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Tome second. C - F.
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faire plus d’honneur à cette ‘nation que Fidée que l’ona de la justesse des épithétes d’Homére , Prométhée oule Caucase > t. i, p. 49.

Il n’est pas non plus fort aisé de dire dans quelle forted’Ethíopie étoit roi le pere d’Andromede , laquelle futdélivrée par Perfée , qui revenoit de Libye, où son perel’avoít envoyé contre les Gorgones.

L’Ethiopie Moderne a des bornes plus resserréesque l’ancienne ; mais les géographes de notre tems nes’accordent pas mieux que le anciens , fur les pays quel’on doit nommer l’Ethiopie. Baudrand, édit. 1705 , ladistingue en haute ou intérieure , où font l’Abiffiníe ,la Nubie , les Galles , 8 c les autres états voisins ; 8 c labasse ou f extérieure » où font la Caffrerie , le Monomo-tapa, le Monoemugi 8 c le Zanguebar. On voít qu’il ren-verse les idées des anciens, en nommant extérieure cellequ’ils nommoient intérieure- D’autres donnent pourbornes à l’Ethiopie moderne la Mer Rouge , la côted’Ajan 8 c le Zanguebar à l’orient; le Monoemugi 8 c laCaffrerie au midi; le Congo à l’occídent; la/Njubie Scl’Egypte au septentrion. Ainsi ils y comprennent l’A-biffinie , 8c quelques vastes pays éloignés des côtes , Scdont on ne fait que les noms de quelques royaumes;* Méthode pour étudier la Géog. t. z , p. 96, éd. Paris.

ETHIM. Voyez. Heth.

ETHINI, ancien peuple d’Afrique, selon Pline ,l. j , c. 4. Le P. Hardouin soupçonne que ce íònt les Ki-nìthii dePtolomée , /. 4 , c. 3 , dont parle auL Tacite,AtrnA. 2, qui dit que ce peuple n’étoit pas à mépriser.

ETHLEC, ville de la haute Moesie. Antonin, lú-ner. en fait mention.

ETHNA. Voyez. 1 Ethna.

ETHNESTAE , nation dans la Thessalie, selonEtienne le géographe.

ETHOPIA , ville de l’Athanranie, selon Tite-Live,Z. 37 8c 38 , qui la met au-dessus d’Argithie,autre villede l’Athamanie, dans l’Epire.

ETHREPHjEA , marais d’Espagne , où il y avoitautrefois une ville nommée Herbus ou Herbum , au rap-port de Festus Avienus. Cé mot est écrit Ethrephœa dansla collection d’Oxford, t. 3.

ETHUSA. Voyez. Aîthusa:

ETINI , peuple de la Sicile , selon Pline.

ÈTLINGEN , ville d’Allemagne , dans la Souabe»dans lé bas Margraviat de Bade. Zeyler, Suev. Topog.p. 29 , dit que » selon Abraham Sawer, dans son théâtredes villes , fol. 59 , cette ville, qui professe la religioncatholique Romaine , est à moitié chemin entre Pfort-zheim 8c Rastat » à deux milles de chacun de ces deuxendroits , la patrie du fameux Irenicus » Sc qu’on luiattribue une origine plus ancienne que l’Ere vulgaire;que cette ville a aufíi été nommée Pofidonopolis , 8c aappartenu à l’abbé de Weíssenbourg, avant que d’être àla maison de Baden. De-là vient que ceux de Weissen-bourg font francs du péage en passant à Etlingen.

ETNA. Voyez. M thna. /

E T O B E S A, selon Ptolomée , ou, selon quelquesexemplaires, Etobema, ou Etovijfa, selon Tite-Live ,l. 21 , ancienne ville d’Espagne , dans l’Edetanie. II nefaut pas croire qu’elle fût fur l’Ebre, comme Ortéliusle dit, faute d’avoír bien ponctué le passage de Tite-Live, où il en est fait mention, 8c que voici : Ab GadibusCarthagirtem ab Hiberna exercitus rediit ,• atque deindeprofeclus pr&tcr JEtovifldm urbem , ad Iberum mariti-mamque oram ducit. La virgule mise ou omise, après le*not urbem , fait deux sens bien différons, par rapport àla géographie.

ETOCETUM, ancienne ville d’Angleterre, íelonl’Itinéraire d’Antonin. Gale , p. 88 , juge que c’est au-jourd’hui Wall , auprès de Litchsield, parce qu’on y voitquelques restes de murs d’une ancienne ville. II .ajouteque ce pourroit bien être Litchsield elle-même, dontles murs s’étendoient peut-être jusques-là. II y a lieu dedouter si le vrai nom de ce lieu est Leclocetum , qui f etrouve dans l’anonyme de Ravenne , 8c ne différé pasbeaucoup du nom de Litchsield ; ou v ricetum , commeil fe trouvoit dans un des exemplaires consultés par Su-r 'ta. I] e st toujours vrai que c’est là que commencent lesbruyereS , qui s’étendent en Derbyshîre jusqu’au nord.

ËTOLIE , ou ALtoLie , selon le P. Briet, Parall.i part.l. 3, c, 6 , § }' t n, 6 , province de la Gréce propre-

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ment dite : elle fut d’abord nommée Curetis Sc Hyan-tis , Sc ensuite Attelle d’Aùolus , fils d’Endymíon »qui ayant commis un meurtre , fe fauvoit d’Elide; Scarrivant ici , en chassa les Curetés. Lorsque l’on parlede l’Etolie , il faut distinguer les tems, Sc ne pas confon-dre l’Etolie entiere avec l’Etolie propre. L’Etolíe en-tière , Sc dans toute son étendue, étoit depuis l’Ache-loùs jusqu’au détroit du golfe de Corinthe. Strabon ,

Z. 10, distingue très-bien entre l’Etolie ancienne Sc l’E-tolie ajoutée. Il étend la premiere depuis i’Acheloiis jus-qu’à la marine de Calydon , où couloit l’Evenus, versNaupacte Sc Eupaliurn. Les Etoliens s’étant accrus pardivers succès militaires , s’emparerent de divers lieuxdans - la Thessalie 8c l’Acarnanie , 8cc. On peut voir dansles histoires de Tite-Live 8c de Polybe , les guerres queles Etoliens ont eues contre les Macédoniens Sc les Ro-mains. T. ite-Live, Z. 36, nous dépeint les Etoliens com-me des orgueilleux & des ingrats, mais guerriers , cequi fe rapporte aux épithétes que leur donne Homere 'de ^£v£^áf««< » prompts a la guerre , Sc Euripide de<raz£ttp<>pi>‘> avmes àe boucliers. Ils combattoient n’ayantqu’u n pied chaussé , ce que signifie l’épithéte de fon-Maxime de Tyr en fait de vrais brigands.Strabon les traite de pirates , 8c leur attribue Tin—vention de la fronde. Athenée dit qu’ils fe piqtioient demagnificence, Sc étoient toujours endettés. Le P. Briet,qui fournit presque toutes ces remarques , observe quel’Etolie a eu autrefois ses rois , Sc q ue i es p i us f ameuxdans les fables ont été (Eneus , 8c f on fils Meleagre .époux d’Atalante , à-Poccasion de qui jl y e ut plusieursguerres entre les Calédoniens Sc les Pleuroniens • en-suite l’Etolie se gouverna quelque tems d’une maniéré

républicaine, 8c résista assez vigoureusement aux Macédo-niens , íe gouvernant par le conseil , nommé Pan&to-lium. Mais les Romains , que les Etoliens méprisèrent,rabaissèrent bien leur fierté , Sc Fulvius Nobilior lesdompta , Sc les soumit au peuple Romain. L’Etolieavoit deux fleuves très-remarquables ; l’un l’Acheloùs,qui la féparoit de l’Acarnanie 7 1 autre 1 Evenus , quiséparoit l’ancienne Etoile de ses annexes. Les principa-les villes de l’Etolie étoient, félonie P. Briet, ibid. §. 6.Calydon , Chalces ,

Pleuron , Oenìas , ou Geniada ,

Oechalia, Olenus.

Sc

n T r Fancienne ,

1 ene £ la nouvelle.

Baudrand dit que c’est présentement le Despotat , lapartie de la Lívadie renfermée entre les rivières d’As-pri Sc de Fidari; cé font les deux rivières que j’ai déjanommées. Baudrand ajoute que Peschiera , Petala 8 cNecaflro en font les lieux principaux.

ETON. Voyez. Eaton.

ETOVISSA. Voyez. Etobesa.

ETRE’PAGNL Voyez. Estrepagni.

1. ETRURIA, nom latin dont fe fervent les mo-dernes pour signifier*Ta Toscane d’aujourd’hui. Voyez.Toscane.

2. ETRURIA, nom latin dont fe font servis lesanciens pour signifier l’Etruríe du tems des Romains.Voyez Hetrurie.

L’ancienne Etruríe est bien différente de la nou-velle pour l’étendue, Sc elle étoit bornée par les riviè-res de la Magrq Sc l’Arno, par l’Apennin, le Tibre, 8cla mer à laquelle elle donnoit le nom de Tyrrhene. LaToscane d’aujourd’hui est bien plus reflerrée. Voyez auxarticles Toscane Sc HetrurÍe.

ETSCH. Les Allemands nomment ainsi la rivièrede l’Adige; en latin Athejîs. Voyez Adige.

ETSCHLAND, (F) petite contrée du Tirol, lelong de F Adige, dont elle porte le nom, en latinAthefìnus Ager. Cé petit pays s’étend depuis la sourcede F Adige Sc le Mont-Brenner au septentrion jusqu’auterritoire de Trente au midi» 8 c a pour capitale la villede Meran. Elle appartient à la maison d’Autriche, com-me tout le reste du Tirol. .

ETZIMA, ville de Tartarie , dans la petite Bukha-rie. Une carte de la Tartarie faite à ^ Ghine fous lesMogols, nomme cette ville Ye-tei-nf- Este est située àï 2. journées de Kantcheou, au midi u grand Désert,ï fíifioire générais des- Huns. r- V- 10 -

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