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de pierre > dont les cendres font d’un très-grand usa-ge. íl y a auffi des mines d’or, d’argent , de cuivre, defer 8c de plomb, 8c des sources de Naphte. Quelquesgéographes mettent aúffi les villes de Khovakend , deKhogiend 8c de Mardhinang , dans le pays de Farganah ,& fixent en cet endroit les limites du Musulmanisme.* D’Herbelot , Bibl. Orient.
FARGIAB. Voyez. Farab.
F A RI AB : ce mot arabe signifie un terrein arrosé pardes canaux tirés des rivières.
FARIAB, ville d’Asie. Voyez. Otrar.
FARIM , ville d’Afrique, fur la rive gauche de San-Domingo , à quarante-cinq lieues au-dessus de Kachao ,mais beaucoup moins peuplée. Elle n’a pour fortifica-tions , qu’un enclos de palissades. Les principaux habí-tans de Kachao ont des maisons à Farím , où leurs gro-mettes font des étoffes de coton 8c de la cire. La ville estgouvernée par un capitaine major, dépendant de celui deKachao. Tous les villages , entre ces deux villes , fontpeuplés de gromettes Portugais , qui s’employentà ra-masser du coton. * Voyage de Brue en Afrique. 1701.
FARIM A , royaume du Japon , dans la grande iíleNiphon,'8c fur la baye d’Ozaca : fa capitale porte le mê-me nom. Nobunanga ayant conquis ce royaume, ledonna à son second fils.
FARINA» ou Porto-Farina, en latin Farina Port us ,bourg 8c port de mer d’Afrique , au royaume de Tunis ,en Barbarie , fur la pointe d’un petit cap , à l’embou-chure de Magrada , du côté du couchant. Quelques géo-graphes disent que c’est l’ancienne Utique, que d’autresmettent à Biferte.
F A RI ON , en latin Pharos > petite iíle d’Egypte ,près de la ville d’Alexandrie , fur laquelle Ptolomée ,roi d’Egypte , fit bâtir une tour pour servir de tare , Scpour éclairer de nuit le port d’Alexandrie. Ce tare passapour une des merveilles du monde. Cette iíle est pré-sentement jointe au continent. Le tare est ruiné , 8 c lesTurcs ont bâti fur ses ruines une citadelle pour défen-dre le port d’Alexandrie , 8c quelques maisons de mar-chands 8c des pêcheurs.
FARNACE. Voyez. Pi-atina.
FARNASIA, en latin Farnafia, anciennement Thy-NIAS, ou Bithynida , petite iíle de la Mer Noire » furla côte de la Natolie , près du canal de Constantinople.II y a, auprès de cette iíle , du côté du Levant, quelquesécueils , ou rochers nommés Farnasii, que les an-ciens nommoient Erithini.
FARNE , en latin Farnia, petite iíle d’Angleterre ,dans la mer d’Allemagne , 8c fur la côte de la provincede Northumberland , à trois milles Anglois du châteaude Bambury, à six d’Hojy au midi, 8c à douze de Ber-wick. Voyez. Lindisfarne.
FARNESE , ou Castel-Farnese » en latin Farne-Jium Cafiellum , bourg 8c château du duché de Castro, enItalie., 11 est fur une colline , dont le pied est baigné parla rivière d’Oipita, à deux lieues de la ville de Castro ,du côté du nord. II a pris son nom des ducs de Parme,pendant qu’ils possédoient le duché de Castro.
FARNHAM , en latin Farnhama, bourg d’Angleter*re , dans le comté de Surrey, entre Londres 8c Winches-ter. II est connu dans l’histoire par la victoire du roiEthelrede , qui y défit les Danois l’an 993. Ethelbalde ,roi de West- Sex , donna ce bourg à l’évêque de Win-chester.
1. FARO , ville de Portugal, dans le royaume d’Al-garve , en latin Pharus. Elle est du côté de Sylves 8c deLagos, avec un port fur la côte du golfe de Cadís. Cetteville - qui est près du cap de Sainte-Marie, à cinq mil-les de Tu vira , 8c à neuf d e l’embouchure de la Gua-diana du côté de l’occident, a un évêché íùffragant del’archevêché d’Evora , qui renferme tout le royaume desAlgarves. Alfonfe , roi de Portugal , après avoir faitplusieurs conquêtes dans l’Algarve, entreprit le siège deFaro, en 12.49. Ee Miramolin de Maroc, à qui cetteville appartenoit ,en avoir fait rétablir les fortifications,& y avoit établi pour gouverneur un de tes plus grandscapitaines, appellé Aben-Baran. Ce commandant y avoitmené une garnison considérable pour la défendre parterre 8c par mer. Alfonfe marcha luí-même à cette con-quête , 8c commença par se rendre maître de tous lespostes 8c de toutes les avenues par où l'on pouvoir se-
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courir la place , quand il l’aùroit assiégée. Les Sarrasinste défendirent avec opiniâtreté ; mais les Portugais fi-rent de si pressantes attaques , qu’ils les réduisirent àcapituler. Le roi voulut bien leur accorder une partiede ce qu’ils lui demanderent. II leur permit de sortirde la ville , mais tans armes 8c tans bagages, 8c laisiala liberté à ceux qui furent bien-aifes d’y rester, decontinuer leur profession 8c leur négoce, pourvu qu’ilslui payassent le même tribut qu’ils payoient au Mira-molin , 8c qu’ils le reconnussent pour leur souverain.
* Corn. Dict. Le Quien de la Neuville » Hist. Gener.de Portugal.
2 . FARO. Voyez. Fare 8c Messine.
FARR 1 NGDON, ou Farçndon , selon Baudrand,ville d’Angîeterre en Berckshire. Elle étoit autrefoisrenommée à cause d’une forteresse voisine ; 8c elle estaujourd’hui remarquable pour son trafic.
i.FARS, ou Farsistan, province de Perse » au-trefois la Perse proprement dite, dont Persépolis étoitla capitale. Elle s’étend au íùd-est jusqu’au sein Porti-que , 8c commence à quatre journées d’Ispahan , à unvallon, large seulement de mille pas, Sc long de quinzeou vingt lieues. II passe une petite rivière au milieu ,8c c’est fur une pente de ce vallon qu’est bâtie la villed’Biesdecas , renommée pour son bon pain. Cette pro-vince ne s’étendoit pas autrefois si loin , 8c te terminoíta Benarou , a deux journées de Lar, avant que l’ancienroyaume de Lar, 8c celui d’Eremus eussent été conquispar Schah-Abas.Ils lui ont été tous deux unis, 8c ont cha-cun un sultan ou gouverneur à part, au lieu des princessouverains qui les possédoient. Les villes principales dela province de Fars , font Schiras, fur la riviéré deBen-demir, Caferon , Benarou, Firufabat 8c Darabguier. Sesports de mer , le long du golfe Persique, font le Bander-Abajp 8c le Bander-Congo. Le premier , nommé autre-ment Gonrom, est d’ordinaire appellé le Fort d’Ormus »quoiqu’il en soit éloigné de trois lieues en terre-ferme »8c que la ville d’Ormus soit dans une isle qui est vis-à-vis, où les vaisseaux ne s’arrêtent plus, depuis que lesPersans en font maîtres. Le Bander - Congo est à deuxjournées de-là, en tirant à l’ouest, Sc comme Iair y estbeaucoup plus sain qu’â Gonrom , 8c le chemin pluscourt pour les voyageurs qui vont négocier à Shiras ,il leur seroit auffi plus commode, fi les passages deshautes montagnes n’étoient pleins de précipices, 8ctrès-dangereux pour les chameaux 8c autres bêtes decharge. Quand on part de B alfa ra pour la Perte , 8cqu’on est sorti de l’embouchure de l’Euphrate, on trou-ve , à vingt ou trente heures de mer , dans le sein Per-sique , deux autres petits havres , appellés Bander-Rick, »8 c Bandèr-Rak,el, mais il n’y peut entrer que des bar-ques de la grandeur de celles de Marseille. L’usage dufer étant entièrement inconnu à ceux qui habitent cettecôte > on ne peut trop admirer leurs barques , qui fontsi bien faites 8c si fortes , qu’elles font capables de résis-ter à la mer , quoique les ais ne soient attachés ensem-ble que par une couture de corde faite de fil de co co.
* Corn. Dict. Tavernier , Voyage, 1 . 4.
Les Arabes disent que Fars étoit fils d’Azas, ou d’Ar-phaxad , fils de Sem, fils de Noé. Quelques-uns le fontnéanmoins descendre de Japhet, 8c tous conviennentqu’il a donné son nom à la Perse , que l’on appelle lepays de Fars 8c d’ Agen en général. Cependant les Per-sans prétendent tirer leur origine de Kaiumarath q uíest parmi eux , ce qu’Adam est parmi nous , 8c dise^ £qu’ils ont toujours eu des rois de leur nation » dont msuccession n’a été interrompue que pendant un espa cede te ms qui n’est pas considérable. Les Dilemites • * esCurdes , 8c même les Turcs Orientaux , selon que^l l/ Sauteurs , descendent des Persans. Les DiEEAii^s habi-tent le long des rivages de la mer Caspienne » st ue iesOrientaux nomment la mer d eThaifèlan , laquelle portaauffi le nom de Dilem , à cause du voisinage de cettenation. Les Curdes íbnt répandus vers Scheherez.ur dansl’Assyrie , à laquelle ils ont donné le nom d eCurdij an.Quelques-uns les font Arabes d’origine, 8c C ”
tant venus s’établír dans les marais des Nabat ens »aux embouchures de l’Euphrate 8e du Tíg re > on es aappellés Arabes-Agem, c’est- à-dire Arabes barbares,nom qui est demeuré depuis au* Persans. Les Turcs tefont rétirés au-delà du Gihon , c est-a-dtre du e