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kst seroít échue, de ce que chaque habitant d’Epínalpayoit au duc de Lorraine en argent Se en avoine,pour droit de sauve-garde, protection 8 c bourgeoisie :ce que ces habitons a\*oient accorde aux ducs contrele gré de l’évêque de Metz leur seigneur. René pro-mit de rendre les lettres de redevance passées Fan 1308.* Longueme, Description de la France, 2. part. p. 170.& suiv.
Charles, duc de Lorraine, beaupere de René, avoítvendu l’an 1417- à Henri d’Angeviller, moyennant' mille florins d u Rhein, la moitié des choses qui luiavaient été engagées l’an 1395. Jeanne de Jainville,veuve de Henri d’Angeviller , qui étoit aux droits deson mari, eut pour héritier Simon comte de Salmes,qui rétrocéda ce qu’Henrï d’Angeviller avoit acquis,à Conrad Baier, évêque de Metz, l’an 1434. moyen-nant mille vieux florins du Rhein. Dix ans après leshabitons d’Epinal se séparant de l’obéissance de l’évê-que de Metz, so donnerent à Charles VII. roi deFrance, qu’ils reconnurent pour leur souverain 3 ce quidura jusqu’au tems de la guerre du bien public. Jeand’Anjou, duc de Calabre 8 c de Lorraine, étant entrédans la Ligue contre Louis XI, Nicolas d’Anjou,marquis de Pont, fils Sc héritier du duc, íe renditmaître d’Epinal l’an 1466. Se le marquis promit auxhabitons de les indemniser de ce qui pourroit leurarriver du côté de l’évêque de Metz. La même annéeLouis XI. étant à Montargis » déchargea par ses let-tres les habitons d’Epínal des sermons de fidélité qu’ilslui avoient prêtés, Sc leur permit de choisir tel prin-ce qu’ils voudroient pour les défendre : ensuite Geor-ge de Baê, voyant qti’il ne pouvoit plus recouvrerEpinai, qtie René, duc de Lorraine, héritier de Ni-colas tenoit, fit un traité avec Charles de Bourgogne :il lui engagea l’an 1473. le château d’Epinal entie-rement, avec la moitié du domaine, que le duc rece-vroít par justice ou par les armes, 8 c que ce prélat pour-roit retirer du duc, Sc le dégager pour quinze millefrancs, monnoie de Bourgogne : l’évêque dans l’actemarqua qu’il s’étoit pourvu devant le pape, l’empe-reur 8 c le roi de France, pour rentrer en possessiond’Epinal. II y avoit encore alors un avoué dans cetteville, qui se reconnoissoit vassal de l’évêque de Metz;de sorte que Thibaut d’Anglurre, voué ou avoué d’E-pínal, fit foi 8 c, hommage à TEvêque Henri de Lor-raine l’an 1485. Depuis ce tems-là ks Evêques deMetz n’ont plus exercé aucune jurisdiction dans cetteville 8 c ses dépendances, 8 c le duc Charles en fut re-mis en possession par le feu roi Louis XIV. tant parle soixante-deuxiéme article du traité des Pyrénéesde l’an 1659. que par le .dix-sleuviéme de celui deVincennes de l’an 1661. confirmés par les traitésfuivans , par lesquels il a été accordé que les ducs deLorraine jouiront dans les trois évêchés de Metz ,Toul 8 c Verdun, de tout ce que le duc Charles yavoit, quand il fut dépouillé de son duché, exceptéMoyen vie, Clermont, Stenaí, Sc Jamets,
ESPINAR. (Notre-Dame de 1 ’) Voyez, l’article de
Barjois.
ESPINASSE , monastère de l’ordre de Fontevraud »dans le haut Languedoc, vigaerie de Toulouze.
ESPINELIEU , abbaye de filles , de l’ordre deCîteaux, dans le Hainaut, fur la rivière de Haine, aunord-ouest de Mons, 8c tout auprès de cette ville. Del’Isle écrit Espinlieu dans fa carte du Hainaut, ScFauteur du dictionnaire des Pays-bas écrit Espine lieue.
Cette abbaye fut fondée l’an 1215. par Béatrix deLens, qui en fut premiere abbesse. Ayant été détruitepar les guerres, les religieuses se sont établies dansla ville de Mons.
í. ESPINOÍ, (l’S ne se prononce point ) en LatinSpinetum. C’est selon Baudrand, éd. 1705. un châteaude France, dans la châtellenie de Lille , au comté deFlandres, fur la frontière de l’Artois, à deux petiteslieues deDouay, vers Armentieres, avec titre de prin-cipauté, de la maiion de Melun. Cet auteur écrit Epi-noy. On le trouve, aussi écrit de même dans le dic-tionnaire géographique des Pays-bas ; mais ce dernierouvrage dit seulement Epinoy : principauté tn Ar-tois > à trois lieues de Lens, fur les confins de Flan-dres ; ce qui est beaucoup mieux ; car le bourg que
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Corneille prend pour Espinoy , sé nomme Carvin»entre Phalempin & Pont-à-Vendin ; & tant le bourgde Corneille que le château de Baudrand » sont dans lebailliage de Lens en Artois. Ce dernier auteur íetrompe, en disant qu’Espinoi est entre Lille Sc Douay,à trois lieues de l’une Sc de l’autre, Se aux environsde Lannoy. Lannoy est à F orient de F Ifle ; Douay estau sud, 8c Espinoy, qui est entre ces deux dernieresplaces, reste à l’occident de l’une 8c de Fautre.
Cette principauté a passé en 1724. de la maison deMelun dans celle de Rohan-Soubise.
2. ESPINOI ou Epinoy, village des Pays-bas,en Hainaut, à une lieue de Bínch. * DiB. Géog■ desPays-bas.
3. ESPINOI ou Epinoy , autre village en Hainaut,proche de Solre-le-château.
4. ESPINOI ou Epinoy , village de France, dansle Cambrésis , auprès d’Oysi.
ESPINOSA, petite ville d’Espagne, en Biscaye,fur la frontière d’Asturie, à deux lieues seulement dela côte de l’Ocean, & à trois de Santander au cou-chant d’hyver, 8c à neuf de Larede à l’occident.Baudrand, éd. 1705.
' . ESPINOSA DE LOS MONTES, bourg ou pe-tite ville d’Espagne, dans la vielle Castille, vers ieSmontagnes des Asturies, à trois lieues de Médina delPomar, du côté du couchant. On la prend pour l’an-cienne Vellica, ville épiscopale, que d’autres pl a ”cent à Trevigno, petite ville de l’Alava, 8c la pi U""part à Vittoria. * Baudrand, éd. 1705.
1. ESPIRITU SANTO, (El) en François le S.Esprit, ville de l’Amérique septentrionale, dans lanouvelle Galice, partie dans la nouvelle Espagne»fur le golfe de Mexique. Elle est petite 8c bâtie p asles Espagnols qui lui ont donné ce nom. * Baudrand »éd. 1705
2. ESPIRITU SANTO , (El) ville de l’Amériqueseptentrionale, Se sur la côte du Mexique, vers l eSMonts de S. Martin, dans la province de Guaxaca-elle fut bâtie par les Espagnols en 1522. Elle est ®quatre-vingt lieues de la ville de d’Antequerra.Baudrand, éd .1705.
Cette derniere est marquée fur les cartes de De Liíl e »comme un village au couchant à l’embouchure d’u 110rivière, qui en se perdant dans la baye de Campeche»sert de borne aux provinces de Guaxaca Sc de TabaS"co, entre Tabasco ou Vittoria Sc les montages de o.Martin.
3. ESPIRITU SANTO. (El) capitaliste du Bresi! »
avec une capitale de même nom. Voyez Spiritu SaNT°-* Baudrand, éd. 1705. , f
ESQUEVA, rivière d’Espagne, dans la vieil 0Castille. Elle a fa source à Cirvelos , d’où elle pan® , 3Bahabon, Sc à d’autres lieux, puis se rend dans le ‘- 1soerge à Valladolíd. * Baud. éd. 1705.
ESQUILIN, le Mont Esquilin. EnEsquilin, Exquiliœ, Esquilinus Mons. C’est une.sept montagnes de la ville de Rome, où étoit anci ennement une des portes de Rome, que l’on nom 1110 _pour cette raison la porte Esquiline. On noww 0 a ^jourd’huí cette montagne II monte di Santa hria Maggiorn, en François le mont de sainte Arie Majeure. ,
ESQUILLE . rivière de l’Amérique septentrion^dans l’Acadie , où elle se décharge dans le Port-r 0 ? _On Fa appellée ainsi d’u n petit poisson de k j^ ndeur d’un esperlan qui s’y pêche en quantité- aU _pêche auffi du harang dans la saison, Sc P* u ^ eUl £ e ttetres sortes de poissons, qui y sont en abond ance V en _rivére a près d’un quart de lieue de largeur entrée,où il y a une ille qui peut avoir demi-h etour, Sc qui est remplie de pins, de sapins » 00 j rtblés Sc de bouleaux, comme tout le reste du te ^II y a deux entrées en cette rivière, l’une du conord, l’autre au sud de Fille. Celle CI " 1 » a n C re,
meilleure. Les vaisseaux y peuvent mouiller a .jà cinq, six, sept, huit Sc neuf brasses d’eau, rní 1faut se garder de quelques basses sort. anger^u ysont près de Fille, & contre l 0 cEEN La ^monte quinze ou seize lieues* 06 A terres,
porter bateaux guéres plus avant au-dedans des