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Tome second. C - F.
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des religieux de Citeaux, en place de ceux de S. Benoît.

FONT-ROUGE, en latin Fons-Bogi , monastère deFrance, dans PAuxois. On lit dans ia vie de S. Maur,qu’il fut bâti par un moine nommé Romain ; mais ,comme l’observe de Valois , Nott. QalL p. 298 , cettevie n’estd’aucune autorité.'

FONTAINE, source d’eau vive, qui sort de laterre par des conduits cachés. II y a un grand nombre dedifférences entre les fontaines. II y en a de perpétuellesqui coulent toujours fans jamais s’arrêter, en quelque sai-son que ce soit ; il y en a qui, après avoir coulé quel-que-tems , cessent jusqu’á ce que ie réservoir qui s’estvuidé se soit rempli. II y en a, qui passant par des veinesmétalliques-, ou minérales, se chargent des sels ou dessoufres dont est imprégné le terroir qu’elles traver-sent, avant que d’arriver à la surface. Il y en a de,froi-des ; il y en a de chaudes. II y en a de douces, de salées,d’aigretes. II yen a qui font visibles fans aucun travail;il y en a d’autres qui font l’ouvrage des hommes.Vitruve,/. 8, c. ï, donne dans son livre de l’architecture, l’art defaire venir des fontaines aux lieux oii il n’y en a point.Je réserve ce que j'ai recueilli lur l’orígíne des fontai-nes, 8 c fur l’art de trouver celles qui font louterreínes,aux Institutions Géographiques , que j’espere donner unjour au public.

II y a plusieurs fontaines célébrés dans la Judée. Nousen avons marqué la plupart dans les lieux auprès des-quels elles se trouvent. Par exemple » en parlant de Jez-raël & d’Emaiis , on a dit qu’il y avoir une fontaineprès de ces lieux. Nous avons auíli parlé ci-devant fousle nom d’AÏN, de plusieurs villes qui tirent leursnoms des fontaines; car en Hébreu Aïn , ou Ein, ouEn , signifie Vœil , ou une fontaine. Ainsi, En-Sémésveut dire la Fontaine du soleil’, En-Gaddi , la Fon-taine du Chevreau , En-Gannim , la Fontaine desJardins', 8 c ainsi des autres. * D.Calmet , Dict.FONTAINE DE GE’HON. Voyez Géhon.FONTAINE DE NAZARETH. Voyez Naza-reth. Et ainsi des autres.

FONTAINE DE ROGER. Voyez Rogel,FONTAINE DE SILOE’. Voyez Siloé.FONTAINE DE L’ETHIQPIEN , est celle ohl’Ethiopien Eunuque de la reine Candace, fut baptííé parle diacre Philippe , ainsi qu’il est dit dans ies Actes , c.8, v. ;6. Les uns la mettent assez près de Bethléem,& d’autres près de Bethsur. Eusebe Sc l’ancien voyage deJérusalem , la placent au pied de la montagne , sur la-quelle est située Bethsur. Or Bethsur étoit à vingtmil-ìes de Jéruiaiem , Sc fort près d’Eleuthéropglis. Du teinsde saint Jerôme , la fontaine de l'Eunuque étant lortie dela terre, y rentroit presque auffi-tôt. Aujourd’hui seseaux font reçues dans un baffin, d’o» elles fe répan-dent dans un canal, qui les porte environ à vingt pasde-là, dans un réservoir, 8 c de ce réservoir elles fe ré-pandent dans la vallée. * D. Calmet , Dict.

FONTAINE DES EAUX VIVES, qui tombentavec impétuosité du Liban, & dont il est parlé dans leCantiqùfc des Cantiques, c , 4. v, 15. C’est, selon lesnouveaux voyageurs , une*fontaine très-abondante, quife trouve à une lieue de Tyr dans la plaine. Elle estbâtie en forme de tour carrée, élevée de terre de quinzecoudées, dans laquelle les eaux font renfermées, commedans un puits, de la largeur environ de quinze piedsen carré. Elles en sortent par quelques portes ou ou-vertures , avec tant d’impétuosité , qu’elles font tour-ner au sortir de-là un moulin à bled , à cinq meules.On peut monter à cheval jusqu’au-dessus de cet édi-fice , par une large montée de pierre , qui est du côtéqui regarde Tyr. II y a encore deux autres puits, aux-quels on va de ce premier par un canal, large d’environtrois pieds. Ces eaux étoient fans doute aux Tyriens ,du tems de Salomon ; & on n’a aucune preuve que ceprince ait voulu marquer cette source en particulier «dans le passage cité du Cantique. Voyez Doubdan,jBrEIDEMBACH , AdRICHOM , &C.

FONTAINE SCELLÉE , Fons signatus, dont ilest aussi parlé dans le Cantique des Cantiques, c. 4 ,v. ï ; , est apparemment une allégorie qui désigne lachasteté de l’épouse sainte Les voyageurs parlent d’unefontaine considérable qui fe voít à une lieue & demiede Bethléem, & dont nous avons parlé ci-devant, sous

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ie nom à’Ethan. C’est là , à ce que l’on prétend , 1F on taine scellée dc Salomon. Mais rien n’est moins cer-tain que tout cela. Pour la fontaine d’Ethan, ou ceseaux que l’on montre près de Bethléem , on peut voirles voyageurs qui en ont parlé » 8 c qui ont fait la des-cription des réservoirs où elles fe conservent. C’est de-là que venoit l’eau que Pilate conduisit à Jérusalem,quelques années avant la guerre des Romains contreles juifs. * Cotovic , Eugene Roger, le Brun, p. 272.

La Fontaine , ou le Puits de Jacob , étoit prèsde la ville de Síchem. Joan. c. 4, v. 5 8 c 6 .

FONTAINE DU JUGEMENT, ouFontainede Misphat. C’est la même que les eaux de contra-diction , que Moyse tira d’un rocher à Cadesbarne.* Gènes. c. 14 , v. 7. Num. c. z o , v. 13, 24 , Scc.FONTAINE DE DAPHNE. Voyez Daphné.FONTAINE D’ÉLISÉE. C’est celle dont les eauxfurent adoucies par Elisée. Elle coule dans la campa-gne de Jéricho, Sc va tomber dans le Jourdain. * Beg, c. 2,v. 19 , v. 20. Joseph , de Beilo ,1. ; , c. 4.

FONTAINE D’AGAR. C’est celle que i’Angedécouvrit à Agar , lorsqu’elle erroit dans la solitude aau midi de Bersabée. * Genes c. 21 , v. 19-FONTAINE DU DRAGON. Elle étoit appa-remment àl’orient de Jérusalem. * 3 Esdras,c, 2, v. 13,FONTAINE DE SAMSON . quî sortit du ro-cher , nommée la Dent Mdcheliere , en hébreu Mach-tés, a subsisté long-tems , & subsiste peut-être encoreà présent dans la tribu de Dan , près du lieu nomméLechi , c’est-à-dire là mâchoire. Le martyr Antonin 8cGiycasU) mettent certe fontaine aux fauxbourgs d’E-leuthéropolis. Quelques rabbins ( b ) la placent près dutorrent de Cédron , 8c d’autres près de Tiberiade. SaintJérôme ( c ) semble mettre Morasthi entre Socoth & lafontaine de Samson. Ce qui revient assez à ceux qui lamettent près d’Eleuthéropolis. * O Glycas , Annal,p. 2. ( b ) Vide Bochart, de Animal, facr, part. 1 , /. 2,r. 15. ( c ) Epitaph. Paula , p. 6 $.

II y a en France Sc aux environs, plusieurs villes 8 cabbayes qui portent le nom de Fontaine.

FQNTAIN E ANDRE. ancienne abbaye de Suisse ,au pays de Neuchâtel. On en voit encore dans un boisau-dessus de Neuchâtel, le bâtiment a demi-ruiné. ^ Df-lices de la Suisse , p- 5 36.

F.ONTAINE-BEZË , abbaye. Voyez Baize.

FONTAINE BLEAU , bourg de France dans IeGâtinois. Corneille dit qu’il est ainsi nommé à causode ses belles eaux, Sc donne pour nom latin Fqìis Bel-laqueus. Piganiol de la Force suppose la même chose ;mais on ne voit rien de pareil dans nos anciens écri-vains , qui nomment ce lieu Fons Bliaudi, ou Blaudiou Bleaudî, comme on peut voir au traité des palais 8 çmaisons de plaisance des rois de France , qui f er t dequatrième livre à la Diplomatique du P, Mahîllon, IIy a plus d’apparence de dire avec ce savant auteur,quece nom s’est formé de ce qu’íí y a une fontaine , Sc dunom du seigneur ou possesseur du village , ou du champqui est voisin.

Fontaíne-Bleau est au milieu d’une forêt, qu’on ap-pelloït anciennement la forêt de Bierre , & qui à pré-sent porte le même nom que le.château. Ce château està quatorze lieues de Paris ; 8 c nos rois , depuis un très-long-tems, l’ont regardé comme un lieu de divertisse-ment, à cause de fa situation propre à la chasse. Le car-dinal. Bentivoglio , dans une lettre au cavalier Marin ,le décrit ainsi t Fontainebleau e(l un vafie palais, digned’un aussi grand roi que P est celui de France. Et, quoi-que ce soient plusieurs corps de bâtïmens joints les unsaux autres en divers tems, fans ordre ni fymmétrie , çequi forme une masse confuse d’édifices de différente ar- -chiteBure > cette confusion a néanmoins un air de gran-deur & de majesté qui surprend. La situation du lieu estenfoncée , &n’a nul agrément , sur-tout dans la saison'où la campagne & les bois fi nt dépouillés de leur verr-dure Une grande forêt lui fi rt d’enceinte s & aux envi-rons du château, ce fint des collines couronnées de ro-chers , qui ne produisent rien > fìi pour les nécessités dela vie . ni pour le pï ai fi r des Comme il s’y trouve

une infinité de bêtes sauvés , le prince y vient prendrele divertissement de la chasse , & donne par sa présenceà cçm demeure un relief qu” elle n a point d’elle-même,

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