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Tome second. C - F.
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çreusés dans le territoire du roi A bímelec, auprès de laville de Gerara, selon Joseph» Antiq. I. i , c. iy. quidit que ce nom signifie le puits de la. querelle. Et en effetïíàac n’avoit été obligé de creuser ces nouveaux puits ,dont même on lui disputa la possession, qu’à cause quelos habitans du pays avoient comblé Le rempli ceux deion pere, par une lâche jalousie qu’iís avoient de ía pros-périté. L’Ecriture nomme ce puits. Esec. Genes. c. 26,

V. ac. La Vulgate traduit ce mot fans l’exprimer,8cdit:n orne n putei , ex eo quod acciderat , vocavit calumniam.Ortéllus traduit mal Escon par Futeus lilii , le puitsdu lis. II devoit dire Futeus jurgii le puits de la dispute.

ESCORNAY, selon les François, Schorissen ,scion les Flamands ; bourg des Pays-Bas en Flandres ,dans la Châtellenie d’Alost. * Baudrand éd. 1705.

ESCQS, bourg de France, au diocèse de Rouen;dans le Vexin Normand, à trois lieues d’Andeli, dansle voisinage de la rivière d’Epte , 8 c de l’abbaye du Tré-sor : on y tient ia haute justice de la Baronie de Baude-mont, Sc il y avoit autrefois un marché tous les ven-dredis.

ESCOSSE. Voyez. Ecosse.

ESCOULOUBRE, petite ville de France : c’est íechèf- lieu du pays de Sault, au diocèse d’Aleth, sur lesfrontières du Rousillon. C’étolt un poste important pourcouvrir les terres de France , lorsque les Espagnolsctoient maîtres du Rouffillon. * Sanjbn , Atlas, ScLon-guenie > Desc. de la France , 1. part. p. 241-

ESCOYEUX, ville de France, dans .la Saintonge ;elle est située dans une plaine assez prés d’un grandbois , à deux lieues de la ville de Thoré. * Corn.

Dj ct.

Ce lieu n’est compté que pour un bourg de 240. feux,dans le dénombrement de la France, t. 1, p. 258. 8csc trouve dans sélection de S. Jean d’Angely /généra-lité de la Rochelle.

ESCUA, selon Pline, /. 3 , c. 1. e mla, selon Pto-lomée, l. 1, c. 4. ancienne ville d’Espagne. Baudranddit qu’EsCu a est beaucoup mieux appellée Osca , &cite Pline, quoique cet auteur distingue formellementOsca E Esc u a ; il ajoute que c’est Huesca ( Huescar)ville du royaume de Grenade, au diocèse de Tolede :ce qui convient à Osca , 8c non pas à Escua » qui enétoit différente. Il ne reste plus de cette dernière quela place que même l’on ne reconnolt plus.

ESCUEIL ( l’s ne se prononce point , & on ditEcueil.) enlatin Scopulus. On appelle ainsi des rochersen mer ou des masses de pierres contre lesquels se bri-sent les vaisseaux, lorsqu’ils y font jettés , soit par unetempête, soit par Pignorance ou l’imprudence des Pilotes.Ce mot signifie en général, toute forte de terrain dange-reux où l’on peut faire naufrage ; ainsi les bancs de fablefont de véritables écueils, quoiqu’on ne leur donne ce110m proprement que lorsqu’il y a des roches mêlées. Surla mer Méditerranée, Le même ailleurs , on nomme lesécueils Dangers , comme les Dangers de S. Hìlaïre ,le Danger de los Poiros, 8 c autres.

ESCURE, province du royaume de Maroc. Marmol,8e de l’ísle la nomment de même. Jean Léon l’Afri-cain, Sanson,Dapper,8cquantité d’autres, la nommentHa score. Voyez, ce mot. Baudrand le préféré; Corneil-le fait un double article fous ces deux noms. VoyezHascore.

ESCUREY , Escureium. Abbaye régulière del’Ordre de Cîteaux en Lorraine au duché de Bar , bail-liage de Bar-le-Duc, 8c diocèse de Toul fur le bordoriental de la rivière de Saux, au-dessous de Monstiersor Saux. Elle fut fondée l’an 1144. par Godefroy III.Raron de Joinville.

ESCURIAL , en latin Escuriale ou Scotiale , mo-nastère royal d’Espagne, dans la nouvelle Castille. IIPrend son nom d’un petit village auprès duquel íl estbâti. Philippe II en fit jetter les fondemens en l’année*557- en mémoire de la bataille que son armée gagnaur le8 François cette même année, près de Saint-Quen-* ln en Picardie , le jour de Saint Laurent. On dit qu’il

t alors deux vœux, P u n de n’aller jamais à la guerre ,& 1 aut re d’élever à la gloire du Saint le plus beau mo-nument de l’Europe, en cas qu’il remportât la victoire:° n peut dire que jamais Chartreux n’a mieux exécutéCïUx stu’îl a faits à fs profeffion. Catr il est dç notoriété

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publique que C& monarque ne sortît jamais de son royau-me , 8c que dans l’efpace de vingt-deux ans il dépensasix millions de piastres, pour bâtir cet édifice à l’hon-neur de ce Saint, 8c c’est pour cette raison qu’on l’ap-pelle Saint Laurent de F Escurial. * Vayrac , Etat del’Espagne , t. s. , p. 3/1. Lc fuív.

C’est un bâtiment mixte , où l’on trouve tout cequ’on pourroít souhaiter dans une ville entière. On yvoít un Palais royal, une église, des cloîtres, un col-lège , une bibliothèque , des boutiques de divers arti-sans, des iogemens pour beaucoup de monde , de bel-les promenades , de grandes allés, un parc fort vaste ,

Sc de grands jardins ornés d’un très-grand nombre defontaines.

II est bâti dans un lieu sec, aride , stérile;environnéde montagnes fort rudes, où rien ne croît qu’à forcede culture; de forte que, comme tout ce terrain étoit•raboteux , il a fallu l’applanir , avant que d’y bâtir. Phi-lippe II choisit cet endroit, pour épargner la dépensedu charroi de la pierre » qui a toute été tirée du lieumême. Elle est grisâtre , extrêmement dure » résisteà toutes les injures de l’air ; Lc a cela de propre , qu’elleconserve toujours fa couleur naturelle.

L’édifice est qnarre , tant soit peu plus long que lar-ge, ayant 280 pas de longueur , Sc environ 260 de lar-geur. II est construit, en forme de gril,pour faire allu-sion au martyre de saint Laurent , 8c est composé dequatre corps-de-logis, d’une grandeur énorme , Sc flan-qué aux quatre coins de quatre gros pavillons cou-verts de plomb , surmontés par une aiguille fort haute.

II a quatre étages dans les façades » Sc trois dans d’au-tres endroits. On y compte en tout Uo 00 fenêtres ,

17 cloîtres, 22 cours , plus de 800 colonnes , un nom-bre prodigieux de salles, de salions, de cabinets , 8c14000 portes, dont les clefs pefent toutes ensemble septquintaux. On peut juger par-la de fa vaste étendue.

La principale façade est tournée vers l’occident, 8ca la vue fur les montagnes, qui en font tout près. Elle atrois portes, l’une au milieu, 8c deux aux deux côtés.

Celle du milieu est ornée d’un beau portail élevé ,soutenu par huit colonnes d’ordre dorique , quatre d’uncôté, Sc quatre de l’autre > posées fur un piédestal decent trente pieds » 8c haut de trente-six , le tout d’unepierre fort blanche, 8c délicatement travaillé.

Cet ouvrage est haut de y6 pieds , 8c sc termine à lacorniche de tout le bâtiment, lequel s’eleve de 60 piedsdu rez-de-chaussée, dans la partiç occidentale de la faça-de septentrionale. Cet ordre dorique en supporte un au-tre qui est ionique , de quatre colonnes travaillées avectant d’art, que, dans leur contour, elles paroiss en t d’ar-gent, Sc à chaque côté au-delà des deux colonnes , seyoyent quatre pyramides, dont les pointesssbnt chargéesd’une boule, posées justement fur les deux colonnes dubas qui sont aux deux extrémités , ce qui donne beau-coup de grâce à tout l’ouvrage. Entre ces colonnes , ona pratiqué deux rangs de niches ; celui qui est au-dessous,porte les armes du roi , chargées de la couronne royale»le tout sculpté sur une pierre de foudre, apportée d’Ara-bie, 8c dont la gravure a coûté 60000 écus. Ces armesse trouvent précisément au-dessus de la porte, & dans lerang d’en haut. On voit au-dessus un grand saint Lau-rent , de quinze pieds de haut, en habit de diacre, tenantun livre d’une main - & un gril de l’autre. La statue est:d’une pierre très-blanche , faite de la main de Jean-Bap-tiste Monegri, sculpteur , natif de Tolède.

La porte , qui est au milieu , de l’ordre dorique , estlarge de douze pieds, 8c haute de vingt-quatre. Chaquebandeau est d’une piece si grosse , que , pour l’amenerde la carrière, il fallut quarante paires de bœufs. Au-des-sus de cette porte , est une fenêtre , aux deux côtés delaquelle on voit deux grils suspendus. Ce portail a unemuraille qui s’éleve trente pieds au-dessus de la cornichede tout le reste du bâtiment.

Les portes, qui sont aux deux côtés de la façade, sontornées de beaux pilastres , dont ceux qui sont à chaqueextrémité, ne s’élévent que jusqu’à la corniche du bâti-ment ; mais les deux autres qui sont au-dedans , s élè-vent par-dessus , 8c font à chaque porte un frontispice,moindre que celui du milieu. Les portes ont dix piedsde large . & vingt de haut. Les pilastres en sont cha-

«VSIV d’une piéce.

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