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Tome second. C - F.
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gui est plutôt an écueil quHine iíle, Stoerdiner-, Scaulo ,Mulfo , Col fier , Moggenes-holm , Moggenes, Wâge , Cal-Jo , Cunno , Widro , Sailo , Sc Bifchop-Sarro la plus sep-tentrionale. Selon Baudrand , les principales font Strum-mo , Sndro , Ofìro, Bordo , Sando , Moggenes 8c W âge.Outre les douze plus grandes, il y en a douze autresplus petites ; mais elles n’ont aucunes places considéra-bles. On y voit seulement quelques bourgs , comme Lo-nen , Wage , Savìno , 8c Calfortgreve. D’Audifret, Geog.t. i » p-332 > y nomme aussi Wïdro. II ajoute que i’air yest si bon , que beaucoup de gens y vivent jusqu’àl’extrême vieillesse. Les habitans ont > dit-il, pour nour-riture une forte de pain qui se peut garder trente ouquarante ans. II est d'orge Sed’avoine qu’on pétrit ensem-ble , Sc que l’on fait cuire entre deux cailloux creux.Plus il est vieux , plus le goût en plaît. Audi en garde-t-on très-long-tems pour les festins : Sc dans celui qui sefait à la naissance de quelque enfant, il n’est point rareque l’on mange de cette sorte de pain , qui a été cuit àcelle de son grand-pere. Les habitans font sujets , demême que les Islandoís, à une espèce de petite vérolepériodique , qui revient de vingt ans en vingt ans. Onest sujet dans ces istes à des incommodités qui ne fontpas petites. La froideur de l’air y cause des fluxions ,dont on est tourmenté violemment. La plupart en meu-rent , Sc les autres font obligés de garder long-tems lelit. Le scorbut y fait aussi du ravage ; mais on n’y man-que pas de plantes anti-scorbutiques , le cresson , le co-clearia, le raifort sauvage » l’oseille sauvage, Sec.

Les pâturages y font si bons , qu’un seul bœuf donnesouvent jusqu’à cent livres de graisse. Cette féconditévient du nitre , dont la neige abonde, St des sels dontla terré est imprégnée. Malgré lçs rigueurs du nord , ils’y nourrit des troupeaux de moutons sauvages , quidemeurent tapis fous la neige des mois entiers , fansautre nourriture que les racines qu’ils déterrent, & lalaine qu’il.s s’arrachent les uns aux autres. Les oiseauxaquatiques & le poisson font en abondance dans ce pays,fur-tout les veaux marins & les baleines. D’Audisretfe trompe pour la latitude de ces ifles ; car il les metentre le 51 8c le 61 degrés de latitude ; au lieu que laplus méridionale est au-delà du 61 degré. Baudrand ditqu’elles font au couchant d’été de l’Ecosse , au lieu dedire qu’elles en font au nord-nord-ouest , fous le mêmeméridien qu’Armagh en Irlande , pour les plus orienta-les » c’est-à-dire , par les 10 degrés de longitude pour lapointe boréale de Suidro. Elles occupent tout le 62 de-gré de latitude dans leur longueur. Le pere Coronelii,dit apparemment par distraction qu’elles font entre l’E-cosse & les Orcades ; il devoit dire entre l’Iílande, Sc lesîsies de Schetland. * De B Isle , Atlas.

1. FERQNIÂE FANUM. On. lit, dans une des ins-criptions du recueil de Gruter ces paroles : Tetra sancíaolim Fanum Feroniœ. Cela a fait naître à Cluvier la pen-sée que le bourg de Pietra santa , étoit ce temple deFqpom a> Ce bourg se trouve sur la rivière de Versiglía,en Toscane , entre l’état de Laïques Sc celui de Massa,ce qui semble confirmer la conjecture de Cluvier. Le tra-ducteur latin de Ptolomée met Lueur Feroniœ , ou le boisde Feroníâ, entre le promontoire de laLune , aujourd’huicap de Spezza ; 8c Mercator l’a mis aussi dans les cartesdressées fur Ptolomée ; maïs le grec n’a rien de pareil.

.2. FERONDE FANUM, temple de Feronie, en Ita-lie , entre les Veiens 8c le Tibre, dans le territoire deCapene , comme on le prouve par plus d’un passage deTite-Live, Z. 26, c. 4, Sel. 33, c. 2 6, il l’appelle tantôtLucus, tantôt Fanum Feroniœ ,, parce qu’il y avoít un boisSc un temple. II raconte , l. 26, c. 11 , de quelle maniéréAnnibal pilla ce temple.De-là, dit cet historien, Ánni-bal alla- ail bois de Feronia , où il y avoit alors un tem-ple célébré pour les richesses. Les habitans de Capene ,£c ceux des environs , qui y alloient porter les prémi-ces de leurs fruits, 81 y consacrer des offrandes , à pro-portion de leurs biens , 1 avoient enrichi de beaucoup-de dons d’or 8c d’argent. Annibal le ravagea , Sc en em-porta toutes les richesses. Strabon, l. 5 ,p. 226, distingueen ce lieu une ville, qu’il nomme simplement Fero-nia, & qu’il met fous le mont Soracte 3 8c un bois deFeronia , où demeuraient les prêtres dont il décrit lessuperstitions. Leandro Alberti, D esc. âi tutta Ital. p. 74,jqui les rapporte auffi, croît que le nom moderne de ce

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líeu-Ià, est le bourg de saint Silvestre. íl y a dela difficulté á accorder ici Tite-Live, Sc Strabon ; carle premier met Feroniœ Fanum ou Lucus , auprès deCapene , 8c le second , au-dessous du mont Soracte. Orde Capene à cette montagne , il y avoit plus de díx-huitmilles Romains. De l’Iíle, dans son ancienne carte desprovinces qui font au milieu de l’Italie, préféré l’auto-rité de Tite-Live , Sc place Lucus ou Fanum Feroniœ aumidi, 8c environ à deux mille six cens pas de Capene »fur la lisière orientale de la forêt Ciminus , presque àpareille distance , Sc à l’occident de la route qui alloitde Faleres à Almerïa. Danet a pris mal-à-propos cetemple ou bois de Feronia , pour celui qui étqgt auprèsde Terracine, en rapportant à ce dernier ce que Stra-bon dit des prestiges que faisoient les prêtres dévouésau culte de Feronia; savoir qu’ils marchoíent pieds nudsfur des brasiers , fans recevoir aucune atteinte du feu ,quoique Strabon le dise des prêtres du temple ou boisqui étoit auprès de Faleres, c’est-à-dire dans l’Etrurie.Danet, Dictionnaire des Antiquités ,fait une autre fauted’exactitude, en ce qu’il attribue ces prestiges à ceuxqui offroient quelques sacrifices à la Déesse Feronie »au lieu qu’il paraît par les paroles , qùe cela n’arri-voit qu’à quelques personnes particulières , Sc qu’ellesembloit privilégier par cette marque de distinction ■ Scil dit que cette merveille attirait tous les ans une gran-de multitude de spectateurs. Les prêtres , qui avoientintérêt d’entretenir cette superstition , étoient plus pro-pres à cette farce » après quelques préparations sécré-tés , que le peuple qui en devoit être la dupe. Cor-neille , Dict. a copié l’abbé Danet.

3. FERONLE FANUM. L’ancien Scholiaste d’Ho-race dit, que le temple de Feronia étoit à trois millesde Terracine. Horace lui-même , l. 1 , Sat. 5 , v. 25 ó" À26, approuve cette distance dans ces vers ;

Millia tum pranjì tria repimus : atque subimus

Impofìtum [axis latè candentibus Anxur.

Anxur 8c Terracine font deux noms de la même ville,selon Pline , /. 3, c. 5. Ce temple , où étoit aussi un boisconsacré à la même Déesse, étoit entre la mer Sc la gran-de route de Terracine à Fondi, dans le pays des Vols-ques, à l’extrémité » Sc tout joignant le territoire deFondi.

FERONIA 2 FONS. Auprès du temple de Feronia,dont il est parlé dans l’article précédent, il y avoit unefontaine ou un ruisseau. Horace , /. 1 , Sat. 5 , v. 24,dit :

Or a manusque tua, lavìmus , Feronia , lymphà.Voyez, l’article suivant.

FERONI/E LAC U 8 , c’est-à-dire , le lac consacréà la Déesse Feronia > lac que les Italiens nomment pré-sentement Lago di Ferone, selon Baudrand , qui lemet dans la Campagne de Rome , à une lieue de Ter-racine ; ce qui revient au même que les trois mille pasd’Horace. Ce lac ne se trouve ni dans les cartes deMagin , ni dans la Description d’Albertí. Ces deux au-teurs font, pour le dire en passant > ce qu’il y a de plusdétaillé pour l’Italie. II pourrait bien, de même que lafontaine de Feronie de Ceilarius , n’avoir qu’une mê-me source, dans le vers cité d’Horace dans l’article pré-cédent.

' FERONIAi LUCUS, c’est-à-dire le Bois consacreà la Déesse Feronie. J’ai remarqué dans les articles pré-cédens que les temples ( Fana ) de Feronie avoient cha-cun un bois sacré. Virgile, l.y,v. 799, ledit expressé-ment du troisième :

Qiieis Jupiter Anxur us arvisPrœfìdet , & viridi gaudens Feronia Luco. ,Tite-Live , dans'les passages cités , le dit asse z asecond.

FERRANDINE , selon Baudrand , en, latin ijr-randina 8c Ferdinanda , petite ville , avec titre de u^ché , au royaume de Naples , dans la Basilícate , mrBasiento. Elle fut bâtie par Ferrand , duc de Cala re,fils du roi Alphonse II, qui lui donna son nom- - eest près de la rivière de Basiento , à douze nu cs eMatera, au midi , Sc à dix-huit de la côte uu go re e

Tarente > à l’occident. , , , , , _

FERRARE , ville d’Italie , capitale du duché de cenom, dans l’état de l’égUse. Cette ville serait ancienne^

s’il étoit vrai que ce fût la place que Tacite no