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En ce lieu elle a environ soixante pas de largeur, &on y trouve une brasse Sc demie d’eau. Depuis íbn em-bouchure > jusques-là il y a un grand nombre de prai-ries; mais elles font inondées aux grandes marées, yayant quantité de petits ruisseaux qui traversent d’unepart 8 c d’autre, par où des bateaux 8 c des chaloupespeuvent aller de pleine mer. * Champlain , voyages,
i. part. 1. z. c. 2.
ESQUIMAUX. Voyez, Eskimaux,
ESSA , ancienne ville de la Palestine, au-delà duJourdain, Elle surprise par Alexandre, roi des Juifs.* Joseph, antiq. 1. 13. c. 23.
ESSED ABAD, petite ville de Perse, à 83. d. delong. 8 c à 33. de lat. à 9 lieues de Amedan. L’air yest temperé. Cette ville a dans fa dépendance 35 vil-lages. * Manuscrit de la hibl. du roi .
ESSECHIRE, ville d’Armenie , anciennement Ar-taxate , selon Corneille, Di£l. qui dit qu’elle est situéeprès de l’Araxe, fans nommer aucun garant. II ajouteque Paul Jove la prend pour Choin ou Co y , villedes Medes » entre Van 8 c Tauris.
ESSEDONES, peuple ancien de la Scythie. Pline,I. 4, c. 12. en fait mention, 8 c le P. Hardouín dit quece font les Moscovites Méridionaux. Le même auteur,1. 6. c. 7. joint les Essedons aux habitans de la Col-chide. Le P. Hardouin, in F Unît, 1. 6. c. 17. sembleles distinguer des Essedons que Pline dit avo’r été desScytes, 8 c peut-être étoient-iis trois branches d’unmême peuple.
ESSEK , ville de la basse Hongrie , fur la Drave :on l’appelloit anciennement Mursa ou Murcia. La situa-tion en est fort basse, Sc il y a des arbres dans tou-tes les rues. On trouve fur un côté de la porte, unepartie d’une inscription Romaine, ou l’on ne peut lireque M. Aeliah. Sur l’autre on voit la tête d’une fil-le dans une pierre. La ville est assez grande, 8 c l’on ycomte plus de cinq cens boutiques de marchands, plu-sieurs mosquées 8 c de grands bafars ou marchés. Sesmurailles font de médiocre défense, mais le châteauest un poste difficile à emporter. II est situé fur un rocdans la rivière. II y a contre cette ville un pont fur laDrave : c’est un ouvrage des plus beaux, il a huit àneuf mille pas de long, fur vingt-quatre pieds delarge, & s’étend jusqu’à la petite rivière de Fennes,qui est en-deça de la Drave. D’espace en espace il ya des guérites pour poser des sentinelles, avec des de-grés par où l’on descend dans le marais qui est entreles deux rivières ,.lorsqu’il n’est pas inondé, comme ilarrive souvent. Le fort de Tarda ou Danda , couvre cepont en-deçà de la Drave. Ce fut près de cet endroitque fe donna en 3 51 la bataille de Mursia, entre Magnan-ce 8 c Constance l’Arrien » qui vouloit venger la mortde son frere Constant. Les Turcs pendant les conquê-tes qu’ils ont faites en Hongrie, ont toujours cherchéà fe rendre maîtres du pont d’Essek, comme étant très-important pour le passage de leurs armées. Les Chré-tiens ont fait différens efforts pour leur ôter cettecommunication. Ce fut dans cette vue, qu’en 1 <58y.le comte de Lesté , maréchal-de-camp-général de l’Em-pereur , ayant mis en fuite un détachement de ces In-fidèles , fit une irruption dans la ville durant le siègede Newhaufel. II brûla près d’onze cens pas du pont,mais on laissa le château quand on vit qu’environ centSoldats. Sc quelques Capitaines de ceux qui avoiententrepris de l’emporter, avoient payé de leur sang lapremiere attaque. L’année suivante le prince de Bade,ayant eu avis que les marais autour d’Essek étoient sisecs que les chariots chargés y pouvoient passer, arri-va le premier jour de novembre à la vue du fort Dar-da, avec le corps d’armée qu’il commandoit. Auffi-tôtla garnison mit le feu au fort, 8 c l’abandonna. CePrince fit en même tems avancer la cavalerie le longdu pont d’Essek qu’il laissa fur la droite, Sc il y eutUne rude escarmouche à la tête d’un autre pont debateaux que les Turcs avoient fur la rivière; mais ilss e retirerent bientôt de l’autre côté, Sc firent un grandf®u de mousqueterie 8c de canons toute la nuit, cestui n’empêcha pas les Impériaux de ruiner un autrepont de trente pas de longueur, construit de poutres,& attaché au pont de bateaux. On mit ensuite le feuau pont d’Essek, dont on détruisit une fort grande
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partie. Les Turcs le rétablirent en 1687. 8c il leur futd’un grand secours, après qu’ils eurent été défaits pro-che de Mobacs : mais i’avantage de ce poste ne leurdura pas longêtems, puisqu’ils abandonnèrent Essekdont les Impériaux font présentement les maîtres. *Corn Dict. hifi. &)desc. du royaume de Hongrie, 1. 3.
ESSEMOTH, ancien lieu de la Palestine, selonles Septante ( Josué', c. 15.) C’est peut-être I’Essebo-n 1 t 1 s de Joseph, Antiq. I. 12. c. 15.
x. ESSEN, ruisseau d’Allemagne, en Westphalie.II a fa source au midi de la ville de même nom qu’ilarrose , Sc, coulant vers le nord, il fe perd dans l’Eru-ser, qui tombe dans le Rhin, au-dessous de Duyts-bourg.
2. ESSEN, abbaye impériale 8 c séculière d’Allema-gne, fur le ruisseau de même nom. S. Alfride, évêquede Hildesheim, fonda en Westphalie, au duché deBergue, ce monastère, 5c le rendit si riche qu’il a en-tretenu jusqu’à cinquante-deux religieuses de l’ordrede S. Benoît, 8 c vingt chanoines qui dépendoient decette abbaye , dont les biens , qui avoient diminué, fu-rent rétablis par l’abbesse Theophanie, fille du comtePalatin Ehrenfried de Braweiler. Les dames.de ce cha-pitre font pour le moins baronnes, 8 c vivent avec li-berté. Les ducs de Bergue étoient autrefois les pro-tecteurs de cette abbaye. Le roi de Prusse leur a suc-cédé comme comte de la Marck. L’abbesse demeuredans le cloître d’Effen, 8c fa ville est habitée par desCatholiques 8 c des Protestans qui y 0nt j a liberté deconscience. * Sauver, du monde, t. p_ ^ IIi
3. ESSEN, selon Baudrand, en latin Ejjendia, villed’Allemagne, en Westphalie, fur le ruisseau d’Esse n»entre les duchés de Ciéves Sc de Berg ues , & j e com _té de la Marck. Elle a été autrefois ville libre Sc im-périale ; mais depuis elle a été ôtée de la matricule del’Empire, 8c est à présent sujette a l’abbesse d’Essen,avec le petit pays aux environs. Elle n’est qffà troismilles d’Allemagne du Rhin, 8c de Duisbourg à l’o-rient, Sc un peu plus de Dorsten au midi.
ESSE N AY, ville de la haute Eg ypte , située àvingt ou vingt-cinq lieues de la forteresse de Naaffe,de l’autre côté du Nil» en le descendant. On y voitun fort beau. temple des anciens Egyptiens, qui estencore tout entier. II est peint par tout, a l’exceptionde quelques endroits que le tems. a effacés, Sc lescolonnes font chargées de figures hieroglifiq ues C’estune choie déplorable qu’un bâtiment fi superbe ne serveprésentement qu’à mettre des chameaux, des bœufs 8cdes chèvres. II y a en ce lieu la trois prêtres des Chré-tiens Coptes, qui ont deux églises, dont l’une est dé-diée à la Vierge , 8c proche dela un bâtiment qui paroîtavoir été autrefois un grand monastère. Sainte Hélene,mere du grand Constantin, l’avoit fait bâtir en l’hon-neur des Chrétiens à qui les lieutenans de l’empereurDioctétien avoient fait souffrir le martyre. La traditionporte que le nombre en fut si grand, que leurs corps,qui furent laissés fur la terre pendant quelques jours ,couvroient plus d’un quart de lieue de pays. Autourde ce monastère font quantité de tombeaux d’un fortbeau travail, que la même Sainte Hélene a fait éleverpour rendre honneur à ces saints Martyrs. * F- Lucas,voyage au Levant, t. t. c. 13.
ESSENIENS, secte entre les Juifs, lorsque ce peu-ple habitoit la Palestine. La différence de leurs fenti-mens d’avec ceux des Pharisiens 8c des Saducéens , enfaifoit comme une nation séparée. Pline, l. 5. c. 17.dit qu ils fubsistoient depuis plusieurs milliers d’ânnéesfans mariage Sc fans aucun commerce 8c avec des per-sonnes d un autre sexe. Ita per stculorum millia, incre-dibile diclu, gens œtcrna est', in qua neqno nascitur. Lequatrième livre des Maccabées, c. 6 . les appelle Has-daNIM, 8c dit quils fubsistoient déja du tems d’Hir-can, grand-prêtre des Juifs, vers l’an du monde 38p4-avant J. C. 106, avant l’Ere vulgaire 110. Le premierEssénien, dont Joseph, Antiq. /• 13 - 19. fasse men-
tion, est un nommé Judas, qui vivoit du tems d A-ristobule 8cd’Antigone , fils d’Hircan. Suidas, tnyovòf, 8c quelques autres après lui ont crû que les Essé-niens étoient une branche des Réchabites» qmvi.voienîdès avant la captivité de Babylone. Sainte Epiphane
( Hetres. 20. de Naz,arœis, c. 4 ) '’ e .. eur nom de
Lomé IL L 1111 ìj