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Amou ou Oxus, dans le pays qui a été appellé à caused’eux le Tnrkefìan.
La monarchie Sc la religion des Persans font fort an-ciennes. ils reconnoiíTent pour fondateur de l’une Sc deF autre, leur premier pere Sc leur premier roi ; c’est pour-quoi ils appellent leur religion Kaiumarathienne. Ellereconnoît un Dieu éternel ; qu’ils appellent en leur lan-gue Jez.dan, Sc Oromaz.de , qui est le vrai Dieu, appeî-lé par les Arabes Allah, auteur de tout bien, Sc unautre créé des ténèbres, auquel ils donnent le nom d ’A-hermen, qui est proprement [’Eblis, ou le Diable desArabes, principe de tout mal. Les Persans ont en très-grande vénération la lumière, Sc ont une extrême hor-reur des ténèbres , ce qui les porte jusqu’à la supersti-tion d’adorer le feu. Cette religion n’a pas fait grandbruit, j us qu’à Zerdacht ou Zéradascht (c’est Zoroastre)qui voulut passer pour prophète parmi eux, Sc leur en-seigna que le Créateur de toutes choses qui ne connoîtrien de semblable à lui, a produit la lumière Sc les té-nèbres, 8c que du mélange de ces deux choses, le bienSc le mal, la génération Sc la corruption, Sc enfin lacomposition de toutes les parties du monde s’est faite ,Sc subsistera toujours, jusqu’à ce que la lumière se re-tirant à part d’un côté, 8c les ténèbres de l’autre, cau-seront la destruction. Cette doctrine de Zoroastre est cel-le des Parfis, appellés aussi Mogan Sc Magious , ou Ma-ges, comme aussi Ghebres, lesquels se tournent toujoursvers le soleil levant, quand ils prient. * D’Herbelot,Bibliot. Orient.
2. Le mot de Fars, pris plus spécialement, est laPerse -proprement dite. Cette province est bornée à l’o-ríent par celle de Kerman, à i’occident par le Khusis-tan, au midi par le golfe Persique, 8c au septentrionpar un grand désert qui la sépare du Korassan. Elle a160. paransanges d’étendue le long de la merOcéane,ce qui revient à 300. lieues Françoises. Jezd est la vil-le la plus orientale de cette province, Sc celle de Ra-madan en est la plus occidentale , Gireft ou ireft laplus méridionale » Sc Rei la plus septentrionale. Le granddésert dont on a parlé , s’appelle Naubendighian, Sc ilappartient en partie au Khorassan , par où il se joint aupays de Fars, vers les villes de Cornus, de Com, deCaschian Sc de Rei , 8c en partie au Segestan Sc auKerman.
Toute cette grande province est divisée en deuxparties : celle qui est la plus unie s’appelle Nerm, quilignifie douce Sc traitable ; celle qui est la plus raboteu-se se nomme Kouhejsar, ou Gebal. Í 1 y a dans la Per-se auprès de Hendekan un puits qui exhale continuel-lement une grosse fumée, dont la vapeur est si maligne,que personne n’ose en approcher, 8c les oiseaux quipassent par dessus y tombent morts infailliblement > com-me au lac d’Averne, dans le royaume de Naples.
F ARS A, Pharjalus. Ville de la Turquie Européen-ne, dans la province de Janna, au midi de Larisse, Scà l’ouest du golfe de Volo. C’est près de cette ville quese donna la fameuse bataille de Pharsale.
FARSISTAN. Voyez. Faus.
FART, ou Forât, nom moderne de I’Euphrate.Voyez. Euphrate.
1. FARTAQUE, ou Fartach, cap de l’Arabieheureuse, dans l’Yemen, dans la mer des indes. II gîtpar les 69. d. de longitude, Sc par les 14. d. 24. m. delatitude septentrionale. Les bons auteurs font partagéspour la maniéré d’écrïre ce mot, 8c de l’Iíle lui-même,dans une de ses cartes, écrit Fartaque Sc dans une au-tre Fartach.
2. FARTAQUE, royaume de l’Arabie heureuse : il«'étend le long de la mer des Indes, depuis le port deCheer jusqu’à l’embouchure de la rivière de Prim. L’if-le de Zocotora qui est à l’entrée de la mer rouge en dé-pend. Thomas Rhoe , dans les Mémoires de íbn am-bassade, auprès du Mogol, imprimés au premier volu-me des voyages, recueillis par Thevenot, dit que leroyaume de Fartaque a son étendue, depuis le 15. d.jusqu’au 18. De l iste, Carte du royaume d’Yemen, l’é-tend depuis le 14. d. de latitude, jusqu’au 16. d. 30. m.& pour la longitude, de puis 67. d. 30. m. jusqu’à 73.d. de longitude. II n’y met point d’autres villes queFartach, capitale, 8c Nibane qui est au bord occiden-tal de l’embouchure de la rivière de Prim. Mais dans
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fa carte de l’Egypte, Scc. il dispose-cette cote autre-ment y. Sc au lieu du royaume de Fartach, on trouvele royaume de Hadramut, où sont Schibam ou Hadra-mut, Sequire , Mocala Sc Ardgye ; 8c à l’orient de ceroyaume jusqu’à la rivière de Prim, il place le pays deSeger, ou Schajar, dont la partie méridionale est nom-mée dans cette carte royaume de Carèsen, où sont Ca-xem, ou Caresen , Fartaque, Tgidit, Dopr.ar ou Ta-phar, Mirbate Sc Nibane. Ces différences dans les car-tes viennent de la diversité des relations dont les au-teurs donnent souvent à un royaume le nom de la pro-vince ou de la ville qu’ils connoissent le mieux, fautede savoir le véritable. Cela vient aussi quelquefois ditchangement de résidence, un nouveau roi, soit caprice,soit raison, transportant sa cour dansuneautre ville. Maísil faut remarquer ici q ue de l’Iste distingue Fartaquede Schibam ou Hadramut, Sc les met dans deux pro-vinces différentes ; au lieu que Baudrand dit que Far-tach est aufíi nommée Hadramut; en second lieu, quele pays d’Hadramut, le pays de Seger, Sc le royaume deCaresen, ne différentdu royaume de Fartach, que com-me les parties différent du tout. Thomas Rhoe, dansles mémoires déja cites dit que ce royaume est en paixavec le grand seigneur, à qui toute l’Arabie heureusepaye tribut, excepte ce pays qui n’est obligé a autrechose qu’à lui envoyer cinq mille hommes quand il lesdemande ; à condition toutefois que le grand seigneurles doit payer 8c entretenir. * Recueil de Thevenot, t. 6.
3. FARTAQUE, ville de 1 Arabie heureuse, dansle royaume de Fartaque Sc au cap de même nom. Lesgéographes Arabes que nous avons n’en font aucunemention.
FARWEL , cap, dans la partie méridionale du Groën-land, dans une ifle, cependant séparée de la terre fer-me du Groënland par deux détroits, 8c une autre ifle.Sa partie méridionale est à 60. d. de latitude. Ce motqui signifie Adieu est nommé par quelques auteurs leCap d’Adieu ou de l’Adieu ; d autres le nommentle Cap de ForbiSher. Dans la carte de B Uâc he 17/0.on trouve cap ïarewel, c est une faute.
FASCALO, royaume imaginaire que quelques au-teurs placent dans l’Abiffmie.
FASCELINA, ancienne bourgade de Sicile, fur lacôte occidentale, proche de Païenne, selon Baudrand,éd. 1682. Les anciens ont fait mention d’un temple de
la Déesse Diane, entre Milse Sc Naulochus; Sc SiliusItaliens, l. 14, v. 261, dit que Fascelina étoit SodésThoantes, Des. Ce lieu étoit arrose par le fleuve Mêlas ;8c est nommé Artemisium par Appien , Civil. I. 5.qui le qualifie • c est - à- dire » une
très-petite Fillette. Le même auteur ajoute qu’on difoítque les bœufs du Soleil y avoient été. Pour entendrecette opinion populaire des anciens, il faut savoir quele fleuve Mêlas est nommé aussi Fafcelinus , Phaceli-nus , Phafcelinus , ou même Facilinus par les Anciens.Ce nom se trouve estropié en celui de Ph&thelinus ouPhaethleinus dans les éditions deVibius Sequester, quidit qu’il étoit près de Feloride Sc voisin du temple deDiane. Pline, /. 2 , c. 98 , explique ainsi cette fable. Lamer, dit-il, jeté fur le rivage, entre Me fana ( Messi-ne) Sc MiU (Milazzo) des ordures qui ressemblent à dufumier : de-là est venue la fable, selon laquelle les boeufsdu Soleil ont leur étable dans cet endroit. Seneque, Nd-tur. Quœft. I. 3 , c. 26, dit la même chose, Sc Fazel,Decad. 1, /• ?> de Reb. Sìcul. c. 8, dit avoir été té-moin de ces éjections de la mer. Theophraste dit quece qui avoit donné lieu a cette fable, c’est l’exceliencedes pâturages de ce pays-là.
FASSADINIG , baronnie d’Iriande, dans la provin-ce de Leinster. C est une des onze qui composent lecomté de Kilkenny. * Etat présent de pblande. p. 41.
FASSEN , pays ou habitation d’Afríque, dans laNumidie , à soixante journées du Caire : elle est situéeentre les déserts de Libve, le royaume d’Agadez, lepays des Nègres 8c l’Egypte; Sc comprend cent villa-ges, 8c vingt-huit villes, dont la capitale est à 44. d.de longitude, 8c à 26. de latitude, selon le calcul deDapper, dont le premier méridien passe à la pointe ducap Verd. C’est, dit le même auteur, un état peupléde gens riches en dates Sc en argent, à cause du com-merce des Nègres. Les habitans ont un seigneur parti-
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