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Tome second. C - F.
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la Terre-Sainte , au rapport de Kortholt, dans son traitéintitulé : Famaria desolata. Cette ifle fait partie du Hols-teín-Gottorp , auqueí elle devroít appartenir , comme lejuge d’Audifret, Geog. t, 3 , p. 414 > 6 les droits du plusfort, & autres raisons de convenance, qui décident t o ri-vent de la souveraineté d’un pays, ne prévaloient pasfur les droits de possession Sc de propriété. Le mêmeauteur dit qu’elle a été nommée Cimbria par les Cim-bres , 8 c qu’on n’a changé qu’une lettre dans le nom latinde Fimbria , comme Pontanus l’a fort bien remarquédans fa Chronographie du Danemarek ,.. Cette conjecturepeu solide, parce que dans le nord , où la langue latinen’a été portée que dans le IX e siécle, les noms en languevulgaire font plus anciens que les latins , & en font pres-que toujours l’étymologie. On la trouve dans Crantzius,Daniœ, tiv, i,pag. 3, en décrivant les trois ifles qui fontfur le rivage des Vandales , qui avoit dit le premier ;Prima ab occiduâ parte efi Cimbria vêtus , retìnensnomen totius viciru província , quamvis imperiti corruptovocabulo Imbriam Sc Fimbriam Jolent appeliare. Hœcest opposìta olim IVagris , mine Holsatis , qui , puljìsV~andalis , eam quoque regionir partem tenent , Ó~ ideòinsula eorum non Jutia censetur. D’Audifret ajoute :Quelques géographes ont cru.qu’elle étoit la Burchaniade Pline, que d’autres ont nommée Fabraria. Voyezau mot Fararia , où l’on prouve qu’ils se sont bienégarés. Cette iíle n’a que deux paroisses , Borg & Pe-tersdorp, II y a un fort au passage par où on arrive duHolstein, Sc on le nomme Fehrschantz , c’estrà-dire,le fort du passage. On fait cas des bas tricotés de cetteifle, pour leur bonté plus que pour la beauté de l’ou-vrage. Corneille se sert du correctif apparemment , pourdire que l’iíle de Femern , Sc celle de Femeren sont lamême chose. Le correctif est inutile.

FEMER-SUND], petit détroit de la mer Baltique,entre l’iíle de Femern Sc le Holstein. II a à peine deuxmilles de large dans fa plus petite largeur.

FEMY, Fidemium , abbaye d’hommes de l’ordre desaint Benoît, aux confins du Hainaut, diocèse deCam-bray , à deux lieues de Landrecy , proche la source de laSambre. Le village ne s’est formé qu’à la faveur de l’ab-baye > qui fut commencée l’an 1080 par deux gentils-hommes Anglois , qui, abandonnant leur patrie , pourvivre dans la retraite , allerent à Rome , où le pape leurdonna la régie de saint Benoît. L’un d’eux , nomméEtienne , fut le premier abbé de ce lieu , 8c l’église estdédiée sous l’invocation de saint Etienne, premier man;,tyr. Nicolas , évêque de Cambray , 8 c les chanoines defa cathédrale firent beaucoup de bien à ce monastère ,Sc en furent, en quelque maniéré » les seconds fonda-teurs. II y a eu contestation entre les rois de France ,8 c les souverains de la Flandre , pour lavoir à qui de-voir appartenir cette abbaye ; mais des arbitres assem-blés à Montdidíer l’an 1605 , l’adjugerent au Cambre-sis , & par conséquent á. la France. * Aubertì Mirai.Oríg- Cœnob. Belg. p. 129.

FENECTANI CAMPI. Tite-Live, 12 ,, c. 12 .parle d’une victoire remportée par les Romains fur lesLatins ïn Feneíianis campis , ou Seneïianís. Glareanusavoue qu’il ne connoît ni l’un ni l’autre de ces deuxnoms. Doujat a cru qu’il falloit lire FaufHanís , quifaisoit partie du territoire de Falerne , ou Fregellanis,ou Setinis , qui étoient entre les Volsques , 8 c voisinsde Priverne ,ou Ferentinis ; mais ces lieux étoienthors du Latium , 8 c différent trop des noms Feneélani.8 c SeneBani. Le résultat est que Feneélani Sc SenecîaniCampi font également inconnus.

1. FENEO , petite ville de la Morée , dans laZaco-nie , fur le lac de Feneo. C’est l’ancienne Pheneus , villede l’Arcadie. Voyez. Pheneus. * DelUfle, Atlas.

2. FENEO » lac de la Morée , dans la Zaconie, à lasource du fleuve Ladon » qui se perd dans l’Alphée. * Del’JJle > Atlas.

FENESÍA, petite rivière de Turquie, dans la Nato-lie. Elle íe perd dans la mer noire ,à trente-cinq millepas de Constantinople. C’est la Psillis de Bithynie desanciens.

FENESTRANGE, petite ville de Lorraine, fur laSare. Les Allemands la nomment Vinflrengen ou Fins-tringt , ce qui est presque la même chose pour leur ma-niéré de prononcer, le V étant chez eux auíE dur que

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notre F. Corneille dit mal Viflenge, qu’il semble avoirpris de Maty , qui écrit Viftingen , quoíqu’on ne voysque d’Audifret, cité dans l’articlede Corneille. Ce lieu,dit Baudrand , est au-dessus de Saarverden & de Bou-quenon , à sept lieues de Mariai au levant, Sc autantde Deux-Ponts au midi.

Seigneurie de FENESTRANGE , petit cantondans les pays réunis de la Lorraine ; il s’étend le longde la Saare , entre les comtés de Saarverden 8 c de Saar-bourg, C’est un ancien fief de l’évêché de Metz, quoiqueplusieurs auteurs prétendent que ce ne soit qu’un franc-aleu. Il a eu durant long - tems des seigneurs particu-liers , issus d’une ancienne 8 c illustre famille. Jean »grand maréchal de Lorraine , ne laissa de Béatrix d’Or-giville que deux filles, nommées Barbe Sc Magdelene Lapremiere fut mariée à Jean VI Rhingrave , à qui elleporta en dot la moitié de la seigneurie de Fenestrange,Ogiville, Neuville Sc Dimringen ; Sc l’autre moitié paíïadans la famille de Neufchâtel, par le mariage de Magde-lene avecFerdinand de Neufchâtel, seigneur de Monta-gu. De cette alliance vint Anne » qui épousa Guillaume,seigneur de Dammartin , dont elle n’eut qu’une fille ,nommée Diane, qui porta cette succession à Charles-Philippe de Croy , marquis d’Havré. Marie-Ciaïre, filleunique de Charles-Alexandre de Croy, marquis d’Ha-vré , & comte de Fontenay, épousa en premières nocesCharles-Philippe-Alexandre de Croy, marquis de Renti,de la branche de Solre , dont elle eut Eugene de CroySc Marie -Ferdinande , 8 c en secondes Philippe-Fran-çois de Croy » frere de son premier mari , & qui mou-rut en i6zo , gouverneur de Luxembourg 8 c du comtéde Chini. La part de Magdeleine, seconde fille de Jean ,grand maréchal de Lorraine , est restée dans cette bran-che de Croy.

FENESTRELLES , village , dans les vallées desVaudois , au duc de Savoie , dans la vallée, 8 c fur larivière de Clufon » à environ six lieues de Pignerol. LaFrance y fit bâtir une forteresse , pour fe couvrir du côtédu duc , à qui elle avoit rendu Pignerol & la Perouse;mais, par le quatrième article du traité d’Utrecht en-tre cette couronne & le duc de Savoie , elle lui céda celieu avec plusieurs autres. Maty, Baudrand Sc Corneilledonnent ce lieu au Dauphiné. * Baudrand , édit. 170?.

FENICUSA. Voyez. Feeicur.

FENlERES.en latin Fenerium 8 c Vdllis honelìa ,abbaye de l’ordre de Cîtaux, filiation d’Aïguebelle ,dans la haute Auvergne , fur la rivière de Rue, auprèsde Condat , qui, pour cette raison, s’appelle Condat enFenieres , à douze lieues de la ville de Clermont , ducôté du midi , fondée en 1169. * Baud. éd. 1705.

FENISSA. C’est ainsi que Lipse veut que l’on lise ,au lieu de Phoenijfa , au XVF livre des Annales deTacite.

FENIX , baronnîe de Savoie , dans le val d’Aoste,près du bord méridional de la Doire , entre Châtilloi*au levant , Sc Aofie au couchant. * Théâtre de Piémont& de Savoie.

FENNI. Tacite, Mor. Germ.c. 46, nomme ainsi ut*peuple pauvre jusqu’à la misere, Sc sauvage jusqu’à laférocité , qu’il ne fait s’il doit joindre à la Germanie oUà la Sarmatie. Ce peuple étoit à l’orient de la mer Bal-tique , quelque part dans la Livonie , d’où il y a app a 'rence qu’il a passé dans la Finlande , à laquelle il aporté son nom. Ptolomée place au-delà de la Vistus 0un peuple nommé Phinni ; 8 c c’est sans douté le mêm e *

Le mot de Finlande ne signifie autre chose que l 0pays des Firmes, mais tous les pays qu’ils ont successi-vement occupés étoient leur pays ; Sc il y auroit de 3folie à décider que la Finlande d’aujourd’hui est l’anctet»pays des Fenni , Finni ou Phinni , quoiqu’elle en P°f ele nom. La Bourgogne d’aujourd’hui n’est rien moinsque le pays des Burgundi ou Burgundiones des anciens,qui étoit proche de la mer Baltique. Les migrationspeuples , Sc sur-tout des peuples septentrionaux, demandent absolument , que, lorsqu’on fait des cartes pourles arranger , on s’arrête à un siécle. II en s âUt _ ouveyune nouvelle arrangée diversement pour le siecîe qusuit. Je fais cette remarque pour les j e qE eS / enS *I U1 ?" -besoin d’être avertis qu’une carte dressee ur un anciauteur , ne convient pas toujours aux écrivains P®rieurs, qui Qslî écrit l’hístoir& d’une nation , * ur an{ j