Band 
Tome second. C - F.
Seite
794
JPEG-Download
 

ERI

sortes de gibier, & íùr-tout en poules d’inde , les ma-rais qu’on y trouve souvent sont couverts de cygnes ,de grues, de plusieurs autres espèces de gibier d’eau:les forêts y font fort belles , 8c on y voir des arbresde toutes les sortes.

ERÍEU , rivière de France, dans le Vívarais : ellea fa source près de Saint-Agreve , sépare le haut Viva-fais d’avec le bas, & va se décharger dans le Rhône,après s’être déja grossie des ( eaux de la Dumere , de laDoria , de la Gleure Sc de l’Orene. Sa jonction avecle Rhône se fait áu-dessous duPousin. * Coulon, rivièresde France, 2. part. p. 155.

ERIGON, rivière de la Macedoine, selon Ptolo-ïuée, /• 3 « c i z. qui dit qu’elle a sa source dans lesmontagnes qui font fous la Dalmatie. Títe-Live. /. 31 ,c. 39. la fait couler de l’Myrie par la Péonie » dansl’Axius. II la nomme Etigonus » ce qui revient à la ma-nière dont Ptolomée Pappelle Epwyáwr. Strabon , 7,

p. 327. la nûmme Erigon il paroît qu’elle a étéaussi nommée Rigiïha ; Sc qu’on l’a quelquefois don-née à la Tiirace. C’est aujourd’hui Vifirisa.

: "ERIMANTHUS. Voyez. Erymanthus.

ERIMUM ou Erinuni, ancienne ville de l’CEno-trie , selon Etienne le géographe. Gabriel Barri veutque ce soit aujourd’hui le bourg nommé Régi n a ,bourg de la Calabre cíterieure, d’autres la Reyna,village entre Cosenza & Citraro. Comme les cartes deMagin ne marquent que le bourg de Regina, íur lePerditio, ruisseau qui tombe dans le Crate, je douteque le bourg des uns Sc les villages des autres soientdifférents.

ERIN-éEI , selon Ptolomée , ou OriNtei , selonses interprètes, ancien peuple de la Sarmatie Asiati-que.

: ERINDE » rivière d’Asie, vers l’Hyrcanie ou laParthie , selon Tacite , Ann. 11 , c. 10. en latinErind.es.

ERINESES, rivière de l’Inde, Sc l’une de cellesqui se jettent dans le Gange , selon Arrien, in In-dicis.

1. ERINEUS > ancienne ville de Grèce , en Thessa-lie, dans laPhiotíde, selon Strabon, /. 9 ,p. 434.

2. ERI N E US , ville ancienne de Grèce , dans laTétrapoie Dorique, selon le même, /. 9 , p. 427.

3. ERINEUS. Strabon nomme ainsi un lieu inculte »8c tout couvert de figuiers sauvages, au-dessous de l’an-cienne Ilium , & assez loin de la nouvelle; Sc c’est à celieu qu’a rapport le discours d’Andromaque dans Ho-mère , Iliad. Ç. D. 43 3.

4. ERINEUS , ancien port de mer , au Péloponèse ,dans l’Achaïe, entre bEgium & le promontoire Rhium.Pline, /. 4, c. 4 , îe nomme Erineos.

5. ERINEUS , rivière de Sicile, selon Thucydide,8c nommée par Ptolomée Orinos. Voyez, ce mot.

ERINGDRANE, province del’iíle de Madagascar:elle est fc*ornée à l’orient par des montagnes fort hautes ,qui la séparent du pays d’Antavara Sc d’Ámbohirsmenes :elle a du côté d’occident-trois grandes rivières; savoir,Manatengha, Zoumando, Sc Sahamang, qui sortent deces montagnes, Sc qui, après avoir traversé tout le pays,vont se décharger dans une grande baye , située sous le20 degré de latitude méridionale , à côté de Mosambí-que. C’est un pays plat, 8 c d’assez grande étendue. On ledivise en grande Sc petite Eringdrane. La petite, d’où lariviere de Mangharac prend fa source, est le quartierméridional, Sc la grande , est le septentrional, qui finitaU pays de Vohitsenghombes » duquel il est séparé par}e Manfiatre, grande rivière, qui se va jetter dans lamême baye. Cette province est extrêmement peuplée.Ducôté du levant, il y a quantité de bétail fur ses mon-tagnes. Les habítans^de l a province de Vohitz-Anghom-bes sont ennemis jures desEríngdranes. * Flacourt ,Hist.de Piste de Madag. c. 6, p. 14

ERI NIAT. ES » village dé Gréce , dans la Megaride,selon Etienne le géographe. Qrtélius conjecture fortheureusement que c’est EreNIA , dans l’Attique, Est,**7? Meywpéaiv x.ap ? j» c est - a - dire , E1 eneìa , village des ha-íitans de Megare, dit Pausanías, in Attic. Etienne , ouson copiste, a lié , mal-à-propos, l’artrcle crisse avec lenom qu’il défigure.

N 1

ERISANE , ancienne ville de la Lusitanie . Scl’anede celles où commandoit V iriate , lelon Appien , tnlbericis. ,

ERISSE , en latin Rhi'zus 8 c Rizeus , petite ville ela Natolie , avec un port, fur la côte de la Mer Noire,aux frontières de la IVíingrelie, à près de soixante 1 mles de Trebízonde , vers le levant : elle étoit aUtretoisépiscopale suffraganíe de Trebízonde. * Baudrand, e •170$. , 1

ERISII, ou Cydoniàj autrefois ville épiscopale usl’ifle de Lesbos. Présentement cette ville n’est plus qu u»village de cette iste , qui est aujourd’hui celle de Mete*lin. * Baudrand, éd. 1705.

ERISSO , ville de la Turquie , en Europe » dans laMacédoine , Sc dans la province d’Emboli, avec un p ortfur le golfe de Monte-Santo, près de la montagne de cenom. II y a un Evêque Grec suffragant de l’archevêcndeSalonique, entre le golfe d’Agiomana Sc celui de Com -testa. Cette ville est la même qu ’Acanthe 1.* Baudrand-éd, 1705.

EÍUTHIA. Voyez, Ërythia.

ERITH 1 NI SÇOPULI. Voyez Ërïthini:

ERIHTRÉE. Voyez Erythrée.

1. ERÍVAN , Ervan, Irivan ou Irwan , Hi"ruan 8 c Chirvan , province de Perso , dans la grandeArménie des anciens ; entre la Turcomanie au couchantla Géorgie au nord, leSchirvan à l’orient, Sc l’Adirbest-zan au midi. L’air y est fort froid, à cause des montagnesd’Ararath. Cependant le terroir y est fertile , même estvins. Ses principales villes font Erivan > Capitale ; Ka-rasbah, BílaganSc Chincar, selon Baudrand , éd. jyof*mais de Piste , carte de Turquie , Scc. qui nomme cetteprovince Iran , y met Erivan, le monastère d’Ecrm 3 'zin , Gangea , ville à l’orient du lac d?Erivan , qu’il ap-pelle lac de Giaguni. Les autres lieux moins considéra-bles , font Berde, Bilagan , Nachevan & Julfa.

2. ERIVAN, ville d’Asie , capitale de l’Armèní 0Persienne, à trois heures de chemin de Trois-Eglise 5 'Les Géographes orientaux la mettent à 63 deg. 1$ ° 1 ’de longitude à 38 deg. 32 m. de latitude. De l’í^ 0la fait plus septentrionale que le 40 deg. Tavernier »Voyage de Perse ,'t.i, 1 . 3 , 1 a nomme Chinian > Sc ditd’autres l’appellent Hirvan ou Erivan , 8c que c’estdes bons Canats , c’est-à-dire, un des bons gouverne'mens de la Perse , à cause de son grand revenu. Lad’Erivan est remplie de vignes Sc de jardins , bâtie se rune colline au bout de la plaine : les maisons mew®s’étendent dans une des plus belles vallées de Perse 'dont les prairies sont entremêlées d’arbres fruitiers Sc ° svignobles , qui produisent de fort bon vin ; les mais OIlSde campagne sont presque aussi nombreuses dans ce ttevallée, qu’aux environs de Marseille. Il n’y a que le h-"^des collines qui déshonoré le pays par se sécheressen^ a ^la vigne y feroit des merveilles, s’il y avoir assezmonde pour la cultiver. Les meilleures terres font co 11 ^vertes de grains, de coton , Sc de riz : ce dernier est Pjj£cipalement destiné pour Erzeron. Quoique la ville drivan soit mal bâtie, que les maisons n’ayent qu’« sl e . tage , qu’elies soient construites de boue Sc de torçn 1 'cependant elle ne laisse pas d’avoir quelques èa 1 * 1passables. Le palais du gouverneur , qui est dans l a ° ___teresse , est considérable par se grandeur , Sc la díst^ 1tion de ses appartemens. Le Meidan ou la grande ssi a

est quarrée, Sc n’a gueres moins de 400 pas de ^' ian l-r eS ,Le Bazar, qui est le lieu où l’on vend les marchan ^ £ j llles bains Sc les caravansorais, sur-tout le neuf, q u l C j er ...côté de la forteresse, ont leurs beautés ; Pentséenier est. semblable à celle d’une foire ; car on P aune galerie , où l’on vend toutes sortes d’éten e •

Les églises des Chrétiens sent petites, Sc à 0eI Tj ç a *terrées ; celle de l’évêché, Scl’autre, qu’on aPP el |j,^ r-toviqué , ont été bâties du te ms des derniers r ® IS (r ^ménie. On voit du côté de l’évêché une vie" e ^ aventd’une structure assez singulière. Les gens du p a y s î,â-

à quel usage elle a servi, ni dans quel tems e § mura ;i-tie. Les mosquées n’ont rien de particub er ' nhisieurSles de la ville , quoiqu’à double remp a! jî ’ »AiL at jon »endroits, n’ont guéres plus de deux toile .. rr0 n-8c ne sont défendues que par de mé£ hans ra * -, -§,dsdis, épais de quatre ou cinq pieds, loutes ces p