9 Sz F RE
Allemande , écrit Freidenfiadt , qui revient ait mêmesens. Baudrand écrit de même. Corneille , après fau-teur des Mémoires & Plans Géographiques > écrit Frein-defiadt. On voit bien que ce mot est altéré de Freidens-tadt,ipzr la transposition de Y n de la seconde syllabe àla première. On pourroit soupçonner que fauteur quesuit Corneille a voulu dériver ce nom de Freund » queles Allemands prononcent souvent comme Freind ,à qui veut dire ami ; mais il faudroít Freundenfiadt ,& non pas Freindefiat. Quoi qu’il en soit, voici la des-cription qu’on en trouve dans les Mémoires cités . &dans le Dictionnaire de Corneille. Ce passage impor-tant défend f entrée Sc la sortie de la Forêt Noire : c’estce qui a obligé le duc de Wurtemberg à le faire forti-fier. Il a tracé dans le dedans de ses travaux les alï—gnemens d’une ville, dont les principales rues doiventrépondre en croix , d'un côté à la place d’armes , Sc defautre aux quatre principales portes. Sa figure est unheptagone irrégulier avec ses fossés & fa contrescarpe.Deux éminences de deux côtés dissérens commandententièrement la ville. La plus haute Sc la plus prochevoit absolument dans le milieu de la place d’armes ; &comme la situation de cette ville est inégale , il y a desbastions élevés qui voyent tout-à-faít ceux qui font àleurs côtés, 8c un de ces bastions élevés gagne la dé-fense des autres plus bas. * Zeyler , Sueviœ Descrip.r>. 29.
FREUDENTHAL , petite ville de Silésie » dans laprincipauté de Troppau , Sc à f occident de la ville deTroppau. Elle est elle-même une principauté , Sc elleappartient aujourd’hui à f ordre Teutonique. * Zeyler ,Siles. Topogr. p. 139.
1. FREYBERG, Friberga, ville d’Allemagne, dans laMisnie , au cercle d’Ertzegeburg, fur la Multe 8c furles montagnes qui séparent la Misnie d’avec la Bohê-me. Elle est assez grande , assez bien bâtie, Sc fort peu-plée , sur-tout à cause des gens que les mines des en-virons font subsister. Ces mines font de toutes sortesde métaux; mais la plupart font d’argent & de cuivre,d’étain Sc de plomb, ce qui fait valoir cette ville , &apporte un grand profit à sélecteur. En 15 40, du temsdu duc Henri de Saxe , on compta qu’il y avoit danscette ville 32763 personnes au-dessus de douze ans. IIy a deux places publiques ou marchés. Dans l’une estl’église de Notre-Dame » que le duc Albert de Saxe fitbâtir du produit des mines de Schneeberg, & qui futconsacrée en 1480. On voyoit en 1606 dans la chapellequi est derrière le grand autel de cette église , vingt-untombeaux ou mausolées des électeurs Sc princes de lamaison de Saxe , décorés de divers travaux de marbre »8c de statues Sc figures de bronze. Cette église est à pro-prement parler , le lieu ordinaire de la sépulture desprinces de la maison électorale. Les autres églises fontsaint Pierre , saint Nicolas , 8c celle des religieuses dela Magdeleine , que l’on nomme das obéré Klofier »c’est-à-dire , le Couvent d’en haut » par opposition à ce-lui des Dominicains, qui est nommé le Couvent dén-ias, das untere Klofier. Ce dernier fut fondé en 121 ò.Les Franciscains furent reçus à Freybergen 1223. Avantles longues guerres d’Allemagne , on vantoit entre lesédifices publics la maison de ville , la halle aux grains, lajnonnoie, les étuves, &c. Un ruisseau nommé le Muntz-bach traverse la ville ; Sc la Multe qui n’en passe pasfort loin, y apporte du bois de la Bohême. Cette villedoit fa naissance à la découverte des mines » qui attiradans cet endroit des personnes riches. En 1174 , Ot-ton margrave de Misnie , commença à y bâtir uneville que l’on nomma F reyberg, du mot Frey , libre »Berg » Montagne , ce qui e st exprimé dans ce distiquelatin :
Fribergam indigents, claram de nomine dicunt ,
Libéra de Fofiis quasi ferret munera terris.
Cette ville est à quatre bons milles de Dresden ; Scles Saxons , pour exprimer combi en le séjour en est'dé-licieux , disent en proverbe : w an Leipfíg me ín were ,fowolte ich das zu Fregberg verzehren • c’est-à-dire , fiLeipfig étoit à moi » je le voudrais depenfer. à Freyberg.Cette ville a été plusieurs fois presqu’entiérement dé-truite par des incendies en 1375, , 147!. Rfie
fut prise par les Impériaux en 163 2. Elle soutint plusieurssièges durant la longue guerre des Suédois contre l’etn-
JL JL \.
pêreuf 1 Comme on peut voir plus au long dans ceuxqui en ont écrit f histoire. Baudrand la nomme mal Fri-deberg , Sc n’en fait qu’une petite ville. * Zeyler ,Mis nia; , &c. Topogr. p. 83.
2.FREYBERG , montagne de Suisse , au canton deClaris. Elle sépare le Linthal d’une petite vallée ostcoule la Sernst, rivière qui peu après se joint avec laLínt. La montagne franche s Freyberg) eií nommée ainsi,parce qu’elle n’est à personne en particulier, Sc que legros Sc menu gibier y peut paître en toute liberté , n’é-tant permis à personne d’y chasser , sous peine de mort.Mais , lorsqu’un homme du pays se marie, c’est la cou-tume que des chasseurs sermentés vont dans cette mon-tagne par ordre du magistrat, Sc tuent deux chamois pourf époux , Sc autant pour f épouse, 8c ils ont la peau pourleur peine. C’est ce qui fait que cette montagne fourmillede chamois Sc d’autres bêtes sauvages. * Délices de laSuisse , t. 2 , p. 346.
FR.EYBOURG, petite ville d’Allemagne , dans laThuringe , fur l’Unstrut. II y avoit une forteresse nom-mée Naumbourg, qui fut achevée l’an 1075 5 mais l’em-pereur Adolphe saccagea la ville , la mit à feu Sc à sang,Sc détruisit la forteresse.* Zeyler , Misniœ, 8cc. Topogr.p. 85.
FREYEN AEMPTER . c’est-à-dire » les FrancsBailliages , contrée de Suisse, qui. comprend un payslong Sc étroit, le long de la Russ, à l’occídent de cetterivière, entre les cantons de Zurich & de Berne, com-mençant au-dessus de Meyenberg, Sc finissant au-des-sous de Mellingen. Ce quartier comprend ( outre Brem-garten Sc Mellingen , villes situées fur la Ruse) troisgros bourgs ; savoir, Meyenberg , Richenfiée 8c Niderwyl Jplusieurs villages, comme Fìlmerìngcn , ou Filmergen ,tVollen , Hegglingen , Sarmenfiorf, Bojsvoyl » 8cc. com-me auss les couvents de Mury , He v metschwyl , Gnade-that, S cc. Les trois bourgs dont je viens de parler , fai-soient autrefois chacun une seigneurie particulière ,franche Sc indépêndante, ce qui leur a fait donner lenom qu’ils portent. Toutes ces terres compostaient au-trefois le comté de Rore. Les baillis n’y résident pas »Sc quand ils viennent, ils y logent au couvent de Mû-ri. * Délices de la Suisse ,t. 3 , p. 460. & suiv.
FREYHAN , ou Freïham , petite ville de Silesie ,dans la baronnie de Militsch » aux frontières de Polo-gne. * Zeyler , Srlas. Topogr. p. 140.
FREYSACH. isoyez Friesach.
1. FREYSTADT, ou Freistadt. Corneille écritmal Freichfiadt » ville de la haute Hongrie , au comtéde Neitra, fur le Wag , à environ dix-sept lieues de sonembouchure, dans le Danube , au rapport d’EdouardBroWn, ( Voyages , p. 4 & 28 ). Elle est fur la rive orien-tale de cette rivière » vis-à-vis de Leopoldstadt, qui ertest à l’occident, Sc que l’on a bâti après la perte de Neu-hauseî ; de sorte que Leopoldstadt peut paíïer pour laville neuve , Sc en quelque sorte pour la forteresse deFreystadt. Cette dernière; à savoir Freystadt, étoit fortbelle avant que les Turcs l’eussent brûlée. Le Laboureur( Retour de la maréchale de Guebriant en France ) ditque cette ville étoit toute protestante, quand le ComteMichel Turzo, qui en étoit seigneur, se réconcilia avecl’église Romaine. Plusieurs suivirent son exemple. Onvoit son épitaphe dans l’église des Cordeliers , qui estassez belle. Ses armes y font renversées avec le timbredessous , ce qui se fait dans ce royaume après la mort dudernier d’une famille. Ce comte n’ayant point laissé d’en-fans, la terre , dont les mâles seuls pouvoient hériter, futdévolue à l’empereur qui la vendit au comte Forgach ,auífi catholique. II a son château à une portée de mous-quet de la ville. C’est un vieux bâtiment de pierre à mi-côte , assez capable de défense, d’ost l’on a une vue assezagréable, tant sur la rivière que de l’autre côté. EdouardBrown , qui a vu cette ville » dans le tems qu’elle étoitfous la domination des Turcs, en parle ainsi, p. 126. LesLuthériens y avoient une école ou collège; mais il a étéruiné,auífi bien que tous les autres bâtimens de cette ville.On éleve les enfans d’une maniéré un peu rude, Sc lesfemmes ne se remarient que rarement. Ils se baignentfort souvent, & aiment à suer dans les étuves , & à avoirtoujours leurs pieds dans de l’eau chaude. II n’y a qiredouze religieux dans le couvent des Capucins , Sc lesCatholiques Romains ont fort peu d’autres prêtres dans