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Tome second. C - F.
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C’est ainsi que fusent dressées les ordonnances d’Or-léans .Sc de Blois. Souvent, avant que de se séparer, lesétats accordoíent au roi quelque secours extraordinaire.Tous les députés de chaque chambre étoient partagés endouze gouvernemens généraux, dont voici les noms &le rang.

1. L’iíle de France , 7. Le Languedoc.

2. La Bourgogne. 8. La Picardie.

3. La Normandie. 9. Le Dauphiné.

4. La Guienne. 10. La Provence.

5. La Bretagne. 11. Le Líonnois.

6. La Champagne. 12. L’Orléanois.

Lorsque, dans une des chambres , on délibérois fur

quelque affaire, elle étoit décidée à la pluralité des voixdes gouvernemens » 8e l’un des gouvernemens n’avoitpas plus de pouvoir que l’autre , quoiqu’il fut composéd’un plus grand nombre de députés. Les affaires se dé-cidoient dans chaque gouvernement, à la pluralité desvoix des bailliages, & des sénéchaussées ; chaque gou-vernement avoit un banc séparé, 8c se choisissoit un pré-sident. On choisissoit quelquefois dans chaque chambredouze députés , un de chaque gouvernement, & on leschargeoit de quelques affaires particulières.

En Bretagne, en Dauphiné » Sc en Provence » les dé-putés pour les états généraux, font nommés dans les as-semblées de toute la province ; mais dans le reste duroyaume , ce font les bailliages , ou les sénéchaussées ,ou les villes qui les nomment. De ces bailliages Sc deces sénéchaussées , il y en a eu en 1614 , qui ne nom-mèrent des députés que pour une ou pour deux destrois chambres. Le bailliage d’Amboile n’en nommapoint ni pour le clergé , ni pour la noblesse : celui deChâteauneuf, en Timerais, n’en nomma ni pour le cler-gé, ni pour le tiers-état : le Pui, la Rochelle, le Laura-gais , Calais , la haute Marche , & Châtelleraut, n’ennommèrent point pour le clergé : Montdidier & Royen’en norrimerent point pour la noblesse.

Dans les cérémonies , comme dans les processions »& à l’entrée des députés dans la salle où le roi faisoitl’ouverture des états , tous les députés , excepté les ar-chevêques 8c les évêques, marchoient selon le rang desbailliages 8c des sénéchaussées , 8c non pas selon le rangdes gouvernemens . de forte que ceux des bailliages deSenlis , de Valois 8c de Melun, marchoient presque lesderniers de tous » quoiqu’ils fussent du gouvernementgénéral de l’iíle de France , qui est le premier desdouze gouvernemens généraux.

Selon Dangeau, Méthode de Géog. les dernières te-nues des états généraux , 8c celles dont on a le plus deconnoissance , font celles-ci :

Celle de Tours, 1468.

Celle de Tours , 1484.

Celle d’Orléans, 1560.

Celle de Blois, iZ 6 < 5 .

Celle de Blois, 1588.

Celle de Paris , 1614.

II y eut outre cela une convocation faite par le ro!Louis XIV, en i6;o, en vertu de laquelle on tint desassemblées particulières dans les provinces , dans les bail-liages , 8cc. pour nommer des députés , 8c leur donnerleurs instructions ; mais on ne tint pas les états géné-raux , il n’y eut que la noblesse qui s’assembla à Paris.

Autrefois on opinoit par bailliages Sc par sénéchaus-sées ; mais aux états d’Orléans en 1 $60 , il fut réglé qu’àl’avenir on opineroit par gouvernemens, 8c cet ordre atoujours été suivi depuis , même dans l’assemblée de lanoblesse en i6;o. Après plusieurs disputes qu’il y a euentre les gouvernemens pour la préséance , enfin pararrêt du conseil donné en 1614, ils furent réglés selonPerdre que nous avons marqué ci-devant.

Le nombre des provinces 8c des bailliages qui ontenvoyé des députés aux états généraux,a été différent dansles différons tems. Aux états assemblés à Tours en 1484,au commencement du régne de Charles VIII , il y avoitdes députés

de Flandre,

de Tournai 8c duToùrnaisis ,d’Artois ,

du bailliage de Hedindu bailliage de Dole »

du bailliage d’Amont, > enFranche-Comté,du bailliage d’Aval

lin,

e, Oat, >

l. )

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du Roufíiílon,du comté de Cerdagne ,

A ceux de Blois en 1566 8c 1588 , il y avoit des dé-putés du marquisat de Saluces.

A ceux de Paris en 1614 . il y en eutde Bresse , 8c de Gex,

de Bugei »

quî n’avoient pas envoyé aux états précédens , parc*qu’íls n’étoîent pas encore réunis à la couronne.

Pr. 8c Vic. de Paris, B. de Caux.

B. de Dijon. B. deCotantin.

B. d Autun. B d’Evreux.

B. de Chalon-íùr-Sône. B. de Giíors.

B. d’Aussois. B. d’Alençon.

B. de la Montagne , V. de Bordeaux. yêj

B. de Charolois. 8c S. de Guienne.

B. de Mâcon. §. de Bazadois.

B. d’Auxerre. 8. de Périgord.

B. de Bar-sur-Seine. S. de Rouergue.

V. Sc B. de Rouen. 8. de Saintonge.

V. 8c B. de Caen. 8. d’Agenois.

Comté de Cominges. Pays de rivière Verdun.

S. des Landes. S. du haut-Limousin.

Albret. S de bas-Limousin.

S. d’Armagnac. S.deQuerci.

S. de Condomoís.

Comté de Bígorre. Duché de Bretagne?

B. de Troyes. B. de Sezane. °

B. de Chaumont en Bas-B. de Sens.

signi.^ ê b de Chateau-Thîerrí.

B. de Vítri-le-François. V. 8c S. de Toulouse.

B. de Meaux. S. de Beaucaire Sc Nîmes.

B. de Provins. 8 de Puy.

Gouvern. de Montpellier. S. de Lauragaís.

S. de Carcaílònne 8c Be- Comté de Foíx.ziers.

B. de Vermandois. B. de Chartres. g

S. de Poitou, B. d’Orléans.

S. d’Anjou. B. de Blois.

S. du Maine. B. de Dreux.

B. deTouraine 8c A m- B. de Mantes 8c Meulan?

boise. B. de Gien.

B. de Berri. B. de Montargís.

B. de S. Pierre-Ie-Moû- B. du Perche.

tier. B. de Châteauneuf, en Tí-

S. de Bourbonnois. merais.

B. de Forez. B. d’Amiens.

B. de Baujolois. 8. de Ponthieu.

S. de basse-Auvergne. 8. de Boulenois.

S. de haute Auvergne. Calais, 8c pays conquis.

S. de Lyon.

Gouvernement de Peronne, Montdidier , & Roye.

B. de Senlis. B. de Chaumont en Vexin?

B. de Valois. B. de Melun.

B. de Clermont en Beau-B. de Nemours,vaisis. B. de Nivernois.

Dauphiné.

V. 8c Gouvernement de la Roche'le.

S. d’Angoûmcis. . B. d’Estampes.

B. deMontfortl’Amauri, B. deDourdan.

8c Houdan.

Provence.

Marseille. B. de Beauvaís."

Arles. B. de boissons.

8. de haute Marche. S. de Chatelleraut.’

S. de basse Marche. B. de Bresse.

B. de Vendomois. B. de Bugei.

S. de Loudunois. B. de Gex.

ESTAT A, petite ille de la mer du Sud, fur les cô-tes du Mexique, ou de la Nouvelle Espagne. Dans lesupplément aux voyages de Rogers , p. 5 » on comptedix-sept lieues 3 e demie de Guatulco jusqu’à cette ifle»en suivant la côte vers le sud 8c l’est, selon qu'elle tourn?vers l’un ou vers l’autre.

ESTAV AVER , ou E s t a V a y e l , en AllemandSr-ffiFFis , ville 8c bailliage de Suisse, dans la partieorientale du canton de Fribourg. Cette ville est assez jo-lie , médiocrement grande, au bord du lac de Neuchâ-tel » vers le milieu de son rivage oriental, 8c à peu prèsvis-à-vis de Saint-Aubin, dangje comté de Neuchârel,Tome IL M mmmm ij