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Tome second. C - F.
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té, pour s’être fait ordonner hors du royaume fanspermission du roi, 8 c ainsi qu’il devoir erre déposé. LeIII. se tint en mr. Daimbert archevêque de Sens, yprésida. On s’y plaignit d’ahord de la mauvaise con-duite de l’évêque de Troye, sur quoi il lui fut écritpar le concile. Ensuite on procéda à la consécrationd'un évêque de Ne vers , 8c enfin on y fit plusieursréglemens pour la réformation des mœurs. Le concilenational tenu à Estampes Pan 1130. a été assemblépar les foins de Louis-le-Gros ; ce fut pour savoir quelparti il falloir prendre entre le pape Innocent II. ScPierre de Léon qui se faísoit appeiler Anaclet II. SaintBernard qui s’y trouva, dit hautement qu’ìnnocent avoitété canoniquement élu, 8c qu’on n’avoit pû valable-ment procéder à une autre élection. Tout le concilese conforma au jugement de Saint Bernard, Sc Inno-cent fut reconnu pour vrai 8 c légitime successeur deSaint Pierre. Ce pape vint exprès de Chartres à Estam-pes, pour donner aux habitans des marques de ía re-connoissance; il y resta deux jours, 8 c logea dans l’ab-baye de Morigní, ordre de Saint Benoît » à demi-quartde lieue d’Estampes; c’est ce que nous apprenons dela chronique de cette abbaye, qui n’a jamais reconnud’autre supérieur que l’archevêque de Sens. Louis lejeune, auparavant son voyage en Orient, assembla sonparlement à Estampes, 8 c y laissa la régence du royau-me à Raoyle comte de Vermandois, 8 c à Suger abbéde Saint Denis. Dans la contestation entre AlexandreIII. Sc le cardinal Octavien qui avoit pris le nom deVictor, le même prince assembla en 1160. P égliseGallicane à Estampes, pour savoir lequel il devoit re-connoître ; 8 c sur le jugement des évêques, le roiadhéra à Alexandre.

ESTAMPON, rivière de France. Elle a íà sourcedans le Gabardan, aux frontières du duché d’Albret,d’où coulant vers POccident méridional, elle entre dansle Marsan , où elle se jette dans la Douze à P ouest deRoquefort. * De l’IJle, Atlas.

ESTAN, ville-jk rivière de France. Voyez. Estang ,petite ville.

ESTANCHE (P) Stagnum , abbaye régulière, 8 creformée de l’ordre de Prémontré, dans le Barrois , aupays de Vaivre, à deux lieues de Saint-Michel.

1. ESTANFORDE, en latin Stansordïa, bourgdes Pays-bas, dans la Flandre, fur la petite rivièrecPEstanforde, environ à deux lieues de Cassel, du côtédu levant.

2. ESTANFORDE, ruisseau des Pays-bas, dansla Flandre Teutone, 8 c dans la châtellenie de Cassel.II passe au bourg d’Estanforde; 8 c coulant vers le nord,il íe jette dans l’Yser.

ESTANG, (l’Sne se prononce point) amas d’eauxdormantes qui ont quelque profondeur, 8 c qui fontfournies, soit par les pluies, soit par quelque sourcepeu considérable : il différé du lac, en ce que le lacest plus grand , plus profond, qu’il reçoit 8 c forme quel-que rivière ou ruisseau, au lieu que l’étang n’en forme,ni n’en reçoit,- il différé de la mare, en ce que la mareest plus petite dans fa circonférence, moins profonde,& plus sujette à se dessécher durant l’eté. Je dis d’eauxdormantes, car les anciens qui ont appellé Stagnum,l’Estang, appellent aussi stagnantes les eaux dormantes.Ils ont auffi nommé au pluríer Stagna certaines plagesde la mer, où il régné un calme assez ordinaire: Vir-gile, JEneïd /. 1. u. 128. & se q. dit de Neptune quis’apperçoit d’une tempête excitée fans son ordre, 8 cdont la mer est troublée.

Intereà magno misceri murmure Fontum,Emijfamque Hyemem senfit Neptunus, & imisStagna refusa va dis.

Le même Poète, JEneid. I. 6 . v. 323. se sert du motEtang pour designer le Cocyte, dont les poètes sup-posent que les eaux font dormantes :

Cocyti Stagna alto. vides-

Festus, Servius & Isidore disent que l’Etang, Stag-num , est ainsi nommé, parce que l’eau y est sans mou-vement quod in eo aqua perpétua set. Mais Feflus nedonne cette étímologie que comme le sentiment dequelques-uns 3 il ajoute, que selon d’autres, ce nomvient des Grecs qui appellent ces fortes de lieux «y»,'*,.Stegno-s, parce qu’il contient bien l’eau. Ainsi Var-ron , /. 4. de 1 . 1 , dit Stagnum Gracè reyrn ,, quod non habet

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rimant, parce qu’il n’a point d’overture par où Peaupuisse s’écouler. II y a des étangs d’eau salée » commesur la côte de Languedoc l’étang de Maguelone, Pe-tang de Thau. Ce n’est qu’un amas d’eau de la merqui n’a qu’une issue. On voit dans les Indes quantitéd’étangs faits 8 c ménagés parl’industrie des habitans.Quelques-uns ont un ou même deux milles de tour;plusieurs font bordés d’une muraille pour retenir l’eauqui tombe du ciel durant les mois de pluie, 8 c en fournirdurant la sécheresse de Peté aux habitans qui font troj>loin des rivières, ou dont le terroir n’est pas propre acreuser des puits. Ce nom qu’íls donnent à ces réser-voirs n’est pas fort différent du mot François, car ilsles appellent Tanckes. En Egypte on ménage a“voisinage du Nil des creux entourés de digues que leNil, lorsqu’il se déborde, couvre de ses eaux, dont ilsse remplissent, 8 c qu’il y laisse en se retirant; ressour-ce nécessaire dans un pays où il ne pleut presque jamais-

En France nous entendons communément par le motd’Estang un réservoir d’eau douce dans un lieu bas»fermé par une digue ou chaussée pour y nourrir dupoisson , 8 c c’est ce que les anciens Latins nommoientFiscina. On pêche les#étangs tous les trois ans. On lesrepeuple avec du nourain ou petit poisson. On lâchela bonde d’un étang pour le mettre en cours, & envuider Peau. La queue de l’étang est l’endroit par oùPeau y entre. La grille, ou la décharge, est le lieupar où elle s’écoule quand il y en a trop.

On appelle Estangs salés certains creux fur Ierivage de la mer, où quand la marée est haute elle ssrépand, & qu’elle laisse remplis lorsqu’elle se retire.

ESTANG de BAGES, (P) Rubrenfìs Lacus, étangde France au bas Languedoc > qui est long de troislieues du nord au sud , 8 c par où passe un canal de l’Au-de qui vient de la ville de Narbonne, ce qui fait qu’ostl’appelle auffi l’étang de la Robine, 8c souvent l’étangde Sigean, à cause du bourg de ce nom qui en estproche, ainsi que celui de Bages, & il se rend danSla mer Méditerranée par le passage dit le Grau dsla nouvelle.

ESTANG de DIANE, (P) Diana Portus , étangd’Italie sur la côte orientale de Piste de Corse. II sedécharge dans la mer Toscane, près des ruines d’A-leria. Ceux du pays le nomment h Stagna di Diana ■II y avoit autrefois un bon port â son embouchure;mais il s’est bouché depuis long-tems par une grandsquantité de fable qui s’y est amassé, ce qui le rendassez mal sain. Il est pourtant assez étendu, 8 c n’est qu’àvingt-deux milles de Corte à Porient.

ESTANG de LECCATE, (P) Sordice-, martel de

France. Sa partie septentrionale est au bas Languedoc»8c la partie méridionale est dans le comté de Roussis'Ion ; on le nomme auffi Pétang de Salces, à cause qu’ilest près de ces deux places. II est fur la côte de la me sMéditerranée, où il se décharge par deux petits ca-naux, étant presque au milieu, entre Narbonne atfnord 8 c Perpignan au sud,

ESTANG de LINDRE, (P) Lindricum Stagnum>■étang de France dans la Lorraine d’où fort la Seist e -un peu au-dessus de Dieuze. II a environ quatre lieuesde tour , 8c n’est qu’à ceux lieues de Mariai au levant,& huit de Nancy.

ESTANG de MAGUELONE, (1 sVolcarum St*gna ; c’est un étang ou plutôt un lac de France , auLanguedoc, proche de la ville ruinée Sc de l’ísi e «Maguelone, fur la côte de la. mer Méditerranée-s’étend à une demi-lieue de la ville de Montpell'® r ’est proprement la partie du milieu de ce grand étangqui est en long de Porient à l’occident, Pesp a Ç eprès de quinze lieues, depuis les environs d'-âig^mortes jusqu’à Agde. Sa partie au levant s’app e ^ e * .tang de Perault, à cause du château de ce nom,auffi l’étang de Mauguio; 8c sa partie au couchant edite Pétang de Thau. On appelle autrement ceí etan &Pétang de Latte, 8c Pétang de Languedoc. H re £, 01 ^les rivières de Lez, de Vidourle , Sc ìe canal de la adelle qui vient d’Aiguemortes. Il se décharge dans amer, ou plutôt dans le golfe de Lyon, P ar te cananommé le Grau de Palavas.

ESTANG de PERAULT, (P) érangde France.

■bas Languedoc» ou plutôt ía parcte orientale de ce