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L’abbaye de Rlchenaw a de grands droits daíls cetteville, & les habitans étoiènt tous autrefois íes sujets.Encore aujourd’hui ils prêtent ferment à l’abbé, maisà condition que jamais íl ne vendra, ni n’aliénera enaucune maniéré les droits qu'il a fur eux. La villea son conseil, Sc sa chambre de justice. On appelle déla chambre de justice, aux VII cantons, mais non pasd u conseil. Quand il s’agit de punir à mort un mal-faiteur , les juges ordinaires, au nombre de douze ,choisissent douze autres personnes de la ville ou de lacampagne pour les assister. C’est un privilège qu’ilsont de l’Empereur Sigifmond. * Longuerue , Descrip-tion de la France, 2. partie, page 291. Délices de USuisse , tome 3 . page 471.
FRAWEN-PítíESNITZ. Voyez Priesnitz.FRAWENSTEÍN, petite ville d'AUemagne, dansla haute Saxe, & dans l'Ertzegeburg, fur la rivière deMulte, à six lieues de Dresde, vers le midi.
1. FRAWEN THÀL, Vallis Dominarum, abbaye defilles , en Suisse , au canton de Zug, au bord de' laRufs. Elie est de l’ordre de Liteaux, & fondée en
2. FRAWÉNTHAL, abbaye de filles, ordre de Li-teaux » en Bohême , au cercle de Viaílaw , au voisinagede Kutíemberg.
FRAWENZEL , abbaye d’hommes, ordre de saintBenoît, dans la basse Bavière, au nord du Danube,èc au nord-est de Ratisbqnne.
FRAXENAL , petite, ville d'Espagne, dans l’Es-trama-dure, au midi de Badajos. Les Jéfuistes y ontun collège.
x. FftAXINETUM. Voyez Frainet.
2. FRAXINETUM. Voyez Frassineto.î. FRAXINU M , ville ancienne de l’Ëfpagne.Antónïn, Itiner. semble la mettre dans la Bétique. 11 enparle deux fois, la premiere, fur la route de Castulon(Cajlona) à Malaga, 5 c l'autre fur la route de Lisbonneà Merida. On croît que c’est présentement Alpahano ,bourg de Portugal, dans la province d’Alentejo, furla route de Lisbonne à Elvâs.
2. FRAXINU M, en Espagnol el Fresno » placeforte d’Espagne, dans l’Andalousie , à huit lieues deCordouê, vers le nord.
3. FRAXINUM, en Espagnol ee Fresno, placeforte de la vielle Castille, à quatre lieues d’Osmo,au midi, en tirant vers Madrid.
FRAXINUS est le nom Latin de cette forted’arbre, que nous appelions Fresne en François. Ainsi,ad Fraximtm , signifie au Fresne , Sc peut être un lieuqui, n'ayant été d’abord remarquable que par un fresne,Lest devenu ensuite par quelque chose de plus intéres-sant, Sc a pourtant conservé son premier nom. De mêmeque l’on vòit dans l’Itjnéraire d’Antonin des lieuxnommés ad Quercum , àd Pïrum. Pour ce qui est deFraxinetùm , il veut dire un lieu planté de fresnes »Ou en un mot une Fresnaye.
FRAZERBOÛRG, petite ville de l’Ècosse sep-tentrionale, dans la province de Buchan. C’est un petitport de mer. Etat présent de la grande Bretagne ,tome 1.
FREDÈLAS , ou en LatinFREDELATIUM, ville de France, dans le Lan-guedoc, & de laquelle les habitans ont été nommésFredèlàcensés. Cette ville a pris, avec le tems,le nom de Pâmiez » qui étoít celui du château.FREDDANO. Voyez Fredbo 2.
1. FREDDO, rivière de Sicile, dans la vallée de
Démons- - Elle se décharge dans le golfe de sainteTecle, entre le golfe de Catane, & l’embouchure dela rivière de Cantaía. C’est l 'Acefìne des anciens.Voyez ce mot. ,
2. FREDDO , ouFredìDANO* en Latin Frigidusou Egelidus , petite rivière d’Italie, en Toscane, ohelle arrose le territoire d’Arezzo.
FREDENBERG. Voyez FrêudeNberg.FREDERICHS-BOÙRG. Voyez Frièderichs-
BOURG.
FREDERICHKS-HALL , ville de Norwege.
Voyei Frederickstall x.
FREGELL5Ï, ville Sc colonie autrefois célébré en
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Italie, dasts îfi Latium, au pays des Volfques. Elleétoit fur le Garigliano. Strabon, livre. 5, page 237 ,dit qu’après avoir été une ville, ce n’étoít plus de sontems qu un village. Ea Rhétorique k Hcretinius , liv. 4.chap. 15 , fait connoítre que c’étoit eh punition d’uncrime, que cette ville, qúi peu auparavant étoit undes ornemens de l’ìtalie , étoit si détruite qu’à peineen restoit-ii quelques fondemens. Títe-Líve» livre 8 »chapitre 22 , dit que le territoire de cette ville avoirappartenu aux Sidicíns > avant que d’appartenir auxVolfques. Sigóníus, au rapport du P. Lubin, TableGéographique , veut que Fregelles ait été anciennementau lieu qu on nomme à présent Ponte-Corvo , en laterre de Labour, fur la rive droite du fleuve Gari-gliano , proche d’Aquin; Sc selon Cluvíer, elle étoitbâtie au lieu ou est à présent Ceperano , petite ville dela campagne de Rome, s ur la même rive du Garigliano,à dix milles de Ponte-Corvo, vers l’occident d’été.
II y avoit aussi à Rome un lieu particulier nomméFregeels.
FREGENA, àu íingulier.selonTíte-Li ve, Z. 3 5,c. 3, ouFREGENA, au pluriel, selon Pline, /. 3 , c. 5 , an-cienne ville Sc colonie de Toscane. Strabon,/. j ,p. 225,dit qu’elle étoit au bord de la mer, en quoi il s’accordéavec ce que dit Tite-Live, que eette colonie fut unede celles qui voulurent se dispenser de contribuer à laflotte que le Prêteur C. Livius avoit^dre d’appareiller.Cette ville » que le Bíondo croît être nommée présen-tement Perge^ > étoit, selon Antonín S à neuf millesd’ Alsium, qui est maintenant Pale.
FREGINATES, peuple d’Italie, dans la Campaníe.'Pline, livre 3 , chapitre 5 , le met au nombre des Co-lonies , Sc le P. Hardouín observe qu’il prenoit ce nomd’une ville qu’il ne faut pas confondre avec Fregena deToscane.
FREIBERG. Voyez Freyberg.
FREIBOURG. Voyez Freybourg.FREICHSTAT : c’est ainsi que le Laboureur ScCorneille nomment un ville de Hongrie. Voyez Freys-
FREIDENSTEÎN, selon Baudrand. Voyez Frie-
DENSTEIN.
FREÎNDESTAT , selon Corneille. Vozez Freu-denstadt.
FREISHEIM, selon Baudrand. Voyez FrensheiMìFREISINGEN , ou Frisinghen , ville d'Alle-magne , dans le cercle de Bavière, & dans l’évêchédont elle est la capitale , Sc auquel elle donne son nom.Cette ville, qui est assez jolie, est sur le haut d’unemontagne » dont le pied est arrosé par l’ìser, presqueà i’endroit oh la petite rivière de Mosach s’y jette.On la nommoit anciennement Fruxìnum ; & si l’onen croît ./Eneas Silvíus, ou le pape Pie ÌI, elle futbâtie par les présidens de la Vindelicie. Elle fut entiè-rement brûlée en 1159, & quelque tems après elle futrebâtie par l’évêque nommé Albert, assisté par l’em-pereur Frédéric I, Z)’ Audifret , Géographie , tome z *page 144.
L’Eveché de FREISINGHEN,principauté ecclé-siastique Sc souveraine en Allemagne, enclavée dansla Bavière , entre les villes de Munich 8c de Landshut.II fut institué par saint Corbinien, à la fin du VII*siécle ou au commencement du VÍIIy II J fit bâtir uneéglise sous l’invocation de saint Valentin Sc de saintZenon, & la fit desservir par des moines de saint Benoît,íorsqu’il eut quitté ce lieu pour aller prêcher la foiaux FrisonsErímberg son frere fut son successeur.Wallon, qui fut le dixième évêque, obtint du papeune bulle, pat laquelle le chapitre ne pouvoit élirepour évêque qu’un chanoine de la même église- Louis IVen 920, lui ddnna la cour royale de Veríngen avec sesdépendances. Othon y ajoûta la raaiPon de Lac : Arnoul,duc de Bavíere, donna les lieux de Maies ScdeCamîna;& sainte Cunegonde , femme de l’empereur Henri II,les terres de Ranterstorf, Jdoclopercah, OflermuntingenSc Veltkiron , avec les décimes Sc autres droits. Éngel-bert, comte de Mosbourg. en ayant été élu évêque,incorpora son patrimoine au domaine de l’évêché, &acheta en 1080, les châteaux de Battenberch , d’Adal-ram, de Smittehaufen. Otton, fils de Leopold, mar-
Tome II. H hhhhh ij