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Tome second. C - F.
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me un superbe temple, appcllé Nantaì. Au nord on dé-couvre le mont de Sive, remarquable pour ía hauteur.O n voit encore les monts d ’Uhoa Sc de Jungfu, célébréspour leurs forêts , & pour leurs monastères consacrés auxidoles. Celui de Fang est renommé pour les oranges ,les citrons 8c les limons qu’il produit. * Corn. Dict. Amb.•des Holl. à la Chine , c. 52.

FOCHÍA Vecchia, en latin Phocœa. Baudrand, édit.' J 7°5 ' T ajoute Phocis. C’est une faute. Ce dernier motsignifie par-tout la Phocide, province de la Gréce. VoyezPhoCìea. Fochia Vecchia n'est qu’un village de la Na-tolie, dans la province de Sarcum, à dix milles de lanouvelle Fochia, au midi vers Smyrne.

FOCHÍA NOVA, ou Foja, ville de la Natolie ,dans la province de Sarcum , avec un bon port & unchâteau , fur la côte méridionale du golfe, où les Véni-tiens , commandés par Jacques de Riva, défirent i’arméenavale, des Turcs i’an 1650. On crois que cette ville oc-cupe à peu près le même terreinque la Cim^e des anciens.Cim& étoit peu de chose , Sc s’est accrue aux dépens dePhocée , dont elle a pris le nom. C’est pourquoi on luidonne le surnom de nouvelle , pour la distinguer de l’an-cienne. Elle est au nord Sc à XXXVI milles de Smyrne.

Baud. Ibid.

FOCHT fia), petite rivière de la Haute Alsace. Elle

tire sa source des montagnes de Vosge par deux canauxdifférens, qui se réunissent à Metzeral, d’où, coulant aulevant, elle passe par Munster , dont elle traverse la val-lée; ensuite entre dans Sutzlachs 8c Vihr, où , traversantle Gr'égoriental, elle laisse Vintzenem à sa droite ScTurckeím à sa gauche ; de-là, déclinant au nord, elle-va se jetter dans l’iíle un peu au-dessus de Goerhar.* Sup-plément au Manuscrit de la Bibliothèque de M. de Corbe-ron , premier Président au Conseil souverain d’Alsace.

FOCIA. Le Livre contre les Images attribué à Char-lemagne, c. 25, fait mention d’un Léon, évêque de Focia.-Ce doit être de Phocée, ou fochia Vecchia, laquelle a•été une ville épiscopale.

FOC ÌNG, ville de la Chine dans la province deFokier, au département de Foçheu, première métropolede la province. Elle est plus orientale que Pékin de 3 d.13 min. par les 25 degrés ;6 minutes de latitude. AtlasSinenfìs.

1. FOCIS, lieu d’Egypte dont parle Rufin, Hifi. Eccl.Ce doit être le même que <s>oLi', dont parle Eustacheen décrivant la ville d Alexandrie. In Dion. Ferieg.

2. FOCIS, ancienne ville, de laquelle il est fait men-tion dans l'Itinéraire d’Ar.tonin, cité par Ortélius , Ths-faur. in voce Daulis. Ce dernier auteur soupconne quec’est la même que Daulis ou Dau.Ua, ville de la Pho-cide. Mais Antonio ne nomme aucune FociS , mais seu-lement Phocis, à XL milles de Delphes Sc deTheípies ;■en quoi les exemplaires de Surira , de Bertius , & celuidu Vatican s’accordent parfaitement, contre leur cou-tume.

FOCKE, village de la Nigritie, auprès de la rivièrede Calbarïe. On y recueille quantité de vin ; c’est pour-quoi les Hollandois le nomment Wyn-Dorp, qui ligni-fie cela. * Dapper, Afrique, p. 315.

FOCUI. Voyez P article suivant.

F O C U N AT ES, peuple des Alpes, duquel Pline,l. 3 , c. 20, fait mention. 11 y en a qui veulent que ce soit3 e Faucigni, ou Fossigni. Le P. Hardouin trouve qu’iln’y a pas d’apparence que" Pline «it fauté, fans raison,des Alpes Rhétiques, dont il parle auparavant, aux AlpesPoenines où est le Folïìpni.

ï ODWAR, ville de Hongrie, vis-à-vis de Colocza,Sc de l’autre côté du Danube. Brown , Voyages , p. 52 ,dit: « Nous allâmes de-là (de Pentole, ) à Fodwar, qui-> est à la vue de Colocza, Sc qui est située de l’autre côtém du Danube, sur le chemin de Temeswar, qui étoitautrefois une ville archiépiscopale. La témérité dem Tomoreus, qui enetoitevêque , ne contribua pas peu à-> la perte de la Hongrie dans la bataille de Mohats Son. traducteur s’exprïme d’une maniéré si louche , qu’on nefait si c’est Fodwar, ou Colocza , ou Temefwar, quiétoit autrefois le siège d’un archevêque. Tomoré étoit unétourdi, qui de Cordelier devint évêque de Colocza , puisgénéralissime des troupes Hongroises, fous Louis, roi deHongrie ; Sc qui, áyant méprisé les sages avis des gens. dé guerre , hasarda Sc perdit la bataille, qui coûta la vie

FOI

au roi, Lc causa la ruine du pays. Ainsi ce que Brovrn ditde l’archevéché, ne convient qu’à Colocza, Sc non pas àFodwar.

FO.EDATUR/E , ancienne colonie , selon Frontin,allégué par Onuphre, qui cite Ortélius.

FOEBEEN , ville de la Chine , dans le Pekeli, furla gauche d’une rivière qui » un peu au-dessous » tombedans celle de Caoleang , qui coule à Pékin. Corneilledit qu’elle est au bord de cette rivière ; en quoi il se trom-pe, ou bien il.a tort d’ajouter que Foeheen est nomméeQue par quelques-uns Cette ville , qui est marquée surune carte dressée pour la route du voyage des ambasta-deurs Hollandois à Pékin, ne se trouve ni dans celle dela Chine, par de l’Iíle, ni même dans les cartes parti-culières des provinces , par le P. Martini. Dans le Voya-ge cité, p. 48 , on lit Focheen.

FOEDERATORUM FLUMEN , Voyez Sal-

DUB.A,

FOGAN, cité de la Chine dans la province de Fo-kien , au département de Foning » première cité de laprovince. Elle est plus orientale que Pékin de 3 degrés,ip minutes, parles 2 6 degrés, 46 minutes de latitude.Atlas Sinenfìs.

FOGARAS, château Sc forteresse de Transilvanie, àquatre milles au couchant de Cronstadt, fur la rive gauchede l’AIaut.

LOGGIA , ville du royaume de Naples , dans la Ca-pitalise , près la rivière de Cervaro. Elle est connue àcause de sa riche douane, Sc n’est qu’à huit milles descôtes du golfe de Venise, Sc environ à dix de Mansre-donia au levant. Ce fut là que mourut Charles d’Anjou »roi des deux Siciles, le 7 Janvier en I285. * Baudrand,édit. 1705.

FOGLIA (la), en latin Pisaurus, Ifìaurus , rivièred’Italie, dans F Etat de l’Eglise. Elle a fa source dansl’Apennin fur les frontières de la Toscane, d’où , passantparle duché d’Urbin, elle se rend dans le golfe de Ve-nise à Pesaro. * Baud. éd. 1705.

FOGLIANO, lac d’Italie , dans la campagne deRome, fur la côtç de la mer, entre la plage Romaine &les marais Pomptinus, à l’orient de l’embouchure de larivière d’Astura.On le nomme aussi Lago di Crapolaccio.II communique à l’occïdent avec la mer, 8c au midi avecle lac délia Soressa. Corneille dit que son étendue est d’en-viron I V milles d’occident en orient. Magin, Ital.

LOGO, l’Isle de*Féu. Voyez Fuego.

FOGORA, ville d’Abiflinie, au royaume de Dam-béq, selon Dapper, Afrique , p. 412.

FOÍA VECCHIA. Corneille dit que c’est une villeancienne de l’Eolide, en Gréce. II se trompe : je mar-que l’origine de son erreur au mot Phocée , qui est levrai nom de cette ville. Elle n’étoit point dans la Gréce,mais dans la Natolie » comme Corneille le dit beaucoupmieux au mot Fochia.

FOIGNI, abbaye de France , en Picardie , au dio-cèse de Laon , sur la rivière d’Aubenton en Tierrache »à deux lieues de Vervins, vers l’orient d’été.On la nom-me en latin Fitsniacum. Elle est de l’ordre de Cîteaux.Barthelemi, évêque de Laon, la donna à saint Bernarden 1121.

FOILE. Voyez Foyle.

FOIX , Fuxitm, ville de France, capitale de la pro-vince du même nom.Elle est située fur la rivière d’Axiége,au pied des monts Pyrénées, à six lieues de la frontièred’Efpagne, à trois de Pamiers Sc à douze de Toulouse.On ne sait point quand cette ville a été bâtie , son ori-gine étant incertaine 8c inconnue. Les comtes de Car-cassone, à qui elle appartenoït, y sondèrent une églu edédiée à saint Volusien martyr, à laquelle ils donnerentcette ville, Sc d’autres grands biens dans lé XI e - siécle.Dans le suivant , on y mit des chanoines réguliers ; Sccette église de saint Volusien devint une abbaye. Lescomtes deFoix, successeurs de ceux de Carcassone , n a-voient que le château de Foix. La ville appartenoït en-tièrement au chapitre de saint Volusien ; ce qui durajusqu’à l’an n 63 , que l’abbé Pierre associa le comte enpariage pour la justice Sc le haut domaine de cette ville ,à la charge que le comte s’obligeroità défendre les droitsde cette abbaye ; & ce pariage dure encore aujourd ui.L’abbaye de saint Volusien avoit été ruinée par les rotestans durant les troubles de la religion ; mais