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il s’avança vers la mer, descendant l’Euíée ; 8c quandil fut près de Tembouchure par laqueîle cette rivière fejette dans la mer, laiíTant la plupart de ses vaisseaux, Scceux qui étoient endommagés, íl s’avança lui-mêmeavec les barques les plus legéres, & navigea par Mer,depuis l’Eulée, jusqu’à Tembouchure du Tigre. Lesautres navires fe rendirent par l’Eulée dans le canalque Ton a mené du Tigre jusqu’à cette rivière, 8c en-treront ainsi dans le Tigre. Le même auteur ajoute peuaprès : Alexandre ayant doublé par mer tout l’espacedu golfe Persique, entre l’Eulée & le Tigre, remon-ta cette derniere rivière jusqu’à son camp , c’est-à-direjusqu’au lieu où Ephestion étoit avec l’armée. On voitpar ce récit d’Arrien, que l’Eulée est une rivière quicoule jusqu’à la mer, où elle a son embouchure indé-pendante ; qu’outre cela elle communiquoit au Tigre'par un canal : on voit de plus que ce canal de commu-nication ne devoit pas être fort éloigné de l’embouchurede ces deux rivières. Ceci posé , il est difficile de com-prendre comment entre l’Eulée & le Tigre il y avoítle fleuve Mofe|, à qui Ptolomée donne une embou-chure dans la mer ; Sc comment il pouvoit traverser cecanal, dont les eaux se seroíent écoulées par son lit,de sorte qu’il n’auroit plus été navigable. Peut-être quePtolomée a manqué d’exactitude, 8c que le Mossee serépandoit dans le Tigre, ou dans l’Eulée, au-dessus ducanal. C’est le doute de Cellaríus, Géog. ant. /. 3, c. 15).de qui j’ai emprunté presque tout cet article. Voyez, aumot Pasitigre, combien les historiens d’Alexandreont brouillé les noms de ces rivières. Caron est lenom moderne de l’Eulée.
EULEPA, Eulepar ou Eulapa, ville anciennede Cappadoce , selon Antonin , Itiner.
EULI , montagne de Suisse, au canton d’Ury. Audessus de l’Euli, il y a un lac, dont l’eau, aussi-tôt qu’elleest sortie, se perd dans la terre » 8c en fort de nouveauproche du grand lac. * Délices de laSuijfe ,t. 2. p. 308.
EULYSÍA.pays de la Scythie, vers le Palus Méo-tide, selon Procope, cité par Ortélius, Thesaur.
EUMENIA, ville de la grande Phrygie, selon Stra-bon, 1. n, p. 576. Ptolomée, 1 . 5. c. 2. & Etienne legéographe. Elle portoit le nom d’Eumene son fonda-teur, selon Eutrope, 1 . 4. c. 2. Pline, 1 . 5. c. 29. ditqu’elle étoit sur le Cludrus, rivière qui tomboit dansle Caïstre ou dans le Méandre ; car cette rivière n’estpas assez connue pour que l’on sache où elle aboutis-ss) it. Elle est nommée Eumenia dans Pline, Ptolomée8 c Eutrope, 8c dans la notice de Hieroclès ; mais dansEtienne le géographe, 8c dans la plupart des noticesecclésiastiques, elle est nommée Eumeneia. C’étoitune ville épiscopale , 8c ces notices la mettent dans laPhrygie Capatienne. II est bon au reste d’avertir quelorsque Strabon dit : les environs d’Amorium 8 c d’Eu-menia, que ses interprètes latins rendent par Regio cir-ca Amorium Eumeniamque , il ne faut pas l’entendrecomme si cet auteur avoit mis ces villes proche l’unede l’autre. Au contraire ces villes étoient assez éloi-gnées ; mais il faut les séparer ', en disant les environsd’Amorium & ceux d’Eumenia.
Cellaríus , Geogr. ant. t. 2. /. 3. c. 4. de qui j’ai em-prunté la plus grande partie de cet article, met cetteville dans la Phrygie, 3 c croit qu’elle n’étoit point dif-férente de celle de la Carie, de laquelle Pline dit qu’el-le étoit fur le Cludrus ; le P. Hardouin parle dans lamême supposition. Etienne le géographe les distingue,compte trois Eumenies. I. Eumenie dans la Phrygie ;II. Eumenie dans la Carie , 8c III. Eumenie près del’Hyrcanie. Pline, /. 4. c. u. fourni t une IV. Eume-nie dans la Thrace, fur les confins de la basse Moësie,EUMIN ACUM, ville de la Moësie, selon Antonin »/tin. qui. compte XXIV. mille pas de-là à Vtminiacum .
EUMOLPID/E, peuple d’u ne des tribus de l’At-tique, selon Ortélius.
1. EUNéE, ville de l’Argie, dans le Peloponneíè ,selon Etienne le géographe.
2. EUN.dE, ville de la Carie, selon le même.EUNdEUS, rivière de la Carie, selon le même. IIa des savans qui croyent que c’est l’Eudon“de Pline.Berkelius , ín Steph, Byf. p. 361. Not. 88.EUNENO » rivière dont il est parlé dans la vie de
8, Bertulphe. Ortélius juge que ce peut être l’Agnio,
EVO
nom latin de l’Aa, rivière de Flandres qu! a son em-bouchure à Gravelines.
EUNOSTI, port d’Egypte, près de Phares, selonStrabon cité par Ortélius. .
EVODUNUM, petite ville forte de l’Ecosse méri-dionale. Elle a été aussi nommée StephaNoDUNUM ,selon Baudrand, éd. 1682. 8c Evodunum, selon Cor->neille. On convient que son nom moderne est Duns-TAFAG. .
EVOENUS, ancien nom d’une iílerde la mer JEg^ e ‘Pline. /. 4. c. 12. nous apprend qu’elle fut ensuite nom-mée Peparethus. Ovide, Metam. L 7. en parle fous cedernier nom, 3c la vante à cause de la quantité a oli-ves qu’elle portoit. Le nom à’Evoenus, en Grec Et*' 1 "» 1 ,signifie qu’elle étoit fertile en bon vin. Son nom tuo-" derne est Pierri , selon le P. Hardouin.
EVOLA, (1’) petite rivière d’Italie dans l’état del’église, dans la campagne de Rome, 8c dans le p a Y sde la Marine. Elle a íà source au territoire de Piperno»8c se rend dan s les marais Pontins, près de MonteCircello. Les anciens l’ont connue fous le nom d A'masenus, 8c l’on croit que c’est la même rivière q ulest nommée Ligula. dans les actes de S. Ceifaire mar-tyr. Voyez, Amasènus. * Baud. éd. 1705.
EVOLI, ville d’Italíe , au royaume de Naples, dansla principauté d’en deçà. Elle est petite, mais ornesdu titre de duché, à fix mille pas du golfe de Saler neau levant, à quínze de Salerne, 8c à six de la rivièrede Selo, & de la ville de Campagna. Léandre, D esC ’dituttaVItalia ,p 199. écrit Eboli. Voyez. l’article EbU'rini, peuple qui n’a rien de commun avec Ev° L yquoique des savans ayent cru que c’étoit la même choie*
1. EVONYMIA, ville de la Carie, selon Etienne
le géographe. .
2. EVONYMIA, village de l’Attique selon m
même. Heíyche dit qu’il étoit de la tribu de Herect 1 -theïde. . c
EVONYMITE, peuple d’Egypte, voisin de 1 h*"thiopie, selon Etienne le géographe. Ptolomée le p^ c , edans l’Ethíopíe même , en quoi il s’accorde ayec P‘ lne, qui appelle Evonymiton la premiere contrée dl’Ethiopie fous l’Egypte.
EVONYMOS. Voyez Ustica. •
1. EVORA, en latin Ehora, Eburia 8c Lil' eftaíJulia. Ville de Portugal, dans la province d’Alentess'dont elle est la capitale, avec un archevêché érigé p ar .pape Paul III. en Tannée 1540. 8c une université érig epar le cardinal Henri, qui fut ensuite roi de Portug^sElle est située entre de petites montagnes, 8c fut P uen 1663. par les Castillans commandés par Dom
d’Autriche ; mais ils en furent chassés peu après p ar ^Portugais qui reprirent la ville. Elle est à huit lieuesla Guadiane, 8c à seize lieues de Badajox au coucha ’en allant vers Lisbonne, dont elle est à dix-neuf h el1* Baud. éd. 1705.
Evora , n’a jamais été appellée Libertas -y w*mais Liberalitas Julia. C’est le nom que lui a donnefar au rapport de Pline. l’Afl'
2. EVORA, Ehora, bourg presque ruiné , dans 1dalousie , province d’Espagne , à l’embouch ure ,Guadalquivir. Quelques-uns le prennent pour 1 anC ^ne Ebora ville des Turdules, que d’autres P^ ceRota, bourg de la même province , entre Tembouch uGuadalquivir 8c de la baye de Cadix. * Baud . ém
3. EVORA DE ALCOBAÇA. Voye^^ co3 % a ,
4. EVORA DE MONTE . en latin
bourg de Portugal, fur une montagne, dansl 3 ? , efgce d’Alentejo, à deux.lieues d’Extremos , e na a ™la ville d’Evora, dont il n’est qu’à cinq líeu eS ^ sestl ^remarquable par la victoire que les Portug aîS I faentporterent en 1663. contre les Castillans q ul Ydéfaits. * Baud. • éd. 1705. _ r --o, /.
EVORAS , bois de la Laconíe, félon P au a rr j{ïoic
3. c. 20. II étoit près du mont Taigete, 8c aoV ^ eVfe s;beaucoup d’anímaux farouches, fur-tout des Çsauvages. L’espace entre le Taigete 8c ce b 01nommé Therœ. 7 7.
EVORIA, lieu de TEpire, félonc. 25. Elle semble avoir été nommes FE? p ardu nom'de Donat son évêque, selon GaiOrtélius, E yp^QlUIVÍ,