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Tome second. C - F.
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Son corps fut transporté de là à Pefonfie. L’èglíse ho-nore ce Saint le 16 janvier. Ce bourg est aux limites duPonthie-u St d-e FArtoís , St entre Auchi St Dourlens. *Baillct, Topogr. des Saints, p. 286.

1, -FROID-MONT , Frigidus Mons, abbaye d’hom-ines , en France , de l’ordre de Cîteaux , filiation d’Or-camp , au diocèse , Sc à trois lieues au sud-est de Beau-vais, fur un Ruisseau qui se jette dans le Terrein, fondéeFan 1134, par Lancelin&Manaísès de Bulles, Sc Alix»leur mere.

2. FROÍD-MONT , château des Pays-Bas, fur laSambre , au comté de Namur, entre Namur 8c Charle-roy. D-itl■ Géogr. des Pays-Bas.

FROl-MONT, forêt de France , en Champagne.On lit dans Fancienne Chronique de Mouz,on , que saintArnaud, martyr , sortant de la forêt de Froimont , futassassiné sur les. confins des pays de Porcien Sc de Cas-trice , près du village de Gruyères. * Longuerue , Desc.de la F rance , 1 part. p. 4 6. .

F R O M E ( la ) , rivière d’Angleterre , dans leDorets-hire , dont elle arrose Dorchester la capitale » Sc serend enfaite dans la baye de Pool.

FRÒME , bourg d’Angleterre , dans la province deSommerset. II a droit de tenir marché public. Etat présde la Gr. Bret. t- 1.

FROMERIE , bourg de France , en Picardie, entreAumale Sc Gerberoy , à deux lieues de Sarcus & deGaííle-Fontaine. On y tient marché le mercredi; Sc unefoire dans l’année. En sortant de ce bourg, du côté deRouen , on voit trois arbres plantés en triangle, Sc assezprès Fun de l’autre. L’un est sor le territoire du diocèsede Rouen , l’autre , fur celui de Beauvais , Sc le troi-sième , fur celui d’Amiens, Sc servent de limites à cestrois diocèses.

FROMISTA , ( Notre-Dame de Consolation de )abbaye d’hommes , ordre de saint Benoît, de la con-grégation de la Valladolid, en Espagne , au royaumede Léon, dans le diocèse de Palencia.

FRON-HOVE ouVRON-HOVE, seigneurie, avectitre de comté , aux Pays-Bas. Ce comté fut cédé avecMastricht Sc W}ck aux Etats-Généraux, dans le traité deMunster , l’an 1644, par Philippe IV, roi d’Espagne. Ce«om est écrit Vroon-Hofs, au troisième article de ce traité.

FRONS. Ce mot latin que nous avons adopté avec unléger changement dans la langue françoise, pour signi-fier le front , est un mot géographique, qui désigne lapartie qui fait face, òu qui ayance vers l’Océan, ou versquelqu’autre Heu remarquable.

Les géographes latins l’employent dans ce sens. Pli-ne , /. 6, c. 31, parlant d’un promontoire, qu’il nommeHesperium Ceras , c’est-à-dire laCorne ou la T ointe Oc-cidentale , qui est le cap de la Sierra - Lionna, selon leP. Hardouin, dit que c’est de-là que la cote commence àse tourner vêts B occident ,& vers la mer Atlantique ; cequ’il exprime ainsi : Inde prim'àm circumagente je terra-rum fronte in occajum & mare Atlanticum. Avant lui,Meia, /. 3, c. 9 & 10, avoít dit : La terre a pour bornes encet endroit le promontoire nommé E«so<w d fat , ( HesperiumCeras ). Là commence cette cote qui ,fe tournant vers lecouchant , efi arrosée par la mer Atlantique. Inde incipitsrons illa quœ > tn occidentem vergens , mari Atlanticoalluitur. Munster Sc d’autres se sont imaginés fans fonde-ment que ces deux auteurs avoient entendu par srons unpromontoire, Sc là - dessus ils ont mis en question si cepromontoire étoît le cap de Bonne-Espérance , ou celuique l’on appelle le Cap-Verd ; mais il n’est point ques-tion de cap en cet endroit. Ces deux anciens ont entendupar srons , non une simple avance , telle qu’est un cap ;mais toute l’étendue de la côte qui fait face à l’Océan,depuis un lieu déterminé jusqu’à^un autre. C’est dans cesons que l’on doit entendre, par ce que Pline, L 4, c. 21,appelle le front de B Espace , non pas un cap particu-lier , mais tout le côté qui s etend depuis le cap ae Roca-Sintra jusqu’au détroit de Gibraltar, comme l’expîi'quele P. Hardouin , /. 2 , c. 6. De même .Pomponius Mêla,/. 2 , c. 6, dit que la Lusitanie n’a point d’autre mer quel’Océan , qu’elle a le côté au septentrion , Sc Iq front àl’occident. Le même auteur , /. 3 , c. 8, appelle le frontde B Arabie Heureuse la côte de ce pays qui est entreFeutrée du golfe Persique Sc celle du golfe Arabique. Lefront de B Italie , selon Pline, l. 3 , c, 10 , Sí Solin, est la

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paftie qui s’étend au royaume de Naples, entre les capsdeìle Colonne & dell’ Armi, qui étoient autrefoisnium Sc Leucopetra. Tacite entend par le front de la Ger-manie , la partie qui s’étend le long du Danube , selonl’explication d’Ortélius, Thesaur. , invoce Frons. Mêlaappell eFrons Littorum une partie des côtes de France,de-puis les Ofìsmi, ou Ofismii ( peuple qui étoit entre laLoire Sc FAvranchin , ) jusqu’aux Morins , dernierpeuple de la Gaule.

Le mot Frons est pourtant quelquefois employé dansle sens de promontoire ; & il y a plusieurs caps que lesanciens Grecs ont nommé criumetoponxfioù ; mais

alors ce n’est plus le front du pays , c’est un cap par-ticulier , auquel on a trouvé quelque rapport avec le frontd’un belier ; car ce nom ne veut pas dire autre chose ;8c ce cap n’est souvent qu’une très-petite partie de cequ’on entend par le front d’un pays, dans le style desanciens géographés. Dans ce que Pline appelle le frontde l’Espagne, il y a trois caps principaux , fans compterles autres moindres : le cap de Rocca Sintra, en latinPromontorium Artabrum , selon quelque?- uns ; magnum ,selond’aurres \Olifiponcrfe selon plusieurs. Capo deTra-falgar » en latin promontorium Junonium ; Sc entre cesdeux le cap de Saint-Vincent, en latin promontorium Sa-crum. Pline ne donne le nom de front à aucun de cescaps , mais à la côte qui gît entr’eux. Mêla , /. 3 , c. 8,dit :frontem qua inter oftia ( sinus Persici & sinus Ara-bie, ) oflenditur , jylvs, cautesque exaspérant. Sur quoiIsaac Voísius finit cette note, & donne cette observationqui n’est ni vraie ni à propos. Frontem verò Mêla , quemad -modum etiam alibi , vocat promontorium s ilìud nempèquod , &c. verum autem efi id quod hic dicit Mêla pro-montorium id asperum cautibus jylvisque. Nec promon-toríum tantùm ,jèd & totum Arabix littus, quod abìn -timo finàs Ferfici usque ad injulas Curia Muria ditiasadmodum efi exceljum. Ce lavant homme n’a point en-tendu le mot frons , dès qu’il l’explique par un seul cap,qui est celui de Moçandan. Ce cap n’est compris là quetacitement, Sc parce qu’il fait partie de tout l’espacequi est depuis le golfe Persique jusqu’au golfe Arabi-que » Sc c’est cet espace que Mêla nomme le front deFArabíe. Vossius , en ajoutant que la description de Mê-la ne convient pas seulement à ce cap , mais encore àtoute cette côte , détruit lui-même fa remarque.

FRONSAG , en latin Francicum du Franciacum »petite ville de France , fur la Dordogne , dans laGuienne , à cinq ou six lieues de Bordeaux. Au-dessusde cette ville , il y avoit un château, que Charlemagneavoit fait bâtir en 770 , 8c qu’on a démoli. La terre deFronsac est très-belle. Elie fut érigée en duché - pairie ,au mois de janvier 1608 , en faveur de François d’Or-léans , comte de Saint-Paul. Cette pairie s’étant éteintepar fa mort arrivée le 7 d’octobre 1&31, elle fut réta-blie par lettres-patentes du mois de janvier 1634, re-gistrées le 5 de juillet suivant, en faveur d’Armand Jeandu P léss,s , cardinal, duc de Richelieu. * Piganiol de laForce , Desc. de la France, t. 4, p. 185 8c 172.

2. FRONSAC, châtellenie de France, en Gascogne,au comté de Comminges. C’est une des plus étendues,elle s’étend des deux côtés de la Garonne , 8 c confineavec F Espagne.

FRONTANETUM. Ortélîus , Thesaur. trouve quePlatine , dans la vie du pape Sergius II, fait mention deFrontanetum , qui doit être un lieu de la Gaule , dansFAuxerrois. Platine a écrit, ou dû écrire Fontanetum Jc’est Fontenay ouVoutenet. Voyez Fontenay.

FRONTEIRA , petite ville de Portugal dans l’A-lenteio, à quatre lieues au nord d’Estremos , remar-quable par la victoire que les Portugais y remporterentfur les Espagnols en 166; , latit. 38, y6.

FRONTENAC. Nom qu’on a donné quelque temsau lac Ontario, Sc au fort Catarocoy, l’un St l’autre dansle Canada. Voyez, ces deux mots.

FRONTENAY , ou Frontenay - l’Abbatu , petiteville de France, en Poitou; elle est à deux lieues deNiort, Sc à six de Saint-Jean-d’Angely. Elie a eu au-trefois titre de àuché A Baudrand , Dict.

Le véritable nom de ce lieu est Frontenay-B Abbatu.Sanson Sc de Flflè se sont trompés dans leurs Cartes , enle nommant Fontenay-BAbbatu. Ce n’est point une pe-tite ville de Poitou j mais un petit bourg , aujourd’hui

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