Voyez Fontaine-bleau.
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que aucun changeaient que celui de l’S en T, on me-sne par le retranchement de cette lettre, comme cn a•vu en Foncalde ou Foncombaud.
FONS ìETHIOPIS. Voyez ci-après dans- les arti-cles Fontaine.
FONS AVELLANUS. Voyez Fontavelle.
FONS BELLAQUEUS '
FONS BLAUDI.
FONS BLÎAUDI.
FONS CALCARÍUS. Voyez Forcalquier.
FONS CALIDUS. Voyez Foncalde.
FONS 'CLAKUS , nom latin de Sherburn , bour-gade d’Angleterre, en Dorsertshire \ aux confins deSommerfetshire.
FONS-DULCIS. Voyez Font-douc,e.
FONS EBRALDI. Voyez Fontevrault.
FONS EPISCOPI. Voyez Fonxaine-l’Eve-
<JUE.
FONS FORTIS. Voyez Font-Forte.
FONS FR1GÍDUS. Voyez Font-Froide.
FONS GOMBALDI. Voyez Foncombaud.
FONS HORTORUM , ou la Fontaine desJardins. Voyez ci - après l’article Fontaine desEaux vives.
FONS JOVIS , ou la Fontaine de Jupiter,Fontaine d’Epire auprès de Dodone. Pline , l. 2. c. 103,lui attribue la propriété d'allumer les flambeauxéteints , Sc d’éteindre les flambeaux allumés.
FONS PADERfE, nom latin de Paderborn.
FONS RAPIDUS , nom latin de Fontarabie.
FONS-ROGI. Voyez Font-rouge.
FONS SALUBR 1 S , nom latin de Hailbron.
FONS SOLIS. Voyez Eau du Soleil, au motEau.
FONS-FORT. Voyez Font-Forte.
FONSECA , baye de la côte maritime de l’Améri-que , au gouvernement de Guatimala, près de la bour-gade de saint Miguel, environ à douze degrés de la-titude septentrionale. Gil Gonzales d’Avila, la décou-vrit en 1722, Sc il l’appelía ainsi du nom de Juan Rodri-.gues de Fonseca, évêque de Burgos , président pourlors au conseil des Indes, établi en Espagne. Au-de-dans de cette baye, il y a une petite iíle quele mêmeGil appella Patronilla. Le port Acaxutta est pro-che de Fonseca. * Corn. Dict. Laet , Indes occident.I.7. c. 14.
FONTANENSÍS. C’étoit anciennement un évêchéd’Angleterre. Ce lieu est appellé Sherburn. Voyez cemot.
FONT-CHAUD. Voyez Foncalde.
FONT-DOUCE , village 8c abbaye de France ,ordre de saint Benoît, en Saintonge , au diocèse deSaintes , à deux lieues de Cognac, Sc quatre lieues deSaintes. Elle fut fondée par Éléonore duchesse d Aqui-taine en 1170. L’église étost très-belle : mais elle futen partie ruinée par les P. Réformés , de même que leslieux réguliers , qui dans ces derniers temps ont été unpeu réparés. II n’y a présentement qu’un prieur claus-tral, 8 c un Sacrifie qui y résident. Cette abbaye a donnéle nom au village , Sc l’a pris elle-même du ruisseau quil’arrose. Eaudrand , édit. 1705. Piganîol de la Force ,Desc. de la France , tom. 4, p. 225.
FONT-ESTORBES , fontaine célébré de France,en Languedoc , près de Belefta, dans le diocèse de Mi-repoíx. Elle peut être regardée comme la principalesource du Lers , puisque jusque-là cette rivière n’estqu’un ruisseau. Au fond d’un antre profond, Sc exhaussé,îl sort comme d’un puits un torrent, qui dès íà sourcefait moudre plusieurs moulins. Cette quantité prodi-gieuse d’eau coule avec la même égalité , pendant neufou dix mois de l’année. Vers la fin du mois d’août jus-qu’à la fin d’octobre » ou au commencement de novem-bre. cette fontaine coule & s’arrète par intervalles; &ces intervalles n’ont rien de périodique ni de réglé, quoi-que les gens du pays croyënt& assurent la plupart, q ued’heure en heure elle fait son flux Sc refl ux , Q e termeest impropre pour ce phénomène , quoiqu’on l’ait auto-risé dans le pays. C’est un flux 8c une cessation de fluxqui n’ont rien de régulier , c’est-à-dire que pendantdeux ou trois mois presque tous les ans après lesgrandes chaleurs, l’eau- cesse de couler durant une heure
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ou une heure & demie ; qu’ensuíte elle coule pendantune heure ou deux, plus ou moins avec la même abon-dance que dans Phi ver, ou durant les grandes chaleurs,Sc qu’elle continue ainsi pendant ces deux ou trois moisà couler Sc à s’arrêter jour Sc nuit par de certains inter-valles » qui donnent à raisonner aux philosophes furce qui peut en être la cause. A une petite lieue de Font-Estorbes , fur la même ligne, est un gros rocher quis’ouvre en forme de portique, Sc qui laisse une entréeaisée Sc libre dans une grande sale, qui a quelque rap-port à Pexhaussement Sc aux voûtes de nos églises. Decette voûte pendent des figures fans nombre, qui ré-présentent des oiseaux, des serpens, des têtes de bé-lier, Sc une infinité de choses semblables. Les unes pa-rodient d’un beau crystal, les autres d’une vraie pierre.La nature s’est jouée dans les eaux congelées Sc pétri-fiées , qui ont filtré à travers le roc. De cette sale onpasse dans une très-grande chambre, où l’on volt encoreplusieurs de ces figures un peu plus achevées. C’est unréduit charmant pour Pété. Un beau ruisseau coule aumilieu. L’eau en est très-bonne » Sc d’une extrême fraî-cheur. * Corn. Dict. Sur des Mémoires drejfés fur leslieux en 1704.
De valois, Notit. Gall. p, 393 , écrit Fons As-togue ou Font - Estorgue. Il croit que c’est laFontaine d’ORGÉ mentionnée par Pline , 8 c ajoutequ’il seroit plus raisonnable d’écrire Fonsast-Orgueou Fontest-Orgue ,que Font-Astorgue ou Font-Estorgue. Aucun de ces quatre noms n’est usité, ondit Font-Estorbes.
FONT-FORTE, Fon-Forte, ou Fons-Forte,fontaine de France, dans le Forez, à sept lieues deLion, au faubourg de saint Galmier. C’est une espècede puits qui a cinq pieds de diamètre, 8 c n’est qu’àvingt pas d’une petite rivière, appellée la Coife. L’eaude cette fontaine a un goût vineux, piquant, 8 c si agréa-ble, que souvent les cabaretiers de saint Galmier enmettent dans le vin, Sc à moins que d’être fin gour-met, on y est trompé. In Coifiim Fluviolum Fori Sc-gufianorum infiuit exigui f omis aqua ob mira qu&damdiéla Fons-Fortis : primum enim fi in fiextarium viniejfundas quartam hujus aqu& partem , minime diluturacenfebitur vinum. C’est ce que dit Janus Gaecílíus Frey,dans son livre intitulé Admiranda Galliarum, p, 59.'Comme les autres eaux de saint Galmier sont des eauxde citerne , on n’y en boit presque point d’autres quede celles de la fontaine minérale. Ils en paîtrissent aulHle pain qui est assez bon , mais extrêmement levé.On a essayé de faire cuire de la viande dans cette eau»laquelle n’a fait que durcir, Sc les légumes ont fait demême. Les habitans disent qu’elle est si saine, que c’est laraison pour laquelle il n’y a point de médecins dansleur petite ville. L’eau de Font-Forte ne prend aucuneteinture avec la noix de galle , Sc n’entraîne point derouille avec elle. Quand on la fait évaporer, on en tireune résidence , qui est une espèce de terre blanchâtre »mêlée de très-peu de sel. Le P. Bouffingaut dit quecette eau supplée au défaut du vin » Sc qu’un verre decette eau a plus de force que toutes les recettes d’Hippo-crate Sc de Galîen » pour la purgation des humeurs.Corneille dit qu’on trouve cette fontaine à Saint-Baí-dom. * Piganiol de la Force » Desc. de la France >t. 5. p. 271.
FONT-FROIDE , Fons Frigidus , abbaye d'hom-mes , en France , de l’ordre de Cîteaux , filiation deGrandselve, dans le Languedoc au diocèse. Sc à deuxlieues de Narbonne, du côté du couchant, fondée l’ aIÎ1130, par Aimery vicomte de Narbonne. ■
FONT-GAUFFIER , abbaye de filles , ordre de S.Benoît, dans le Périgord, au diocèse de Sarlat.
FONT-GOMBAUD , abbaye. Voyez Foncom-baud.
FONT - GUILLEM . Fons - Guìllehni. Abbayed’hommes , en France , de l’ordre de Cîteaux , en Gasco-gne , dans le Bazadoís , fur la Garonne au diocèse Sc adeux lieues au nord de Bazas , fondée l’an 112 y
FONT-MORIGNI, Moriniacum , abbaye d hom-mes en France, de l’ordre de Cîteaux, filiation de Clair»vaux , au diocèse de Bourges 1 , près du Nivernois, a 3lieues de la.Charité, Sc près de la Loire. On ignore ®terns de fa fondation, mais on fait que 1 an 1149 on y ml