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laine, en le'réíùtant; & l’Académie royale des sciences ,■qui a fait examiner la chose par des yeux habiles, a dé-trompé le public, dont on avoir surpris la crédulité. Voicice qu’en dit son historien, à Tannée 1699» p. 2 6, édit.d’Amsterdam.
La Fontaine brûlante n’est point une fontaine ; c’est-un petit terrein de six pieds de long, fur trois ou quatrede large , où l’on volt une flamme légére errante , Sc tellequ’une flamme d’eau-de-vîe attachée à un rocher mort,d’une espèce d’ardoife pourrie , & qui fe fuse à l’air. Ceterrein est fur une pente assez roide > environ à douzepieds au-dessous, & autant à côté. II tombe des mon-tagnes voisines un petit ruisseau ou torrent, qui peut-être a coulé autrefois plus haut > 8c auprès du terrein brû-lant , ce qui aura donné lieu de croire que fes eaux bru-loient. On ne remarque point que la flamme forte d’untrou ou d’une fente du rocher, par où l’on pourroit soup-çonner qu’elle auroit communication avec quelque ca-verne inférieure qui feroit enflammée. On ne volt pointde matière qui puisse servir d’aliment à la flamme. Ons’apperçoit feulement qu’elle sent beaucoup le soufre :elle ne laisse point de cendres : il y a une espèce de sal-pêtre blanc fort acre aux environs de l’endroit où est lefeu On a assuré Dïeulamant, ingénieur duroi, dans ledépartement de Grenoble, Sc à qui de la Híre s’étoitadressé, Sc qui a envoyé à l’Académie les observationsque je rapporte ici : on Ta, dis-je, assuré que ce feu estplus ardent en hiver & dans les tems humides, qu’il di-minue peu-a peu dans les grandes chaleurs, & même’s’é-teint souvent fur la sin de Tété, après quoi il fe rallumede lui-même. II est fort aisé aufli de le rallumer avecd’autre feu , ce qui se sait promptement Sc avec bruit.Dïeulamant observa , enfin, qu’aux environs du feu, leterrein fe fend, s’affaisse Sc coule en bas. II n’en attribuepourtant pas la cause à ce feu , mais aux eaux qui coulententre des rochers morts , Sc creusent ou emportent le-terrein. Cet effet est si grand Sc fi considérable dans quel-ques endroits du Dauphine, Sc fur-tout dans le pays qifonnomme le Chanjèaux , que quelquefois deux villages si-tués fur deux montagnes différentes, Sc qui ne se pou-voíent voir, parce que d’autres montagnes plus hautes.étoient entre deux,- ont commencé tout d’un coup à fe■voir par Taffaíssement des montagnes interposées.
J’ajouterai une réflexion qui me paroît utile aux géo-graphes modernes.il arrive souvent des changemens furìa surface de la terre qui sont quelquefois peu remarqués,Lc qui, si on les favoit, garantiroient de plusieurs erreurs.Pour ne point prendre d’autre exemple que celui de cesdeux villages » supposons que ç’ait été autrefois deuxvilles qui ne fe pouvoient pas voir, que cette circons-tance air été écrite ; qu’on soit sûr que Tune est vé-ritablement là même qu’autrefois, Sc que Ton disputeíì l’autre est effectivement Tancienne. Un auteur qui fou-tiendroit qu’elle ne Test pas, & que la situation est diffé-rente > ne manqueroit pas d’alléguer en preuve la cir-constance de la possibilité présente de voir l’autre ville ,Sc l’impolsibilité qui étoít autrefois. Sa preuve feroittriomphante , Sc pourtant elle feroit fausse, félonie faitrapporté ci-dessus.
FONTAINE-DANIEL, abbaye d’hommes enFrance, dans le Maine , à une grande lieue de la villede Mayenne, vers le couchant. Elle est de Tordre deCîteaux, de la filiation de Glairvaux. Elle fut fondée Tan1204, par Daniel de Mayenne , qu’on enterra dans lechœur de son église. * Baud. édit. 1705. Corn. Dict.
FONT AIN E-FRANÇOISE, selon Baudrand, éd.1 7 Q 5 ’ en ^ at ’ n Fons Francisons, bourg de France , auduché de Bourgogne, à cinq ou six lieues de Dijon , versles frontières de la Champagne & de la Franche-Comté.
Ce fut proche de ce bourg, qu’en 1595 Henri IV,avec peu de troupes, défit Tannée du duc de Mayenne ,ce qui détermina ce chef de ligue à se soumettre à l’o-béissancedu roi.
FONTAINE-GUERARD , abbaye de France, enJSformandie. Elie est occupée par des religieuses Bernar-dines , & située dans un lieu marécageux, au bas d’unecôte, fur ia rivière d’Andelie, d quatre milles de Rouen,œntre Pont-Saint-Pierre & Fleuri. Farîn , dans son His-toire de Rouen , dît, que vers Tan 1187 Amauri de Meu-lan, cpihtedulieu, deBeaumont-le-Roger, 8 c de Noyon-iur-Andelle , sonda cette abbaye, à laquelle il aunaôna
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de grands biens. Depuis ce tems-là sos revenus ont étéfort augmentés par lde de Meuian, comtesse d’Aumale,veuve de Jean de Harcourt, comte d’Aumale , tué à labataille de Courtray. L’abbesse deFoníaine-Guerard pré-sente aux Cures de Beaumont-Bosch, de Mouche!, d’O-mouville , de RocquemontSc de Saint-Martin au blanc.
* Corn. Dict. Mémoires manuscrits.
FONTAINE-JEAN ,Fons Joannis , abbaye d’hom-mes , en France, de Tordre de Cîteaux, filiation dePontigny, dans le Gâtinois, à six lieues au fud-est deMontargis , au diocèse de Sens. Plusieurs titres font con-noître que cette abbaye est de fondation royale , Sc quePierre de Courtenai, qui la fit bâtir en 1124, y fit degrands biens avant son voyage de la Terre-Sainte. Ony voit les tombeaux de plusieurs princes de cette famille.Morin, dans son Histoire du Gâtinois, rapporte que cetteabbaye fut pillée Sc brûlée en 15Ó2 par lés troupes del’amiral de Coligni. * Corn. Dict.
FONTA 1 NE-LE-COMTE, abbaye d’hommes »ordre de S. Augustin, dans le Poitou, au diocèse , 8cà demi-lieue vers le couchant de Poitiers.
FONTAINE-L’EVEQUE, en latin Font Fpiscopi,petite ville du Pays-bas , au comté de Hainault, fur lafrontière du Namurois, Sc proche de la Sambre. Elle futcédée à la France en 1667 , par le traité de paix d’Aix-la-Chapelle ; Sc , depuis ce tems-là, elle a fait partie desPays-Bas François, n’étant qu’à une lieue de Charleroi,au couchant, à six de Namur, en passant vers Mons,dont elle est à quatre lieues. Ce n’est plus maintenantqu’un bourg. * Baud. éd. 170J.
FONTAINE S. MARTIN ( la), abbaye de filles,ordre de S. Benoît, dans le Maine , fur les frontières deTAnjou.
FONTAINES DE MAY, fontaines de Suisse, dansles montagnes du canton d’Underwald. On les nommeainsi , parce qu’elles ne commencent à couler qu’au com-mencement de mai, 8c fe tarissent en automne. * Délicesde la Suijfc , p. 3 34.
FONTAINE-ROUGE, (Fons rubeus). Pline, U31, c. 21, nomme ainsi une fontaine d’Ethíopie, qu’ilne désigne point autrement • Sc dit, fur la foi d’un ancienauteur qu’il cite , que les eaux de cette fontaine ení-vroient ceux qui en buvoîent fans modération. Si, commele marque son nom , fes eaux étoient rouges , elle mé-riteroit parfaitement le nom de Foutaine-Vineujè.
FONTAINE-VINEUSE . fontaine du Dauphiné,dans le Gapençois. Corneille dit, fur Tautorité de Du-xnont, dont il cite les Voyages, que l’eau de cette fon-taine a un goût qui approche de celui du vin aigrelet ;8c qu’étant mêlée à moitié avec du vin rouge , elle n’endiminue pas beaucoup la force. Il ajoute qu’on comptecette fontaine,entre les lept merveilles du Dauphiné.L’envíe de trouver sept merveilles dans le Dauphiné 1 , estcause que chacun a trouvé du merveilleux dans une infi-nité de choses qui n’en avoient point.
1. FONTAINES, village de France, en Bourgo-gogne , en latin Fontes. Il est situé à une demi-lieue deDijon, fur une petite colline , & remarquable pour êtrela patrie de saint Bernard. Un couvent de Feuillans oc-cupe présentement le lieu même de la maison de son pe»re, qui étoít seigneur du lieu , Sc que Ton nommoitlechâteau de Tisselin , selon Carreau, Description deBourgogne. On y montre la chambre où ce Saint est né,8 c on en a fait une chapelle.: c’est une petite salle-bafie »quarrée , où est écrit fur la porte : Venez , mes enfant *& je vous introduirai dans la maison de mon pcre > &dans la chambre ou ma mere 71Fa enfanté. Quelques-uns ont fait de vains efforts pour prouver que ce u e *rpas dans ce village de Fontaines que saint Bernard euné , mais dans un autre village de même nom. LouisXIII fit rebâtir l’églife en 1618. Voyez Farticle qui fùtt<
* Bailler , Topogr. des Saints , p. 595. ,
2. FONTAINES , félon Bailler, ibid. village deFrance , en Champagne, sor la rivière d’Aube , au-deffus de la ville de Bar-sor-Aube, du côté de ClairvauX.On a voulu dire que c’est la véritable patrie de S. Bernard.
3. FONTAINES , bourg de France, dans Ja Solo-gne. II est situé fur une montagne , à une lieue de»bourgs de Cour Sc de Chçverny , Sc à cinq de la ville ®Blois, du côté du levant. Son église est remarquapar fa haute 8c grosse tour. * Corn- Dict.