§58 FOU
r 5. Cette ville, lorsque Timur-Bec i’asségea , étoît esti-mée pour fa force , parce qu’elle étoit entourée de hautesmurailles, 8c d’un excellent rempart. Ses autres fortifi-cations étoient si bonnes , qu’aucun voyageur n’avoit vucle citadelle si forte fur la terre. Ses dehors étoient cou-verts d'un fossé profond rempli d’eau. Cependant elle fesoumit dès la première attaque.
FOUÇIGNI. Voyez. Faussigni.
FOUE ; c’est ainsi que ce nom fe trouve écrit dans laCarte de la bajse Egypte & du Cours du Nil, au-deííòusdu Caire» fur les Mémoires de Paul Lucas. Corneilleécrit Foa , ou FUOA. Baudrand, e'd. 1705, écrit Fuoa ,Sc dit que c’étoit anciennement Nkïi ou Niciœ Viens. LePore Vaníleb , Relut, d’Egypte, p. 171, écrit Fuva. IIdit que cette ville, appellée en langue Gréque Metelis,& dans les Dictionnaires Coptes Messie , est une villefort ancienne, grande Sc considérable, située fur le bordoriental du Nil, à sept heures de chemin ou environ deRosette. Son terroir est très-agréable, à cause des campa-gnes délicieuses Sc des beaux jardins. Les fruits de sesenvirons font fort estimes en Egypte. Thevenot, Voyagedu Levant ,.c. 84., p. f 27, fait auffi mention de cette ville,qu’il nomme Foa ; mais il fe contente de la nommer.Lucas la met auprès Sc à l'orient de Deirout, Sc au fud-estde Fezzara. Ces trois villes ne font séparées les unes desautres que par les bras d u Nil.
FOUG , ou F au, en latin Fagus, bourg de Lorraine .Sc l’une des anciennes châtellenies du bailliage de Saínt-Miel. Quoiqu’enclavé dans le Toulois ( à une lieue deToul en allant à Voîd ), il est de l'ancien domaine descomtes Sc ducs de Bar , qui en ont joui de teins immémo-rial , comme on le voit par des titres formels decette pos-session fans interruption depuis l’an 1213 .Fleuri II, comtede Bar, fit fortifier cette place l’an 1218, comme leditAlberic dans fa Chronique. Ce lier. s’appello.it Fau dansce tems-là, 8c non pas Foug. Voici les.parolesd’Alberic,p. 498 , édit. Leibnitz., in access. Hist. Cornes Barri Caf-trum quód dieitttr Fau ante Tullum firmaviu * Lonzue-tue, Desc. de la France , part. 2,p. 185.
FOUGERES, en latin Filiceris Baudrand y ajouteFulgeria , ville de France en Bretagne, fur la rivière deCouesnon, vers les frontières de la.Bafie-Normandie, àhuit lieues d’Avranches , vers le midi, à neuf de Dol 8c àdix de Rennes. Ce fut Raoul dp Fougères qui la fortifia,& y fit bâtir un fort bon château .pour ce tems-là. De Lon-guerue , Desc. de la France, 1 part. p. 87, qui la met pourla troisième ville du diocèse de Rennes, dit que c'étoítune place assez considérable en 1202, lorsque Jean Sans-terre , roi d’Angleterre, s’en empara, après avoir mis enprison son neveu Artus, duc de Bretagne. Ce château aaujourd'hui un gouverneur particulier, mais fans garni-son. Jean II, duc d’Alençon , ayant été fait prisonnier parles Anglois á la bataille de Verneuil, fut obligé de ven-dre cette ville à Jean V, duc de Bretagne, pour payer farançon au duc de Betford. Fougères est à présent considé-rable par la jurisdiction royale qui y est établie, 8c par lecommerce des cuirs, qui la rend assez riche. Ce lieu est lapatrie de René le Pays, auteur du livre intitulé, Amitiés,Amours Sc Amourettes. * Baud. édit. 1705. Piganiol de L «Force, Desc. de la France,, t. 4, p. 33 j.
FOUGIRA, ville d’Afrique, dans l’Ethiopie. Èlleest, dit Vincent le Blanc., Voyages, 2 part. c. 17, situéedans un bois d'orangers qui parfument Pair d’une odeurtrès-agréable.
FO VILLE, bourg de France, dans la Haute-Norman-die, au pays de Caux. Ilest situé entre les paroifies de Ber-nonvilie, Kicarville, Auberbosc, Hattenville, Benne-tot, Sainte-Marguerite '8c Saint-Pierre l'avis ; à neuflieues du Havre, de Dieppe 8c de Rouen ; à quatre deCaudebec., de 1 lílebonne Sc de Doudeville ; à trois d’I-vetot, de Goderville Sc de Cani, Sc à deux de Bolbec, deValmont 8c de Grainville la teinturière. Son église pa-roiffiale , qui porte le titre de Notre - Dame, reconnoîtsaint Jean-Baptílle pour second patron. Le curé est unchanoine régulier de saint'Augustin. Le territoire est undes plus beaux du pays de Caux. * Corn. Dîct. Mémoiresdressés fur les lieux en 1703.
F OUKEH, petit royaume de l’Aíîe mineure, p t, n deceux qui fe forma fur les débris de l’empíre des Seljouci-des d’Iconium. * Flifl. générale des Huns , t. 1 1, r part.F’OULAAN, ou Foulaen, village d’Afrique, dans
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la Guinée, au royaume d’Arder, fur la côte. Daj>periAfrique, p. Z 24, dit que c’est le premier village que l’ontrouve après Popou, 8c qu’il est à sept lieues du petitArder.
FOULES, ou Foulis , peuple d'Astique, qu’íl nefaut pas confondre avec celui qu'on appelle Flups, Flou-pes , ou Feloupes, 8c qui habite au midi de la Cambra,le pays qui est entre le Cap rouge, Sc celui de Sainte-Marie. Celui dont nous parlons ici occupe les bords duSénégal. Le Maire , dans fes Voyages, p. 83 & Jèq. ditqu’on .appelle ainsi les sujets du Cheyratick,, c’est-à-diredu très-Grand, titre que prend un empereur de qui dé-pendent plus de dix petits rois, 8c autres médiocres sou-verains. Son empire, dit cet auteur, s’étend fur les deuxrives du fleuve du Sénégal, Sc contient bien 300 lieuesdu pays. Ses terres produisent des dates, du miil, Sc despâturages où l’on nourrit quantité de bestiaux. Les Foulesne font pas noirs, ni aussi blancs que les Maures, maisils tiennent un milieu. 11s font plus civilisés que les au-tres Nègres, Sc reçoivent fort bien les étrangers, 11 estmême souvent arrivé que quand les matelots François,maltraités parleurs commandans , fe font retirés chez leCheyraticlc , il les a parfaitement bien reçus, admis à fatable , Sc leur a procuré tous les plaisirs dont le lieu estcapable. Le Cheyratick mange d’ordinaire du mill, dubœuf Sc des dates. Il boit du lait, jamais de vin ni d’eau-de-vie, observant la loi de Mahomet plus religieusementque les autres Nègres. II peut mettre cinquante millehommes en campagne ; mais faute de vivres, ils n’y sub-sisteraient pas long-tems.
FGULHAM, bourg d’Angleterre , dans la provincede Nerfolck. On y tient marché public. Etat présent dela Grande Brefí t. 1.
FOUME, petit royaume de la Tartarie, dans le Kapt-chaq. La capitale de ce petit royaume s’appelle auíìì Fou-me . * Hist. générale des Huns , t. 1 1 . p. 70.
FOUNT, château de Suisse , au canton de Eribourg.Le château est situé fur une hauteur , dans une pointe de.terre qui s’avance dans le lac de Neuchâtel, 8c qui est fortélevée : il y a là quelques vignes qui font assez bonnes..Ce lieu est chef d’un bailliage du même nom, entre ceuxde Granfon & d’Estavayer. * Délices de la SuiJJe , t. 2 ,p. Z99-
1. FOUR (le), en latin Furnus, bourg de France,dans la Basse-Bretagne, fur la côte du couchant, au norddu cap de Saint-Mahé 8c du Conquêt, au diocèse de Cor-nouailles. Baudrand , édit. 1705, dit, à trois lieues de cecap 8c du Conquêt vers le nord. Mais s’il est au nord deces deux endroits, il ne fçauroit être à trois lieues del’un Sc de l’autre, puisque le Conquêt 8c le cap Saint-Mahé ou Saint-Mathieu font nord 8c sud, Sc à une lieuecommune l’un de l’autre : ce qui feroit au nord, Sc à troislieues de l’un » feroit à quatre lieues de l’autre.
2. FOUR ( le), écueil, ou grande roche toujours dé-couverte , fur la côte de Bretagne, vis-à-vis du bourgd’Argenton. Les Tables des Hollandois lui donnent 11degrés » 54 minutes de longitude, 8c 48 deg 35 minut.de latitude. C’est à cause de cette roche que l’on nommele Pajfage du Four, la route que prennent les naviresentre la.côte de Bretagne 8c les iíles d’Oueflànt, depuisles roches de Parfail en côtoyant vers le midi à une cer-taine distance, pour éviter le grand nombre de roches Scd’écueils dont cette côte est bordée.
FOURCHE ( montagne de la ) , haute montagne deSuisse, à i’extrémité orientale du pays de Valais, qu’ellesépare du canton d’Uri ; ou plutôt c’est une chaîne .demontagnes fort hautes 8c fort étendues , ainsi appellées,à cause de deux grandes pointes fort élevées en guise dsfourche, qu’on y remarque. C’est dans ces montagnes quele Rhône a fa source » dans les glacières éternelles , dontelle est couverte : elles font partie des Alpes Lepontien-nes. Cette montagne , qui est quelquefois confondueavec celle de Saint- Gothard , est nommée en latin Fur-ca , ou Furcula , ou Bicornis. C’est le grand chemin pourpasser du canton d’Uri, dans le Vallais. Au sommet dela montagne de la Fourche, est une croix qui sert de bor-ne entre le Vallais Sc la vallée d’Urferen. 11 y a quelques-habitans dans cette montagne. On lui donne aussi d’au-tres noms, savoir ceux de Coatius , Juberns , ou Vibc-rus, à cause des Lepontiens, surnommés Viberi ouberí , peuple des Alpes, Sc que l’on croît être leshabi-