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Tome second. C - F.
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quis d’Autríche, qui en a été le vingt-troisieme évêque,racheta tous les biens qui avoient été aliénés par sesprédécesseurs, 8 c fit raccommoder toutes les églises, 8 cles maisons qui en dépendoient. Cet évêché n’a qu’unetrès-petite étendue. Les autres biens qui en dépendentfont situés dans la Bavière, 8 c dans les pays hérédi-taires. La souveraineté s’étend fur treize bailliages ,dont les principaux font Freisinghen , Ifmaningen, furla rive de l’Iser, Burekrain, avec le bourg d’Isen,Werdenfels, autrefois comté aux frontières du Tirol,avec ses dépendances, Mittenwald, Partenkirch > furieLoifa. Les autres biens les plus remarquables de cetévêché font les bailliages de Hollemberg 8 c d’Erzers-dordf en Autriche , la seigneurie de Lac ou Bischofs-lackt dans la Carinthie, le château de Ilotenfels , dansla haute Stirie , avec Oberweilen , Hirg dans le Tirol,& quelques terres dans la Bavière , mais il ne les pos-sède que comme un particulier. L’évêque de Freisin-ghen porte d’argent au buste d’un maure de fable ,couronné d’or à l’antique, & vêtu de gueules. II a fesofficiers héréditaires, lavoir , le baron de Seyboldsdorss,grand maître, le comte de Preysing, grand échanson,le sieur de Pinfenau , grand Maréchal, le sieur de Raim-dorf, grand chambellan. Souverains du Monde , tome i,page 239.

FREJUS , ou Fréjuls, ville de France, en Provence,dans l’étendue de la viguerie de Draguignan. Ce mot Fre-jus ou FrujulseQ: corrompu du Latin Forum Julii. JulesCésar donna son nom à cette ville : mais on ne faitpas précisément l’année de sa fondation : on voit seu-lement par une lettre du général Plancus â Cicéron,que peu après la mort du dictateur, Forum Julii (Frejus )étoit déja une place considérable. II est fait mentiondans cette même lettre de la rivière d’Argent 8 c dupont d’Argent, Argenteus , qui ont conservé leur nomjusqu’aujourd’hui. On avoit même mené en ce lieu deFréjus une colonie. C’est pourquoi Tacite, qui écrivoitsoys Trajan, appelle Fréjus ( qui étoit la patrie de sonbeau-pere Agricola ) une colonie illustre 8 c ancienne.Elle pouvoit même être plus ancienne que Jules César,puisque Pline, livre 3, chapitre 4, assure qu’on l’ap-pelloít Colonia Pacenfis ; ce qu’on ne pouvoit faire,que parce qu’on y avoit conclu quelques traités de paixavec les naturels du pays, qui avoient de la peine àse soumettre aux Romains. On appella auffi cette villeColonia OElavanorum , à cause qu’on. y établit dessoldats vétérans de la huitième légion. On appella en-core Fréjus, selon Pline, Claffica , parce qu’Augusteétablit un aresríal pour la marine dans son port, quiétoit autrefois très-assuré, & capable de recevoir ungrand nombre de vaisseaux, mais qui est aujourd’huicomblé. On a voulu inutilement le rétablir depuis deuxcens ans. Cet endroit, qui a été autrefois couvert deseaux de la mer, est à présent un marais , ou une terremarécageuse, qui rend l’aír de cette ville mal-sain. LesSarrazins la ruinèrent fur la fin du IX. siécle, 8 c elledemeura plusieurs années déserte, à cause que les bar-bares. avoient leur principale place d’armes dans un lieunommé Fraxinatum , ( le Fraínet ). Riculfe, évêque deFréjus, rétablit après 930 la ville épiscopale, & la fitfermer de murailles ; ce qui fit que Guillaume, comted’Arles , fut obligé à donner la moitié de la ville &de son territoire à l’évêque 8 c à l’église de Fréjus. Lessuccesseurs de Riculfe en jouirent jusqu’en 1-189 » queBertrand , évêque de Fréjus , ayant pris le parti de sonfrere Boniface, seigneur de Castellane, contre Alphon-se , roi d’Aragon , comté de Provence , fit révolter laville » que ce roi pritMl punit sévèrement l’Evêque ,ôta même la seigneurie de Fréjus à cette église, 8 c laréunit à son domaine. Bertrand de Castellane n’est pasdar.s les catalogues communs des évêques de Fréjus,mais il doit avoir précédé l’évêque Raymond, con-fesseur du même Alphonse , qui donna en considérationde ce prélat en 1203 , à l’églíse de Fréjus la seigneurieentiere, 8 c la justice de la ville 8 c du territoire de Fré-ius, se réservant à lui 8 c à ses successeurs , comtes deProvence, la punition des crimes capitaux.

Après la dernière division des provinces Romainesdans les Gaules, Fréjus fut mise dans la seconde Nar-bonnoise , mais fes évêques reconnurent lohg-tema pourleurs supérieurs les archevêques d’Arles , qui avoient

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fous leur juridiction les pays qui font entre le Rhône8 c les Alpes. Enfin dans le IX siécle les évêques deFréjus reconnurent pour métropolitain ceux d’Aix ,après que ceux - ci se furent mis en posseffion de ladignité archiépiscopale. * Longuerue, description'de laFrance, 1 part. p. 164.

FREMINCOURT » autrefois ville, présentementvillage de l’iíle de France, íùr la rivière d’Eure, quel’on y passe fur un pont, à une lieue de la ville deDreux, du côté du levant. Baudrand, édition 1682 ,dit que c’étoit une ville des anciens Carnutes, & queles rois de France y ont eu un palais, qui est ruiné.Ce palais ne se trouve ni entre les maisons royales duquatrième livre de la Diplomatique , ni dans la Noticedes Gaules d’Hadrien de Valois, ni dans la Descrip-tion de Longuerue , quoique ces trois ouvragessoient remplis de recherches savantes fur cette matière.Baudrand dit qu’en cet endroit étoit le fameux auteldes Druides, dédié Virgini parieur.® , à la Viergequi devoit enfanter.

FREMQNA, bourg d’Etiophie, dans l’Abiffiníe,au royaume de Tigré, vers la rivière de Mareb. Cefut la premiere résidence des PP. Jésuites portugais,qui allerent rétablir le christianisme dans cet empire.Les Portugais l’augmenteront. On le nomme auffiMAiGUAGA.Les P. Jésuites y avoient bâti une église,8 c les Portugais y avoient élevé une citadelle avec ducanon. Quelques-uns dérivent le nom de Fremona desaint Frumentius, premier évêque d’Ethiophie, nommépar corruption saint Fremonat. Ce bourg est sur unehaute colline, à cent trente-cinq milles de l’iíle deMazua, presque au centre du royaume. * Ludolf. His-toire iEthiopique, liv. 2, chap. 11 , n. ï8. 8 c liv. 3 ,chap. n , n. 30. Description de l’Empire du Frété-Jean,pag. 19.

FREMONT. Voyez Froid-Mont.

FRENADE, (la) abbaye d’hommes, ordre de Cî-teaux, dans la Saintonge » diocèse de Saintes. Cetteabbaye a été ravagée par les religionnaíres.

FRESCATI. Voyez Frascati.

FRENAYE , ouFrésnaye, Forêt de Fresnes.

FRENDENBERG, selon Baudrand. Voyez Freu-denberg.

FREXOMANA» ou Frenojama, c’est commequi diroit la Montagne par excellence. Les Japonoisdésignent auffi celle dont le nom est, avec le Frero -mana, Jesan, ou liosan, c’est-à-dire la Belle-Montagne }8 c ce nom convient parfaitement à celle dont il s’agit.Elle est à six lieues de Meaco, l’ancienne capitale del’empire du Japon, 8 c fur la gauche, en allant à Jedo,résidence de l’empereur régnant. Elle est très-près, 8 cpresque environnée du fameux lac d ’O'itz ou de Domi,long de trente lieues 8 c large de trois, excepté quel-ques endroits, où fa largeur n’est que d’une lieue.Cette montagne a trois lieues de long, d’autres disenthuit, & son sommet est entre-coupé de treize vallées,arrosées chacune de plusieurs ruisseaux qui vont se per-dre dans de petits bois très-agréables. Ce qui en faitun séjour délicieux. On y voyoit, avant la fin du XVI.siécle, plusieurs villages & trois mille ou trois millehuit cens temples ou chapelles , avec autant de mo-nastères , bâtis 8 c fondés , disent les anciennes histoi-res du Japon, par le Dairi » lequel étoit alors empe-reur de toutes les iíles, & voulut que les bourgs lesplus signalés de toutes les sectes sc retirassent dans cesvallées délicieuses, pour y vaquer uniquement au cultereligieux. II leur assigna deux cens mille écus de ren-te , 8 c deux grandes bourgades , qui faisaient alorspartie de la grande cité de Meaco , & qui sent au-jourd’hui au pied d'è la montagne ; chargeant de plusies habitans de ces deux bourgades de faire cuire tousles jours les vivres nécessaires à la nourriture des Bonzes& de les leur porter. Cette montagne devint d’autantplus célébré, que le Xaco ou Joco » souverain pontifedes Bonzes y faisait ía résidence. Ce fut auffi pour leshabitans du Meaco un asyle inviolable. Mais pendantles guerres civiles, dont le Japon fut agité avant que leXVI siécle finît, ce sanctuaire ne fut pas toujoursrespecté. Les Bonzes s’étant déclarés contre Nabu-nanga, ce prince, qui ne croyait point aux dieux dupays , les affiégea fur leur montagne, en 157 1 •