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- rétablie dans le dernier siécle; & l’abbé jouît toujours deses anciens droits, ayant le premier rang à l’assembléedes états de la province de Foix après l’évêque de Pa-miers , qui en est le président né. Quelques-uns ont pré-tendu que l’abbaye de iaint Volusien avoit été fondéepar Charlemagne, en mémoire d’une victoire remportéeiur les Sarrazins.
Le comté de FOIX , province de France. Elle estenvironnée par le Languedoc du côté du septentrion , Scde Porient à Poccident, elle confine avec le pays Sc sé-néchauísáe de Comminges. Au midi elle a le Rouíïìlíon,Sc de ce même côté les grandes Pyrénées la séparentde la Catalogne. Elle a pris son nom de sa capitale Foix,laquelle originairement, quoiqu’elle fût dans le diocèsede Toulouse , appartenait, avec ses dépendances, auxcomtes de CarcaíTonne , & n’avoit point le titre de comté.Dans le XI G . siécle , Roger, comte de CarcaíTonne, donnaà son fils Bernard, le comté de Consérans avec !e châteaude Foix, Sc plusieurs autres terres situées dans l’évêchéde Toulouse. Bernard perdit ensuite le comté de Con-serans , Sc conserva Foix , dont il prit le premier le titrede comte. * Longuerue , Desc. de la f rance, i. part. p.215 Sc 216.
Cette ancienne seigneurie de Foix s’étendoit depuisles Pyrénées jusqu’à un lieu nommé le Pas de la Barre ,situé à une lieue ati-deísous de la ville de Foix; le comteBernard & ses successeurs tenoient tout cet espace deterre librement 8c en franc-aleu, fans en faire hommage,ni au comte de.Toulouse, ni à aucun autre prince. Quantau territoire qui est au-jdessous de Foix, en tirant versToulouse, le comte de Foix en faisoit hommage à celuide Toulouse, comme on le voit par d’anciens dénom-bremens , & parle témoignage de Guillaume de Puy-Laurent dans son Histoire des Albigeois. Cet auteur assureque le comte de Foix reconnut tenir du comte de Tou-louse toute la terre qu’il poílédoit du Pas de la Barre eubas, dans l’évêché de Toulouse. Raymond Roger .comtede Foix, se joignit au comte de Toulouse pour la dé-fense des Albigeois, & il se rendit vassal de Pierre, roid’Aragon , comme 1 e comte de Toulouse avoit fait ; desorte que depuis ce tems - là ces rois prétendoíent à laseigneurie directe Sc à la souveraineté du coassé de Foix;mais Jacques, roi d’Aragon , y renonça par transactionpassée avec saint Louis en 1258. Le comté de Foix avoitdès auparavant reconnu pour seigneur de fief le roi saintLouis , à cause de toutes les terres de Foix, qui rele-voient auparavant du comte de Toulouse ; Sc le roi l’a-voit reçu pour homme & vassal par lettres du mois dejanvier 1242 ou 1243.
Dfpuis ce tems-lá les comtes de Foix furent vassauximmédiats du roi de France , Sc reconnurent tenir de si1couronne tout leur comté, íans distinction de ce qui étoitfief Sc de ce qui étoit franc-aleu.
Ce comté, avec tons les autres grands biens de la mai-son de Foix, vint à la maison de Grailly, dont les droitspasserent à celle d’Albret, Sc de celle-ci à celle de Bour-bon , par le mariage de Jeanne d’Albret avec Antoine,duc de Vendôme. Leur fils Henri IV, étant parvenu àla couronne , y réunit le comté de Foix en 1607.
FOKIANG, ville de la Chine dans la province deXensi » au département de Ctmgchang , cinquième mé-tropole de la province.-Elie est plus occidentale que Pe-Iu'n de 11 degrés > par les 57 degrés de latitude. AtlasSinenfìs.
FO KIE N” ouFoicienn, contrée maritime de laChine , Sc la onzième dans l’ordre des provinces de cetEmpire. Elie a l’ocean des Indes au levant Sc au sud-est ,la province de Quanton au sud-ouest, celle de Kianfi àl’ouest, 8c celle de Tchekian au nord, selon de Piste.
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Baudrand lui met à Poccident la province de Quansi ;cela n’est pas exact. Celle de Quanton est entre deux. Se-lon le P. Martini, dans son Atlas de la. Chine , la pro-vince de Fokien. étant maritime , a de grandes facili-tés pour la navigation Sc pour le commerce. Elle a beau-coup de montagnes » de bois 8c de coteaux, qui four-ni fie n t de quoi bâtir des vaisseaux. II y a peu de terres la-bourables. II y a quantité de sources dont on détourné leseaux dans les endroits où. Pou en a besoin pour arroserlesjjiamps ensemencés de riz; Sc comme cette espece degrain ne peut venir , pou"r ainsi dire , que le pied dansPeau, l’industrie des habitans, au défaut de plaines, mé-nage le long des.côtés des montagnes des terreîns distri-bués en différens étages, où ils sement le riz , Sc Parro-sent par le moyen des réservoirs d’eau qu’ils font au dessus.Ils font même passer souvent cette eau , suivant les be-soins , d’une montagne à l’autre par des canaux. Cettemaniéré de cultiver les montagnes, est générale dans pres-que toute la Chine ; mais elle est beaucoup plus usitéedans la province de b okien , par la raison qu’il s’y trouveune plus grande quantité de montagnes.
Les habitans de cette province font presque les seulsChinois qui fassent le commerce maritime avec les étran-gers, chez qui ils vont commercer, quoique cela paroissedéfendu par les loix du pays. Ils portent avec eux les plusriches marchandises de la Cnine , comme l’or, le muse »les pierres précieuses, Pargent vif, des soieries , destoiles de chanvre Sc de coton, Sc même du fer Sc de l’a-cier; Sc en échange ils apportent de Pargent, de la ca-nelle, du poivre, de l’ambre , du corail, Sc d’autres mar-chandises, fur lesquelles ils font un profit considérable.En un mot, pour concevoir l’étendue de leur commerceSc le nombre de leurs vaisseaux, il n’y a qu’à faste atten-tion que l’empereur de la Chine, songeant à.faire laguerre à celui du Japon, la province de Fokien offrit defournir des gros vaisseaux, qu’ils nomment dans le paysChanpang Sc l'ancung , en assez grand nombre pour faireun pont , qui prit de la côte de la Chine à celle duJapon.
C’est de cette province que partit le Vénitien Mar-co Paolo, pour s’en retourner en son pays , après lafameuse navigation qu’il fit dans les Indes. Elle estnommée dans la relation de ce voyag tcFugui, nom dé-rivé de celui de la capitale Focheu ..
Le peuple de cette province est industrieux , adroit.Sc fui jusqu’à la tromperie. Comme il a beaucoup d’esprit,il s’applique beaucoup a l’étude , Sc son trouve beau-coup de lettrés dans cette province ; mais l a débauchey régné , Sc les peuples font extraordinaire m en t adon-nés aux plaisirs des sens. On ne parle pas l a même lan-gue dans toute la province. Chaque ville a la siennepropre » qui ne peut que difficilement être entenduede ses voisins.
On a eu de la peine à y introduire l a religion chré-tienne : cependant, après bien des peines , l’obstinationd’une partie des habitans a cédé à la force du raison-nement ; 8c aujourd’hui il y a peu de villes où il n’y ait ■quelque église catholique.
L’aír de cette province est à la vérité un peu chaud ;mais il est pur Sc sain ; à quoi ne contribuent pas peuapparemment les grands fleuves Sc } es rivières qui ar-rosent le pays. La côte de la mer est coupée d’une in-finité de golfes ; 8c l’on y trouve une abondance prodi-gieuse de toute sorte de poissons , que l’on voiture dansles terres , ou frais , ou séchés , Sc dont l’on tire un pro-fit considérable. On prétend qu’il y a dans le pays desmines d’or 8c d’argent; mais jusqu’ici celles quï ontété ouvertes , n ont fourni que de l’étain & du feç.
Voici une table de toutes ces villes :
Tome II. B bbbbï»