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Tome second. C - F.
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EUPAGIUM, ville du Peloponese, selon Dlodorece Sicile, /. 14. 1

EUPALIA, selon Etienne le géographe, ville dela Locride. Pline, /. 4. c. 2. la met dans le pays desLocres Ozoliens. Artemidore ScTite-Live, l. 28 , c. 8,font aussi mention d’Euphalium qui est la même chose.

1. EUPATORÍA, ville du pont au confluent dçsrivières d’íris & le Lycus. Strabon, l. 12. dit que sonpremier fondateur lui avoit donné son nom, Sc i’avoitappellée Eupatoria : elle n’étoít pas encore achevéelorsque Pompée le Grand ( Magnus ) la peupla, lui don-na un territoire, & la 6t nommer Magnopolis. Elleest différente de celle dont il est parlé dans l’articlesuivant.

2. EUPATORIA, autre ville du pont que Mí-thridrate fonda auprès d’Amisus » Sc dont il fit le lieude fa résidence. Elle étoit fur la côte, au lieu que cellede l’article précédent étoit dans une campagne au con-fluent du Lycus Sc de l’ïris. Pline dit qu’après que Mi-thridate eut été vaincu, cette ville fut nommée Pom-peiopolis. C’est aujourd’hui Amid. Appïan, * Mithrid.Plin. 1 . 6. c. 2.

- z. EUPATORIA, selon Ptolomée, l. 3, c. 6 . ouEupatorium, selon Strabon, l. 7. p. 312. Place fortede là Cherfonnese Taurique. Ce dernier lui donne pourfondateur Diophante qui commandait l’armée de Mi-thridate.

EU PHORBENI, ancien peuple de la Phrygie, se-lon Pline, /. 6. c. 29.

EUPHRATE, (!') grand fleuve d’Asie, l’un desplus célébrés de toute la terre. II tire ía source du montArafat, dans l’Armenie, & est appellé Morat par lesTurcs, Sc El-farat par les Arabes. Lorsqu’il est sortides confins de cette province, il lave la ville El-bir,bâtie fur le rivage de la Mésopotamie > Sc après plu-sieurs journées, il vient jusqu’à la province d’Auxa,d’où ayant arrosé quantité de bourgs, il passe devantHella, à plus d’une journée de chemin de Babylone ;delà il coule vers la ville d’A ria, où fa course lente& naturelle est troublée par le reflux que la violencedu golfe Persique fait faire à ces eaux, quoiqu’il ensoit encore éloigné de trente lieues. Enfin auprès dubourg appellé Cornet, distant de la mer d’environ vingtlieues, il se joint au Tigre. Son pours est très-agréablepar de vastes plaines, dans un canal dont les deux ri-vages font toujours verdoyans de palmes ou d’autresarbres. Ses eaux font très-salutaires, 8c les Arabes enboivent, persuadés qu’elles ont la vertu de les guérirde toutes fortes de maux. Elles font néanmoins quel-que peu troubles, 8 c même lorsqu’elles arrivent au mi-lieu du désert, .comme elles se mêlent avec quantitéde limon qui s’y rencontre , elles deviennent jaunâtres »Sc cette couleur les fait reconnoître plusieurs millesavant dans le golfe Persique. II n’est pas beaucoup pro-fond , si ce n’est lorsqu’il est enflé des pluies ou desneiges fondues d’Armenie.D’Herbelot, Bilbliot. Orient.fait au mot Forât, qui est un des noms de l’Euphra-te , plusieurs observations curieuses que voici. II estdivisé par les Arabes en grand Sc en petit. * Corn. Dict.Le P. Philipe, Voyage d’orient.

Le Grand EUPHRATE est celui qui prenant íàsource dans les monts Gordiens, íè décharge dans leTigre près d’Anbar Sc de Felougiah.

Le petit, dont le canal est souvent plus gros que ce-lui du grand, prend son cours vers la Chaldée, passepar Coufah, 8 c va fe décharger aussi de fes eaux dansle Tigre .(après en avoir laissé néanmoins une grandePartie dans les marais des Nabathéens) entre VassethSc Naharvan, en un lieu nommé aujourd’hui Carna ,parce qu’il est la corne, c’est-à-dire le confluent dec es deux rivières. De c,e petit Euphrate l’on passe dansle grand par un canal que Trajan fit creuser : c’est íaLoffa Régla , ou Bafilius fluvius des Grecs Sc des Ro-mains , que les Syriens ont appellé Naharmalca,Par où ('empereur Severe passa pour aller assiéger laville de Ctésiphon sur le Tigre. Les historiens de Persedisent que Manugeher un des rois de leur premiereflynastie , fit travailler le premier à partager les deuxfleuves, le Tigre Sc l’Euphrate, en plusieurs branches,Pour empêcher leurs inondations. Les rois de Persefes successeurs & les Kalífes même y ont aussi fait tra-

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vailler à plusieurs reprises, fans que tous les grandsouvrages q u’ils y ont fait faire ayent pu empêcher quele terroir de Coufah Sc de Vasseth , & de plusieurs au-tres villes de la Chaldée, ne soient inondés tous lesans à peu près comme l’Egypte. Ce fleuve est souventappellé par les Arabes , aussi-bien que par les HébreuxNahar ou Neher, c’est-à-dire le fleuve par excelien-ce, de même que les Persans appellent le Gihon ouOxus, Rou d , qui signifie la même chose que Nahar.L’Euphrate est souvent aussi appellé pat les ArabesNahar Coufah , le fleuve de Coufa.

La Topographie de l’Euphrate est naturellement liéeavec celle du Tigre. Huet a tâché de débrouiller l’u-ne Sc l’autre dans son traité de la situation du paradisterrestre , c. 6. p. 72. & Je q. Foyez. Tigre Sc P A-

R EUPHRATENSE, ( 1 ’ ) en latin Euphratenfïs pro-vincïa. ou Euphratefia. : c’est le nom que porta dans lemoyen âge , & dans les histoires Sc notices Ecclésiasti-ques , la province située fur l’Euphrate , dans la Syrie »8c que l’on avoit appellée auparavant CoMAGENE.Ucyex.ce nom. L’Euphratense étoit un peu plus étendue quel’ancienne Comagene , fur la grandeur de laquelle lesanciens géographes ne s’accordent pas. Selon le P. Char-les de Saint Paul, Geog.facr. p 275 , elle s’étendoit lelong de l’Euphrate, Sc avoit à l’oríent ce fleuve & IaSyrie salutaire. au couchant la premiere Syrie, & aunord le mont Taurus Sc l’Euphrate. Je ne vois pas com-ment la Syrie salutaire ( qui est la même chose que laPalmyrene ) pouvoít être à l’orient de l’Euphratense ,c’est-à-dire , de l’Euphrate qui bornoit l’Euphratense àl’oríent, 8c la séparoit de l’Osrhoëne. Il y a apparem-ment un mot omis dans ('impression du livre du PereCharles de Saint Paul » dans lequel il faut lire : habetqueab orm Euphratem , & ( àMeredie ) Syriam salutarem ,8cc c’est-à-díre : elle <2 /’ Euphrate a l orient , l a Syrie flt- 'illfí au midi ! ; -- eu effet Ia Meces Lieux. Cette province de 1 Euphrate est remarquabledans l’Histoire Ecclésiastique ; elle étoit du patriarchatd’Antioche , Sc avoit un métropolitain & douze siègesépiscopaux ; savoir : .. . Métropole.

Europur ,

Vrïma >

Cœfarea , ou IV 'eoc&flhreti ,Sergiopolis »

Sura » 1

Marianopolis.

Hierapolis,

Cyrrhus,

Samojata ,

Doliche ,

GermaniciaZeugma ,

Ferre

Cette liste est du P. Charles de Saint-Paul, p, 291,qui observe que Cosmas, évêque de Marianopolis estcensé sous la métropole Hierapolis , au concile de Chal-cédoine; Sc que, selon d’autres , il est sous Apamée ,de la seconde Syrie. De l’Isle ne convient pas avec cepere touchant les bornes de l’Euphratense. Il y xnetBer-roe Sc Chalcis , que ce pere met > p. 287 , f 0US A nt ; 0 _che, dans la premiere Syrie , 8c il en exclut au contraireSuret » Sergiopolis Sc Tapjetcus , que ce pere dit être lamême choie qu ’ Europus ; Sc de l’Isle donne ces placesà la Palmyrene. IL nomme Amanus la partie du montTaurus . qui borne l’Euphratense au nord..

EUPIL 1 S . ancien nom d’un lac du Mílanez:Pline,/. 2, c. 19 , dit qu’il en sortoit la rivière Lambrus , au-jourd’hui Lambro, qui coule dans le Pô , un peu au-des-sus de Plaisance. Ce lac prend aujourd’hui le nom d’ùnvillage , qui en est au nord , Sc que l’on appelle Pus-siANO , selon Magin ; Ital. 'Le P. Hardouin , in Plin:écrit Lago bt P u s i a n o. Corneille, Difl. écrit mall’ancíen nom Euphilis.

1. EUPLIEA , isle de la mer Thyrrenne , vers Na-ples , auprès dú cap de Posstipo , en tirant vers Pouzol.Stace en fait mention dans fes Sylves , /. 2 §c 3. Quel-ques écrivains croyent que c’est présentement l’ísle deGaioLA. V Ortel. Thesaur.

2. EUP L/E A, ouEuplœa. Ce mot qui est grec.signifie heureuje 'navigation j c’est cependant un ecueil,vìs-à-vís de Posiiipo, montagne deiícieuso prés de Na-ples. Euplœa fe nomme aujourd’hui la Gaiola, a causede fa figure ; car elle ressemble à une cage.

EUPORÏA , ville de la Macédoine, selon Etiennele géographe. Ptolomée, l. 3, c. 13 » H met dans la Bi-faltie , ce qui revient au meme.

^ Torne U, U 0000

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