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Tome second. C - F.
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ETTA'L, abbaye d’hommes, ordre de S. Benoît,dans la haute Bavière, vers ia source de l’Amber, auxfrontières du Tirol.

ETTENMUNSTER, Atonk monasterium ., abbayed’hommes, ordre de S. Benoît, dans laSuabe, au dio-cèse de Strasbourg, dansl’Ortnau, fur la rivière d’Et-tenbach.

ETTERNACH. Voyez. Echternach.

ETTINGUE. Voyez. Gttingen.

ETTRICH, en latin Etricus, petite rivière d’E-cosse, dans fa partie méridionale Sedans la province deTwedale ; elle passe à Selkirck Sc se perd dans laTwede. Elie donne son nom à un comté dont Selkirckest le chef-líeu. .

i. EU, petite ville de France, dans la haute Nor-mandie , avec titre de comté-pairie, bailliage, élection,maîtrise des eaux 8c forêts, château » gouverneur , lieu-tenant de police , quatre échevins 8c maison de ville.Elie est située dans un vallon, à six lieues de Dieppe, àcinq d’Abbeville, à sept de Neuchâtel 8c à une petitelieue de Treport, d’où le reflux de la mer remontedans la rivière de Brefle, jusqu’au pied du château d’Eu.Cette ville est asiez ancienne , ce que l’on connoît parses petites rues étroites Sc entrecoupées les unes parles autres, à l’exception de celle qui passe au marché.Le savant Huet, ancien évêque d’Avranches dans sonlivre de l’origine de Caen, c. 21. p. 37. dit que la vil-le d’Eu située dans des prairies, a tiré son nom à? Au,Aw, Aive 8c Ou, qui en Allemand signifient un pré.II ajoute que les vieux écrivains l’appellent Auga,Augum 8c Aucum, 8c les auteurs Anglois ia nommentOu, d’où s’est formé Eu en notre langue. Dans l’en-ceinte de ses murailles est une abbaye de chanoinesréguliers de Saint Augustin, du titre de Saint Laurent,avec trois paroisses, Notre-Dame, Saint Jean Sc SaintJacques, .gouvernées par des chanoines réguliers; uncollege , les couvens des Capucins & des Ursulines ;un prieuré de chanoinesses de Saint Augustin, qui gou-vernent l’hôtel - Dieu. Les filles de la «Charité , ditesSœurs-griíès, y fervent l’hôpital général. Les muraillesde la ville, une partie des maisons, tous les monastèresSe les hôpitaux font bâtis de briques, Sc quatre rues seterminent à la grande place. L'église où étoient lesJésuites dédiée à Saint Michel, renferme les magnifi-ques tombeaux de Henri duc de Cuise, surnommé leBalafré, 8c de la comtesse de Cleves son épouse. L’é-glise de Notre-Dame bien bâtie en croix, a toute l’ap-parence d’une cathéderaie. On y voit dans fa longueurseize pilliers de chaque côté. La nef sert de paroisse,Sc les religieux font le service divin dans le chœur , oùfont lès tombeaux des anciens comtes d’Eu Sc celui deSaint Laurent archevêque de Dublin en Irlande, qui estrévéré dans le comté d’Eu. La châsse où font ses reliques,est élevee au-dessus du grand autel, 8c íbn chef est dansun buste d’argent. Le trésor de cette église conserve plu-sieurs autres reliques, avec la mitre 8c l’étole de ce S.Prélat, mort en la ville d’Eu, le 14. novembre 1181.Sc enterré dans l’égiíse de l'abbaye, alors desservie pardes chanoines réguliers de Saint Victor de Paris, quil’est présentement par ceux de Sainte Geneviève dela même ville, dits de la congrégation de France. Laville d’Eu est assez marchande. On y fabrique des ser-ges , des frocs Sc autres étoffes de draperies ; l’on y faitdes toiles 8c des^ dentelles : elle a d^ux fauxbourgs,dont l’un est du coté de Rouen ; ,8cl’autre avec la paroissede Ja'Trinité, est du diocèse d’Amiens aufli-bien quela cnapelle de Saint Laurent, íur la côte de Picardie.Le château d Eu a de grands appartemens bien exhaus-sés, de plein pied 8c en enfilade, enrichis de quantité deportraits de princes 8c de princesses. Entre ce château Sccelui que l’on nomme le chateau neuf, bâti íur le che-min du Treport, il y a un grand parterre, des avenuesou ailées d arbres , au-dessus du canal de la rivière deBrefle, qui sépare la Normandie de la Picardie, Sc lediocèse de Rouen de celui d’Amiens, depuis Aumalejusqu’à la mer. Le territoire produit des grains, dubois à bâtir 8c à brûler, Sc on trouve dfes verreries dansla forêt * Corn. Dict. Sc Mémoires dressés fur les lieuxen 1703.

Le Comté d’EU, comprend plus de cinquante pa-roisses ; Blangi, Criel Sc le Tréport eu dépendent. II

JL V A

faisoit autrefois partie du pays de Caux, 8c s’appelle estlatin dans les anciens livres Cemitatus Aucenjìs, Sc envieux François le Comté d’Aou ou d’Ow. 11 estséparé de la Picardie par la rivière de Brefle, Sc n’ap-partient en rien à cette province. Ce comté fut érigépar Richard I duc de Normandie, vers le. milieu duX. siécle, en faveur de Guillaume son fils naturel. Lesmâles descendans de ce comte, ont possédé la mêmeterre jusqu’à la fin du XII. siécle. Alors cette maisonétant tombée en quenouille, Alix qui en étoit héritière,épousa Raoul de Lezignen, qui prit le nom d’Issoudun»Sc elle eut pour héritier son fils Raoul II. qui porta aussile nom.d’íssoudun , comme ses descendans. Marie d’If-soudun, héritière de cette maison , porta ce comté à soumari le comte de Neste, de la maison de Brienne ; maisle connétable de Nefle ayant été condamné comme crimi-nel de leze-majesté, ce comté fui confisqué Sc donné à Jeand’Artois, prince du sang. Les mâles de cette maisond’Artois ayant fini en la personne de Charles comte d’Eu,mort l’an 1471, Jean de Bourgogne , comte de Nevers,neveu du dernier comte d’Eu, fut à cause de sa mereBonne d’Artois, héritier de ce comté d’Eu. Jean mou-rut fans enfans, l’an 1491. Sc ses grands biens passerentdans la maison de Cleves; cette maison tomba aussi enquenouille, sous Charles IX. 8c la cadette des deuxprincesses de Cleves ayant épousé Henri de Lorraine,duc de Guise , elle lui apporta en mariage, entr’autresterres » le comté d’Eu , que son petit-fils vendit à made-moiselle de Montpensier (pour deux millions cînq-censmille livres en 1660.) qui la vendit au duc du Maine »dont le second fils porte aujourd’hui le nom de comted’Eu. Ce comté, a été depuis long-tems érigé en paí-qui releve entièrement du passement de Paris.

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L’archevêque de Rouen en a toujours la jurisdictíoflspirituelle, Sc il a à la ville d’Eu une Officialité pourjuger les causes ecclésiastiques, tant de ce comté d’Euque du duché d’Aumale. * Longuerue , Description de 1 *France, 1. part. p. 70.

2. EU : c’est selon Davíty une rivière de France, e»Normandie; il la nomme en latin Alchanus, 8c ajoutsqu’elle sépare la Normandie de la Picardie, Sc qu’a-près avoir arrosé Aumale, Blangi 8c la ville d’Eu, elletombe dans la mer. Cette rivière m’est autre que I 3Bresle , Sc Davity a donné à la rivière le nom de la ville-

3. EU, rivière d’Espagne, selon Baudrand, éd. i~o$-elle íépare la Galice de l’Asturie, 8c se rend dansl’ 0 'céan, auprès de Ribadeo*Quelques géographes croyeistque c’est le Nabios de Ptolomee, L 2. c. 6.

1. EVA, ville de l’Arcadie, selon Etienne le géo'

graphe.

2. EVA. Pausanias, /. 2. c. ;8. fait mention d’uUfort gros village de ce nom, dans le pays d’Argos.

3. EVA. Polybe, /. 2. c. 66. nomme ainsi une col-line , près de Sellasie , dans la Laconie.

EVACOMIAS, siège épiscopal, fous Becerratropole, dansl’Arabie , selon Guillaume de Tyr, estepar Ortélius ; d’autres notices dans le recueil de Schel'strate, fournissent quelque clarté pour rétablir ces norn§corrompus par les (copistes. L’une, t. 2. p. 766. mÇ £dans la Syrie pour métropole de l’Arabie Pétrée, ' aville de Betra ( Petra ) Sc lui donne entre autres suss ra 'gans » Tricomias , Pantacomias , Exacomias , En^f 0 'mias, Scc. Une autre, p. 770. qui nomme cette mémométropole Beteria, lui donne les mêmes sièges *1^1viens de marquer. II est aisé de juger que ces évec \n’ayant aucune place de marque, dont leur siège P"^^le nom, on leur en fit un du nombre des vill a S eS j £Sbourgades qui étoient dans leur diocèse, les t s^ lS ’ j escinq , les fix bourgades , Scc. c’est ce que signifie" ^noms des diocèses nommés ci-dessus. EvaCoMIASapparemment pour Exacomias. Une troisième no 1met tous ces évêchés- fous Bostra, Sc n’en laisse qPentacomia à la métropole Petra.

EVAEI. Voyez. Hevéens. . . , ,

EVAEMON, ville de Grèce, dans le territoireOrchomenîens, selon Etienne le géographe.

EVAGIONUM CIVITAS , ou

siège épiscopal de la premiere Germanie, ous.ce métropole. C’est aujourd’hui _Wo r ms.

EVA IN, ville ancienne de Savoye aveetrtcomté, dans le Chablais, &c. Corneille,tro«»P P