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Tome second. C - F.
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lettres datées de !a douzième année du roi Childebert(ou de l’an de J. C. 706.) dont i'original subsiste en-core aujourd’hui. Les Moines de S. Euquaire ayantjoui cinq cens ans d’Estain , í’abbé Jacques, du con-sentement de son couvent , donna à perpétuité l’anirai, la ville 8c le ban d’Estain , au chapitre de l’é-giise collégiale de Ste. Marie Magdeláine de Verdun,Sc l’année 1222. les chanoines de la Magdeiaine don-nèrent en échange aux Moines de S. Euquaire la villede Mackre, qui étoit à leur bienséance; à quoi Théo-doric de îede, archevêque de Trêves, Sc son chapi-tre , consentirent. L’Abbé de S. Euquaire ayant envoyéordre aux juges & aux habita n s d’Estain, de reconnoî-tre à l’avenir pour seigneurs les chanoines de la Mag-deiaine; ceux-ci ayant pris postestion, ne purent jouirpaisiblement de leur nouvelle acquisition, car ils furenttroublés par Henri comte de'Bar, qui disoit avoir desprétentions fur Estain, dont on ignore le fondement;mais les chanoines transigèrent avec lui l’an 1224. 8clui cédèrent la propriété de la ville d’Estain & ses dé-pendances > ne le réservant que le Patronage de l’égli-se, les dixmes, les ferrages, ou champarts , avec undroit d’usage dans les bois de, la seigneurie, Sc<-a. lacharge que le comte de Bar ne pourroit transmettreEstain sinon à ses successeurs comtes de Bar ou deBriei;mais comme le chapitre íe plaignit d’avoir été lezédans ce traité, le comte en fit un autre l’an 1228. parlequel il donna à ces chanoines une plus grande ré-compense. Depuis c.e te ms-là les comtes oú ducs deBar ont toujours joui d’Estain, qui a été restitué auduc de Lorraine, en exécution du traite de Ryswyck.* Longuerne , Dcsc. de la France, 2. part. p. 187.

EST AIRE, petite ville des Pays-bas , fur la rivièrede Lys, aux confins de l’Artoís, entre Mervïlle &Armentieres. On la nomme ausst Steghers. * D ici.gcog. des P ays- bas.

ESTALÉ, (grote del’) grote en Egypte, dansune montagne qui est à demi-lieue de la ville de Siouth.Voici comment la décrit le sieur Paul Lucas, dans sonvoyage de la haute Egypte, /. 5. p. y6. ou il dit qu’onmonte environ 500. pas pour trouver cette belle grotte,,qui est, dit-il, si grande, qu’il y pourroit tenir plus de600. cavaliers rangés en bataille. Elle est, dit-il > tailléeL la pointe du ciseau, & soutenue par de gros pilierscarrés du même roc. On a pratiqué dans cette grot-te plusieurs especes de petits sophas pour s’v reposer,& il paroìt encore par quelques vestiges qui y restent,qu’on y avoit peint plusieurs divinités ; mais le temsa presque tout éffacé. Cette grotte n’est pas la feulequ’ìst,y ait dans cette montagne. II y en a plusieursautres encore plus belles que celle-là; elles font ran-gées les unes auprès des auíres avec des portes en íym-métrie, fur lesquelles on voit encore aujourd’hui plu-sieurs bas-reliefs des anciens Dieux d’Egypte. 11 y en aqui ont un bâton à la main , comme s’ils avoient étédestinés à en garder l’entrée. On avoit pratiqué dansces grottes plusieurs appartemens 8c quelques puits ;mais ce qu’il y avoit de plus admirable , c’est qu’aubout 011 avoit creusé des catacombes, où il y avoit ungrand nombre de momies. Le voyageur cité, dit que lacrainte de se perdre dans ces vastes lieux, l’empêchade pouvoir les parcourir entíerement. J’y vis, poursuit-il, plusieurs tombeaux creusés dans le roc, & un grandnombre de bas-reliefs presque tous défigurés par l’a-varice des Arabes qui avoient cru y trouver quelquetrésor. J’entrai dans plus de 200. de' ces grottes, tou-tes plus singulières les unes que les autres , 8c je puisassurer qu’ib y en a plus de mille. J’étois ravi en ad-oration en songeant au tems & au nombre infinid'ouvriers qu’il a fallu employer pour l’exécution d’unouvrage si difficile ; car je ne crois pas qu’il y ait dans^ reste du monde de monument qui marque plus laPuissance de ceux qui y ont fait travailler. Comme celaParoìt surpasser toute croyance, il n’estpas étonnant quegens du pays s’imaginent que c’est l’ouvrage desDémons qui y avoient caché des trésors immenses, &stos les figures qu’on y -voit étoient des Talismans parla vertu desqueis ils étoient conservés. Que les favansoccident en quel tems & a quel uíâge on avoit creuséÎ 3 nt de grottes si vastes 8c fi bien travaillées.

ESTAMNUS. Voyez. Astaboras.

'ESTAMPES, (i’Sne se prononce polntj en latin

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Stampst ville de France dans la Beauce, avec titre deduché. Elle est située fur la rivière de la juiiie , entreParis 8c Orléans, dans un pays .assez fertile. Il y abailliage, prévôté, élection, maréchaussée &,grenierà sel ; deux collégiales de fondation royale, une fousle titre de Notre-Dame avec une dignité, & dix ouonze chanoines, & une fous le titre de Sainte Croixavec deux dignités 8c dix-neufs chanoines; cinq pa-roi! ses, Sc diverses maisons religieuses. Le roi Robertjetta les premiers fondemens du château d’Estampes,lequel fut détruit à la réquisition des habitans au com-mencement du régne d’Henri IV. Le prince de Condéy mit en garnison en 1562. une partie des troupesque d’Andelot avoit amenées d’Allemagne, qui pen-dant six semaines qu’elles y resterent firent horrible^-ment souffrir les habitans, Sc sur-tout les Ecclésiastiques.Cette ville est de l’ancien domaine de la couronne. Leroi Charles IV. l’érigea en comté en faveur de Charlesd’Evreuxson cousin. Auparavant elle’étoit baronnie,comme il paroìt par les lettres de son érection en comté ,qui font du mois de septembre 1327. Etant revenue àCharles VII. il la donna en 1421.2 Richard de Bretagne;& depuis ayant ete réunie au domaine de la couronne,Louis XI. la conna a Jean de Foix : les lettres dedonation font de l’an 1498. au mois d’avril. Gastonde Foix, fils de Jeaiy, a y ant été tué à la bataille deRavenne, Anne de Bretagne femme de Louis XII.devint comtesse d Estampes, par la donation que luien fit le roi son mari en l’année 1513. au mo ; s JgJuin. Après la mort de cette princesse q U j arr j va l’an-née suivante » le comté d’Estampes passa à madameClaude de France fa fille aînée, qui depuis fut ma-riée à François I. pour lors duc de Valois. Cette bon-ne princesse étant morte, le roi en donna l a jouissanceà Jean de la Barre. Après la mort de celui-ci, Fran-çois I. érigea Estampes en duché en faveur de Jeande la Brosse de Bretagne, & d’Anne de Puifsoleu sonépouse, dont le nom est assez connu dans l’histoire.Henri II. les déposséda de ce duch&.en 1353. p 0 ur engratifier Diane de Poitiers fa favorite, femme de Louisde Brezé, grand sénéchal de Normandie. Charles IX.étant parvenu à la couronne le rendit à Jean de laBrcsie au mois d’avril 1362, Etant mort fans postérité,Henri III. en gratifia en 1Q6. le duc de Jean Casi-mir ; mais y ayant renoncé l’annee d’après, le roi ledonna par engagement à la duchesse de Montpensier,d’entre les mains de qui il I e retira pour le donner àMarguerite de Valois fa sœur, reine de Navarre, Sccette princesse le donna quelques années après à Ga-briéle d’Estrée , duchesse de Beaufort, qui l’ a laissé àCésar duc de Vendôme, fils naturel du roi Henri IV.La postérité illustre de ce prince en est encore enpossession. II y en a qui prétendent qu’Artus Gousset,grand maître de France, a été comte d’Estampes ;l’acte de donation ne s’en trouve point. Si cela est,il faut que la possession de madame Claude de Fran-ce ait été interrompue. En tout cas ce seigneur n’ena pas joui fort long-tems, étant mort en, 1518. Pen-dant les troubles de 1652. la ville d’Eîbnrpes, augrand regret deT habitans toujours fidèles au roi, futlivrée par un perfide à l’armée des princes, laquelley fut auffi-tot assiégée par 1 armée du roi, qui aprèsavoir resté devant H ville près de six semaines , & faitplusieurs attaques où il y eut quantité de monde tuéde part 8c d autre, fut enfin oblipée de lever le siège,pour aller a la tencont, e dit duc de Lorraine , qui be-noit au secours des princes, avec une armée de neufà dix mille hommes. * Mémoires communiqués à Mr.Bày'ie.

La ville d Estampes a été honorée de plusieurs .con-ciles Provinciaux & d un concile national. On ne íàítpoint le sujet du í. II fut tenu en 1048. Sc convoquépar Gerduin archevêque de Sens. Voilà ce qu’on enlit dans la vie des archevêques de Sens : GcrduinusSynoclum Stampis habuit anno 1048 in qua irnbertusP arifieníìs , Yjaynbertus Aurelianenfis , M ay» ardus î re -cens s , Hu?o Niverneníìs , Gilbertus Auti(fiodorenfìs tGalthcrius Meldenfis , adfuere , Pege Henrico pré-sente. Le II. fut assemblé par (Richerius, ) Rícher , ar-chevêque de Sens en 1092. au sipet de l ordinationd’Yves de Chartres, faite par Urbain II. Cet arche-vêque prétendoic qu’Yves etoit criminel dç leze-majes-