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Tome second. C - F.
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ïans de cette iíle , en retirant la garnison qu’il fut obligé-d’y remettre. Il y a dans cette iíle beaucoup de Fla-mands , descendus de ceux qui en firent la découverte, Scqui firent donner aux Açores le nom d’ifies flamandes ;«nais Linschot dit que , de son tems , ils ne parloïentplus que Portugais, quoiqu’ils aimassent toujours bien àvoir les Flamands, les compatriotes de leurs peres.Bau-drand, édition 170J , donne pour lieux principaux decette iíle Cruz, Fayal 8e la Trinidad. Le P. Coronelli ,Isolario , y met de plus Sta. Catalina, N. S. de la Gra-cia , 8c P. de George Loreco. Ce ne lont ni des villes ,ni des bourgs , mais de Amples habitations : ce pere niLinschot n’y mettent point le volcan, que Baudrand yplace. L'extrémité orientale de cette iíle est par le 3 j o de-gré de longitude, 8c le milieu, fous le 39 degré 30 min.de latitude , selon l’isolaire du P. Coronelli.

F A Y D , petite ville d’Asie, dans la Syrie , fur lafrontière de l’Arabie déserte, environ à quatre cens millepas de Damas, vers l’orient, Sc à près de cens mille pasd’Antiocne, vers l’orient d’hiver. On croît que c’est l’an-cienne Palmyre. Voyez, ce mot.* Baudrand, édit. 1705.

FAZE. Voyez. Phasis.

F£AR , (le cap) cap de l’Amérique septentrionale,dans la Caroline , 8c dans la province de Clarendon » àl’embouchure de la rivière de Clarendon, à qui on donneauffi le nom du cap. * De l’Iste » Robert, Carte de T A-mérique.

FEARNES , Ferns , ou Fernes , en latin Ferna ouFerrun ., petite ville d’Irlande, au comté de Wexfôrd ,dans la province de Leinster, vers les parties septentrio-nales. Elle n’est remarquable que par son évêché , suffra-gant de Dublin , Sc l’un des dix-neuf qui ont été conser-vés. * Etat de l’Irlande, p. 46.

FEATHARD ou Featherd , petite ville d’Irlande ,dans la province de Leinster , au comté de Wexford , àdeux milles de Duncannon. Elle envoye deux députésau parlement. Elle est fur une petite presqu’iíle, entrela baye de Wexford 8c celle de Banne. * Etat de Tlr-lande , p■ 47. Baudrand édit. 1705.

1. FEBIÀNA , ancienne place dela Víndelicie,selonla notice de l’Empire.de sédition dont s’est servi Ortélíus.Baudrand, édit. 1682, dit Febiana Castra , 8c cite lanotice où il n’est point fait mention de Castra. Le P.Labbe , qui a fait imprimer au Louvre la même notice,édition dont je me fers dans cet ouvrage » dit simple-ment » se£l. 59, Equités tablefiani Junior es Tonte Oeni ,nunc Fabianis. Ce lieu est nommé Fabiance dans latable. D'ailleurs , la notice ne díî point que ce fut unepetite place de la Vindelicie ; mais elle met seulementcette garnison, sous la direction du commandant de laprovince de Rhetie I & II. Beatus Rhenanus croît quec’est présentement Babenbaustn , bourg de Suabe; 8c lamême place que Ptolomée , /. 2, c. 1 5 , appelle , selonlui Ph&bianu , au lieu qu’on ne trouve dans cet auteurque »--,»-»« dans la Rhetie. D’autres croyent que c’estBuRGAU , dans lá même province.

2. FEBIANA, ancien siège épiscopal d’Afrique,dans la Bisacene : la notice des évêques d’Afrique, n. 69,fait mention d’un .évêque de Fabiana , Succenfianus ,Febianenfis .

FEBRA. Ortélius dit: Electrís ou Febra , est une iílepeu distante de la Calabre'; 8c là-deffus , il cite Serviusfur le XI livre.de l’Eneîde.

FEDER-SEE ; c’est-à-dire le Lac de§ Plumes : lacd’Allemagne, dans la Suabe, à l’orient de la ville Impé-riale de Buchau. II a deux petites lieues communes deFrance , dans fa plus grande longueur » qui est nord 8csud, 8c une 8e demie dans fa plus grande largeur d’oc-cident en orient. II communique au Danube, par la pe-tite rivière de Krantzach > dont le cours est de deux lieues8c demie vers le nord-ouest. V De T Me, Atlas.

FÉERBER , ville de la Traníoxane , à 96 degrés8e demi de longitude, 8c a 39. de latitude. Cette villeest bien peuplée , 8c les vivres y font à bon marché. Elleest située fur le bord du Gihon, du côté de Bocara. * Ma-nuscrit de la Ribl. du Roi.

FEHRDEN. Voyez. FerdeN.

FEHRE. Ce mot, dans les noms géographiques delieux en Allemagne, signifie un passage, où il y a à touteheure un pont volant, un bac, ou quelqu’autre commo-dité réglée, pour passer une rivière. II vient du mot Fab-ien , passer en batteau ou en voiture.

FEL

FEISTRITZ, petite ville d’Allemagne , dans labasse Stirie , au sud-ouest de Pettau.

F EKIER-KEREZ. Voyez. Keres.

FELA , selon de l’Iíle, dans son Atlas » rivière deLivonie. Elle tire ses eaux du lac Wortzi , d’où ellefort au nord de Tarvast; 8 c, se groffisïant de plusieursautres petites rivières , elle se joint avec l’Ossa, Sc perdencore ce nouveau nom , avant que de se jetter dansle golfe de Livonie. On ne l’appelle ordinairement ason embouchure que la rivière de Pernau , qui est lenom d’une ville qu’elle sépare en deux parties ; la sep-tentrionale , le vieux Pernau ; & celle qui est au midi »est nommée simplement Pernau. Baudrand , édit. 170/ »la nomme Félin.

FELANOS,ou AggiulFelanos : c’est ainsi, qu’aurapport de Leunclavius, cité par Baudrand , invoce Phi-lomelium , éd. 1682 , les Turcs nomment la ville de laNafolie, nommée Fhilomelium par les anciens. Elle étoitpetite , 8c placée dans la grande Phrygie.

FELBER-TAURN, ouFelber-Alben , partie desAlpes. Ce font lés montagnes d’Allemagne , entre laCarinthie 8c l’archevêché de Saltzbourg. J’ai déja avertiailleurs que les Alpes ont été nommées en partie Taurus,8c que de-là est venu le nom de Taurisci aux anciens ha-bitans de ce pays là.

FELD.Les Allemands nomment ainsi une plaine, unecampagne 5 ce nom entre dans la composition de biendes noms géographiques, 8c se met dans quelques-unsau commencement » 8c dans d’autres , â la fin du nom,selon le caprice de i’usage Ce mot fait au pluríer Fel-den. II est ancien pour signifier des plaines 3 8c, au ju-gement d’Ortélius » Thefaur. il a trompé Paul Diacre ,Longobard , 1 . 1, c. 20, qui l’a pris pour le nom proprede quelque lieu, faute de savoir la langue Teutoniqueque l’on parloit alors , 8c de laquelle il est passé dansl’Allemand moderne.

FELDBACH, abbaye de filles, ordre de Cîtaux,dans le Thourgau » fur le lac de Constance , près de laville , 8c dans le doyenné de Heckborn. Elle avoitété d’abord fondée pour des Bénédictines en 125 2,8c ellepassa deux ans après à l’ordre de Cîtaux.

FELDBERG, petite ville d’Allemagne , en hastsSaxe , au duché de Meckelbourg , dans la seigneurie deStargard ; elle est du partage de la branche de Meckel-bourg Strelitz.

FELDKIRCH , ville d’Allemagne , en Suabe, auxfrontières de la Suisse , 8c capitale d’un comté de mê-me nom, fur la petite rivière d’111, qui se rend peu àprès dans le Rhin. Elle fait partie des pays héréditairesde la maison d’Autríche, 8c est censée dans le cercle dsce nom. Elle est á deux milles d’Allemagne d’Appen-zel au levant, Sc presqu’au milieu, entre le lac de Cons-tance au septentrion , 8c Coire au midi. Cette ville estbien bâtie 8c fort marchande; 8c quoique le feu l’ait dé-solée quelquefois , ses habitans l’ont toujours remise estbon état. II s’y tient deux foires tous les ans ; 8c osty trouve toujours quantité de vin à vendre. Ses privilè-ges font considérables : la ville élit ses magistrats ; on ypeut retenir ceux qui font bannis de l’Empire , 8c stshabitans ne peuvent être cités à aucun jugement provin-cial. Sur un roc , au-dessous de la ville > est le château deSchatenbourg. Zeyler, Suevìs., Topog. p. 79 , croit qu ec’est la C L u n 1 a de la table de Peutinger , Segment A’Mais il n’y a point d’apparence ; Feldkirch est à la droit®du Rhin, 8c Clunia est marquée à la gauche dans cettetable. Ce lieu prend son nom d’une plaine, où fut ofune église , sous l’invocation de Saint Pierre ; de-lay\ gqu’au lieu de Feldkirch, les habitans des vallées , **Italiens ont.aimé mieux dire Campo di S. pE»nOS. P E D R o. Le même Zeyler ajoute qu’elle a été au 1capitale des Estions , dont le nom s’est conservé dansnoms d ’Esthen , village , 8c Efihnerberg. On écrit au^Veldkirch. Il y a au-dessous un village qui paroit el’ancienne ville. ,, aii-

Le Comté de FELDKIRCH, petit P afmagne , autrefois dans la Swabe , 8c régalé P r enment comme une partie du Tirol. II est bori J pi...par le comté de Montfort, à l’orient par ce ui edentz; au midi par la.ligue des dix communautés, a 1 £cident par le Rhin. II a eu anciennement es com ^

ticulíers de la maisun de Montfort » de qui 1 p