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Tome second. C - F.
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triche, comte Sc comtesse de Bourgogne, de faire In-troduire la réforme de Saint Vanne dans cette abbaye.* Baudrand, édit. 1705. Piganiol de la Force , Descript.de la France, t. 6, p. 382.

FAÙGUEROLLES, bourg de France, dans sélec-tion de Condom » généralité de Bordeaux. 11 a autour detrois cens quatre - vingt-quatorze feux. * Dénombrementdit royaume de France ,t. 1 , p. 382.

FAVIGLIANA , ou T

FAVOGNANA , ou >Fovcz.Favagnana&aEgusa.FAVOUILLANA. 5

FAVQNE, ou Porto-Favone ou Navone, en la-tin Favonius ou Philonïus portus , port de Fille de Corse,lur la côte orientale de Fille, entre Porto-Vecchio Sc Ale-ria distrutta. * Baudrand , édit. 1705.

FAVONIUS, nom d’une forte de vent. J’expliquetous ces noms au mot Vent , où je donne un détail desnoms dont les anciens & les modernes fe font servispour désigner les différens rumbs de vent, 8c p 0 ur s’o-rienter , tant fur la terre que fur la mer.

FAVORITE, (la) château de plaisance de l’empe-reur, au midi de la ville de Vienne, de laquelle il est sé-paré par la petite rivière de Vienne , dont la capitale deP Autriche prend le nom.

FAUQUENBERG, comté, en Artois, fur la rivièred'Aa » à quatre petites lieues d’Aire , fur les confins duBoulenois. * Ditì Géog. des Fays-Bas.

1. FAUQUEMONT , ,en Allemand Valcfcenbourg,ou Vdlckjenberg, bourg 8c seigneurie de la Lorraine, dansle bailliage Allemand, fur la rivière de Nied. Jaillot,dans fa grande carte des états de Lorraine, lui donne letitre de marquisat. Outre le lieu de Fauquemont » on yvoitDritlin, Redlac, Saint-Vincent, Chemery, Val 8cAdlange, 8c les deux bois de Stempeche 8c Woderpeche;outre quelques autres lieux enclavés dans d’autres con-trées » comme Morlange , Geneviller , Meriendal, Scc.Cette seigneurie a appartenu d’ancienneté à Péglise deMetz , 8c fut usurpée par des seigneurs du pays , dans ledouzième siécle. U histoire des évêques de Metz allure quel’évêque Etienne de Bar, loué par saint Bernard commeun zélé pasteur & défenseur des droits de son église , re-prit , par la force des armes, plusieurs places occupéespar divers particuliers, entr’autres Fauquemont. iAprèscela les ducs de Lorraine s’en rendirent maîtres. Ilsiouíssoient du moins d’une partie au commencement duXV e siécle, puisque Charles , duc de Lorraine , donna lequart de cette seigneurie , en échange du quart de la sei-gneurie d’Albe. * Longuerue , Descript. de la France,

2 part. p. 158.

2. FAUQUEMONT , en Allemand Valck,enbourg ,petite ville des Pays-Bas , au.duché de Límbourg > furla rivière de Gueul, au levant, 8c à deux grandes lieuesde Mastricht. Elle appartient aux états des Provinces-Unies, 8c avoit ci-devant un château fur une montagne ;mais il fut ruiné par les François, lorsqu’ils prirent cetteplace en 1672.* Dict. Géog. des Pays-Bas. Baudrand »édit. 1705.

3. Le Quartier de FAUQUEMONT : on appelleainsi une des quatre parties du duché de Limbourg, aupays d’Outre-Meuse ; il est borné au nord par le duchéde Julíers , à Ferlent , partie par le même duché , Scpartie par la seigneurie de Rolduc; au midi par le comté >de Dalem , Sc au couchant par la Meuse. II fut cédé auxétats généraux par les Espagnols au traité de Munster,art. 3. * Jaillot , Atlas.

FÁUSSIGNI, Foucigni, Faucigni , ou Fossi-GNi, bàronnie, dans la. Savoie. LeFauffigni est bornédu côté du septentrion par le Chablais; vers Foccident,par le Genevois; vers le midi par la Savoie 8c la Tàren-taise. A Ferlent , il a le Vallais, Sc de ce côté-là, il estséparé de la Val d’Aoste par les hautes Alpes , que lesanciens nommoient Grdiennes. Autrefois le Fauflìgníavoit des bornes différentes de celles qu'il a aujourd’hui.

Le pays est dans les Alpes ; de forte qu’une partie estrude, âpre 8c stérile ; mais il ne laisse pas que d’y avoirde bons endroits. On l’appelle en latin ( Fuciniacum )-II a eu ses seigneurs des le XI e siécle , lorsque les em-pereurs Allemands descendans de Conrad le Salíque ,étoient en poste filon du royaume de Bourgogne Sc d Ar-les. Les premiers seigneurs de Faulligni ont été Emerard8c Louis , avant Fan ixoo. * Longuerue , Descript. dede la France, 2 part., p. 326.

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Guillaume succéda à son père Louis ; 8c c’est de ceGuillaume que descendoit en ligne directe 8c masculineAimon II, seigneur de Fauffigni, qui mourut sans enfansmâles, au commencement du XII e siécle. Son héritière futfa fille Agnès , qui épousa Pierre, comte de Savoie, quin’én eut qu’une fille, Béatrix de Savoie, laquelle épousaGuigne , dauphin, fils d’André de Bourgogne ; 8c parce mariage, le Faufligni fut uni au Dauphiné. Auíîì tousles dauphins en ont joui jusqu’à HumbertU, qui donnaíès états à la France; mais les comtes de Savoie s’étoientréservé l’hommage , qui fut racheté du comte Aimonpour une grande somme d’argent par Humbert, l’an 13 3 4;8c pour la payer, il mit une taille extraordinaire sur íessujets. Le Fauffigni fut donné.àla France par le dauphinHumbert avec ses autres états.

Les comtes de Genevois avoîent des prétentions furle Fauffigni, fur lesquelles le roi Jean, Sc son fils Char-les , dauphin, transigèrent avec Amedée , comte de Ge-nevois, à Paris l’an 1352. Le comte leur ayant cédé sondroit, la barormie de Fauffigni fut unie à perpétuité audauphiné, ce qui n’empêchapas le roi d’alíéner tout leFauffigni» Sc de quitter les droits des dauphins fur Gex,8c les fiefs de Genevois , la Valbonne Sc Montluel, enBresse. On donna en échange au dauphin plusieurs bourgs8c villages du Viennois 8c du Graisivaudan, qui apparte-noient au comte de Savoie , a la charge que les comtestiendroient le Fauffigni des dauphins de Viennois, leuren feroíent foi 8c hommage > 8c les íèrviroïent envers Sccontre tous, excepté l’empereur Sc l'empire. Ce traité futconfirmé Fan 1376 , par Charles V, Bc Fan 1410 , parCharles VI. Les comtes de Savoie ensuite rendirent hom-mage aux dauphins, jusqu’à Fan 1410, oìiAmedée s’ac-quitta de ce devoir, 8c c’est lui qui fut le i« d uc de Savoie.

Le dauphin Louis, qui fut depuis le roi Louis XI ,étant en personne en Dauphiné » vendit en 1445 à Louis,duc de Savoie, le droit de souveraineté, [ u ; apparte-nois sur le Fauffigni, ce qui fut ratifié p ar le roi Char-les VIII, à Chinon la même année. Le duc renonça audroit qu’íl prétendoít avoir fur le comte de Valentinois »au profit du roi 8c du dauphin. Ainsi le duc de Savoie futaprès cela auffi souverain dans le Fauffigni qu’ en Savoie.

II n’y a dans ce pays de Fauffigni aucune place considé-rable. La principale s’appelloit autrefois ‘ FouJpgn^Scavoitdonné son nom au pays. Cluse , petite ville, lui a succédé.

II y a encore Bonne 8c la Bonneville,fur la rivière d’Arve.

FAUSTINOPOLIS , ville de la Cappadoce secon-de. Antonin » Itiner. en sait mention. Elle étoit épisco-pale fous Thyane , métropole; 8c Daniel, s 0n évêque ,souscrivit au concile d’Ephese. Ortélius, T hejdur. écritFauftinianopolis ; mais Antonin 8c les notices portentFauflinopolis. * Carol. à S. Paulo, Geog. sacr. p. 246.

FAY, village, en Hainaut » à une lieue de Binch, 8cà autant de Roeuls. II est remaquable par la résistance qu’yfirent les troupes de Hollande , que le prince d’Orangsy jetta le jour de la bataille de Senef, dans le voisi-nage duquel il est situé, 8c par le carnage que ces troupes yfirent de celles deFrance, 8csur-toutde quantité d’officiersde marque, le 1 id’aout 1674.* Dicl. Géog. des Pays-Bas.

FAYAL , iste de l’océan Atlantique , une des Aço-res, dont elle est la plus considérable , après celle deTercere 8c celle de Saint-Michel. Elle est située directe-ment vis-à-vis la haute montagne de Fille Pico, qui n’enest séparée que par trois lieues de mer, Elle peut avoirdix-sept oudix-huit milles d’etendue. Elle a reçu le nomde Fayal des Portugais, qui nomment ainsi les hê-tres , arbres qu’ils trouvèrent dans cette iste. Elle abondeen gros bétail 8c en poisson ; 8 c elle en a assez pour four-nir l’ifle de Tercere. Elle fournit auffi du pastel, 8c estfréquentée , à cause de cela par les Anglois. La ville ca-pitale, qui s’appelle auffi Fa y al , est à l’ouest-nord-ouest de Piste. Elle contient environ trois cens familles.Les maisons y font fort belles , Sc bâties de pierres ; ellesont toutes une citerne Sc un jardin. Les Franciscains yont un couvent. Le roi de Portugal tient garnison dansla citadelle qui est assez mauvaise. Les insulaires avoîentautrefois voulu épargner ce qu’elle leur coûte, 8c a voientoffert de se garder eux-mêmes ; mais les Anglois profi-tant de leur désunion, firent unè descente, ruinèrent lesfortifications , jetteront Partillerie dans Iamer , enlevè-rent quelques caravelles, & firent repentir le roi de Por-tugal dé la condescendance qu’il avoit eue pour les habí-