FIG .
Fíesoíí, vient d’Atlas, qui est supposé porter îe ciel»comme étant celle de toutes les planètes qui comprimedavantage la terre. N’ya-t-ílpas plus ^imagination quede solidité dans ces recherches ? Ce qui fuit est plus cer-tain, Les Etr usques prétendoient exceller dans la sciencede connoîíreles présages donnés parle tonnerre, & cettescience étoit fort exercée à Fiesoli, que Silius Italiensqualifie d J inter prés facri fulminis. Cette ville sauva FI-talie par les secours qu’elle fournit à Stilicon, & qui l’aí-derent à défaire Radagaise ou Radegaste , roi des Wisi-goths, qui inondoit le pays avec une multitude de deuxcens mille hommes. Cette ville a toujours un siège épis-copal , dont l’évêque demeure à Florence, qu’il reconnoîtpour métropole. Elle ne vaut guéres mieux qu’un villa-ge. Car, au rapport des voyageurs , il n’y reste plusque quelques maisons de plaisance , qui appartiennentà des Florentins. On y volt une abbaye fondée par Co-rne de Médicis , qui y dépensa cent mille écus , pour leschanoines réguliers de Latran. L’architecte fut Phiiïppe-Bruno Leschi. La bibliothèque en est belle. 11 y a aussiun beau couvent de Dominicains , où. font plusieurs pein-tures de frere Jean-Angelïque de Fiesoli. Le dôme ,*quïest sous l’invocation de saint Romule , n’a rien de consi-dérable que le tombeau de l’évêque Léonard Salviati,élevé par Míno de Fiesoli.
FIESSEN. Voyez, Fuessen.
FIFE , province de la grande Bretagne , cans ía par-tie méridionale de l’Ecoíïe. Elle est bornée au nord parle golfe deTay, à l’orientpar la mer , au midi par legolfe de Forth , qui en font une presqu’ifle : les montsOchell ( Ochell-hUs) la bornent d’un de ces golfes à l’au-tre , c’est-à-dire à l’ouest Sc au nord-ouest de cette pro-vince. On la divise ordinairement en.deux parties. L’o-rientale comprend tout ce qui est depuis le golfe deTay,jusqu’au fleuve Levin , & a pour villes Saint-André ,CoWper, Falckland , Catell, & Amstrutter. L’occiden-tale renferme tout ce qui est en deçà du Levin jusqu’auxmonts Ochells. Ses villes font Dumfermeling , Inner-kjeitni, Burniland, Sukgenland, Kinghrn, Eirkaldi, Di -Jart , Sc Culrojs, Le ScherístHom de Klakmannan est com-pris dans cette partie , de laquelle dépend aufll l’iíle deSaint-Colm. La province de Fife fut d’abord nomméeRoss, c’est-à-dire presqu’ifle. Elle prit le nom qu’ellea présentement de Fife , l’un des principaux officiers deKenneth II, roi d’Ecosíe. Ce prince la lui donna en ré-compense des services qu’îl lui avoir rendus contre lesPistes. Ses descendans se dirent comtes héréditaires deFife ; & Macolme III leur confirma cette qualité. Aprèsla mort de Mardac , fils de Robert SteWart, qui eut latête tranchée fous le régne de Jacques I, elle fut réu-nie à la couronne. * Blaeu , Atlas. Audisret , Geogr.t. i , p. 207.
L’air y est bon , mais le terroir inégal. Du côté del’ouest , il est un peu montagneux : ses bords font lesplus fertiles en bleds Sc en pâturages : outre le Forth Scle Tay qui la bornent au midi Sc au nord, Sc le Levinqui la traverse , íl y a encore I’Edin ( rivière fort pois-sonneuse. Cette province a deux maisons royales; savoir,Dumfermling Sc Falkland. De toutes les provinces del’Ecoflse , il n’y en a point où il y ait plus de noblesse.Elle l’emportoit auffi en nombre de députés au parle-ment. Ils étoient élus à Culross, Innerkithing , Burnt-Iíland , Kinghorn , Kirkcaldí, D y fart, Pitten-weem ,Anstruther-Wester, Anstruther-Haster, Kilrinny, Crail,petites villes situées fur la côte méridionale. Les princi-cipaux havres font, Innerkiting, Burnt-Iíland &Ely,qui abondent le plus en mariniers. * Etat de la GrandeBretagne , t. 2, p- 246 Sc 2/0.
FIFE-NESS , cap ou pointe la plus orientale de laprovince de Fife, à l’entrée&au nord du golfe de Forth.Le Neptune François & de l’iíle mettent cette pointeà 16’degrés 20 minutes de longitude ; mais ils ne con-viennent pas de la latitude;car le premier compte 56 de-grés 15 minutes de latitude , au lieu que de l’Iíle metenviron 12 minutes dé plus ; ce qui convient mieuxavec la latitude indiquée par le guide des mariniers Hol-landois , qui nomme ce lieu Fyvesnes,& uí donne56 degrés 24 minutes. La ville de Crail ou Carell estsituée sor cette pointe.
FIG A. Voyez, Figo.
FIGAXI. Le duc de Northumberland, dans son Jr°
FIG 899
c 'ano de mare , appelle Figaxi ía pointe orientale de laterre d’Yesib » dont il fait une Hie : mais il est bon deremarquer que Figaxi n’est point un nom propre dans lalangue du pays. Il signifie l’orient, lelon le P. Jerôme deAngelis- ; & c’est ce que ne savoir point le duc de Nor-thumberland.
1. FIGEAC, en latin Fiacum, d’où est venu Figia~tum Sc Figeacttm , ville de France , dans le Querci, sorla rivière de Celle, Si sor la frontière de la haute Au-vergne. Cette ville doit son origine à l’abbaye que le roiPépin y fonda. Les privilèges que ce prince lui accorda& aux habítans des environs » y attirèrent plusieurs fa-milles qui formerent une ville , dont Philippe le Bel ac-quit la justice en 1301 , par un échange qu’il fit avecl’abbe. Les rois ses successeurs confirmèrent les habitansdans leurs privilèges, Sc leur en accordèrent de nou-veaux. Cette ville sot aíîìegéé en i H68 , par une arméede trente mille Prétendus Réformés , qui , après troismois de siégé, furent obligés de le lever. Elle n’eutpasle meme bonheur en 1576, car quelques-uns de ses ha-bitans , qui étoient Protestons , la lívrerent à ceux deleur parti qui Ia pillèrent & l a brûlèrent , après avoir -massacre une partie des Catholiques. J[s s’y fortifièrent»y firent bâtir une citadelle , Sc la gardèrent jusqu’ert1612 , que le auc de Sully, qui en étoit gouverneur , laremit fous l’obéilïance de Louis XIII. La citadelle a étédémolie , Sc les fortifications rasées. * Piganiol de la.Force, Desc.de la France , t. 4, p. X98.
2. FIGEAC , abbaye de France , dans le Querci,ordre de saint Benoît. De Longuerue, Description • dela. France , 1 part. p. i8r , dit que Pépin, roi d’Aqui-taine , fils del’empereur Louis le Débonnaire, la sondaau commencement de son régne , l’an 8x3 , Sc que le pa-pe Etienne IV la consacra i’année suivante 8x6, lors-qu il étoÌL en France , où íl etoit venu pour couronnerLouis empereur. II est certain qu’elle est pso s ancienne.'La petite chronique de Fígeac, citée par Fhistorien Fran-çois . de l’ordre de saint Benoît . /. 5 , -7. 7 , rapporte quece monastère avoit été favorisés & comblé de grâces parPépin, qui le fonda, ouïe rebâtit , Sc depuis par Char-lemagne , Sc avoit eu pour abbés Anastase, Jean Sc Etien-ne, II sot presque détruit, continue le même auteur ;en forte qu’au commencement du régne de Louis le Dé-bonnaire , il ne s’y trouvoit plus de religi eux , Un ec-clésiastique nommé Aigmar , qui en deffiervoit l’églíse ,s’en alla à Rome , & y reçut l’habït monastique desmains du pape Paschafe, qui l’institua aussi a bbé, & lebénit, selon un usage qui en étoit déja fort ancien. Aig-mar étant revenu à Fígeac, y fit de nouveaux bâtí-mens » Sc en orna l’églíse. II fit faire deux croix enri-chies d’or Sc de pierreries , Sc mit la psos grande à Fi-geac , Sc la plus petite’dans l’abbaye de Conques, dontil avoit auffi la conduite. . . - Aigmar sot trente-deuxans abbé; savoir, depuis l’an troisième ou quatrième deLouis le Débonnaire , c’est-à-dire l’an 8x7, jusqu’â l’ancinquième de Lothaire , c’est-à-dire l’an 844. Ce détailsert à concilier les deux auteurs qui ont traité la géo-graphie historique de la France , avec so pso s de savoir,je veux dire Piganiol de la Force Sc de Longuerue. Ona vu les dates de ce dernier, qui attribue la fondationde Fígeac à Pépin, roi d’Aquitaine , petit fils de Char-lemagne. Ce qui doit s entendre de la restauration faitefous la conduite de l’abbé Aigmar. Piganiol de la Forceen attribue, non la fondation , mais ia restauration àPépin , roi d’Aquitaine , pere de Charlemagne. Ce Pé-pin rétablit, dit-il, ce monastère » en le faisant rebâtirdepuis les fondemens , vers Fan 755 , ce qui s’accordeavec 1 histoire de 1 ordre de saint Benoît & avec F his-toire de ce prince , qui régna depuis 750, jusqu’en 768.Cette abbaye fut sécularisée par le pape Paul III , à laprière du cardinal Jean de Lorraine , qui en a été ledernier abbé commendataire , Sc premier abbé titulaireséculier.
FIGEN , province du Japon » dans la partie occi-dentale de Fiste de Xirr.o. Roland, dans fa carte, écritFiseen. Le Fjgen contenoít autrefois le royaume deTa-cacu , ou d’Arima , de Fírando Sc de Gotto , avec laprincipauté d’Omura : íl y a cependant eu des rois deFigen, dont les états n’avoienr point cette étendue ,Sc une ville de Figen , qui paroît être la même qu’Isa-faí, petite principauté , qui relevois d’abord du roi d’A-
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