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Tome second. C - F.
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vient que dans les géographes Grecs, EV*:«r*,est sou-vent le surnom d'un lieu , pour marquer qu’il est a l’ex-trêmité d’un canton. Les Latins l’expriment par Extr'e-zria dans le même sens. Ptolomée en fournit beaucoupd’exemples.

ESCHENBACH . abbaye de filles , ordre de Cî-teaux , dans la Suisse , au canton de Lucerne.

ESCHENECK , bourg de la basse Hongrie , entre'Albe Royale & Komore. Quelques-uns y cherchentl’ancíenne Césarée, bourg de la haute Pannonie, lequeld’autres placent à Tata. * Baud. ed. 1705.

ESCHERDE , abbaye de religieuses Bénédictines ,en Allemagne , dans la basse Saxe , au diocèse d’Hal-berstad.

ESCHIBABA, ou Ischeboli , en latin Scopelus ,petite ville , autrefois épiscopale, dans la Remanie ,près de la Bulgarie, Sc de la source de la rivière de laCapriza , au nord d’Andrinople , dont elle étoit suf-fragante. * Baudrand » édit. 170p.

Les syllabes Boni &Roul , qui terminent plusieursnoms géographiques , font des corruptions du mot grecFolis , qui signifie une ville.

ESCHIHISSAR , selon Corneille : Eskihissar ,selon Wheler» ou Eskicher, selon Paul Lucas , c’est-à-dire , le vieux château. Voyez. Eskicher.

ESCH 1 L , iíle de Danemarck , avec un monastèrede chanoines réguliers , dans le diocèse de Roschild.L’évèque Absalon y fit venir, l’an 1161 ou 1171 , sonami Saint Guillaume , sous-príeurde l’abbaye de SainteGeneviève de Paris » pour le mettre en régie , Sc le ré-tablir, Ce saint mourut l’an 1203. * Baillée , Topog;des Saints , p. 184.

ESCHINGIACUS VICUS, nom latin de Bancs-

chingen , fur le Danube.

ESCHOLIERS. Voyez. Ecoliers.

ESCHWEGE , íelon Baudrand » petite ville d’Alle-magne, dans la basse Hesse, fur la Werre , aux frontiè-res de la Thuringe : elle appartient au landgrave deHesse-Rhinfels , avec le territoire aux environs; elleétoit anciennement à sélecteur de Mayence ; mais ellefut prise dans une guerre en 1387 , par le landgrave deHesse , à la maison duquel elle est demeurée depuis cetems-là. Elle est à six milles d’Allemagne de Castel, aulevant, en allant vers Eisenach , d’où elle n’est qu’àquatre milles.

ES CL ACHE ( 1 ’ ) , Ecleajìa ; abbaye de filles, del’ordre de Cítaux , dans la ville de Clermont, en Au-vergne. Elle étoit auparavant à huit lieues de cette ville,au couchant, dans im lieu appelié 1 ’Esclache , Sc dontelle a conservé le nom. * Mém. drejfés fur les lieux.

ESCLARON , petite ville de France , en Champa-gne : c est l a m ême qu’Eclairon ou Eclaron. De l’Ifle,Sc autres bons auteurs écrivent Esclaron.

ESCLAVONIE, en latin Slavia, ou Sclavonia ; ona donne ce nom à divers pays , qui ont été successive-ment habités par une nation inconnue aux auteurs de labelle antiquité mais qui est nommée Slavi par les au-teurs de chroniques faites en Allemagne, dans le moyenâge , comme celle d’Helmoìd , Sec. Sclavïne » par l’ano-ïivme de Ravenne , Sc par le traducteur latin de Procope.Je parle plus amplement de ce peuple , au mot Slavi ,d’où il me paroît que Sclavi de Crantzius , Sclavinide l’anonyme de Ravenne, & d'âneas Silvius,

font dérivés , comme autant de déguiíèmens du mêmenom. Ce peuple , dont la langue est aujourd’hui en usa-ge a l’orlent, & au nord del’Europe, comme on verraau rnot Langue , a plusieurs fois changé, non-feulementde bornes, mais encore <J e pays. Ainsi , le nom d’Escla-vonie signifie ^différentes régions, íèlon le siécle où ilen est parlé. C’est ce que je prouve à l’article Slavi.Ce peuple » âpres avoir occupé , du moins pendant quel-que tems, des pays tres - étendus , tomba enfin dansun tel état de foiblesse Sc de mépris , qu’il a fourni lejiom à’Esclave , pour signifier un, homme fournis à laplus misérable ìervitude. il y a néanmoins encore unpays qui porte leur nom , & que l’on appelle à pré-sent YEsclavoniç.

ESCLAVONIE propre ( 1 ’ ) , petit pays d’Euro-pe ,-entre la SaWe , la D rave, Sc le Danube. Ì1 a ce der-nier fleuve au levant, la Stirie au couchant : fa longueur,depuis la ville de Kopranitz jusqu’à la jonction de la

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<Sawe & du Danube , est d’environ cinquante millesd’Allemagne , Sc fa largeur, depuis la Drave jusqu’à laSave , environ de douze. On divise l’Esclavonie en sixcomtés, qui íont : 1. Posega. 2. Agram. 3. Sainte-Croix.4 Warasdín. 5 Walpon , & 6 Szerem ou Sirmich. Lesprincipales places de ces comtés, font :

f Posega,

1. < Grudísca,

C Weirowitza.

2. Agram , ou Zagrab.

3. 8te. Croix , ou Kreiss

f Warasdin,

\ Copranitz, ou Kopraneítg;

Ç Walpon ,

5 • < Estèck ,

C Walkowar.

Szerem, ou Símlrch,

Salankemen ,

PeterVaradin »

Carlowitz.

Ce pays avoit autrefois ses rois particuliers , & fukensuite assujetti aux rois de Hongrie. C’est la mai-son d’Autriche qui le possède maintenant , après sa-voir reconquis fur les Turcs , qui l’avoient presqu’en-tiérement envahi.

II est nécessaire de savoir , pour l’intelligence dequelques historiens , que , depuis que les bornes de laPannonie & de l’Illyrie furent confondues , on pritl’habitude de nommer Esclavoníe tout ce qui est depuisla Drave jusqu’au golfe de Venise & à l’Albanie ; &il y a des auteurs , qui , par le mot d ’ Esclavonie , com-prennent une très - grande partie de l’ancienne Ulyrie*Voyez Illyrie.

ESCLUSE. Voyez. Ecluse.

ESCO , petite ville de la Víndelície , selon Anto-nin, Itiner. On croit que c’est présentement SchoN-Ga , sur la rivière de Lech , aux confins de l’évêchéd’Augsbourg, fur la route de cette ville à celle de Mu-nich , entre Landsperg & Fuessen. * Baudrand , éd.1682.

ESCOL , vallée , ou torrent d’Escol , ou vallée dt»Raisin , daùs la partie méridionale de Juda. C’est 1 *que les envoyés des Hébreux coupèrent un raisin d’un®telle grosseur , qu’il fallut deux hommes pour le por-ter. Num. c. 13 , v. 24; & c. 32 , v. p. & Deut. c. 1 »v. 24.

Saint Jerôme , dans l’épitaphe de Sainte Paule, pari®d’Escol comme d’une ville.

ESCOLATE, bourg de Normandie , au diocèseSéez. II est situé à quatre lieues de la ville de ce nom»fur la rivière de Sarte , dans une plaine fertile en grains-Outre la paroisse , il y a un prieuré simple dans cebourg. * Corn. Dict.

ESCOMBRERA » iíle de la mer Méditerranée, sij rla côte de Murcie. Baudrand , éd. 1705. dit qu’elle u 3pas plus d’une lieue de tour, & qu’on lui donne ce n 0 ® 1à cause de la quantité de maquereaux qu’on y pêche a u ^5environs. Le Portulan de la mer Medíterranée parle ar nde cette iíle, p. 17. Environ trois milles au Sud-qu^J^Sud-Est du port de Carthagene, il y a une petite 1presque ronde que l’on appelle Ascombrera , ou C° ^brera. Elle est éloignée de la côte, environ quatre ^cinq cens toises, & presque vis-à-vis du port de Lathagene ; on y peut passer avec des Galères à terre, P asantà Mi-chenail, rangeant tant soit peu plusla plus prochaine pointe , parce qu’il y a quel<V ? e * j-ches vers le nord-ouest de ladite pointe. II y a atm 1 ^ques roches presqu’à fleur d’eau du côté de l’D» e ^fille dont elles font fort proches. Entre GarthaZ®^,^cette iíle , il y a une grande anse\ fort enfonce® “ gcappelle Ascombrera, dans laquelle onpeut mouuterdes vaisseaux Sc des galères, y étant à couvert e ^ aJ - gsieurs vents. On peut mouiller par toute l’ an . ’ jj a _principalement du côté du sud, vis-à-vis une ?fíî te * nepelle qui est proche la mer, où les galères d 6^disent la messe lorsqu’elles font dans cette rade.même, si on veut, s’enfoncerplus avant q ue f cia *£ on dy pouvant mouiller par huit ou neuf brasses eau »d’herbe vaseux. Le traversier est l’Ouest-Su 2 la

ESCON, nom d’un des puits que creusa l*aa

place de cetix que son pere Abraham ayoit aU creU fés

afois