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Il y a là un beau château fort élevé, au bord d u lac. On■y trouve auffi un couvent de relígieuíes Ursulines. .Cetteville avoit anciennement des seigneurs particuliers , dontles descendans ont retenu le nom d’Estavayer, & fontFune des maisons les plus illustres deFríbourg. En .cebailliage, les bords du lac font presque par-tout fort éle-vés, & en plusieurs endroits ce font des rochers élevés Stescarpés „8c par conséquent de'difficile abord. Non loind’Estavayer, est Montbrenlos, monastère de Chartreux.* Délices de la Suisse > t. 2, p. 398.
ESTAYRES. Voyez Est a ire.
ESTE, en latin Ateste , petite ville d’Italie ,dans Fê-tât de la république de Venise , au Padouan , & auxconfins du Vicentin , fur le Bacciglione , au pied desmonts de Padoue , 8c près de Moìiíelice. On croit quec’est delà que font nommés les princes de la maison d’Es-te , qui font ducs de Modene 8c de Reggio. Cette placeest à quinze milles de Padoue au midi, avec un vieuxchâteau. Cette ville étoit autrefois épiscopale , Scsuffra-gante d’Aq.uilée. * Baudrand , éd. 170j.ESTÉCHEMINS. Voyez. Etéchemins.
ESTECO , ville duTucuman , dans PAmérîque mé-ridionale, fondée fous le nom de Notre-Dame de laTaiavera, mais plus connue fous celui d’Estsco , quiest celui du lieu où elle fut bâtie en , assez près
de la frontière du Chaco. Elle fut ruinée en 1707 parles habîtans du Chaco. On y bâtit alors une forteresse ,qui n’a pas subsisté long-tems * tìifi. du Paraguay » parle P. Cbarlevoix.
E S T E L A N, ancienne terre seigneuriale de Fran-ce , en.Normandie ,au pays de Caux. Son nom, qui vientde la langueSaxone, 6c est formé d ’Efi-land, c’est-à-dire,terre orientale, répond à ía situation. Elle est en effet à larive orientale de la Seine. * Huet y Orïg. de Caen ,c. 21,p. 446.
ÉSTELLA, Stella . ou Estelle , ville d’Espagne ,au royaume de Navarre , fur la rivière d’Ega , où ellereçoit le torrent d’Ureder. Les François la nommentl’Etoile. Elle est à cinq lieues de ía rivière d’Ebre, &presque au milieu , entre la ville de Pampeiune , aunord-est , & Logrogno au íùd-ouest, à íèpt lieues d’Es-pagne de chacune. Quelques auteurs la prennent pourFancíenne Curnonium, ouCurnovium,ville des Vascons , que d’autres placent à Carnobio ,village de Navarre , aux confins de F Aragon. Elleest située dans une plaine fort agréable , au bord de larivière d’Ega, qui l’envíronne de deux côtés , Sc est for-tifiée par un château, Sc honorée du titre de cité. Elle estcapitale d’une Merindade , qui comprend vingt - quatrebourgades, 8c cent six autres paroisses, * Baudrand , éd.1705. Etat de VEspagne , t. 1 , p. 86.
ESTEN , ou Estonie, Esthonie, Esthland , enlzt\n Efihonia -Sc-EjHa, contrée située à Forient de la,mer Baltique 8c des illes de Dagho Sc d’Ofel ; elle aau nord le golfe de Finlande ; au levant FIngrie; Sc aumidi la Livonie , dont elle étoit partie ou annexe , avectitre de duché. Elle est divisée en cinq diocèses, qui font :
1. Alentakie, ou Aientaken, 4. Wikíe,
2. Wirie, Sc 5. Jervie.
z.Darrie,
Les trois premiers fe trouvent- d’orient en occident ,en suivant la cote de Finlande. Le quatrième occupe la.côte de la mer Baltique, Sc confine au cinquième, qui estdans les terres.^ On peut voir leurs articles particuliers.
* Zeyler, Suecíœ » Desc. p. 42 Sc 251.
On joint à ces territoires celui de Derp.
L’Estonie a eu les tnêmes maîtres Sc les mêmesrévolutions que le reste de la Livonie. La Suéde s’enempara au commencement du siécle passé : mais les ré-duirions dont je parle ailleurs firent une grande brè-che aux privilèges dont la noblesse de cette provincejouissoit. Ce pays faiíoit un grand négoce de fes grainsavant que la derniere guerre 1 eút désolé. Les étrangersen préfèrent les bleds à ceux de Pologne Sc à tous lesautres, parce que les Estoniens font sécher les leursdans leurs étuves, ce qui fait qu'o n n’a pas besoin deles remuer de trois ou quatre ans.. La derniere guerredu nord n’a presque point laissé de village en Estonie,
Sc les maisons en font fort écartées l’une de l'autre-. Onfait souvent deux ou trois milles de chemin fans trou-ver qu’une feule église,’ elles font presque toutes-sur des
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hauteurs. II n’y a pas dans ce pays le quart des habîtansqu’il y devroit avoir; Sc on peut encore juger par les ma-sures , qu’il doit y avoir eu dans cette province »quantité de maisons , tant pour la noblesse que pour lespaysans Le plus mauvais tems que ce pays ait eu asouffrir, a été au commencement de la derniere guerre,parce qu’alors le Czar qui ne voyoít pas encore beau-coup d’apparence de le garder, ne songea qu’à effrayerles Suédois , & il y fit entrer des Calmoucks & desCosaques , qui y firent d’horríbles dégâts. Les habitansde la campagne font esclaves ; mais lorsque le CzarPierre I. s’en rendit maître , il rétablit les Gentils-hommes dans leurs anciens privilèges , Sc abolit uneréforme qui étoit alors poussée si loin, que dans toutel’Estonïe il n’y avoit que vingt terres qui en fussentexemtes. Ils font en possession de leurs terres dont ilsjouissent; mais avec cela ils n’ont guéres d’argent comp-tant : la réduction les avoit forcés à prendre leurs pro-pres biens à ferme des mains du roi, Sc ils n’en étoientque d’honnêtes Métayers. Charles XII. a tiré de FEsto-nie pendant la derniere guerre plus de quinze censOfficiers; Sc en 1715. il n’y avoit dans toute la pro-vince que deux Gentilshommes qui n’eussent pas íerví.Ce pays rapporte au Czar, qui Fa conquis, 8c en est de-meuré souverain par la paix deNeustadt, vingt-cinq milleRoubles tous les ans, fans y comprendre les terres quiappartiennent en propre à la couronne , 8c rendent àraison de quarante Roubles pour soixante arpens. Lesmomies que l’on trcuvepar-ci par-là dans F Estonie, fontune chose digne de remarque, Sc on en raisonne diver-sement. L'auteur Allemand, dont une partie de ces mé-moires est empruntée, dit avoir vu au village de ’Weien-berg en 1715. un tombeau dans F église de ce lieu lecorps d’une femme de qualité, nommée Madame deLobe, y avoit été inhumé en 1604. il ne s’etóit pointcorompu; il ressembloit à un bois leger, Sc on eût ditqu’il n’avoit été enterré que depuis fort peu de semai-nes. Comme 011 est sûr qu’íí n’avoit point été embau-mé , on attri.buoit fa conservation aux minéraux quisont cachés dans la terre. Le même auteur le retrouvaencore dans le même état en 1718. Ces écrivains ne .connoíílènt point de province particulière d’Estcníe ,qui doive être appellée FEsten propre, Sc qui ait Fer-naw pour principale ville, comme le dit Baudrand, Scaprès lui. Maty Sc Corneille. * Mémoires de f Em-pire RuJJìen, t. 2, p. 135.
ESTEPA , Ostippo , petite ville d’Espagne, dansle royaume de Grenade , aux frontières de l’Anda-lousie, avec un ancien château fur une montagne, 2cinq lieues d’Ecija vers le midi. * Sa'nfon , JailLot , Robert .
ESTE! OIS:A , bourg & château d’Espagne, dansj’Andalousie , fur la côte de la mer Méditerranée, Scaux frontières du royaume de Grenade, à cinq lieuesde Gibraltar, au levant d’été , en allant vers Malaga,à l’ernboucbure de la Guadajara. * Baud. ibid.
Baudrand s’accorde avec les cartes mentionnées , ex-cepté avec de l’Iíle, qui met Estepona dans le royaumede Grenade, fur la frontière de PAndalousie, au nordoriental de Gibraltar. Mrs. Robert, 8c Vaugondi sui-vent de l’Isîe.
ESI ERABAT, ville Sc province de Perse. VoyezAsterabab,
ESTERAC. Voyez. Ast-arac.
ESTERP , abbaye Sc bourg de France, dans le Li-mousin ; en. latin Stirps , selon Bailles , Topographie desSaints: p. 185 , qui ajoute que le vulgaire prononce E teT 'Baudrand Sc Píganiol de la Force, Descript. de la lï ance , t. $ , p- 3 59 > disent que le nom latin est Stírjtum ■premier met auprès de cette abbaye un village de ^^menom : Corneille fait un bourg de ce village. De 1 B-Ç »qui écrit Left'erp, n’y met qu’une abbaye, à For k-Ot 0té , Sc aune lieue Sc trois quarts ( de vingt au degre )Consolons. Corneille met la fondation de cette abbayen 1090. Píganiol de la Force la met en. 1057- L ajoureque l’Esterp est à huit lieues de Limoges , de Fordre esaint Augustin, 8c de la congrégation de sainte Genejive. Ni l’unni l’autre n’ont marqué juste le tems de la on ^dation d’Esterp , puisqu’on Ft dans la vie de íaint a 2■ qu’ií ymdurutl a»
tier, qu’íl en étoit abbé l’aji 1034, 9 c qu. H y1070. * Baillet , Vie des Saints , n de mai. '■
1. ESTER.RE, contrée de- rifle de Sains Domffigue,