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Tome second. C - F.
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èés quartiers , si ce n’est quelques moines.

2. FREYSTADT, bourg ou petite ville d’Autriche ,dans le quartier de Mulii, à la íource de la rivière deWaîdaïst , à six lieues de la ville de Mathatiíèn , du cô-té du nord. Baudrand Sc quelques autres écrivent ce motpar un 1 simple Freistat , ce qui elì une ortographe vi-cieuse.

3- FREYST AF)T , ville de Silésie, au duché deGlogau , fur le ruisseau de Siger, à cinq milles d’Al-lemagne de Glogau , au couchant d’été , en allant àCrossen , Sc à seize de Breílau , à trois de Sprottau ,de Sagan , de Grunberg & de Beuten. Les Poîonois lanomment Cozuchovia, des pelleteries, parce qu’il y abeaucoup d’Allemands établis qui travaillent en four-rures. Le château est: du côté du nord. Le docteur Joa-chim Cureus dit dans fa chronique de Silésie , que cetteville qu’il nomme Elenteropolis Elisorum , jouit d’unair très-pur Sc c rès-sain ; ce qui pourroit être vrai si lesordures , dont les eaux íont infectées par les ouvriers ,ne corrompoient pas l’air ; de forte que la phthisie estune maladie commune, 8 c presque héréditaire à beau-coup d’habitans. Le terroir est sablonneux en partie , Scen partie pierreux. Jean duc de Sagan , à qui cette villeappartenoit, la fit brûler par les Bohémiens , & y fitmettre le feu; de forte qu’il n’en resta que le château,le presbytère 8 c l’école. Les Hongrois prirent ce châ-teau après la prise de Glogau ; Sc après la mort de Mat-thias , foi de Hongrie , le territoire de Freystadt futcédé aux Poîonois , puis aux Bohémiens, 8c ensuite paréchange à Bartnelemi de Munstprberg. Celui-ci ayantété noyé dans le Danube , la ville avec ses dépendan-ces passa à Un homme de qualité, nommé Jean de Re-chenberg , qui avoit commandé de la cavalerie en Hon-grie , eil Moscovie, Sc en Prusse, Sc s’y étroit signalé.Ce seigneur qui fit beaucoup de bien à Freystadt, mou-rut l’an 1535. Cette ville eut fa part des malheurs quecausa la guerre civile d’Allemagne , Sc fut prise parles Suédois Scies Impériaux toyr à tour. * Zeyler , Si-lef. Topogr. p. 140.

4. FREYSTADT , que l’on nomme Freytatleinou La petite Freyftat , petite ville de Silésie , dans laprincipauté de Theschen, au nord occidental de la villede Teschen , en descendant la rivière d’Elsa , qui va seperdre dans l’Oder , à Oderberg. Cette petite ville estfur la route de Cracovie à Vienne : c’est ce qui contri-bue le'plus à la faire connoître. Les Itinéraires Alle-mands ( Europœische Reifen , p- 425 ) comptent vingt-iieuf milles d’Ostra à Freystatiein , Sc trente-un deFreys-tatiein à Strummen. * Zeyler , S iles. Topogr. p. 141.Sanfon , Atlas.

5. FREYSTADT , bourg du royaume de Prusse,dans la Pomesanie , Sc non pas Pemeranie , comme on.lit mal-à-propos dans le Dictionnaire François de Bau-drand. La première étant au-deia deiaWistuíe; Sc la se-conde bien en - deçà. Elle est entre Lessen Sc Rofenrberg ( Rífenbourg ) dit Zeyler. Elle est au midi » Sc àdeux lieues Sc demie de chemin , vers les frontières dePologne Sc du Palatínat du Culm. * Homan , Regn.Borufs-

FRE Y W ALDAW, que quelques-uns nommentFreywalde, petite ville de Silésie , dans la principautéde Grotka ,. près de la source de la Biela , qui fe jettedans laNeisse , auprès de la ville de Neisse. Freyvvaldauest aux confins de la Moravie. * S iles.'Topogr. p. 141.

Melchias Néel , cité par Zeyler, trouve un autreFreywalde en Silésie , dans la principauté de Sagan.Mais Zeyler » qui avoit fort étudié ce pays-là, d?t qu’iln’en a trouvé aucune trace , ni dans les Chroniques deSilésie , ni ailleurs.

FRIAS , petite ville d’Espagne » dans la vieille Cas-tille , fur une montagne, proche de la rivière de l’Ebre,à neuf lieues au-dessus de Miranda de Ebro, à trois lieuesde Burgos. Veyracdít qu’elle est considérable. Elle futérigée en duché par Ferdinand Sc Isabelle, en faveur deD. Bernardin Fernandes de Velasco » surnommé le Grand,troisième comte de Haro ..seigneur de Médina del Po-niar, de Frias Sc de Virviesca , Sc septième connétable deCastille , mais second de sa maison ; car D. Pedro Fer-nandes de Velasco son pere , Sc Camarero mayor du roiJ). Jean II, fut le premier pourvu de cette dignité en1473 , laquelle a demeuré depuis ce tems-ià comme

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héréditaire dans cette illustre famille , n’ëtant aupara-vant que personnelle ; de forte que ces seigneurs fontplus -connus par le nom de connétables de Castille, quepar celui de ducs de Frias. La ville-de Frias fait partiedu Mayorazgo , que le premier comte de Haro fondal’an 1458 , pour les aînés de fa postérité masculine ,avec substitution à celle de son frere , Sc exclusion desfemmes. Le marquis, de Fresno est de la même maiíoaque le duc de Frias , Sc son plus proche parent. * Etatde VEspagne , l. 5 , an t. Z , p. 79.

1. FRIBOURG :( l’usage est pour cette olographe;Sc la raison voudroit que l’on écrivît Freybourg, commel’écrivent les Allemands.), ville d’Allemagne, dans leBrisgow, dont elle est la capitale , vers le 48 degré5 minutes de latitude. Elle n’est pa$ ancienne; 8c ce n’é-toit qu’un village qu! s’étoit formé de gens qui travail-loient aux mines des environs. II y en avoit autrefoisde fort bonnes à un mille de Brisach. Leur produit aservi à bâtir cette ville en 1120, avec les monastères Scles églises qu’on y Voit. Son fondateur fut BerchtoldlII ,duc de Zaringen. Berchtold V, étant mort íans enfansen 1218, Agnès, fa sœur , femme d’Egon, comte daFurstenberg , hérita de cette ville Sc de tout le Bris-gow , Sc leur postérité en jouit jusqu’en 1366 ou 1367,qu’un comte Egon eut guerre avec les bourgeois. Parun accord de 1386, dont les évêqu es de Strasbourg ,de Constance 8c de Bâle furent les médiateurs, le comtese contenta de douze mille gueldres, dont il acheta laseigneurie de BademWiler , Sc céda l a prévôté de Fri-bourg à son cousin le prince d’Autriche. Depuis , cette?ville a toujours appartenu à la maison d’Autriche , qu!la possède encore à présent > quoiqu’elle ait été priseplusieurs fois par les François. Elle fut cédée à la Fran-ce par lé traité de Niinegue , puis rendue par celui deRyswyck , Sc reprise en 17 13 ; elle fut rendue l’annéesuivante à l’empereur par le traité de Radstadt , aveele fort de Saint-Pierre, le fort de l’Etoile , & tous lesautres forts construits ou réparés là ou ailleurs, Sc quel-ques villages. Louis XV l’ayant reprise en 1744 , en afaít raser les fortifications, Sc dans la Forêt Noire oudans le reste duBrisgow. Cette ville étoit extrêmementforte , Sc les travaux s’étendoient fur toute la mon-tagne.

La tour de la grande église est singulière p ar f a hau-teur & par sa structure. Depuis le rez-de-chaussée jus-qu’au sommet, elle est de pierres de taille.sculptéès 8 couvragées ; Sc il n’y a dans toute l’Allemagne que latour de Strasbourg qu’on lui puisse comparer. II y avoitautrefois deux chapitres ; celui de Fribourg Sc celuide Basic , qui , après la prétendue réformation en Suisse,s’étoit réfugié en cette ville. Ce dernier est présente-ment à Arlesheim.' II y a des couvents de Domini-cains , de Capucins , 8cc. avec un college ie "Jé-suites.

II y a une université sondée par Albert, duc d’Au-triche en 1450, Les Jésuites y enseignent la théologieSc la Philosophie. Des professeurs séculiers y enseignentle droit Sc la médecine ; Sc l’on enseigne toutes les fa-cultés dans un très-beau collège , nommé le Collège dela Sapience.

La ville est traversée de plusieurs ruisseaux., qui ar-rosent tout son territoire d’une eau fraîche , qui ne seglqce point l’hiver ; Trifen , rivière abondante en pois-son , passe tout auprès de la ville.

On y excelle dans l’art de polir le crystal, les gre-nats , l,e jaspe , le corail, l a calcédoine, Scies au-tres pierres précieuses. ^ Zeys r , Allat. Topogr.p. 18.Sc seq.

2. FRIBOURG , en Lorraine , châtellenie , à l’o-rient de la terre de Marsal, furie chemin d’Alsace, Scconfinant à la seigneurie de la Garde. Ce lieu étoit dçl’ancien domaine de l’églis e de Metz ; mais il ne fut bât!que vers 1 34 ° > par Pierre, vicaire de l’évêché ; retiré àVie , Sc banni de Metz, p ouT s ^ tre opposé aux violen-ces que les Meffins faisôie"t aux ecclésiastiques. II fitfaire ce château pour l’évêque de Metz Sc ses successeurs,du domaine desquels F a toujours fait partie depuis.

3. FRIBOURG, ou Friberg , ancienne villed’Allemagne , dans la Basse Styrie. Zeyler, StjytU, &c.Topo?, préféré Je second de ces noms ; mais Lazius, deR.‘p'r l I 3 ' c - 8 ’ ptéfére le premier, Sc prend