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Tome second. C - F.
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néanmoins Enìngia. Pline , ihiâ. en fait une ííle , quoi-que ce soit qu’une presqu’iste. Au lieu d ’Eningia , Cel-larius veut qu'o n lise Finningia. Les auteurs modernesont dit Finnía 8 c Finnonia. Rien n'est plus ridicule quel’étyrnologíe que donne Zïeglel du nom Finland : ilprétend qu'il vient du mot Fin , dans le sens de beau,agréable. Celle du savant Wagenseil ( Fera , IJb. Lo-cul. 2 , p. ;86 ) ne vaut guéres mieux. II veut que lesanciens Suédois , étant souvent infestés par les Finois,qu'il nomme Finnones, en appellerent le pays Fienden-land , c’est-à-dire pays des ennemis, Sc par contrac-tion Finland. Pourquoi chercher une autre dérivationde ce nom que celle du peuple Fenni ou Finni que lesanciens y placent ? Ce pays, qui a été un royaume sépa-ré , est présentement une province de Suéde. II estborné à l’occident par le golfe de Bothnie , au midi parcelui de Finlande Sc par l'íngrie ; il a à l’crient l’Em-píre Ruffien , Sc au septentrion la Bothnie Sc la Lapo-nie. Ce pays comprend six grandes contrées , qui font,la Finlande propre ; la Cajanie ; l.e Tavafihland, ou laTavafiie , avec Piste FAland ; le Niland s le Savolax ;la Carelie.

La Finlande en général est un pays abondant en bestiaux& en pâturages. La pêche y fournit une extrêipe quantitéde poissons, que l’on transporte dans la Suéde proprementdite , où cette province envoye aussi beaucoup de beur-re Sc de fromages. La langue , que l’on y parle, estparticulière Sc différente de la Suéde ; mais un Suédois& un Finois ne laissent pas de «'entendre. André Bu-ire us Sc le savant Wagenseii disent qu'elle n’a point lalettre F ; qu’elle n’a pas un seul mot qui commence parB, ou par D, ou par G, ou par deux consonnes; Sc quec’est la cause pour laquelle les Finois ne sauroient ap-prendre les autres langues,à moins qu'íls ne s’y exercentdans leur enfance. Lorsqu’ils font grands , il ne leur estpas possible d’attraper la prononciation de ces lettres. Ilsn'ont aucune différence de genre , Sc n’ont pour les deuxgenres qu’un seul article, qui est-SV. Au lieu de ces par-ticules , que nous appelions propositions , parce qu'o n lesmet devant les mots , ils en ont d’autres qu’ils mettentaprès » Sc que l’on pourroit nommer poffpofitions. Ils ontaussi leurs poësies , dont les vers qui font de huit syl-labes, ne font pas rimés. Tout leur artifice consiste ence qu’il y a deux ou trois mots qui commencent de lamême maniéré. Tacite , de Mor. German. parle des an-ciens Finnes , comme d’un peuple très-sauvage Sc très-pauvre. Finnis mira feritas , fœda paupertas. II ne laits’il doit les comprendre dans la Sarmatie , ou dans laGermanie. II met entr’eux Sc les Peucins, des forêts 8 cdes montagnes, où aboient exercer leurs brigandages lesVenedes , peuple dont le golfe de Dantzig a pris le nomlatin de Venedicus fìnus. Ce passage de Tacite fait voirqu’il ne croyois pas que le pays des Finnes fût une iste,comme Pline l’a cru. La religion dominante du pays deFinlande a été long-tems celle du rite Grec , qu’il avoitreçue des Ruífiens ses maîtres; mais la domination Sué-doise y a substitué la religion Luthérienne , qui est celledu roi Sc du royaume de Suéde. Cette couronne avoitperdu toute la Finlande durant la dernière guerre. Ellelui fut rendue par le traité de paix , à la réserve d’unepartie de la Carelie , où sont les villes de Wibourg 8 cKexlolm, lesquelles font maintenant de l’EmpireRus-sten. Les limites passent à trois lieues au nord de Wi-bourg , & le fief de Kexholm , dont la capitale appar-tient à la Russie , est partagé entre les deux puissances.La Finlande a titre de grand duché. * Ziegleri, Scan-clía , p. 49 5 • Traité de Ni um id, art. 8.

LA FINLANDE PROPRE , province du grandduché de Finlande. Elle fe divise en Finlande septen-trionale Sc méridionale. * Baudrand rectifié sur les car-tes de De Piste.

LA FINLANDE SEPTENTRIONALE est la

partie de la Finlande propre qui avance le plus au nordle long du golfe de Bothnie à l’occïdent. Elle a au sep-tentrion la Cajanie , de laquelle elle est séparée par larivière Kilo ; la Tavastie à l’oríent, 8c la Finlande mé-ridionale au midi. Elle en est séparée par la rivière Aura-joki, laquelle coule à Abo : elle est soudivisée elle - mê-me en deux centuries, la haute Sc la basse , Sc en deuxterritoires , que l’on nomme les Satagundies. Ses lieuxprincipaux font, Biornebgurg, Raumo, Nykork , Nys-

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tad ou Neustat, Sc Wirmo, qui font des places mari-times.

LA FINLANDE MERIDIONALE est la partiede la Finlande propre la plus avancée vers le midi, en-tre la Finlande septentrionale au nord, la mer Baltiqueau couchant, le golfe de Finlande au midi , 8 c le Ny-land au levant. On la divise aussi en deux territoires.Elle n’a de places remarquables qu’Abo , capitale detoute la Finlande ; Biorno Sc Hango , port célébré.

LE GOLFE DE FINLANDE , partie de la merBaltique , qui s’étend d’occident en orient , entre laFinlande au nord » l’íngrie à l’orient, Sc l’Estonie aumidi. II peut avoir environ quatre-vingt-dix lieues ma-rines dans fa longueur , quatorze de ces mêmes lieuesde largeur à son entrée , Sc trente depuis l’embouchurede la rivière de Narva jusqu’au port de Wibourg. IIcommunique au lac de Ladoga par la rivière de Nieveou Nie, fur laquelle est la ville de Saint-Petersbourg,Cronstot a présentement un port très-considéráble. L’islede Hoghland est la plus grande de toutes. Celles deNerfwo Sc deRuttenzari font beaucoup plus petites. Lescôtes de ce golfe font pleines de roches Sc d’iflots , íùr-tout du côté septentrional. II y a aussi divers bancs defable au midi de Piste de Hoghland , Sc des écueils deroche , entre la rivière de Narva Sc Piste deRuttenza-ri , 8c depuis Piste de Nerfwo jusqu’au port de Wibour.Les premiers font nommés les écueils de Russie. LesSuédois nomment ce golfe Fïns\e~Sioen , c’est-à-diremer de Finlande ; 8c Zeyler , Snec. Desc. p. 19 , appelleSiofinni les Finois qui habitent le long de la mer : cesmots font corrompus du Suédois Schoe, qui doit fe pro-noncer comme nous lirions Cheu par une diphthongue ,telle qu’elle est dans le mot feu, l’(E adouci fe pronon-çant comme eu ou ceu ; ce mot, au reste , veut diremer.

FINMARCHIE, ou frontières des Finois , provincede la Laponie Danoise ou NorWegienne, Elle s’étenddepuis la préfecture de Salten au midi , le long de lacôte > vers le nord , jusqu’au cap nommé Nordkyn , àl’orient du Nord-cap , & occupe ainsi toute la côte occi-dentale du gouvernement de Wardhus , de laquelle del’Isle ne la distingue nullement ; il ne la nomme pasmême dans fa carte des Couronnes du nord. Hermani-des, Dania Desc. p 128 , dit que cette contrée est assezpeuplée, quoiqu’elle le soit moins que la Norwege.D’Audifret, t. 1 , p. 225 , dit que la Finmarchíe est undésert affreux, où il n’y a ni ville ni bourg. Ceux quiFbabitent font , dit-il , la plupart idolâtres. Ils ado-rent un Dieu particulier , & ils égorgent en son hon-neur des vaches & des brebis , dont ils lui offrent lâ-chais en sacrifice. On les prendroit en hiver pour desbêtes sauvages, parce qu’ils font tous couverts de peaux »& ne laiffent qu’une petite ouverture pour les yeux. Uss’habillent en été d’une petite étoffe verte, & dressentdes tentes dans les prairies , ou une partie efl occupésà faire paître les befliaux , tandis que l’autre s’adonneà la chasse , pour vendre les peaux & les fourrures auxSuédois , qui les achetent aux foires que l’on tient detíXfois Vannée dans le Jempteland. Corneille donne la Fin-marchie à la couronne de Suéde. II se trompe. Elle està la couronne de Norwege , Sc par conséquent fous l adomination Danoise. * Homan , Atlas.

FINNI ou Fenni , nom latin des anciens Finois-

FINOIS, habitans de la Finlande.

FINOPOLI ou Filopoli, village d'Aste, dans j aRemanie , fur la Mer Noire , à l’embouchure du D e Lcon , du côté du midi, selon Baudrand , qui ajoute q ueç’a été autrefois une ville ancienne , nommée Ph iN0 “polis. Voyez, ce mot.

FINSTERWALD, petite ville d’Alletnag» e .dans la basse Luíace , au bord occidental de la Do-ber , rivière qui tombe dans la Sprée. Elle adíée par les Suédois durant les guerres civiles d e-magne. * Zeyler , Misn. Se Lusat. p. 81.

FIOHTELBERG, montagne. Corneille fait un ar-ticle particulier dé cette montagne , d’où il dit que leMeyn Sc l’Eger prennent leurs sources. Dans 1 auteurqu’il cite, les imprimeurs ont mis un y pour un U,fait Fiohtelberg de Fichîelberg, d° nt " avoit deja aun article. Voyez. F’ightelberg.

FIONDA , en latin Fionda, Phafelis, Sc Pttyujl*'