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Tome second. C - F.
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FIN

dans 1a rivière occidentale de l’état de Gènes , selonCorneille , Di£l. il y a une citadelle bâtie presqu’entié-rement fur un rocher, Sc auífi considérable par son assietteque par les fortifications, qui font très-bien entretenues.

La ville est entourée de murailles, & deux forts gardentTavenue de la montagne , fur laquelle est élevé le châ-teau , qui est flanqué de quatre tours. Final porte titre demarquisat, 8c ce marquisat n’a que six milles de long ,d u côté de la mer , où deux pointes lui fervent de limi-tes. C Les six milles de cet auteur ne font pas deux lieuesde vingt-cínq au degré ) ; mais il s’étend jusques dans lesmontagnes de l’Apennin. U a été possédé long tems parJa maison de Carreto. Alphonse de Carreto I. de ce nom,marquis de Final, fit travailler aux fortifications de cetteplace. L’empereur Maxitnilien ï. lui donna pouvoir defaire battre monnoîe. Philippe lï. roi d’Espagne, ( a ) s’enempara en 1571, au préjudice d’Alphonse II, fils de fcetAlphonse I, 8c les marquis de Carreto ayanttrouvé moyendepuis ce tems-ià de rentrer dans Final, le conservèrent,jusqu’en 1602 , que le marquis de Fuentes s'en renditmaître » par ordre de Philippe lït, roi d’Espagne. L’Es-pagne a possédé ce marquisat jusqu’au commencementde ce siécle ( b ) qu'il a été occupé parles alliés de Par-ois duc Charles empereur depuis , lequel a vendu la villeSc íe marquisat de Final aux Génois, qui avoíent d’au-rant plus d'intérêt à faire cette acquisition, que ce payscoupe leur pays en deux. Le duc d’IJzeda les inít en pos-session le 3 d’août X713 ( c ). Final est environ cinq millesà l’ouest- nord-ouest du cap de Molí. Il y a deux forte-resses très-considérables proche Pune de l’autre, situéesfur une colline, au pied desqueiles on voie un grand'village , fur le bord de la mer , devant lequel on peutmouiller dans une nécessité par cinq , six & huit brassesd’eau;mais on n’y a nul abri des vents du large. Venantdu côté de l’ouest, on le reçonnoît par une grosse poin-te , fur le haut de laquelle font plusieurs fables blancsqui se voyent de fort loin ; ensuite on volt les citadel-les, outre que le cap de Noli en donne une entière con-noissance. On ne peut voír ces taches de fable, iorsqu’onvient du côté de Pest. Quelques-uns écrivent Finale.

* ( a ) Baudrand dit que Final fut vendu aux Espagnolsen t S 99 » P ar dernier marquis André Sforce. ( ° ) Mê-moites du tems. ( c ) Portulan de la Méditerr. p. 89.

2. FINAL , ou Finale > petite ville , d’Italíe , auduché de Modene , au nord-est de cette ville, Sedansune iíle que forme la rivière du Panaro , fur les con-fins du Mantouan Sc du Fêrraroís. On Pappelle souventFinal de Modene , pour le distinguer de Pautre. * Ma-

gin . Itai. Sand. éd. 1705.

FINANA. Voyez. Accitum 8c Finiana.

FINCHALE. Voyez Finkelèy.

FINDA, ouÍida , royaume du japon,, dansPiste Nïpon, au midi de celui de Jetsingo , & au nordde Sinano. II est .peu connu dans les histoires du Japon.

FINE, OU plutôt PoRTo-FlNE , en latin Delphiniportus , bourg d'Italie , dans l’état de Gènes , fur legolfe de Rapallo, à six lieues de la ville de Gènes. II ya un port de mer , avec un cap nommé Pointe dePorto-fiN, ouP orto-fine. La pointe de Porte-fist ,est-il dit dans le Portulan de la Méditerranée, p. pj ,fait l’entrée du golfe de Rapallo. Elle est facile à re-connoìtre par quelques tours , Sc un petit fort quartéqui est fur le haut ; outre qu'o n y voie une chapelle en-tre deux rochers , comme une espèce de coupure, cettepointe est escarpée de toutes parts, & basse par son ex-trémité ; on la peut ranger de fort près. Le Porto-finestune petite calanque située entre deux montagnes , endedans de cette pointe , environ un quart de lieue dece même côté. Elle a environ cent quarante toisés delong, Sc foixante-dix de large. On n’en peut découvrirP entrée, à moins d’en être presque par le travers. Onvolt fur le haut de la pointe de la gauche, en entrant,un petit fort presque quarré , armé de quelques canons,& fur la droite du petit fort, le village de Porto-fin, oùtout le long il y a un quai, avec des piliers pour amar-rer les bâtimens. A l’entrée du port, íí y a dix à douzebrasses d’eau » & trois a quatre parle milieu , fond d’her-be vaseux. II n’y a que le vent du nord qui donne dansl’entrée du port, & ne peut causer de grosse mer, parcequ’íl vient du côté de terre. On ne peut découvrir lamer du large, lorsqu’on est dans ce port. Il n’est pro-

pre que pour des galères 8c barques. Car pour des vais-seaux , ils y seroíent trop engagés Sc resserrés.

FINEN. Voyez. Funen.

FINEíf Voyez. Ad Fines.

X AíMOiJi f yycAi u.j ».is

FINGERLA, selon Corneille , ou Vingrela , fé-lon de Piste ; bourgade des Indes , au royaume de Vííà-pour, fur la côte de Malabar , au nord de Goa , Sc à['embouchure de la rivière deDery. Cette place est auxHolìandoïs , qui y ont un comptoir. Au nord des ístesbrûlées » est un écueil nommé Pierre de Vingrela.,FINGO, royaume du Japon , dans Piste de Ximo „au midi de Bpngo , Sc au nord de Saxuma. Sa capitaleest TJto : les villes de Jateuxiro Sc de Cumamoto fontfort célébrés dans P histoire de la persécution du Japon »par le nombre des illustres martyrs , qui y ont scelléieur foi de leur sang. Ce royaume étoít devenu pres-que tout chrétien par le zèle d’Augustin Tfucamidono »grand amiral du Japon , roi de F ingo > le conquérant dela Corée , Sc un des plus grands capitaines qu’ait eu leJapon. * Notes dtl P • Pharlevoix.

FINI AN A , ou Finana , bourg d’Ëspagfle , auroyaume de Grenade , u trois lieues de la ville de Ba-ça, du côté du midi. II n’est guéres remarquable que parion ancienneté , qui est considérable , s’il est vrai que cesoit la ville nommée Accitum p ar j es anciens. * ZM-drand , éd. 1705.

FÍNICHIA , port de trier de 1 ifl e st e Candie * dansfa partie méridionale , Sc au territoire de la Canée, àhuit mille pas de Castel-Sfaceia ,au couchant, en allantvers le cap de Crio, dont elle est à vingt - cinq millepas. Corneille y met un bourg, âpres Maty. Baudrand ,daprès qui ils parloient > n’y met point de bourg, maisun château. Le P. Coronelií, Ijolarío , n’y met ni châ-teau ni bourg. Ces mêmes auteurs, excepté le dernier»disent que c’est le Phœnix » ou Phœnicits Portus des

anciens. ' .

FÍNÍSCH1A , rivière de Piste de Candie , dans leterritoire de Retimo , aux frontières du territoire de laCanée. Elle coule du nord au sud , Sc fe perd dans lamer, à Pòccident de Castello Melletti.

1. FINISTERE, ou Finistère. C est le Ca p j e plusoccidental , non - feulement de la Galice 8c st e pEspa-gne . mais encore de tout le grand continent de l’Eu-rope. De-là vient que les Latins , dans un tems où l’onne connoíffoít rien au - oela » 1 ont nommé finis- tetra ,c’est-à-dire ['extrémité de la terre, ou le bout du monde.Ptolomée le .nomme Ner'wm dans quelques exemplai-res , Sc Sacrum , selon d’autres ; maïs il fe trompe , lors-cju’il le fait plus oriental de 2 degres 44 minutes du capde Saint-Vincent , qu’il nomme Sacrum. Baudrand ,Maty & Corneille fe trompent aussi, quand ils disentque ce cap est PArtabncm Promontorium. p}; ne , 4 ,

c. 12 , nomme ainsi , non le cap de Finistère , qu’il nom-me /. 4 , c. 20, Celticum Promontorium 5 mais celui qu’onappelle aujourd’hui Capo di Roca Sinira , q U j e {| a p-près de Lisbonne , 8c bien loin de-là.

' 2. FINISTERE , bourgade d’Espagne dans la Ga-lice , fur la-côte, Sc au cap de même nom.

L’abbé de Vairac dit que c’est une petite ville : depiste au contraire if en fait qu’un ^village. Cet auteurst,'t > aussi mal que ceux que j’ai déja cités, que ce capest appellè par les anciens Artacrum Sc Celticum'Pro-montorium, Sc par quelques-uns iVm^, U y auroít plusste vraisemblance a dire que le bourg, ou la petite villeste Finistère , est à peu prés au même lieu qíie VArta-brorum portus de Ptolomee , 2. , c. 6.

FINKELEY, en latin Finchala , ou Fincenhala »ville d’Angleterre , dans la province de Northumber-land, au diocèse de Durham. De Rapin Thoyras , quînomme ce lieu Fiuchales , dans ion Histoire d’Angle-terre , t- 1» l- 3 * P- 268 , dit qu’en 798 , un synode y futassemblé parEchembalst , archevêque d’Yorck : il ajouteque le dessein de cette assemblée étoit de régler certai-nes .choses qui regardaient la discipline ; mais que paroccasion , l’archevêque y St lire les canons des cinqconciles généraux , qui furent unanimement reçus.

FINLANDE , e’est-s-à , pays des Fines. Ce paysest diversement nommé par les anciens. Tacite nomme' le peuple Fenni, fans nommer le pays. Pline, /. 4, r. 13 ,le nomme Epigia tous les-manuscrits, & il n’estpas le seul. V°y^ Eeigia. Le pere Hardouin préféré