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Baudrand soupçonne qu’il est arrivé à PEurope, com-me à l’Asie 8c à l’Afrique ; à savoir que ces trois par-ties ont pris chacune le nom d’une de leurs provincesparticulières. II faut de plus remarquer que' dans leCode, dans les Novelles, dans les conciles de Cbalce-doifte 8c d’Ephese , le nom Europe , ne signifie que
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uns, 8c l’orígine que la fable leur donnoît ; voici cequ’il en dit : Himere, fils de la nymphe Taygete 8cde Lacedemon s’étant attiré la colere de Vénus désho-nora un soir Cléodíce fa propre sœur. Le lendemainayant appris la vérité , il en eut une extrême affliction;de forte que , transporté de douleur , il se précipita dans
Lotte partie de la Thrace, 8c non pas tout ce que nous la rivière de Maraton, qui fut nommée à cause
entendons aujourd’hui par ce mot pris dans fa plus grande étendue.
EUROPE, en Grec E’pámt , ou, EUROPIA, en Grec Eùpand*, ancien lieu de laPhenicïe, selon Etienne le géographe. J’ai remarquéailleurs que le concile de Chalcedoine fait mentiond’EuROMA, ville de Phenicie , 8c qu’Ortélius doute sice n’est pas la même chose.
EUROPUM. Voyez, Europus.
1. EUROPUS, ville de la Parthie, selon Pline, /.6, c. 2 6. Strabon, l. ix , p. 524, met dans la Médiela ville de Rageia , qu’il dit avoir été nommée Euro-pus par Nícator son fondateur; mais que les Parthesl’appelloient Arsacia. C’est la même ville. Isidorede Charax ( Mans. Parth. p. 4, dans la ColleEl. d’Ox-ford, t. 2,) dit que Dura , ville de Nicanor, bâtie parles Lacedemoniens étoit nommée Europus par lesGrecs.
2. EUROPUS, ville de Syrie, fur l’Euphrate. Elleëtoit épiscopale, 8c reconnoissoít pour métropole Híe-
de lui. Elle fut ensuite nommée Eurotas pour cetteraison. Les Lacedemoniens étant en guerre contre lesAthéniens attendoient la pleine lune. Eurotas leur gé-néral méprisant toute superstition , rangea l’armée enbataille, malgré la foudre Sc les éclairs; mais il perditson armée, 8c de chagrin il se jetta dans le fleuve Hí-mere, qui depuis ce tems-là fut nommé Eurotas. Lenom moderne de cette rivière est Basilipotamo, selonSophien , 6c le P. Hardouin. In P lin. 1 . 4 > c. 5. Or-télíus trouvant dans Stace, /. 3 , Silv. 3, v. 93 , esvers,
Et hacedámonïi pecuaria culta Gales,l’explique comme si le nom de Galesus avoit été com-mun á l’Eurotas, 8c à la rivière qui couíe auprès deTarente en Italie; de forte que pour les distinguer,l’Eurotas auroit eu le surnom de Lacedemonien. L’Ab-bé de Marolles l’entend du Galesus d’Italíe, Sc prendle surnom de Lacedemonien d une colonie de Lacede-moniens , qui, selon lui, vint s’y établir. L’Eurotasa quantité de longs Sc gros roseaux^ à son embouchure,
rapolis , fous le patríarchat d’Antioche. Le P. Charle? près de laquelle est la ville de Colochina. Les jeunesde Saínt-Paul. Geog. Sacr.p. 290, la met dans PEu- hommes de Lacedemone en faisoient autrefois des na-phratense. Ortélius & ce Pere se font trompés , lors- tes, 8c couchoient dessus. Son lit a du f onc j > ^ seroítqu’ils ont cru qu’Europus a été auffi nommée Amphi- navigable pour de médiocres bâtimens sep t | huit lieuespolis 8c Thapsacum. Pline , qu’ils citent pour garant, de son embouchure ; mais il n’a pas autant de largeurparle de deux villes différentes, dont l’une est Europus, qu’il en faut à un bâtiment pour virer flans qu’il tou-ou Europum, l’autre Amphipolis , dont l’ancien nom che les rivages. * Corn. D\St. La Guilletiere, Athènesétoit Thapsacum. At ín Syria Oppida , Thapsacumquondam, nunc Amphipolis. Etienne distingue fort bienEuropus de.Thapsacum, 8c les met l’une 6c l’autre surl’Euphrate. Ptolomée, /. 5, c. 15, l’y place aussi en-tre les villes de la Syrie. Le mot Oppida, au pluriel,ne laisse pas douter qu’il ne s’agísse de plus d’une ville. _ __
3. EUROPUS, ancienne ville de la Carie, selon sus par Lucaín, /. 6, v. 376. V. aussi Titaresus.Etienne le géographe. Berkelius son interprète pré- * ct1d c>tac —^’ïrali,». nrêe ttend que c’est la même que cet auteur nomme peu delignes auparavant Euro mus. Car il dit d’Europusqu’elle a été nommée Idriade, du nom d’Idrís, fils deChrysaor ; & il dit d’Euromus qu’elle tiroit son nomd’Euromus, fils d’Idrieus le Carien.
4. EUROPUS, ville de Macedoine, selon le même,
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ancienne Sc moderne, l. 1.
2. EUROTAS, rivière de Thessalie, auprès dumont Olympe, selon Strabon, /. 9> P- 44 r » qui ditqu’elle est nommée Titaresum > par Homere. C’est lamême que son abrévíateur appelle Europus. Voyez, cemot au n°. 6. Cette même riviere estjnommée Titare-
C EUROTAS, rivière d’Itahe, prés de Tarente.C’est la même que le fleuve Galese. Je ne 1 ai dit dansle premier article que comme une conjecture d Ortélius;mais je 1’assure ici fur l’autorïte de Polybe, qui en par-le ainsi l. S, c. 28, la plupart appellent Eurotas cetterivière de Galese ; Sc ce nom lui vient de l'Eurotas ,aui baigne la ville des Lacedemoniens. II y a, tant dans
î .. Ais vr“j“ ìvïace- le territoire que dans la ville même de larente, beau-
qui dit qu’elle tenoit ce nom d Eropus , fils de Ma t ^ choses qui se ressemblent > parce que les babi-
don, 8c d’Oríthyíe, fille de C ^ cr °^- , Macec joíne tans font un colonie de Lacedemoniens, & ont avec
ç. On ne fait de quelle Eu ? , t ^ r»,r euX une affinité; ce dont personne ne doute.
4 EUROTAS. Ortélius croît trouver une monta-gne de ce nom dans ce vers de Stace, l. x , v. 118.h Audiit & médius Cœli Parnaffus, Cr asper
Eurotas, dubiamque jugo fragor impulit Oeten.EURYAMPUS, ville ancienne de Macedoine,dans la Magnésié, selon Etienne le géographe.
EURYEIS, rivière & village dans le pays nommeScepsia , auprès de la contrée de Troye, selon Strabon,
l ' i^ELJRYMEDON , rivière de l’ancienne Pamphy-lie. Elle avoit fa source au mont Taurus , passoít à la
Etienne a voulu parler ; car il y en avoit plusieurs. Pline, l. 4 -, c. 10, y en met deux; l’une fur l’Axius ,l’autre qui étoit arrosée par la rivière Rhoedias. Ptolo-mée, /. 3 , c. 13, y en met aussi deux, l’une dansla province qu’il nomme Mathia , ou Macetia ; 8c l’au-tre dans le pays desAlbotes, ou Almopes , suivant lesdivers exemplaires de cet auteur. Ortélius distingueles deux Europus de Ptolomée de celles de Pline, 8cen fait quatre villes différentes. Le P. Hardouin n'enfait que deux
6. EUROPUS, rivière de la Thessalie: l’abrévia-
teur de Strabon dit qu’Homere la nomme Titaresion. - - iau , u; ,, a ít
Sa source est au mont Citarius, qui est une continuation ville d’Aspendus, 8c se jettoit dans la mer de Pamphide l’Olympe, 8c il se jette dans le Penée. Au lieu de lie. Cirnon, général de la ilote des Athéniens, pour-Citarius, Casaubon veut que Pon liíe Xitharíus» ou íuivit le roi Xerxes jusqu a Pembouchure de cette rí
Titarus, suivant Eustathe. Voyez. Eurotas. 2.
x. EUROTAS, rivière du Péloponèse. Voici le coursque lui donne Strabon, /. S, p. 343. Elle a fa sourceastez près de celle de l’Alphée, savoir à Asea villagedu territoire de Megalopoiís ; l’une Sc l’autre rivièresCoulent cachées fous la terre l’espace de quelques stades,puis en sortent, l’une dans la Laconie, l’autre dans la•Piíàtide. L’Eurotas recommence à se montrer dans laContrée de Belbina, selon la correction de Caíàubon,passe auprès de la ville, même de Sparte, Sc après avoirparcouru une petite vallée, près de Helos » elle a sonembouchure dans la mer, entre Gythium port de merce Lacedemone, 8c la ville d’A cria. Cette rivière aplusieurs noms. Plutarque le géographe, p. 32, dansL colsect. d’Oxford % t. 3 , nous en a conservé quelques-
viére, qui coule maintenant dans la Caramanie, fous lenom de Zacuth. * Baudrand, , éd. 1703. Plut. in Cí-mon.
2. EURYMEDON, lieu de la Cilicie, auprès deTarse, selon Etienne le géographe.
EURYMEN^, ville de la Thessalie, selon Títe-Líve, l. 38, c. 25, & Etienne le géographe. Orté-lius doute si ce ne seroit pas la même qu’ERVMNL.Voyez ce mot au n° 2.
EURYSICHEjE, peuple de l’Acarnaníe, selon unancien cité par Strabon, l- *°> P- 460.
EURYTANES, Peuple de l’Etolíe. II en est par-lé à la fin du troisième livre de Thucydide. Etienne lemet aussi dans l’Etolíe ; mais les imprimésportosent der Italie , au lieu de i’Etolie, avant que Uaiaubcn eût