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qu* il est ouvert de ce côté - là , & que l’on volt lesoiseaux qui sont dans cette vclíere ; ce cabinet est em-belli de plusieurs paysages Sc autres tableaux. Celui dela cheminée représente la peinture Sc la sculpture, & estde du Bois.
La galerie des Cerfs a pris son nom de quarante-troistêtes de cerfs que l’on y volt s cette galerie a cent pasde long, & est embellie de peintures qui représententtoutes les maisons royales de France, leurs forêts Sc leplan de leurs environs, avec une exactitude particuliè-re. Chacun de ceá plans est séparé de l’autre par un grandbois de cerf prodigieux , qui a été pris dans la forêt quiy est représentée, ce que fait connoître l’inscription quiest au-dessous de la tête de chaque cerf.
La galerie de Diane , que l’on appelloit auparavantla galerie des chevreuils , est ornée de vingt-quatre boisou têtes dc ces bêtes fauves, qui font posées contre lamuraille de côté Sc d’autre. Henri IV y est reprélentéen chasseur, Sc les différentes espèces de chaises qui fer-voient au divertissement de ce prince , y sont peintes ensept tableaux de douze pieds de haut , fur vingt delarge.
La voliere tient à cette galerie " Sc c’est une des plusgrandes Sc des plus belles qu’on puisse voir ; fa longueurest de trente toises , 8c fa largeur de trois ; au milieus’éleve un grand dôme qui la décore magnifiquement 3fous ce dôme est un grand rocher, d’où sortent plusieursfontaines , dont l’eau fe répand dans plusieurs petitscanaux de pierre , Sc coule le long de cette voliere. Plu-sieurs inscriptions ingénieuses font connoître qu’HenríIV a fait construire cette voliere, où l’on voit les fi-gures d’Apollon Sc de Diane peintes par du Bois.
La cour du cheval blanc a quatre-vingt toises de long,fur cinquante de large , Sc fut construite fous le régnede François I en r Z29. Elle est divisée en quatre com-partïmens de gazon. Elle a porté le nom de grande Courjusqu’au régne de Charles IX, que Catherine de Mé-dias envoya le Prímatíce à Rome , où il fit mouler lecheval de Marc-Aurele j Sc ce m'odele en plâtre fut misau milieu de cette cour , 8c lui fit prendre le nom qu’eileretient encore , quoique le cheval en ait été ôté en 1626.On- voit dans cette cour un grand escalier de pierre 8c.hors-d’œuvre ; il est à deux rampes Sc d’une très-bellearchitecture ; il fut construit en 1634, à la place d’unautre plus petit, que les injures du tems avoient rui-né. C’est dans cette cour que logent les secrétaires d’é-îat, Sc plusieurs des principaux officiers de fa majesté.
On va de cette cour à la chapelle , ou église de laSainte Trinité » desservie par des religieux Mathurins,que saint Louis y établit au retour de son premier voya-ge de la Terre Sainte , où plusieurs de ces religieuxì’avoient suivi avec leur général. François 1 fit abattrecette ancienne chapelle , pour bâtir celle qu’on voit au-jourd'hui , laquelle est ornée de marbres, de sculptures &de peintures. Ces dernières font de Freminet. Le pavéest de marbre rare Sc de différentes couleurs ; la voûte& les chapelles font enrichies d’ornemens dorés ; maisleur magnificence est comme éclipsée par celle du maî-tre-aatel.
La chancellerie bâtie du tems du chancelier du Prat,8 c augmentée fous les chanceliers d’Aligre Sc Seguier,& l’hôtel de Ferrare bâti par le cardinal de ce nom, fontdes dépendances du château , de même que les écuriesdu roi Sc de la reine , l’aqueduc, l’hôtel du grand pré-vôt de l’hôtel , Sc les pressoirs du roi.
Les jardins font tous ornés de statues Sc de fontaines.Le grand jardin, dressé fous le régne de François ï, esten vue du vieux château , le long de la face duquel ré-gne une terrasse élevée d’une toise seulement, afin qu’enfe promenant on en puisse voir le dessein plus facilement.II n’y eut d’abord qu’une fontaine : Henri IV en fit ajou-ter cinq. La principale estau milieu du jardin, Sc s’appelleia fontaine du Tibre , à cause d’une figure de bronze quireprésente ce fleuve. On trouve des grottes Sc des cas-cades après le parterre Sc à l’entrée du parc. Ce derniera été dressé en 1607, par ordre d’Henri IV. 11 est arroséd’un canal de six cens toises de long fur vingt de large ,tout revêtu de pierre, 8c ayant deux fontaines a lesextrémités. Les allées de ce parc font à perte de vue »avec des palissades d’une hauteur surprenante.
Le séjour d&plusieurs rois a successivement formé le
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bourg DE Fontainebleau, qui s’est considérable-ment accru fous le régne d’Henri IV, ce prince ayantdonné des places â plusieurs particuliers, à condition d’ybâtir, LouisXIÌIaauísi beaucoup contribué à son agran-dissement ; Sc c’est lui qui a fait bâtir l’églíse paroissiale.Elle est située dans la grande rue 8c décorée de huit cha-pelles , quatre de chaque côté , fans compter les deuxqui font dans la croisée. Elle est enrichie de peintures,Sc le grand autel est orné de deux colonnes corinthien-nes de vingt pieds de haut, Sc d’un excellent tableau deVarin , qui représente le Paralytique guéri par Jesus-Christ auprès de la Piscine. Cette paroisse est‘desserviepar des missionnaires de la congrégation de S. Lazare.
II y a dans ce bourg une prévôté royale, composéed’un prévôt, commissaire-enquêteur, civil Sc criminel,d’un procureur du roi Sc d’un greffier. Cette jurisdictions’étend fur quelques villages Sc hameaux qui en rassor-tissent , comme Avon, le Monceau, le Haut 8 c Bas-Cbangy » Sc les Basses-Loges, Haut Sc Bas-Samois , quiétoit autrefois une petite ville, Sc le village de Bois le-Roi avec ses hameaux. 11 y a encore à Fontainebleau unemaîtrise particulière des eaux Sc forêts , qui fut érigéepar François I, au mois d’août 1 j34 , Sc démembrée dela maîtrise de Brie Sc de Champagne.
L’église de S. Pierre d’A von étoit autrefois la paroissede Fontainebleau, qui en est éloigné d’e'nvíron un quartde lieue. On remarque dans cette ville une tombe de
pierre de six pieds de long fur trois de large, dont l'ins-cription , en lettres gothiques , marque que le cœur dePhilippe-le-Bel, roi de France, 8c celui de Jeanne,reine de France Sc de Navarre , fa femme, y ont étéinhumés
La Forpst de FONTAINEBLEAU s’appeíloít
anciennement la forêt de Blette , fans qu’on sache pré-cisément l’orígine de ce nom. Elle contient 26424 ar-yens , tant plein que vuide. Sa figure est presque ronde,& le château fait le centre. Henri IV y fit faire une routeappellée la Route ronde . parce qu’elle fait le tour de cetteforêt. Elle sert à placer les relais pour courre les cerfs.Outre cette route, il y en a une infinité d’autres qui ontété percées en différens tems ; Sc depuis 1675,, 0 n en adressé plus de 300000 toises de long. On divise cetteforêt en huit gardes, qui font : la Croix de Guise , la Croixde S. Herern , la Croix de Souvre , la Croix de Franchard ,la Croix du grand Veneur, la Belle-Croix, ] a Croix deVítry Sc la Croix d’Angers. Plusieurs montagnes Sc plu-sieurs plaines servent encore a marquer certains quar-tiers de cette forêt. Telles font le Montchauvet, le petitMonchauvet, le Mont- pierreux, le Mont-morillon , leorand 8c le petit Mont-rnerìe, les Monts-girards , Sc lamontagne de la Malle. Les plaines sont celles de Saint-Louis , du Mont-chauvet , du Chene au Chien , du Mont-enflammé, du Rut, de Rojoy Sc du Fort des Moulins.Piganiol de la Force. Desc de la France, t. 2 , p. 225. &c.
'FONTAINE LE BOURG, bourg de France, enNormandie. II est fur la petite rivière de Caillí. dans lepays de Caux , à trois lieues de Rouen , entre Gouville& Tendos , Sc à une lieue de Cailli Sc de Claire. C’estun titre de baronnie avec 1 bateau, sénéchaussée Sc hautejustice. Ce bourg dépend des bénédictins de Fescamp ,qui en ont la seigneurie pour le spirituel Sc pour le tem-porel , avec exemption de jurisdiction épiscopale pourl’église de sainte Anne, qui en est I a paroisse. Les autresparoisses de la baronnie de For.taine-bourg font, Saint-Georges , Tendos , Mont-Cauvaire & Ratieville. * Corn.Dicté fur des Mémoires dressés furies lieux en 1701.
FONTAINE BRULANTE , lieu de la France ,dans le Dauphiné , à quatre heures de chemin de Gre-noble. On a compté cette fontaine ardente pour une desmerveilles du Dauphiné. Saint Augustin dans son livrede la Cité de Dieu ,1.11,0.7, Chorier dans son Histoiredu Dauphiné, le président de Boïffieux, Sc un grandnombre d’écrivains en ont parlé comme d une fontameardente. L’auteur des Voyages historiques de l Europe adonné dans tout ce qu’on a dit -so plus fabuleux , Sc Cor-neille en parle après Dumont d’une maniéré a faire croireque ce dernier , qui d’aMeurs a rendu des service s essen-tiels au public . par son Pf««l f paix . a
composé ses voyages sor des oui-dire Sc fur des lectures
p, 24^a rapporté le fabuleux de cette prétendue son-