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FERDINANDA. Voyez.. Ferrandine.
1. FERE, (la)en latin tara, petite ville de France ,en Picardie , dans la Thíerache. Elle est située dans unmarais, où la petite rivière de Serre íe joint à l’Oisc.Le cardinal Mazarin l’avoitfait fortifier, & Favoit rendueune des plus fortes places du royaume, tant par les fortifi-cations régulières dont elle étoit revêtue que par les éclu-ses qu’on y avoit faites pour inonder le pays. Toutesces fortifications ont été démolies. Cette ville à plu-sieurs époques mémorables dans Fhistoire. Le roi Eudesy mourut en 898. Colas vice-fenéchal de Montelimartla livra aux Espagnols j mais elle fut rendue à la Fran-ce en 1597- ou plutôt, selon le P. Daniel, en 1596.après un siège fort opiniâtre. II y a dans cette ville unmoulin à poudre, oùFon en fabrique environ cent vingtmilliers par an.
2. FERE, (la) ville de France, dans la Champagnepouilleuse, sur la rivière de Pleurs qui tombe dansFAube, entre Anglure & Planci, dans sélection 8 cgénéralité de Châlons. Elle est comtée dans le dénom-brement de la France, t. 1, p. 104, pour 371 feux.On la nomme pat distinction la Fere Champenoise.
3. FERE,(la) ville de France, en Champagne, dansle Tartenois, d'ou vient qu’on la nomme par distinc-tion la Fere en Tartenois ou Tardenois. Elle est danssélection de Château-Thierri, généralité de Soiísons,entre SoííTbns & Châtillon, fur la route de Braíne » àChâteau-Thierri, & fur celle de Meaux à Reims. II ya maîtrise particulière, les cinq grosses fermes , 8 c oncomte de là vingt-deux lieues à Paris.
FERENTA, Ferentum, Ferentinum , ancien-ne ville d’Italie. Diodore de Sicile , /. 19 . c. 6 5 , la metdans la Fouille , & dit Hc-hi-y. On lit dans Tite-Live,l. 9, c. 16. Ferentani pour les habitans de cette ville.Son commentateur Doujat, Ad usum Delph. prétendque Ferentum » ou plutôt Forentum étoit une petite vil-le, ou un bourg { Oppidum ) de la Fouille Peucetienne ,un peu par-delà Ventile, que le Vultu étoit entre cesdeux places ; mais qu'elle étoit encore plus près d’A-cberontia. II dit que c’est présentement Forenza. licitelà-destus Pline, l. 3, c. 5, & Etienne le géopraphe, quiont nommé un peuple Forentani. De Fille, Ital.ant .Tab. marque auíïï ce lieu comme un village, 8 c la nommeForentum. On peut joindre à ces autorités celle d’Hols-teníus, qui dit que Forentum est présentement Foren-za. Cependant, outre l’autorité de Diodore rapportéeci-deísus, nous avons encore celle d’Horacefqui écritla première par un E ; 8 c qui, de la maniéré qu’il enparle /. 3, Od. 4, v. 9, fait voir que le mont Vult’trqui bornoit la Fouille 8 c la Lucanie, Bantia 8 c Feren-tum » étoient des lieux voisins. J’explíque au mot Vul-tur pourquoi ce poète dit que ce mont étoit de la Fouil-le, 8 c pourquoi il ne laisse pas de dire hors de la Fouil-le fa patrie.
FERENT 1 A. Voyez. Ferentinum 2.FERENTINATES, nom latin des habitans de Fe-rentinum, dans le Latium.
FERE NT INI, ou Forentini, habitans deFerenta » ou Ferentum , dans la Fouille Peucetien-ne.
FERENTINO, ville d’Italie, dans l’état de l’E-glise , 8 c sur une montagne de la Campagne de Rome,avec un évêché qui ne relève que du Saint Siège. Elleest près des frontières du royaume de Naples, à septmilles d’Anagni, au levant, en allant vers Verolí dontelle n est qu a six milles, 8 c vers Alatri dont elle est àcinq milles, 8 c environ six de Frosinone vers le septen-trion. * Baudrand, éd. 170Ç.
x. FERENTINUM, ou Ferentium, ancien bourgd’Italie, dans le Latium, suivant le commentateur d’Ho-race > publié par Cruquius, qui dit que ce lieu étoitfur lavoye Lavicane, a quarante-huit milles de Rome.Cet Auteur comte trois lieux nommés Ferentinum , àsavoir celui-ci, un autre dans la Campaníe, & un au-tre dans la Toscane. Celui du Latium est désigné dansle III. livre de Pline, c. 5 . ?->r le nom de ses habi-tans qu’il nomme FerentiNates. La table de Peutin-ger, Segm. 4, le met à VII. milles d’Anagnia, & à IV.de Fabrateria. Le nom de ses habitans , selon Tite-Li-ve, /. 9, c. 42. Sc Pline, l. c. est Ferìntinates : maisles poetes ont pris la licence de l’abreger, témoin Si-
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lius Italiens , qui', /. 8 , v. 394 , nomme Fetentinusmuniplos. Cette place étoit d’abord aux Hernici ,dont le chef-lieu étoit Anagnia ; 8 c comme elle neprit point de part à la guerre que ce peuple fit auxRomains, ceux-ci s’en étant rendus maîtres, laissèrentauxFerentins ia liberté de se gouverner parleurs propresloix. Les Triumvirs y firent aller ensuite une coloniefous le consulat de L. Cornélius Merula 8 c de Q- Mí*nucius Thermus, Fan de Rome DLX. Ce lieu a tou-jours été peu de chose On le nomme encore FerenTi-no. Voyez ce mot, II est nommé Ferretino , dans lescartes de Magin.
2. FERENTINUM , Ferentia , MunicipiuMFerentii 8 c Verentinum : le premier de ces noms estde Suetone , In Otton. c. 1. d’Hcrace, 1 / pifi. 17 , v. 8,&c. le second est de Ptolomée ; le troisième de V itruve,/. 2,0 7 ; le quatrième est de De Fille » Ital. t.nt. Tab .On y pourroit ajouter Colonia Ferentinenfis de Frontin»de Thu c. Col. Ce lieu , qui a été le siège d’un évêché , 8 cdont il reste à peine quelques ruines auprès de MonteF’iascone , entre Viterbe Sc Bolfena, dans le patrimoinede Saint Pierre , Pline , 1 . 3 , c. y , le met au nombre desbourgs de l’Etrurie; Sc Suétone aussi, dans la vie d'O-thon, c. 1 , duquel la famille en étoit originaire. VoyezFerento.
FERENTIS POLYMARTIA : c’est ainsi qu’on aappelle le siège épiscopal établi à Bomarzo. Voyez l’ar-ticle, Bomarzo , &c Polymartium.
FERENTO , ville épiscopale d’Italie , dans le patri-moine de Saint Pierre , à deux lieues de Viterbe. Ellefut ruinée par les Viterbiens Fan 1074 , parce que leshabitans étoient accusés d’hérésie. II n’en reste plus quequelques maisons, 8 c l’évêché a été transféré à Viterbe.Ce prétexte d’hérésie est aussi rapporté par Ortélius, d’oùBaudrand peut bien l’avoir pris. Mais le continuateurd’Ughelli, Ital. Jacr. t. 10, col. 95 , n’en allègue pointcette raison ; car , après avoir parlé de quelques évê-ques de ce lieu, durant les V & VI siécles , il ajouteque dans la fuite, la ville étant tombée en décadence*le siège épiscopal fut transféré à Polymartium ( aujour-d’hui Bomarzo ), ce que l’on peut conclure de ce queBonitus qui affista au IIP concile de Rome en 649 , estqualifié évêque Ferentis Polymartiœ. La ville de Ferentone laissa pas de subsister en quelque maniéré jusqu’attXII e siécle , dit le même auteur ; 8 c ce fut durant ce sié-cle, que les habitans de Viterbe, lui faisant la guerre,la prirent 8 c la détruisirent , de maniéré que la meil-leure partie de ses habitans furent forcés de s’alier ào-micilier à Viterbe.
FERENTUM. Voyez Ferenta.
FERENZUOLA. Voyez Florentinum.
FERGAN , en latin Fergana, ou Ferganum. VoyeZFarganah. Cette même province est nommée FeR'GALAH , dans la description qu’Abulfeda a faite de F A'rabie heureuse.
FERH-ABAD. Voyez Ferabath.
FERIA , ville d’Espagne , en Estramadure , fur ti sl ®montagne escarpée , à la partie méridionale de cett®province , en tirant vers l’angle qui vient terminer I ePortugal, du côté de F Andalousie. Cette ville , d° n£Baudrand ne fait qu’un bourg, est fur la Guadaxssa,à .six lieues des frontières du Portugal , en allant à Za-fra. Baudrand dit qu’elle a titre de duché ; que luePques auteurs la prennent pour l’ancienne ville nowmVeria 8c Julia fa ma , que d’autres placent àde Guadiana. C’est une des grandesses d’Espag 11 ^^Laurent Suarez de Figueroa , grand-maître de 1 °^ ersmilitaire de saint Jacques , l’acquit, 8 c en mouraitI’an 1409 , il la laissa à son fils aîné D. Gotnez uade Figueroa, lequel fut pere de D. Laurent, I* u . n jy*qui fut créé comte de Feria en 1467 , par rlenri »
surnommé l’impuissant, roi de Castille. Elurent '
petit-fils de Laurent II, 8 c troisième comte de ?
épousa en 1518 Dona Catherine PYrnandez edoue , fille aînée de D. Pedro Fernande? de °r 0 »
premier marquis de friego , & feig^ur d Aguistr^^
par ce mariage , les états de Priégo 8 c „
unis Sc incorporés dans une wêw e 1 S n V ° n '-p S , fl deZ
ae Cordoue , & r igueroa » J 1 ** st
8c quatrième comte de Feria , lequel mourut en ))