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Le roi de Formoso venoit de mourir , 8 c son succes-seur n’étoit qu’un enfant. La déclaration du Tsong tou ,réveilla dans plusieurs de íes sujets l’amour de la patrie,& ils se retireront dans le Fokien. La réception que leurfit Yao » engagea plusieurs autres à les suivre. Alors leTsong-tou arma une flotte considérable, qui «'emparad’abord des iíles de Pong-hou; ce qu’elle ne fit pourtantpas fans résistance. Le conseil du roi de Formose com-prit qu’il seroit impossible de tenir contre une si grandepuissance , Sc dépêcha un vaisseau pour porter, au nomdu jeune prince à l’empereur, un placet, par lequel ilìe íoumettoit. Cang-hiréponditàce placet, queTch.ingKesan , c’étoit le nom du jeune roi, eût à sortir de For-íiìose , 8 c à venir à Peking. II eut beau représenter qu’é-tant né dans les contrées méridionales , & étant d’unesanté foíble , il appréhendoit les froids du nord, qu’ainsiil supplioit fa majesté de lui permettre de se retirer dansla province de Fokien; il ne fut point écouté, & se voyantpresqu'abandonné., il fut obligé de remettre Formose en-tre les mains desTarrares, Sc d’aller à Peking, où il futrevêtu de la qualité de comte à son arrivée.
Ainsi depuis l’année r 68; , les empereurs de la Chi-ne sont maîtres de la partie occidentale de Formose ,q u'ils ont divisée en trois gouvernemens subalternes ,qui dépendent de la capitale. Chacun de ces gouverneursa ses officiers particuliers; mais tous , & le gouverneurmême de la capitale , font soumis auvice-roi de Fokien.La capitaleTaí ouan fou , est fort peuplée, d’un grandcommerce. Elle ne cède à aucune des plus considérablesde la Chine. On y trouve tout ce qu’on y peut souhai-ter. L’iíle fournit le riz, le sucre-candi, le tabac, le sel,la viande boucanée de cerf, qui est fort estimée desChinois. Des fruits de toutes espèces , des toiles dedifférentes íortes , de laine , de coton , de chanvre, del’écorce de certains arbres Sc de certaines plantes, quiressemblent assez à sortie , quantité d’herbes médicina-les , dont la plupart font inconnues en Europe. On y ap-porte d’ailleurs des toiles de la Chine & des Indes , desfoies ,du vernis, des porcelaines, & différons ouvragesd’Europe. L’empereur tient dans l’iíle une garnison dedix mille hommes, dont le commandant Sc les officiersse changent tous les trois ans. Sc plus souvent, si quel-que raison y oblige.
Les rues de la capitale sont presque toutes tirées aucordeau,& toutes couvertes pendant sept à huit mois pourse défendre des ardeurs du soleil. Elles ne font largesque de trente à quarante pieds ; mais il y e n a qui ontune lieue de long. Presque toutes font bordées de mai-sons marchandes Sc de boutiques ornées de soieries , deporcelaines , de vernis 8 c d’autres marchandises admira-blement bien rangées, en quoi les Chinois excellent.Elles paroissent ainsi de belles galeries , où il y auroitplaisir de se promener, si elles étoient mieux pavées, 8 csi la foule des passans y étoit moins grande. Les maisonsfont couvertes de paille,& ne font bâties que de terre & debambouc. Les toiles dont les rues font couvertes,dérobentaux yeux ces désagrémens. La ville n’a ni fortificationsní murailles ; c’est la façon des Tartares , qui n’aiment àse battre qu’à cheval en rase campagne. Son port est as-sez bon ; mais l’entrée en devient tous les' jours plusdifficile. Autrefois on y pouvoit entrer par deux endroits,l’un appellé Ta kiang , où les plus gros vaisseaux flot-toient fans peine ; l’autre appellé Louhlmen , dont lefond est de roche, & n’a que neuf à dix pieds dans lesplus hautes marées. Le premier passage est aujourd’huiímpratiquable, Sc acheve de so boucher par les sablesque la mer y charrie , c’est par-là que les vaisseaux Hol-landois entroíent ; Sc pour en défendre l’entrée auxétrangers , ils avoient fait à la partie de l’ísle , qui estau sud de ce passage, une citadelle qui seroit admira-ble , si elle n’étoit bâtie sur le sable.
La partie de Formose soumise aux Chinois est com-posée de deux nations , des Chinois & des naturels dupays. Les trois villes de Tai ouan fou, Song chan bien&Tchu lo bien , ne font habitées que des Chinois. IIn’y a de naturels du pays que ceux qui leur servent dedomestiques , 8 c qui sont proprement esclaves. Outreces trois villes , les Chinois ont encore plusieurs villa-ges ; mais ils n’ont de forts considérables que Ngan ,Ping fou 8 c Pingtchingi, qui est au pied du château deZelande. On y compte quatre ou cinq cens familles, Sc
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une garnison de deux mille hommes , commandés parun maréchal de camp.
FORNACI. Fcyez. Fornase.
FORNACUSA , ou Arethuse , en latin Jrethufa.C’étoít anciennement une ville épiscopale , fous l’ar-chevêché d’Apamée. Ce n’est plus qu’un village de Sy-rie , près de la ville d’Hama, que Baudrand, éd. 1705 ,croit être l’Apamée des anciens.
FORNASE , ouFornaci , en latin Fornacum por-tus, port de l’Etat de Venise, dans le Polefin de Rovigo,à l’embouchure duPô delle Fornase ou de Víero. * Bau-drand, éd. 1705.
FORNELLI, ou Furni , écueils de l’Archipel, prèsde l’iíle de S’amo , du côté du nord. Ce sont les Melan-thii scopuli des anciens. * Baudrand , éd. 1705.
FORNELLO, petite rivière du royaume de Naples.Elle passe en partie par la ville de Naples , pour so jet-ter dans la mer par de petits canaux » & partie hors desmurs de la ville , fous le pont de la Magdeleine , d’oùvient qu’on la nomme auffi Fiume della Madda-LENA. * Baudrand, éd. 1705,
FORNIT , petite rivière de France, dans leBeaujo-lois, où elle prend fa source proche d’Aigueperce,d'où elleentre dans le Briennois , vers le nord; puis courant versle fud-ouest, elle passe au prieuré de Charlieu, 8c fe rendensuite dans la Loire , vis-à-vis l’abbaye de la Bénis-fondieu.
r. FORNOVE, lieu de dévotion aux portes deForli.
2. FORNOVE , en latin Forum novum, bourg d’I-talie , en Lombardíe , au duché de Parme , fur le ruis-seau de Spovzano, au pied des Monts, à un mille de larivière du Taro , 8c à dix milles de Parme, au couchantd’hiver. II n’est remarquable que par la victoire que Char-les VIII, roi de France, y remporta le 6de juillet 1495 .à son retour de la conquête de Naples , avec neuf millehommes , fur les princes d’>Italie ligués contre lui, Scqui avoient quarante mille hommes. * Baudrand , éd,1705.
FORO AUGUSTANA. Voyez. Libisonta.FOROBRENTANI, ancien peuple de FOmbríe ,selon Pline, L. 3 , c. 14.
FORO DO'MITI , dans 1 Itinéraire d’Antonin.Voyez Forum Domitii.
FOROLI . ancien village d’ítalie » dans l’Etat del’Eglise , dans la Sabine , a la source de la petite rivièred’Aia. C’est le Foruei des anciens. *Baudrand , éd.
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FORONTONIANENSIS, siège épiscopal d’AfH-que , dans la Byzacene. Dans la Notice d’Afrique outrouve Félix > évêque de ce lieu .Haràuin.Colleft. Cône.II faudroit Forantoniatensis.
FORESS , petite ville de l’Ecosse septentrionale ,dans la province de Murray , entre Eìgin & Nairn.Lesrois d’Ecosse y fa isolent autrefois assez souvent leur ré-sidence dans un château, dont il ne reste plus que lesmasures. Cette ville a eu voix au parlement. * Baud .éd. 1705.
FORST, petite ville de Bohême > dans la basse Lu-face , dans une petite iíle que forme la rivière de Neiss,entre la ville de Guben & celle de Prybus. * Baud. éd.1705. Cette ville n’est habitée que par des Vandales. Laville appartient à da maison de Promuits , & le châ-teau à sélecteur de Brandebourg.
FORSTECK , château de Suisse , au canton de Zu-rich , dans la baronnie d Altfax. Il est situé fort avan-tageusement fur une petite montagne, qui est feule dansune plaine ,& n’est commandée d’aucun endroit I! oc-cupe un rocher qui a trente-cinq pieds de haut. Durant250 ans il n’avoit point eu de portes. On n’y montoitque par des échelles à la maniéré des forteresses anti-ques , tellement qu’on le tenoit pour une place impre-nable. II y avoit un puits profond , taillé dans le roc;
Sc dans une vieille tour, un triple moulin à bras. Mrsde Zurich Font fait fortifier à la moderne avec de bonsbastions Sc fossés. Il sert de résidence aux baillis qu’ilsy envoyent pour gouverner le pays. * Delices de laSuisse , í. 3 , p. 494.
FORSTENOVE , petite ville d’Allemagne , aircercle de Westphalie , dans l’évêché d’Osnabrug , psept lieues de cette ville , & à treize de Munster. ■