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Tome second. C - F.
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de Fidénes. Sigonius , fur Tite-Líve , croît que Fi-culnea Sc Ficana , font la même chose.

FICULNEATES , habitans de l’ancienne ville Fí-cuînea.

FICUNDA , village d’Italíe , aux environs de Ra-venne. Le Ross » Fiifloire de Ravenne » /. 4 > dit que letyran Maurice.y fut pris Sc tué. Cet auteur 8c le Bion-do le mettent à douze mille pas de Ravenne.

FICUS ou ÀD Ficum , c’est-à-dire au figuier. Ce lieu,qui étoit fur la route de Sítifi à Saldte, en Afrique, dansla Mauritanie Sitifenfe, devint dans la fuite une villeépiscopale , Sc Félix son évêque ( Ficenfis) est nommédans la conférence de Carthage. Ce lieu est appelle adFicum dans la table de Peutinger ; Sc l’Itinéraire d'An-tonio le place à quinze mille pas de Bafilica , Sc à trente-trois mille de Igilgilí- On trouve aullì dans la notice desévêques de la Mauritanie Sitifenfe, Abus Ficenfis.

FIDA , royaume du Japon. Voyez. Finda.

FIDARI , (le) Niger dit Lafidari , rivière deGréce, où elle coule, entre la Livadie propre 8c la Gar-nie , passe à Neocastro, 8c fe rend dans le golfe de Pa~tras, vis-à-vis des ifles Curfolaires. Baudrand dit quec’est en latin Eventes 8c Lycormas. II est certain que , fe-. Ion Strabon , /. 10 , p. 451 , ces deux noms signifioientla même rivière ; mais de Piste appelle Stonaspre la ri-vière que Strabon nomme Evenus ou Lycormas.

FIDÈNCE, ville ancienne de FEmilie. Plutarqueen parle dans la ville de Sylla. On Pappelloit J u liaFideNTia, Sc simplement Julia. Elle a eu depuis lenom de Fidentiola. C’est aujourd’hui Borgo SanDonino , entre Parme 8c Plaisance. Voyez Fidentia »Fidentiola Sc Borgo San Donino. * Le P. Lubin ,Tab. Géog.

FIDENE, ou Fidénes ; les Latins ont dit Fiden^eau pluriel, ville ancienne du Latíum, en latin Fidena8c FidenCB. C’est une des trois colonies qui avoient étébâties par les Albains. Elle étoit à quarante stades dela ville de Rome. Romulus fit la guerre aux Fidenates,parce qu’ils avoient pillé quelques bateaux qui portoientdu bled à Rome pendant la famine. II prit leur ville,8c en fit une colonie Romaine. Ils ne laissèrent pas defe révolter contre le roi Tullus Hostilíus , qui les ayantvaincus , nonobstant la trahison de Suffetius , fe con-tenta de punir les auteurs de la rébellion, Sc laissa aureste des habitans leurs anciens droits Sc privilèges. Cesfaits font rapportés par Tite - Líve, /. 1, c. 14, 8c parDenis d’Halica'rnasse. Suetone , in Tìber. c. 40 , ditqu’en la douzième année du régne de Tibere , vingtmille hommes périrent dans l’anxphithéâtre de Fidénes,où l’on faifoit des combats de gladiateurs. Cela arrivapar le poids de la multitude du peuple qui étoit entrédans cet amphithéâtre , Sc qui le fit écrouler. Cette ville,qui a été ruinée plusieurs fois , 8c plusieurs fois rebâ-tie fur ses propres ruines, étoit au lieu où est à présentune ferme appellée CastelGiubileo , qui appartientau chapitre de Saint Pierre. L’achat qu’il en fit durantl’année sainte d’un Jubilé universel , fut cause qu’on luidonna ce nom de Castel Giubileo. * Corn. Dict. De Seine ,Voyage d’Italie , t. 2.

La distance de Fidénes à Rome n’est pas une chosebien uniforme dans les écrits des auteurs anciens. De-nis d’Halicarnasse , Antig. /. 2 8c 3 , la met au confluentdu Tibre Sc du Teverone , à quarante stades de Rome,ce qui ne feroit que cinq milles Romains , de huit stadeschacun. L’auteur cité le copie en cela. Mais l’un & l’au-tre fe trompent apparemment ; car les milles Romainsétoient d’un cinquième plus courts que les milles d’Italied'aujourd’hui, dont il faut do pour un deg. Le P. Dar-dons, in F Un. 1 - Z , fect. 9 , dit que, selon Eutrope .Fidé-nes étoit à 18 mists pas de Rome. Outre que cela ne peutêtre, Eutrope ne dit point cela. Voici fes paroles : Pan 315de la fondation deRome, les Fidenates se révoltèrent con-tre les Romains. Ils étoient appuyés par les Veiens, Sc parV.olumnius , roi des Veiens. Ces deux villes font si prèsde Rome , que Fidénes n'en est qu’à 7 milles , Sc Vejes( Veientes ) à 18. Les Volsques fe joignirent aussi à eux,8cc.Holsténius , qui assure après Cíuvier, que Fidénes estCafiel Jubileo , compte depuis ce dernier lieu six mil-les jusqu’à Rome ; ce qui , à quelques fractions près ,répond aux sept milles d’Eutrope ; puisque , comme jeviens de dire , les milles modernes qui répondent à

.FIE

une minute de degré , font d’un cinquième plus longâque les milles des anciens Romains. Ptolomée placeune ville nommée dans le Latiums mais il n’en

marque pas la situation fort juste » quoiqu'apparemmentce soit la même dont il s’agit dans cet article.

FIDENTIA, ancienne place de la Gaule .surnomméeTogata, dans l’Emilie .entre Parme Sc Plaisance , auprèsde la fosse Aimilienne, c’est à-dire du canal qu’iEmiiiusScaurus sit creuser. Antonin en parle en plusieurs en-' droits. Car , dans la route de Milan par le Picenum , ilmet un village nommé Fidentiola , à 24 milles de Plai-sance, 8c àiy de Parme , Sc dans la route deRimíní àDer-tona. On trouve de Parme à Fidentia 15 milles , de-lààFlorentioia 18 milles Sc de cet endroit à Plaisance 15 mil-les. Cette Florence étoit suspecte à Surira. Cependantl’Antonin duVatican s’accorde parfaitement fur ces troisnoms Sc fur leurs distances avec celui de Bertius ; mais ilen est bien différent fur la premiere route; car il comptede Parme à Fidentiola dix-fept milles. La table de Peu-tinger ne sert pas beaucoup à débrouiller la chose, caselle compte de Plaisance à Florence quinze milles , deFlorence á Fidentia dix milles , 8c de Fidentia á Parmequinze , ce qui s’accorde fort juste avec la seconde routed’Antonin. Les distances marquées par les Itinéraires,font connoítre que Fidentia est présentement BorgoSan Donino. Ainsi il est aisé de voir que GeorgeFabricius fe trompoit, puisqu’au rapport d’Ortélius, íícroyoit que Pancienne Fidentia est Fiorenzola , qui nepeut être que la Florentia d’Antonin 8c de la table dePeutinger. Les deux places font trop bien distinguéesdans les Itinéraires anciens Sc dans les cartes modernes ,pour qu’on doive les confondre. Simler n’a pas mieuxrencontré , quand il dit, au rapport du même Ortélius»que Fidentia est à présent Bourg S. Dionysio. Maisle Martyrologe Romain ( ad 7 idus oclob.) dit que saintDomnín souffrit le martyre apudjuliam in territorio P ar-me fienfi. Cela voudroit dire, au cas que Julia ait été unsurnom de Fidentia , qu’il y alla une colonie fous les aus-pices de Jules César ou d'Auguste.

FIDENTIOLA , village nommé dans l’Itinéraíred’Antonin. Ortélius croît que c’est aujourd’hui Fioren-zola. A lui permis. J’ai dit dans Particle précédent ce quim’empêche d’être de cette opinion-, Fidentiola est un di-minutif de Fidentia, Sc même paroît la même chofe^queFidentia elle-même , tombée en décadence , 8c réduiteà la condition d’un village, ou du moins un village bâtitout auprès , Sc formé de ses débris.

FIDENTIORES,comme lifoitOrtélius, ou Fiden-tes , comme lit le P. Hardouín , surnom d’une partie dupeuple ajpellé Aretini. Voyez ce mot.

FIDEYDA , ville d’Asie dans Piste de Java , selonVincent le Blanc. * Corn. Dict.

FIDCLOMENSIS : on trouve dans la notice desévêchés d’Afrique , fous la province de la MauritanieCéfarienfe Onesime, évêque de Fidolome : c’est, je crois»la feule trace qui nous en reste.

FIDONISI , ou Fidonixi. Voyez Ficonisi.

FIEDRUNDIA. VoyezFiEKVttD , ville de Suéde »dans la Gestricie , selon Corneille, Dict. C’est la mern®que Fahlun. Voyez ce mot. .

FIERUND , en latin Fïedundria 8c Fierundia, p e 'tit pays de Suéde, dans la province d’Uplande. Son nomsignifie les quatre bailliages ou préfectures. Cette con-trée , dont Enekoping est le principal lieu, est à Poccí-dent de Stockholm. * Zeyler , Desc. Suec. p. 4-Plfle , Atlas.

FIESOLI, ou Fiesolé , ancienne villeconnue des Romains, fous le nom de Fejitla , dans leterritoire de Florence, fur une côte , près du ruísi® aU ° eMugnon. Si l’on eqcroit Polïtien,/. 1 , Epifl- % ' ^tteville doit avoir eu une origine très-ancienne- H en dé-rive le nom de Fœfula, nymphe dont Hésiode fait men-tion dans un fragment de son poème intitule : A-ítree ,

Sc que Zetzes le grammairien a conservé dans fes lettres.

II y est dit que Fefula , Coronïs , Cleia , pb^o à Eudo-re étoient des nymphes semblables aux £ r A ces ,’les hommes leur avoient donné le norn d Hyades. Cesnymphes étoient filles d’Atlas , 8c nourrices de Bacchus5Sc Ammonius le grammairien parle de Fssfula, commed’une des nourrices de ce Dieu- Politien prétend memque la lune , qui est le symbole ou les armoiries ce