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une autre notice , insérée dans le même recueil > p-755 »le nomme Escaniason, apparemment par la faute descopistes, à qui il a été facile , en voyant des lettres maiformées , de prendre un t pour un c » & une m pour ni\Sc dans une notice ,ce même mot est écrit Etoumason.
ESTOMBAR, Estonvar , ou Escombar, selonquelques cartes ; autrefois ville épiscopale . 8 c présente-ment bourgade du royaume de Portugal, au royaumedes Algarves ; au midi, & à une lieue de la ville de Sil-ves, où le siège épiscopal a été transféré. Quelques-unscroyent y trouver l’ancienne Ossonaba de Ptolomée ,l. 2,e.j) ou plutôt Ossonoba, comme parle Pompo-nius Mêla , l. 3 , c. i. Pline , l. 4 , c. 22, Scc. * Roder.Car. Ant. Lusit. /. 3 , c. 75-
Estombar n’a jamais été ville épiscopale ; mais OJso-nola, dont on croît que le bourg Estombar occupe laplace. Lorsque Ossonoba fut ruinée, l’évêché fut transféréà Silves qui perdit cet honneur en 1590; Sc Faro en futrevêtu.
ES T O R A , ancienne ville épiscopale d’Espagne »suffragante de Merída, selon une ancienne notice , déjacitée Sc publiée par le même Schelstrate, p. 747 ; c’estune faute des copistes , qui ont mis Estera pour Ebora.Car voici les suffragans que cette notice, dressée l’an1225 , donne à la métropole de Merída.
Abulensem , Ulixbonensem »
Placentinum » Legionensem »
Salamantinum l CuEtenJem ,
Eflorenfem » Zamorensem.
Cauriensem ,
II y a des exemplaires où Ulixbonensem ne se trouvepoint ; mais en échange , on y lit de plus ;Civitatensem , Lanietensem ,
Egitamensem , Pacensem.
Marina , parlant de la division de l’Espagne , par Cons-tantin , donne à Merida, pour Pu n de ses sièges suf-fragans Ebora , Sc dans Partiale d’EsPAGNE , en parlantdes métropoles, j’ai mis Ebora fous Merida.
ESTORE, ancienne ville d’Afrique, au royaumede Tunis. Marmol, t. 2 , /. 6 , c. 4, qui prétend que cesoit la Rusicada de Ptolomée , dit qu'elle est à quatorzelieues de Col » du côté du levant, dans le golfe d’Es-tore ou de Numidie ; Sc c’est-là, dit-il, qu’est le portde Constantine. Elle n’estpas forte, poursuit cet auteur,parce que ses murs font démolis ; Sc il n’y a guéresque deux cens maisons qu’on habite.
Corneille, qui a aussi parlé de cette ville , fur le rap-port de Marmol, au lieu de dire qu’il n’y a guéres quedeux cens maisons qu’on habite , dit qu’on y habiteguéres que depuis deux cens ans ; ce qui est bien éloi-gné du sens de Marmol. Ce n’est plus qu’un village aufond du golfe , fur la côte occidentale duquel est situéela ville d’Algol. Quelques-uns nomment ce lieu Le Sto-re. II n’est pas sûr qu’Estore soit la Ruficada des an-ciens , Sc je trouve plus de vraisemblance à croire qu’ellea succédé à Cullu , lieu municipal, situé à peu de dis-tance de Tucca , ville à laquelle Algol a succédé.
ESTORIUM , petite ville de la grande Phrygie ,selon Ptolomée , dans quelques exemplaires ; d’autresportent Istorium ; d’autres Stectorium. Le dernierme semble préférable ; car dans une notice intitulée :Or do pr&fîdentia , &c. c’est-à-dire , où font réglés lesrangs des métropolitains Sc "des évêques , on trouveentre les sièges épiscopaux de la Phrygie salutaire Stec-torium au xvil rang. T Schelstrate, Antiq. Eccles í. 2 ,p. 678.
E S T O TIL A N D, pays le plus septentrional quel’on ait découvert dans l’Amérique,vers les terres, Arc-tiques. Les géographes ne s’accordent guéres , ni íùrson étendue, ni même sur le pays auquel on doit don-ner ce nom. Selon Robbe, Méthode de Géographie , t. 2 ,l. 5 » c. 3 , 9, 1 c pays de Laborador ( ou Labrador )
l’Estotiland , & le nouveau pays de,Galles, font la par-tie la plus septentrionale, non-s eu lement du Canada ,mais encore de toute l’Amérique. On n’en connoit pres-que rien que les côtes, Sc ils ont à p eu près la mêmelatitude , qui est depuis le 5 0 ou 5 1 degré jusqu’auxbornes générales de l’Amérique. Le premier , poursuit-il, qui est le plus oriental , s’appelle quelquefois lanouvelle Bretagne, ou terre de Cortereal, du nom decelui qui l’a découvert.L’autre (savoir l’Estotiland) qui
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est plus septentrional, est confondu par quelques ■ unsavec le premier , &c. L’auteur de la nouvelle méthode ,í. 3 , /. 5 , art. 4, pour étudier la géographie, nomme cepays la nouvelle Angleterre. Selon lui » Antoine .Zeni,Vénitien, en découvrit la côte orientale en 1 S 9 °’ ^les Espagnols, au service desquels il étoit, la nommèrentterre de Labrador , ou L a b o r a d o r. Les Françoisl’appellerentEsTOTiLANDE , & les Anglois qui ont pé-nétré fort avant dans le pays lui ont donné le nom UeNouvelle Bretagne.
On volt que cet auteur regarde ces trois noms , com-me désignant un même pays. Baudrand Sc d’Audssretfont aussi dans cette opinion. De l’Ifle a banni entière-ment ce nom de ses cartes , avec d’autant plus de rai-son , que l’on ne sait ce qu’il signifie. L’auteur de la nou-velle Méthode auroit de la peine à dire par quel hasarddes François ont inventé un nom si éloigné du géniede notre langue. II vaut mieux s’en passer, jusqu’à cequ’on sache précisément dans quelles bornes est renfer-mé le pays que l’on nomme ainsi. Davity n’a pas laissede nous en donner une description, de marquer les mœ ursdes habitans , Sc même d’observer , que du tems deZe-ní, il y a volt des livres latins dans la bibliothèque decelui qui y commandoit; Sc Corneille , Diél. a eu le cou-rage de copier ces détails.
On connoit assez tout le nord du Canada, pour savoirqu’il n’y a rien de semblable , Sc l’Estotiland , dont tantde géographes & de cosmographes ont parlé íùr le té-moignage de Zeni , est présentement regardé çomn 16une chimere.
ESTOUTEVILLE, bourg de France, en Nor-mandie ( quelques-uns écrivent Etouteville , parceque l’S ne se prononce pas ). II fut honoré du titre deduché-pairie , fous le régne de François I, par lettres-patentes du mois d’août 1534, en faveur d’Adrienne»dame d’Estouteville. Elle épousa, par contrat du 9 s e 'vrier 1534. François de Bourbon, comte deSaint-FauLà la charge de prendre le nom Sc les armes d’Estoute-ville , lequel contrat fut registré au parlement de Paris »par arrêt du 1 6 avril 1540. Ce bourg , qui n’est q aed’environ trente - cinq feux , est dans la généralité deRouen, élection de Lions, sergenterie de Buchy. *de la France 1712 , t. 2 , pag. 341. Dénombrement de ftFrance , t. 2 , p. 16.
ESTRAlN.On appelle ainsi une côte de la mer , 1 uíest plate Sc sabloneuse.
ESTRAMADOURE. Voyez. Estremadure.
ESTRÉE, ( 1 ’) Strata ; abbaye d’hommes, de l’ordf ede Cîteaux, filiation de Pontigny , en Normandie , ^diocèse d’Evreux » sur le bord septentrional de la rívi esed’Eure, aux confins des diocèses d’Evreux Sc de Chattres, à deux lieues de la ville de Dreux , vers le cÇU"chant d’été. Sa fondation est de 1144, & elle est u slJ ' e al’évêché de Quebec, en Canada. * Piganiol de laF° ïí;e ’Descript. de la France, t. 5, p. 25.
1. ESTREHAM, petit port de mer de Francs»dans la basse Normandie , en latin Estrehamum , fcése de Bayeux , avec un titre de baronníe. II est à \ etnbouchure de l’Orne, dans la mer , trois grandes hÇíLau-dessous de Caen , à deux de Notre-Dame de l alivrande, Sc à un peu plus de la ville de Dive. La
de la parodie est assez haute, & on voit de-là f° rtfur la mer. Ses habitans s’occupent à la pêche , & aabourage. L’abbesse de la Trinité de Caen est ^ ar °(j a -d’Estreham, où il y a un siège d’amirauté. ^ tte j ia m,ronnie comprend trois paroisses, outre celle d’L^rsavoir Colvílle, Saint-Aubin , Benonville. * C° rn 'Mémoires dressés fur les lieux. xT^^man-
2. ESTREHAM , village de France , e»,, n J r oít,die , dans le Beffin , au midi , 8 c a fiez près de * ® w ^où l’Aure ( rivière différente de celle dont il e P a
l’article d’ÈsTRÉE) se cache sous la terre, p en aintervalle de chemin. ^
Bochart faisoit venir ce nom d ’Enfler , dée _
anciens Saxons, Et comme il avoit entrepris deter les anciennes origines à la langue Sc à la do ti j a
Phéniciens , il prétendoit que cette Ea. t t ^
même que Astarté. Ses sacrifices se fanoient a ^ x0tJSmencement du printems ; Sc de-la ) vient que e p.q Ue ,appelleront Eafber le mois auquel íe celé r ss- ,
Skinnerus ne s’éloigne pas beaucoup de ce