport même de Strabon , dont le sensdemande Epicaros. Pausanias, /. 2, c. 29, nous apprendque le temple n’étoit pas dans la ville , 8c 1 ite-Live ,l. 45 , c. 28 , dit qu’il en étoit à mille pas. Pauiànias »en fait une riche description , à laquelle je renvoieles lecteurs. On ne convient pas du nom moderne decette ville. Niger tient que c’est Pigiada , Sc Sophienveut que ce soit Cheroniji. Ils font d’accord, parce quePigiada , Sc Cheronensi font la même chose.

z EPIDAURE, auffi dans le Péloponèse, furiegolfe Argotique ( aujourd’hui golfe de Napoli ) dans laLaconie , selon Ptolomée , /. 3 , c. 16 , ou dans le paysdes Eleutherolacones , c’est-à-dire, des Laconiens li-bres , selon Pausanias, /. 3, c. 21. C’est celle-là qui étoitsurnommée Limera , au rapport de Pline , /. 4, c. 5 , dePausanias, Sc de Strabon, l. 8 , p. 368, qui cite Ar-temidore » à qui il fait dire qu’elle'fut surnommée Li-menera , Sc par abbréviation Limera , à cause de lacommodité de son port. D’autres Pont expliqué kn\ toS, parce qu’elle avoir beaucoup de prairies.Etienne le géographe dit que quelques-uns la nom-moient A/ftí!?*. Peut - être , dit Ortélius , étoit-ce parcorruption d’une lettre en une autre , l’A des Grecs& leur L ayant peu de différence A A ; mais il sembleconfondre les deux Epïdaures de la Laconie , attribuantà une même ville le surnom de Limera, le culte d’Es-cuîape , & le surnom d’Epitaurus , que Strabon 8c Pli-ne distinguent, Sc partage entre deux villes de mêmenom. II y a apparence qu’Etienne avoit fait deux arti-cles différens, qu’Ermolaus a mis en un. La conjectured’Ortélius fur le changement de A en A , 8c de Limeraen Aimera, n’estpas approuvée de Berkelius » qui jugeque ce.dernier nom étoit pris du sang qui couloir per-pétuellement aux autels d’Esculape. Quoi qu’il en soit,cet article d Etienne est presque copié par Eustathe serle second livre de l’Iliade. On y trouve , auffi - bienque dans Etienne , qu’outre les surnoms de Limera 8cd’Aemera , elle avoit auffi celui de Miliffìa . Elle estauffi nommée Epidauria par Strabon , au sentimentd’Orté-lius ; mais je crois que Strabon nomme ainsi leterritoire de cette ville. Platon , Gregoras 8c Cedrene,

les Grecs d’un moyen âge, la nomment Monobajia ,^-Monomhafia. Le nom moderne est Malvafia.

, EPIDAURUS. Pline nomme ainsi un lieu qui avoitcte autrefois une iíle , Sc qui ne l’étoit plus de son tems.Vuelqu es _ uns pentendent comme si cette iíle avoit étéetruite ou submergée , ce qui n’est pas le sens de Pli-

; il veut dire seulement, qu’après avoir été détachéede la terre ferme , elle y avoit été jointe ; Sc cette Epi-daure n’est autre que Ragoft Vecchio. II dit la même choseCQricum , aujourd’hui Ùríò , fur les confins de l’Alba-à Sc de l’Epïre.

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ÊPIDÈLIUM, lieu maritime de la Laconie , selonPausanias, /. 3 , c. 23. C’étoít un village consacré àApollon, aux frontières du territoire de la ville Boeae*Son nom venòít d’une petite statue , qui avoit, dit-on»été la premiere dédiée àDelos. Menophahes , ayant sac-cagé Délos, un incrédule jetta dans la mer cette statue tqui fut portée par les flots fur le rivage en cet endroit.Pausanias n’oublíe pas de marquer la punition de l’im-pie. Ce lieu étoit à deux cens stades d’Epidaure , sur-nommée Limera.

EPIDENO , en latin Apidanus , petite rivière de làTurquie d’Europe , en Macédoine , Sc dans la provincede Comenolitari : elle reçoit diverses autres rivières ,Sc puis se rend dans celle de Salampria , entre TjâcaiaSc Lariíse. * Baudrand , édit. 1705.

EPIDIENS , en latin Epidii , peuple ancien de laGrande Bretagne, en Ecosse. Ptolomée les nomme entreles Gadíns Sc les Créons ; Sc d’Audifret, Geog. t \ , p.174, croît qu’ils babitoient Pille d’Arrean , ancienne-ment Glota, Sc quelques ifles d’alentour. Cambden, quefuit Baudrand , aime mieux les placer au lieu où est au-jourd’hui Cantyr.

EPÏDIRES, surnom d’une ville de l’Ethiopie , furla Mer Rouge. Son nom étoit Berenice , Sc 011 la sur-nomma Epi-Dives > parce qu’elle étoit voisine d u cap deDire Voyez. Berenice.

1. EPIDIUM, ancien nom d’Y LA , l’ une des iflesEbudes. Voyez. Yla.

2. EPIDIUM PROMONTORIUM , cap de l’íflede la Grande Bretagne : on l’appelle^aujourd’hui, selonCambden , Britan. The Mule or Cantire. Les ma-riniers François disent la Mule de Cantir. Voyez.Cantyr.

EP I ECIA , ville , ou bourg de Gréée , peu loinde Corinthe , vers la mer , comme il paroît par unpassage de Xenophon , dans son histoire Grecque »/. 4 - ? *

EPIEIDiE. Spon > Voyage, t. 2, p- 339 * écrit Eplei -kidœ » lieu de Grèce > dans l’Attique , Sc dans la tribu-Cecropide. Etienne lé Géographe en fait mention.

EPIGRANEA, fontaine de la Béotie. Voyez. Epi*

CRANE.

1. EPII, ancien peuple de l’Etoile, selon Pline, l-jtc. 48; Sc Valere-Makime, /• 8 > Giq..

2. EPII, peuple ancien de 1 Elide , selon Denisd’H'alicarnaffe , /. 2.

EPILA . petit village d’Espagne , dans l’Aragon ,fur la riviere du Xalon, dans le diocèse de Sarragosse ,Sc à sept lieues de la capitale , au couchant, en allantvers Calatajud. Il n’est remarquable , que parce que JeanI, roi de Castille , y naquit le 24 d’août, p ast j^g ,dans le tems que son pere n’étoit encore q Ue comte deTrastamare.* Baudrand , édit. 1705.

EPILEUCADIÏ .ville ancienne de Grèce, dansl’Acarnanie , selon Etienne le géographe.

EPIMARANIT/E , peuple ancien de l’Arabie heu-reuse , selon Pline, 16 , c. 28. Strabon, /. l6 , ^joint ensemble les Maranites Sc les Gerrasens; Sc il sem-ble au P. Hardouin, in /• c. Plinii , q lIe ces derniersétoient une colonie des premiers , d’où leur vint len0 m d’Epimaranites.

EPIMASTUS, nom d’une ville , vers la Thrace ,selon Suidas , cité par Ortélius , The saur.

EPINA, ville de i Elide, dans le Péloponèse,selonStrabon, L 8 , p. 3 Casaubon veut qu’on lise Arpina tSc il ne le donne que pour une conjecture. Mais , com-me le remarque Holstenius, i n s tep h. p. 134; c’est uneconjecture qu Etienne le géographe, Philostrate, Sc Pau-sanias confirment en plus d’un endroit. Strabon ditqu’elle e toi t prés de 1 Olympie , Sc l’une des huit vil-les de la Pifatide; & que le fleuve Parthenïas la baí-gnoit. Ortélius croyoit que c’esl* l’Hypania de Pto-lomée.

ËPINAL. Voyez, Espinal.

EPINOI. Voyez. Espïnoi.

EPIPHANEENSES . ancien peuple dans la Syrie.Pline , l. 5 , c. 23 , en fait mention, Sc ils étoient ainsiappelles du nom de leur ville, que le P- Hardouin croixdifférente des deux villes dont il s’agit dans les arti-des 1 $£ 2

I. EPIPHANIE, ancienne ville de la Cilicie , selon

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