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Tome second. C - F.
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quand il y a un intervalle considérable entre les temsoù íts ont vécu. ils doivent encore savoir que ce n’estpas toujours une contradiction , quand deux historiens«p s’accordent pas fur le pays où ils mettent une na-tion.

FENOUILLEDES, (les) en latin Feniculetum, pe-tit pays de France, au bas Languedoc, vers les con-fins du Rouffillon, au pied des monts, Sc au diocèse d’A-let. Saint Paul des Fenouillédes en est le seul lieu con-sidérable. 6'est une des anciennes dépendances du com-té de Razez, auíïi-bien que le pays de Sault. LouisVIII. roi de France, donna enfiefl’an 1226. le pays deFenouillédes à Nuno, comte de Rouffillon, qui à causede son comté, étoít alors vassal du roi d’Aragon, com-me il paroît par les lettres de Louis VIII. rapportéesà la fin de l’ouvrage intitulé, Marca Hispanica, oùP on voit auffi celles de S. Louis de l’an 1228, par les-quelles il confirma le don que son pere avoit fait aucomte de Nuno. Après la mort de ce comte, le paysde Fenouillédes fut réuni à la couronne, Sc par le trai-té de 1258, non-seulement Jaques roi d’Aragon renon-ça à ses droits fur le comté de Razez, mais auffi à ce-lui qu’íl avoit fur le territoire de Fenouillédes, de Sault,& à celui de Pierre Pertuy, qui est fur les confins duRouffillon, & que le comte Nuno avoit tenu en fief deLouis VIII. Sc de Saint Louis , comme on le voit parles lettres de ces deux rois ci-dessus citées. * Baudrand.éd. 1705. Longuerue , Defc. de la France, 1, part.241.

FENUCLETENSIS, siège épiscopal d’Afrique,dans la Mauritanie Cefarienfe, dans la notice épisco-pale d 5 Afrique : on trouve Félix évêque de ce lieu. Har-duïn. Colleri. conc.

FER, 1’ Isle de Fer. Voyez, au mot Isle.

FERABATH, ou Ferh-Abad, ou Farabath,ville de Perse, dans les montagnes qui bornent la merCaspienne au midi, dans le Mesanderan, province duKilan , au 3 6. d. 40. m. de latitude , & au 70 .d. 30. m.de longitude. Gîearius , Voyag. I. 4, p. 363 , dit qu’onla nommoit autrefois Tahona 3 qu'elle est belle Sc agréa-ble , Sc que Schac Abas la trouva tellement d son gré,qu’íl y passoit souvent l’hyver, & lui fit donner le nomqu’elle a encore aujourd’hui 3 du mot Ferath, qui signi-fie agréable. II ajoute que tout le pays l’est, 8 c queceux qui disent qu’elle est si froide, que les fruits ontde la peine â y mûrir, lui font grand tort, si ce n’estqu’ils entendent parler de ces .montagnes, qui font eneffet inhabitables ; mais la plaine est fort peuplée Sctrès-fertile, 8 c si agréable, que les Persans disent quec’est le Jardin du royaume, comme les François le di-sent de la Touraine. De l’Isle, dans sa carte de la merCaspienne, ne la marque point ; mais une autre cartenouvelle de cette même mer, la marque par les 39. d.46. m. de latitude, 8 c 76. d. 12. m. de longitude ; aulevant de l’Abitore, rivière qui descend d’Amola. Lamême carte met au levant de l’embouchure de l’Abito-re, 8c au nord de Farabath un cap nommé Stierflan.

FERACHIO, petite ville, fur la côte occidentalede Piste de Rhodes. Quelques géographes la prennentpour l’ancienne CAMiRus.qui étoit une des trois prin-cipales de Piste.

FERADIMAIENSIS. La notice des évêques d’A-frique nomme entre les évêques de la Bisacene Aure-lius Fera.dima.ien sis. Je crois que ce nom est corrompude ces deux-ci : Feraditana majoris , & Feraditana mi-nons » qui ayant été écrits ainsi en abrégé Feradi. ma].Feradi. min. quelque copiste ne soupçonnant point d’a-bréviation, aura ajouté à ces mots qu’il n’entendoitpas, une terminaison latine de fa façon. Voyez, l’articlesuivant.

FERADITANA : il y avoit deux siège? épiscopauxde ce nom, dans la Bisacene, province d’Afrique. Onles distinguoít par les noms de grande & de petite, Fe-XF-ditana Major , & Feradïtana Mïnor. La preuve s’entire de la conférence de Carthage , où dans la premiereséance , affilia Vincentianus Epifiopus Plebis Feradita-n& Majoris 3 Sc dans la même séance se trouve Felicia-nus Epifiopus Plebis Feraditana minoris. On est a filt-ré que Feraditana Major étoit dans la Bisacene. II estbien vraisemblable que Feraditana minor y étoit auffi 5car les villes de même nom distinguées par les surnoms

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d z grande 8 c de petite, étoient presque toujours voisi-nes, Sc dans la même province 3 sinon on les distinguoítpar le nom de la province où chacune étoit. Le P. Har-douin fait Fclicianus évêque Plebis Feraditana ma-joris , Sc n’en nomme point Plebis Feraditana mino-ris.

FERAH, ville de Perse, selon Tavernier, l. 3, e .4, qui après les géographes orientaux, la met à 80. d.1 ;. m. de longitude, Sc à 3 9. d. 15. m. de latitude. Cet-te ville est, dit-il, dans un bon terroir & très-ancienne,ayant été bâtie par Abdalla, fils de Taher, du temsde Naimon Rechid, P un des Califes de Béni Abhas.La position que lui donnent les orientaux ne permet pasde la confondre avec Ferabat, puisqu’iís la mettent au-delà de l’Oxus, ou ce qui est la même chose dans laTransoxiane. je ne la crois pas différente dans celle qued’Herbelot nomme Farab. Voyez, ce mot.

FER AIN (le), petit pays de la Flandre Françoise ,dans la'châtellenie de Lille. Commines en est le princi-pal lieu.

FERBA, petite province d’Afrique, dans le paysdes Nègres, près des F e loup es, & au midi de la riviè-re de Gambie. * Baudrand , ed. 1703.

FERACLA» habitation des Bereberes, en Afrique,dans le Bíldulgerid. Ils sont, dit Marmol, t. Z. 1 - 7.c. 30 , orgueilleux Sc mechans. Leurs villages sont lelong d’une petite rivière (la même dont j’aí donné unarticle au mot Farcala), a trente-quatre lieues pourle moins du grand Atlas du côté du midi, Sc à vingt dela province de Sugulmesse. Cest un pays de dates , Scde toutes sortes de fruits comme en Barbarie. On yarrose les arbres de Peau de la rivière se long de la-quelle ils demeurent. II y a peu de bsed dans cette con-trée 3 mais il y a quelques troupeaux. Les habitans ysont pauvres, parce qu’ils sont tourmentés des Arabesqui règnent dans ces déserts, 8c dans celui qui confineavec Dedez ; mais ils se piquent de valeur, Sc sont debons hommes d’infanterie. Leurs habitations sont nom-mées les Fekquela fur les cartes de De Plíse. Voyez.Farcala.

FERDEN, ouVerden, ou Fehrden : se s Fran-çois retranchent l’N Sc écrivent Ferde , ou Ver de ,en latin Ver da. Ville autrefois epis'copale d’alsemagne,& maintenant capitale d’une principauté formée de Pé-vêché sécularisé. Elle est dans la basse Saxe, fù r se ri-vière d’Aller , qui fe jette un peu au-dessous dans se We-ser. C’est un des évêchés fondés par Charsemagne, roide 'France 8 c empereur. Ferden étoít autrefois ville im-périale 3 mais depuis elle fut tirée de la matricule del’empire, Sc soumise à son évêque , auquel e Ise étoít su-jette» 8c à l’administrateur de cet évêché, jusques à kpaix de Westphalie > qu’elle fut cédée au roi de Suéde 1avec l’archevêché de Brême auffi sécularisé Sc réduit autitre de duché. Ces deux états ont eu la même destinée,Sc les mêmes maîtres dans la derniere guerre du Dane-marck avec la Suéde 5 les Danois qui s en rendirent maî-tres en 1712. s’en accommodèrent avec Pésecteur d’Ha-nover, qui en est resté en possession. Baudrand qualifiecette ville duché 3 il devoir dus^principaute's Dans lesprélatures sécularisées les archevêchés sont devenus du-chés , & les évêchés ont été changés en principautés. Laville de Ferden est partagée en deux villes, la vielle8 c la nouvelle, quoique pourtant elle soit assez petite,Elle est à six milles d AUemagne, au-dessus de Brêmevers l’orient en allant a Zell, J moitié chemin de cesdeux villes , Sc a une egale distance de Stade vers lemidi. * Baudrand, édition 1705.

La Principauté de FERDEN, autrefois P évêchéde Ferden, en latin Prir/cip atus Verdenfìs , petit paysd’Allemagne, dans la basse Saxe, autour de la ville deFerden fa capitale, entre ses pays de Brémen, Sc deBrunswick Sc se Weser, La maison de Brunswick quile possede maintenant, & à laquelle il est avantageuxpar fa situation , a fait plusieurs efforts pourPacquérir.En 1676. elle s’en empara, mais elle rendit à la Suédeen 1679. par le traité de Zell > excepté le bailliage deTedinghusen, entre le Weser & P Aller, qui demeuraà la maison de Zell. Elle le possède maintenant tout en-tier , ce qui joint au duché de Brême qu’elle a auffi ac-quis en même tems fait une importante augmentation àses anciens états. _

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