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averti de cette faute dans une de ses notes fur Stra-bon , /. io , p. 465.
EURYTUS, fontaine de la Grece. Euripide enparle dans fa tragédie d’Iphigenie, v. 420. en Au-lide.
EUSAN. Voyez. Eausan.
EUSDAIL, ou Ewsdale, territoire de l’Ecosseméridionale. Il tire son nom de la rivière d’Ew. E'A ti-reur de l’Etat présent de la grande Bretagne, t. 2,p. 2.33, le rapporte à la province de Liddesdale, aufli-bien que le territoire d’Êskedal» dont Baudrand, e'd.1705, fait une province, fous laquelle il range l’Eus-dail.
EUSE. Voyez. Eause.
EUSEBE, (Saint) abbaye de France, en Provence.Voyez, l’article Apt.
EUSENE , ancienne ville du Pont, dans la Paphla-gonie, selon Ptolomée, /. 5 , c. 4.
EUSIMARA, ancienne ville de Cappadoce, selonle même, /. 5, c. 7, qui la met dans la Melitene ,auprès de l’Euphrate, & cette contrée étoit un desgouvememens de la Cappadoce.
EUSON. Corneille dit que c’est le nom d’une ri-vière de la Macedoine ; qu’elle a conservé son anciennom, Sc qu’elle se jette dans la mer, près la ville dePierie. II y a bien de l’inexactitude dans cet article.1. Aucun des anciens que j’ai consultés en grand nom-bre ne fait mention d’Euson. 2. Pierie n’est pas le nomd’une ville, mais celui d’une contrée de la Macedoine,au nord de laquelle couloit l’Erigon ; Sc je soupçonnefort les copistes de Corneille d’avoir changé Erigon enEuson : la méprise étoit d’autant plus facile que Cor-neille étant aveugle, Sc obligé de s’en fier à eux nepouvoit guere s’appercevoir de leur erreur.
EUSSERSTHAL , monastère de la basse Alsace,proche d’Anweiler. Voyez. Userthal.
EUST. Voyez, au mot Wist, Nortbrvifl 8 c South-ivifi.
EUSUGAGUEN, ville d'Afrique , dans la provin-ce de Hea, au royaume de Maroc. Elle est fort ancien-ne, Sc d’une situation très-avantageufe, étant fur unehaute montagne, au pied de laquelle passe un ruisseauqui pourroit beaucoup servir pour le jardinage si leshabitans étoient moins sauvages. Ils vivent de farined’orge » d’huile d’Erquen Sc de chevres , & ignorent ceque c’est que de dresser des jardins. Cette ville, qu’onpeut appeller une place forte, est à trois lieues deHadequis, du côté du midi, 8 c a été bâtie par ceux dupays , qui n’ayant ni religion ni crainte de Dieu, quoi-qu’ils se disent Mahométans, ont guerre continuelleavec leurs voisins, 8c s’entretuent pour la moindre cho-se. Comme les hommes Sc les femmes brossent fans sou-liers au travers de ces montagnes , où il y a quelqueshameaux que ces Sauvages habitent, ils ont aux piedsdes crevasses qui vont jusqu’à l’os. Ils n’ont ni Jugesni Alfaquis ; 8 c n’étant retenus ni par l’honneur ni laconnoíssance du bien, ils ne songent qu’á se venger deleurs ennemis, 8 c à les tuer en trahison s’ils peuvent.Ainsi ils passent pour les plus cruels 8 c les plus brutauxde toute la Barbarie ; Sc on ne tient pas pour brave par-mi eux, celui qui n’a pas tué douze ou quinze hom-mes : tout leur commerce est de miel 8 c de cire qu’ilsvendent aux marchands Chrétiens , encore jettoîent-ilsla cire qu’ils vendent aux marchands Chrétiens; commen’ctant propre a aucun usage, avant la venue des Por-tugais , dont ils n apprehendoient pas les courses, à cau-se que leur montagne est si roide qu’on n’y peut allerqu’à pied. Audi n’ont-ils n í chevaux, ni bœufs, ni d’au-tre bétail que des chevres épaisses par la montagne:quoiqu’il n’y ait pas plus de cinq cens maisons dans laville, ils ne laissent pas de faire plus de trois mille com-batans.
EUTsEA, ville ancienne de l’Arcadie, selon Etien-ne le géographe. Xenophon en parle aussi au VI livrede l’histoire Greque.
EU T A N, lac d’Afrique, dans l a Nigritie, auroyaume de Senega, à quatre lieues de Jandos, Sc àdeux d’Emduto, qui font deux villages de ce pays-làII a sept lieues Sc demie de long , trois quarts de lieue delarge, Sc cinq ou six pieds de profondeur. Dans les sai-sons pluvieuses ce lac est fort poissonneux, Sc reçoit
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plusieurs torrens dans son sein ; mais au sort de l’été *les torrens Sc les lacs fe fechent, de forte qu’on y peutpasser à pied sec : alors' on trouve fur íbnfond de peti-tes cornes qu’ils appellent Simbos , Sc qui fervent demonnoie à Angola. * Dapper, Afrique p. 229.
EUTASUM, ville de l’Arcadie, selon Paulanías »/. 8, c. 27. Sylburge a sagement rétabli Eut^a, quiest le vrai nom de cette ville,
EUTHALITES, (Huns) ou Haïatelites , NepH-talites, Atelites , Abtelites, OU enfin Cidari-tes , branche des Huns. Après que les anciens Hunseurent été chassés du nord de la Chine, la plus gran-de partie se retira, comme on le voit à l’article Huns;dans les pays Septentrionaux voisins de l’Europe : lereste passa à l’Occident , vers Akson Sc Kasehgar, de-là se répandit dans les plaines qui s’étendent jusqu ala mer Caspienne 8 c aux frontières de la Perse. Conv-me ces Huns senommoient Le-Le ou Lie-Le, 8 c qu’ilsdemeuroient le long du fleuve Oxus ou Ghion, on lesa nommés Ab-te-le, c’est-à-dire les Lelites d’eau; de-là se sont formés les noms d’Abtelites, & par corrup-tion Euthalites, 8 c Nephtalites ; ce qui a fait croire aquelques-uns qu’ils étoient Juifs de la tribu dê Neph-thalie, lesquels avoient été transportés dans ce pays,dans le tems de la captivité. La ville capitale des Hunsse nommoit Korkandge. La couleur de leur visage, Scleur maniéré de vivre les rendoït différents de ceux quidemeuroient dans le nord, dont le teint étoit basané.Beaucoup plus policés qu’eux, ils habitoient dans lesvilles ; ils étoient en commerce, 8c contractoient desalliances avec leurs voisins , ce qui contribua beaucoupà les dépouiller de cette Barbarie que ceux du nordavoient conservée.
Pendant que l’Europe étoit désolée par les ravagespresque continuels que les Huns des Palus Méotidesy faisoient , la Perse étoit continuellement aux prisesavec les Euthalites, lesquels, après avoir été tantôtvainqueurs, tantôt vaincus, firent prisonnier un desrois de Perse, de la race des Arsacides, 8c forcerentla Perse à leur payer tribut. Les historiens Grecs onttrès-peu connu cette branche de Huns. On trouve feu-lement dans leurs chroniques que les Perses furent obli-gés de faire la paix avec les Romains, pour combattredes Barbares qui ravagoient la Perse, d’autres fois ;que les Perses n’ont rien entrepris cette animée contreles Romains, parce qu’ils étoient occupés à repoussesdes Barbares. Procope, de bel Perjìc en dit quelqu®chose, mais d’une maniéré très-vague. Le grand Cos-roès ayant rempli toute l’Asie de son nom, reçut desambassadeurs du Khan des Turcs, qui lui demandoit àfaire alliance avec lui : les Euthalites , craignant de setrouver entre deux peuples puissans & alliés, tâchèrentd’arrêter cette alliance , 8c tuerent les ambassadeursTurcs. Le Khan des Turcs, indigné, rassembla toutesses forces , attaqua les Euthalites , les défit vers l’an f 3 t 'Leur roi périt dans l’action, Sc depuis ce tems les histo-riens ne font plus mention de ces Huns, qui fureslt»fans doute, confondus avec les Turcs. * Histoire g en fraie des Huns, par M. de Guignes , /. 2,0. 325. &sui v ’
EUTHANiE, Eutan*, ou
EUTHENAL, ville de la Carie, selon Etienne 1 ®géographe. On trouve une médaille des EutheNiT eSdans le trésor de Goltzíus, p. 215 , Pline), /. 5 • c ‘29, parle d’EuTENE ; cette ville étoit maritime 8 c da sl ®le golfe de la Doride, mais différente d’EuTANE»
Pline parle une ligne ensuite. Cette derniere, selon 1 0servation du P. Hardouin, est l’Euthanée de Melf» '
1, c. 1 6, Sc étoit entre Cnide Sc le golfe Ceran "4 *
E U T H E R E. Corneille met un fleuve de cedans la Syrie » 8c il dit que quelques-uns l’aPPf. e , uValania, Scc. il tire cet article de Davíty stjstfleuve Eleuthere ce que Corneille dit de Í’EuTHre. , .
EUTIM, ou Euthim , siège épiscopal de RA ra j 'fous Bostra Métropole, en latin Eutxmium, sel°®notice épiscopale de 1225. Ce lieu est nommé E usTdans une autre, 8c Eurinii ou Eutuni dans <celePatriarchats d’Antioche 8c de Jérusalem. Schelj
Ant. Eccles. t. 2 , p. 757, 8 c 770. ;ii e d’Al-
EUTIN, ou Euthin , château & petite vi cettelemagne, dans le Holstein 9 c dans la ççntrée
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