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ESLAN, Abbaye de France, en Champagne. Voyez.Elan.
ESLINGEN. Les François prononcent Eslingue,ce qui revient presque au même ion, ville d’Allema-gne, dans la Suabe, au duché de Wírtenberg : elle estlibre 8 c impériale, Sc doit cette qualité à ì’empereurFrédéric IL Elle est feulement fous la protection duduc de Wirtenberg. Elle est petite, situé fur le Necre,à trois milles de Tubinge, & à un mille de Stutgard.Elle a été bien maltraitée durant la longue guerred’Allemagne. Ce fut près de cette ville que l’empe-reur Louis de Bavière vainquit & sit prisonnier Fride-ric Archiduc d'Autriche, son compétiteur à l'empire ,& l’obligea ensuite de lui céder toutes ses prétentions.
Baudrand, è d. 1705.
ESMONA, ( a ) HesMona, ou Azemona, villede l’Arabie Petrée, où les Hébreux firent une stationdans le désert. ( b ) Elle est attribuée à la tribu deJuda, ( c ) ce qui sait soupçonner que c’est la mêmequ’Esem, qui étoit auffi de cette Tribu.*.0 D. Cal-ynet, Dict. de la Bible. ( b ) Num. c. 33. v. 29. ( c )
Josué, c. 15. v. 27.
ESMOUTIER ; (l’S ne se prononce point.) Cor-neille écrit Eimouftkr , ville de France, dans sélection& généralité deUimoges : elle est comptée pour quatrecens feux , dans le dénombrementdu royaume, t. r, p. 3 18.Son chapitre a un prévôt, díx-íèpt chanoines, & dixtitulaires du bas chœur. L’évêque 8 c le chapitre fontseigneurs de la ville, selon Corneille. II ajoute qu'el-le est sur la rivière de Vienne, à sept lieues de Limo-ges , Sc qu’outre l’église collégiale il y a un couventd’Ursulines. Le commerce n’y consiste qu’en cire, pel-leteries , cuirs, 8 c vieux linges pour le papier. * Piga-niol de la Force, Desc. de la France, t. 5. p. 357 *
ESNA, ancienne ville de la Palestine, dans la tri-bu de Juda. * Josué, c. ij. v. 47.
ESNEMID ou Isnimit, nom que les Turcs don-rient a Nicomedie, ville de Bithynie.
•ËSPAGNAC, village ou bourg de France, dansle Gevaudan, fur le Tarn. Daviti, copié par Corneil-le , en fait une ville, qui appartient au prieur du lieu ;sis y placent une église collégiale de dix chanoines ,fondée par le pape Urbain V. natif du diocèse & dela maison de Grimoal du Roure, avec un fort château& une grande tour de l'église de Notre-Dame, célé-bré par le grand concours du peuple.
L’ESPAGNE, presqu’ifle 8 c royaume au midioccidental de l’Europe. Elle est séparée de la Francepar les Pyrénées au nord-est : Elle est bornée parla Méditerranée à l’orient & au midi; par le Portu-gal à l’oocident 8 c au nord-ouest par l’Océan.
La latitude de ce royaume est depuis le trente-sixié-jne degré jusqu’au quarante-quatriéme : fa longitudedepuis le neuvième jusqú’au vingt-uníéme , dans íàplus grande largeur de l’Océan à la Méditerranée.
Elle a eu divers noms chez les anciens , ils Pontsppellée tìesperie, Sberie & Celtiberie ; ce premiernom qui signifie pays d’Occident, lui a été donné parles Grecs, à cause de sa situation à leur égard. CeluitPlbérie paroît venir d u fleuve Iberus, aujourd'huiVEbre ; ou du terme Caldaïque Aberin, qui signifieextrémité, parce qu’on regardent autrefois cette régioncomme l’extrêmité du monde. Les Phéniciens ouChananéens y vinrent faire des établissemens 1500ans avant J. C. 8 c Bochard prétend que le nom deSpanica, d’où vient celui d’Espagne, se tire d’un motPhénicien, qui veut dire Lapin, parce qu’il y enavoit un grand nombre. Enfin le nom de Celtiberiefut aufli donné a l'Espagne, 8 c quoique Ptolomée /.2. c. 6. ne'.comprenne fous ce nom qu’une partie del’Espagne Tarragounoise » il paroît que les Anciens
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Pont donné à toute l’Espagne ; puisque Diodore deSicile appelle les Lusitaniens qui occupoient à peuprès ce qu’on nomme aujourd’hui le Portugal, lesplus courageux des Celtiberíens. II seroit difficile dedécider si un nom général à tout le pays auroít eterestraint dans la fuite, à une province comme nousvoyons aujourd’hui le nom de Bourgogne, autrefoiscommun à un royaume , réduit â une province ; ou sic’est le nom d’un canton, qui par quelque prérogativeà été transporté à toute la nation, comme celui deSuite,, qui n’est qu’un petit canton, est devenu com-mun à tout le corps Helvétique.
Varro de re Rust. L 3 .c. 13. Galenus, de Aliment./. 3. JElian. de Anim: /. 13. c. 15. P lin. L 8. c. 5 ^*/. 3. c, 5. & l. 8. c. 29. & c. 55.
J’ai dit ci-deflùs que les Phéniciens furent les pre-miers qui connurent l’Espagne, cela ne doit s’enten-dre que d’une découverte pareille à celle de l’Améri-que, puisqu’ils la trouvèrent peuplée , 8 c n’y furentattirés que par le commerce. Les Celtes s’y étoientdéja établis, auffi-bien que les Iberes, 8 c de leur mé-lange se fit celui de leurs noms. Ils s’appellerent doncCeltiberiens. Les Phéniciens firent ensuite des éta-bliflemens à Cadix, qu’ils nommèrent Gadir , qui enleur langue signifie haye ou rempart. Us sondèrentd’autres colonies, comme Malaga, Audera, &c. D’unautre côté les Maffiliens, ou anciens Marseillois,s’établissoîent à un autre bout de l’Espagne. Ils bâti-rent plusieurs villes entre les Pyrénées 8 c la rivière del’Ebre, entr’autres Rhode, aujourd’hui Roses], Emporia »aujourd’hui Ampurias, 8 c autres. Les Grecs les imi-tèrent; ensuite vinrent les Carthaginois, qui peu à peus’emparerent d’une grande partie de l’Espagne, y bâti-rent Tarragone, Carthagene ou la’nouvelle Carthage»8 c Barcelone. Après la premiere guerre qu’ils eurentavec les Romains, & qui dura vingt-quatre ans, cesdeux nations partagèrent entr’elles l’Espagne. Anni-bal ayant violé la paix par ses hostilités, donna lieuà une seconde guerre, dans laquelle Annibaí traversal’Ebre, les Pyrénées, toute la Gaule Cisalpine, lesAlpes, 8 c remporta quatre victoires fur les Romains»qui bien loin de songer à lui disputer l’Espagne, vi-rent presque toute l’Italie à la discrétion du vainqueur;mais Fabius Maximus en l’amusant gagna du temSjLe jeune Scipion, âgé de vingt-quatre ans, fit plus» "passa en Espagne, où son pere 8 c son oncle venoíentdépérir » emporta Carthage la Neuve , 8 c en moins dsquatre ans s’étant rendu maître de l’Espagne , passa eílAfrique, 8 c soumit l’Empire de Carthage.
Les Romains n’étoíent pas encore maîtres de tout©l’Espagne, mais seulement de ce que Rome & Cartha-ge en avoient possédé. II restoit au nord de ce pay Sune nation belliqueuse, nommée les Cantabres , qui nevouloïent pas recevoir le joug , même du te& sd’Auguste, qui, quoique l’Empire Romain fut tre s 'puissant, 8 c dans une paix profonde, trouva de j eUcôté une résistance qui lui donna bien de la p elîie *mais enfin accablés fous le nombre ils se rendircnÇ-
Ce que l’on vient d’expliquer servira à éclair cl f.diverses divisions de l’Espagne. Les Romains la d jV .serent d’abord par rapport à la rivière de l’Ebre f ssséparoit l’Espagne Romaine d’avec la Carthagi n sJ £en citérieure 8 c ultérieure ; mais ces noms s’enten disensuite dans un autre sens , lorsqu’il n’y eut de ^tres que les Romains. L’Ulterieure fut en minabornée à la Lusitanie 8 c à la Betíque : on la 110auffi extérieure , ou inférieure , ou petite. # • nt é -
La CiterPeure fut nommée par o PP°^ 0 pEspa'rieure, ou supérieure , on grande. On íùbdívn 3 .r j 3gne citérieure en trois provinces, la Tarï^ 0 * 191 * 'Carthaginois Si Gallican?'