948 FOR
que si le trou n”étoit pas tout-à-fait rempli > un hom-me y mourrait , s’il y descendoit auffi-tôt qu’on l’ou-vre ; Sc pour éviter ce danger , on le laisse évaporerdurant une. heure avant qu’on y entre. * Baudrand ,édit. 1705.
FORMENSIS , siège épiscopal^ d’Afirique , dans laNumidíe , selon k Notice des évêques d 1 Afrique , quifait mention de Mensor son évêque.
FORMENTARA , ou la Formentére, petite iíled’Espagne , dans la mer Méditerranée , au midi deFille Iviça , dont elle n’est séparée que par un trajetde quatre mille,s. Elle est censée du royaume de Valence ;mais elle est déserte à cause de la multitude de ferpensdont elle a toujours été infectée ; ce qui lui a fait don-ner le nom d ’Opkiufa par les anciens. Elle est fort pe-tite , 8c dépend de l’archevêché de Tarragone. VoyezDragonera.
FORMI/E , selon Cellarius , Geogr. ant. I. 2, c. 9 ,ancienne ville d’ïtalíe, à Forient du golfe de Gaiete ,auquel elle donnoít aussi quelquefois son nom. Stra-ban, /. 5 , p. 233 , dit que cette ville fut fondée par lesLacédémoniens , & fut nommée Hormis ., à cause dela commodité de son port m Et lapun). Pline, l. 3 , c. 5 ,en parle dans le même sens , & dit que cette ville deFormis s’appelloit anciennement Hormis , 8 c que c’étoitl’ancíenne demeure des Lestrygons , en quoi il se con-forme à Homère , Odijs. K , aussi-bien qu’Ovide, Me~tam. /. 14 » qui les mettent en terre ferme , quoiqueles Lestrygons ne fussent que dans la Sicile. Velleius ,
l. 1 , c. 14, dit que les habitans de Fondi , 8c ceux deFormis reçurent le droit de bourgeoisie Romaine lamême année qu 5 Alexandrie fut bâtie , & long - temsaprès la seconde guerre Punique. Selon Tite-Live , l. 38,c, 36, ces deux villes furent déclarées par le tribun dupeuple avoir le droit de suffrage que ne leur donnoít pascelui de bourgeoisie qu’elles avoíent déja. Horace , /. 1,Ode 20, vante le vin de Formía. Giceroa parle souventde sa maison de campagne , nommée Formianum. Elleétoit dans le voisinage de Formíse. Cette ville ne subsisteplus. Le bourg de Mola en a pris la place à peu près.
FORMICHE. Ce mot qui veut dire des Fourmis,se donne à quelques écueils , ehtr’autres à deux petitesiíles voisines de la Sicile, près de la ville deTrapano.Les mariniers les nomment Forìsiigues par corruption.
FORMICOLE » bourgade du royaume de Naples,fur la côte ultérieure de la Calabre , à un mille de lapetite ville deTropea. On la prend pour le portus Her-culis des anciens. * Baudrand » éd. 1682.
FORMIGNANO , bourg d’Italie , aU duché d’Ur-bin » fur le Métro , .i trois lieues de Fossombrone :c’est en latin Firmanum. * Baudrand , in voce F1 r-
MANUM.
FORMIGNI, ou Fourmigni» village de France,en Lasse-Normandie , entre Isigni Sc Bayeux, à quatrelieues de cette dernière ville, il est célébré par la ba-taille que les Anglois y perdirent le 18 avril 1450, aprèslaquelle le 1 6 de mai de la même année ils furent chassésde la ville de Bayeux, ensuite de la Normandie qu’ilsavoient possédée long-tems. Cela arriva fous le régne deCharles VII, roi de France. * Corn. Dict. Hermant ,Histoire du diocèse de Bayeux, 1.1.
FORMÍGUERA, ou Formigueres , village d’Es-pagne , en Catalogne , Sc au comté de Cerdagné , dansles montagnes, vers la rivière de S.egre. C’est le lieu oùmourut Sanche , premier roi de Majorque , le 4 septem-bre 1324. * Baudrand , édit. 1705.
FORMIO , nom latin d’une rivière qui bornoit l’I-talie , du côté de FIllyrim Les Allemands de la Car-iniole la nomment Alben , 8c les Italiens la nomment Rr-Jdno. Voyez RiSANO.
1. FORMOSA, nom latin de Belle-ljle. Voyez aunom François.
2. FORMOSA , ou FoRMoso, cap d’Afrique ,dans la Guinée, fur la cote de Bénin : il sépare legolfe de celui de Saint-Thomas- * Corn. Dict.
3. FORMOSA , en François Formose , grande íflede la mer de la Chine , à l’oríent de la province deFokien. Elle s’étend du nord au sud , depuis les 22degrés 8 minutes de latitude septentrionale jusqu’aux25 deg. 20 minut. Une chaîne de montagnes fort hau-tes la séparé dans cette longueur en deux parties , Fo-
FOR
ríentale Sc l’occldentale. Le pays est très-montagneux »dít-on , dans la première partie ; 8 c le peu de liaison deses habitans avec ceux de la seconde partie , est causequ’on n’a de leur pays , que des notions si confuses ,qu’on ne peut en rien dire ; car il seroit mal sûr des’en fier aux Chinois , qui possèdent aujourd’hui la par-tie occidentale. Quant aux peuples de cette dernière »comme les Hollandois y ont eu un établissement, avantque les Chinois y vinssent , il paraît qu’on peut s’enrapporter à leurs relations » ordinairement fidèles danstout ce qui n’intéresse pas leur commerce.
Le pays de la partie occidentale de l’iste est dignadu nom de Formose , c’est-à-dire belle , qu’elle porte.L’air y est pur 8c toujours serain. La terre, arrosée dequantité de petites rivières qui descendent des monta-gnes , est fertile en toutes sortes de grains , §c produitla plupart des fruits des Indes , des oranges , des ba-nanes > des ananas , des goyaves, des papeyes , des co-cos , des melons d’eau. Elle donne auífi des pêches ,des abricots , des figues , des raisins , des grenades ,des châtaignes , Lee. Les cannes à sucre 8c le tabac yviennent très-bien. Tous ces.différens arbres font agréa-blement rangés ; en forte que lorsque le riz , suivant lacoutume , est transplanté au cordeau 8c en échiquier, lagrande plaine de la partie méridionale a l’air d’un vastejardin bien cultivé.
II y a dans le pays des bœufs , des poules , des ca-nards , des oies domestiques en abondance. Les cerfs8c les singes y vont par troupeaux. Les autres bêtesfauves y sent rares ; 8c l’on ne fait point s’il y a desléopards , des tigres , des ours , des loups. Les faisansy font fort communs 3 mais on y voit peu d’autres oi-seaux. Les chevaux, les ânes , les moutons , les chè-vres , les cochons y ont été transportés d’Europe oude la Chine, 8c n’ont pas encore beaucoup multiplié»On se sert de bœufs pour monture ; 8c comme on lesdresse fort jeunes à cet usage , on dit qu’ils vont lepas aussi vîte que les meilleurs chevaux. Les eaux derivière ne font pas bonnes à boire.
Les naturels du pays font d’un caractère doux, maisfaînéans , aimant mieux mandier que de travailler. Vé-ritablement ils se contentent de peu. Les hommes fontvigoureux , fort grands , 8c de couleur entre le brun 8cle noir. Leur taille est aisée 8c déliée ; Sc leurs chgveuxlistes leur pendent négligemment fur les épaules. L’été,ils vont absolument nuds. Les femmes sent de petitetaille , grosses 8c robustes. Elles vont nues l’été ; maispas tout-à-fait si nues que les hommes. Elles font voirquelque pudeur naturelle , excepté quand elles se laventd’eau chaude, ce qu’elles font deux fois le jour en pleinerue devant leurs portes. Elles font cependant assez chas-tes Sc fort douces. Ce font elles qui cultivent la terre »8c qui prennent tout le foin du ménage. Les hommess’occupent de la chasse. Leurs armes font l’arc 8c les flé-chés , avec les javelots qu’ils lancent avec la dernièrejustesse , jusqu’à la distance de 70 ou 80 pas. Ils fontfort mal propres dans leurs repas. Ils posent fur un aÌ3ou fur une nate ce qu’ils ont préparé , 8c le mangentavec leurs doigts. Il leur suffit que leurs viandes ayentété présentées au feu, pouf qu’ils les trouvent cuites.Ils n’ont point d’autre lit que des feuilles d’arbres fraî-chement cueillies. Hors des trois mois d’été , les hom-mes du côté d u sud de cette partie occidentale de l’iste»n’ont pour vêtement qu’une simple toile , qui les cou-vre depuis la ceinture jusqu’aux genoux. Le reste ducorps, est piqué à la façon des Sauvages du Canada. Ilsy gravent des figures d’animaux, d’arbres , de fleurs »Lee. ce qui n’est pourtant permis qu’à ceux qui se foutdistingués à la course ou á la chasse ; mais tous peu-vent se noircir les dents , 8c porter des brasselets au-dessus du coude 8c du poignet , des colliers 8c descouronnes à plusieurs rangs de petits grains de diffé-rentes couleurs. La couronne est surmontée d’une es-pèce d’aígrette de plumes de coq ou de faisan.Les hommesdu côté du nord, lorsqu’ils ne vont pas nus, fe couvrentde la peau des cerfs qu’ils ont tués à la chasse. Ils s’enfont des habits fans manches » à peu près de la figured’un dalmatique. Ils portent des bonnets en forme decilindre faits du pied des feuillés de bananiers, qu ikcouvrent de plusieurs couronnes posées les unes fur sesautres , 8c jointes par des petites bandes ou tresses tort