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même que les murailles , font de boue féchée au soleil ,sans être terrassées. Les murailles du château, qui est auhaut de la ville » quoiqu’en triple rang , ne valent guéresnsieux. Le château , presqu’oVaíe, renferme plus de huitCe ns maisons , occupées par des Mahométans ; les Ar-méniens qui y travaillent pendant le jour, viennent cou-cher d la ville. On assura à Tournefort , que la gar-nison de ce château étoit de 2500 hommes, la plupartgens de métier. La place est imprenable du côtédu nord;mais c’est l’ouvrage de la nature , qui l’a munie d’unprécipice effroyable , au fond duquel passe la rivière. Lesportes du château font garnies de tôle. Les Sarrasines6c les corps - de - garde paroissent assez bien entendus.L’ancienne ville étoit peut-être plus forte ; mais elle futdétruite pendant les guerres des Turcs 8 c des Persans.Tavernier assure q-u’elle fut livrée à Sultan Mourat partrahison , 8 c que les Turcs y laissèrent vingt - deux millehommes de garnison. Cependant Cha-Sest, roi de Perse,s ’en rendit maître. II fut le premier à l’aííhut , Sc lesvingt-deux mille Turcs qui n’avoient pas voulu se ren-dre, furent taillés en pièces. Mourat se vengea en princebarbare dans Babylone ; il fit passer àu fil de l’épée tousles Persans qui s’y trouvèrent, quoiqu’il leur eût pro-mis la viq par la capitulation.
Du côté du midi, fur une butte , à mille pas envi-ron de la citadelle , est le petit fort de Quejçchycala,revêtu d’une double muraille. Quetchycaìa ressemblea ces forts de terre grasse, que l’on construit quelquefoisa Paris , pour exercer les académistes. La pluie fait plusde tort à ces sortes d’ouvrages que le canon. Les canon-nières de toutes les fortifications d’Erivan font d’unestructure assez singulière ; elles avancent hors de la mu-raille , en maniéré de masque , d’un pied 8 c demi destillie . &c sont terminées en capuchon , ou en groin decochon , ce qui met tout-à-fait à couvert la tête du sol-dat, qui est commandé pour tirer ; mais auíïi il ne peutdécouvrir les ennemis que quand ils íont j à portée ; carsi les assiégés attendent qu’ils soient arrivés au pied desmurailles , ils ne peuvent tirer fur eux.
Chardin , qui a mieux connu Erivan 8 c ses environsqu’aucun voyageur, en décrit exactement les rivières.Le Zengui coule au nord - ouest, Sc le Queurboulac ausud-ouest, formé par 40 fontaines, comme l’exprime sonNom. Le Zengui vient du lac d’Erivan, à deux journées6c demie de la ville.
Le lac d’EiuvAN ; c’est ainsi que quelques relationsNomment la source du Zengui, rivière d’Arménie, qui,^près avoir coulé entre Erivan 8 c le monastère de Trois-Lglises , se perd dans l’Aras , & roule avec lui dans lamer Caspienne. Ce lac qui est profond, & de 2j lieues detour , est rempli de carpes & de truites excellentes ,dont les religieux , qui font dans un monastère bâti furl’ifle qui est au milieu du lac, ne profitent guéres ; car ilne leur est permis d’en manger que quatre fois l’année ,6c ils ne peuvent parler entr’eux que ces jours-là Cepen-dant l’ambitíon n’est pas tout-à-fait bannie de ce lieu ;m supérieur ne se contente pas de prendre le titre d’ar-ohevêque , il prend aussi celui de patriarche ; 8 c il le dis-pute même au patriarche de Trois-Eglises.
On passe le Zengui à Erivan, fur un pont de trois ar-ches , fous lesquelles on a pratiqué des chambres où leCan, qui est le gouverneur du pays , vient quelquefoisle rafraîchir pendant les grandes chaleurs. Ce Can tire*ous les ans plus de vingt mille tomans de la province »best-à-dire > plus de neuf cens mille livres , monnoie deb rance, fans compter ce qu’il gagne fur la paye des trou-pes destinées pour garder la frontière. II est obligé dedonner avis à la cour de toutes les caravanes » & de touse s ambassadeurs qui passent.
ERIX. Voyez. Eryx.
ERIZA, ville de J’Asie propre. Tite-Live , /. 38,c ' I 4 » en fait mention ; Sc il paroît qu’elle étoit fur lesConfins de la grande Phrygie , de la Pisidie Sc de la Ga-
REGÏO , en françois I’Erizene , con-^ ee d Asie, selon Pline, /. 10, c. 43. Le même auteur,S > c.-30 , place dans l’Asie , vers le Rhíndacus , unpeuple qu’ct nomme Erezii,& que le P. Hardouinr °it être l e même que Ptolomée, /. 5 , c. 2 , appelle epí-au lieu de epizhnoi qu’il faut lire dans cet auteur.es anciennesnotices'épiscopales placent dans la C rie
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un siège nommé tantôt Erezos, & tantôt Erisos , 8 ccomme observe le P. Hardouin , les bornes de la Ca-rie , de la Mysie & de la Lydie » ont toujours été bien'confuses.
ERKELENS , en latin Uerculeum , ou Herculìs cas-tra , petite ville d’Allemagne , au duché de Juliers, maisdu quartier de Ruremonde , Sc près de la rivière deRoer. Elle avoit un château qui fut pris 8 c rasé par lesFrançois en 1674 • elle n’est qu’à trois milles d’Alle-magne de Juliers au septentrion , 8 c à sept de Cologneau couchant. * Bœudrand , éd. 1705. Elle est d’un bail-liage, qui a été cédé , en 1719 , par l’empereur CharlesVI, a l’electeur Palatin, qui en a disposé en faveur dubaron de Francken.
ERKENEH -KOUN, montagne d’Asie. Ces motssignifient une montagne inaccessible. Ce fut dans cettemontagne que Kían 8c Teghous se retirerent après la dé-faite entiere de leur nation , dans la sanglante batailleque Tour, fils de Feridoun, livra aux Mogols. Ce futaussi dans cette montagne, qu’ils engendreront les pè-res de deux peuples nommés Kiat 8 c Derlighin , qui ré-tablirent la nation 8 c 1 empire des Mogols. Cette mon-tagne est fermee par une autre chaîne de montagnes ,que les anciens ont appellee Imans , qui sépare les Scy-thes en Orientaux 8 c Occidentaux. * D’Herbelot , Bibl.Orient.
ERLA, ou Erlaw , ou Erlaut , nom de la cita-delle à’Jgria , ville de Hongrie. Voyez. Agria.
1. ERLACH, petite ville, ou bourg de Suisse. LesFrançois le nomment Serlier ; il a ppartient au can-ton de Berne , & est situé au bord du lac de Bienne. IIn’y a rien de remarquable que le château où réside le bailli.* Délices de la Suijfe , t. 1, p. I 3 °-
2. ERLACH, bailliage de Suisse, au canton de Ber-ne. 11 ne renferme que le bourg d’Erlac , Sc quatre oucinq paroisses , Sc ses rentes font principalement en vin.Les princes de la maison de Chalon possedoíent autre-fois cette terre; mais, comme ils prirent parti pour le ducde Bourgogne contre les Suisses, dans la guerre qu’il leurfit, les Bernois victorieux leur prirent toutes les terresqu’ils possédoient dans ces pays ; Erlac, Orbe, Echa-lens 8c Granson. * Délices de la Suijfe , t. 1, p. j j 0 .
3. L Isle de S. Jean d’ERLAGH, autre bailliage deSuisse » au canton de Berne. C’étoit autrefois une célé-bré abbaye de l’ordre de Cîtaux , fondée par un évêquede Bâle, dans le XII siécle. Comme elle avoit des terresd’un grand revenu, les Bernois en ont fait un bailliage.Le bâtiment,. qui servoit à loger les moines , s er t à lo-ger le bailli. Ce lieu est situé dans un fond , à l’endroitoù la Thiele se va jetter dans le lac de Bienne. La Thíelel’environne de tous côtés , Sc en fait une espèce d’ífle,Lc c’est ce qui lui a fait donner le nom qu’il porte. Lesrentes de ce bailliage font principalement en grains. *Délices de la Suijfe , t. 1 , p. 130.
ERLANG , petite ville d’Allemagne , au cercle deFranconie , fur la rivière de Rednitz , dans le Margra-viat de Culembach, aux confins de l’évêché deBamberg,8c du territoire de Nuremberg. II y a dans cette ville unecolonie de réfugiés François ,&une académie pourl’íns-truction de la jeunesse des deux sexes A Baudrand, éd.1705.
E R L A P H , en latin Arlapa , 0u Arelapus , petiterivière d’Allemagne , en Autriche. Elle a fa source versles frontières de la Stirie , Sc se jette dans le Danube ,joignant Pecherlarn, dans la basse Autriche.
ERM A , ou Germaste , petite ville de la Natolíepropre , en latin Germa , ou Therma. Elle est fur la ri-vière de hangar, environ à huit lieues au - dessous dePessin. Elle a eu autrefois un archevêque. * Baud. éd.170;.
ERMjEA , ííle voisine de celle de Sardaigne , selonPtolomée. Pinet la nomme Talara 8 c Molara, au
ra P p ° r M’S rtéllus ' T^esaur.
ERMANDICA , ou Ermantica, ou Helman-tica , ou Hermandica. Car ce nom varie , selon lesdifférons exemplaires ou traductions de Polybe , /. 3 „c. 14’ ou dans Tite-Live, l. 21 , c. ; > q u j a co pi e cetauteur. Plusieurs íavans prétendent que c est la memechose que Salmantica , aujourd’hui Salamanque. Cella-rius n’est pas de ce sentiment. IJ prétend que la ville ,de laquelle Polybe a voulu parler , étoit une ville des
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