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Tome second. C - F.
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à Sain'tonge , autrefois de l’Auinls , fur le grand che-min de Paris, à deux lieues de Mauzé , & de la pe-tite rivière du Mignon , à l’extrémité de l’Aulnis , àParient. Frontenay - PAbbattu s’appelíe Rohan-Rohan ,depuis qu’il a été érigé fous ce nom en duché-pairie ,•en faveur de la branche aînée de la maison de Chabot,entée íurcelle de Rohan, éteinte le 11 août. Hift. du paysd’Aulnis , 8cc.

FRONTENSIS;la notice d* Afrique met dans laMauritanie Cefarieníe un siège de ce nom , dont l’évê-que étoit Douât, < Donatus Frontenfis ) le P. Charles deSaínt-Paul , Geog. facr. p. 117, nomme ce lieu Fronta.

1. FRONTIERES : ce mot étant substantif, signifieles limites, les confins, les bornes qui séparent les étatsde différens souverains. En ce sens , on l’emploie éga-lement au singulier Seau plurier. On dit également bien:l’armée s’avança vers la frontière ou les frontières. Re-culer les frontières de ses états fe dit mieux d’un conqué-rant, que reculer lafrontière , lorsqu’íl a étendu íès con-quêtes en plus d’un endroit ; car ufi état a autant de fron-tières qu’il a de voisins aux pays desquels il confine. Onpeut dire la frontière des Pays-Bas » d’Allemagne , deSuisse 8c de Piémont, à P égard de la France. Les Ro-mains difoient de même limes A fric anus , Sec. Sc avoientdes officiers préposés pour veiller à la sûreté de chaquefrontière. Les empereurs Allemands ont eu pareillementdes comtes qui étoíent chargés de défendre les frontiè-res ; 8c comme en leur langue mare signifie frontière » 8cgrave signifie comte, de -là s’est formé le titre de mar-grave , 8c du mêine mot marck. » nos ancêtres ont ditmarchis , comme entr’autres exemples on le voit dansl’acte de la fondation de l’abbaye de Bel-Champ , parFerri I! de Lorraine, en 1293. Le Ferri , duc de Lor-raine , & marchis , 8cc. 8c dans son traité de mariage avecMarguerite de Navarre en 1255. Gie Ferris, dux deLorraine & marchis sas savoir , Scc.. Ce mot marchisa été enfin changé en marquis ; 8c quoiqu’en latin jl con-serve son étimologie qui est marchio , ce titre en Francecà il est fort avili n’a plus rien de commun avec lagarde des frontières. Nos ancêtres ont dit tenir la fron-tière pour signifier être d’une armée fur la frontière. LeMiroir Hijlorìal de l’abbé Jean » manuscrit cité par duCange, 8c écrit selon lui l’an 1388, dit : Puis il luicommanda qu’il prinfl deus cens hommes » A- alla dSaint-Omer , & illec te ni f la frontière contre les Fla-mens. Lucas Tudensis dit Frontaria dans lememe sens;Catholici viri flrenui de Frontaria Maurorum , &c. Unecharte alléguée par du Cange , porte : Et vos haberetisguerram in Frontaria noftra. On peut voir dans cet au-teur quels font les autres auteurs du même âge qui ontemployé ce mot de Frontaria ou Fronteria.

2. FRONTIERE est auffi adjectif: on appelle pro-vince frontière , celle qui est bornée immédiatement parles états d’un souverain voisin 3 & ville frontière, cellequi est dans la partie d’une province frontière la plusvoisine de l’étranger.

FRONTIGNAN, ville de France , au bas Lan-guedoc , fur P étang de Maguelone , entre Agde 8cMontpellier, à sept lieues de l’une » 8c à cinq de laseconde. Quelques-uns croyent que c’est Forum Domi-tii des anciens , que d’autres cherchent à Fabregues.Cette petite ville est fort connue par ses excellons vinsmuscats , 8c par l’eau de Cette. Les raisins muscats ,qu’on appelle pajferilles , décorent cette petite ville d’u-ne façon bien particulière » dans le tems qu’on les faitsécher. On attache ces raisins à de grandes perches de-puis le grenier jusques dans la rue à hauteur d’hom-me , Sc ces espèces de tapisseries ornent le devant desmaisons, jusqu’à ce que ces raisins étant Péchés par lesoleil , on les serre dans des caisses , 8c on les envoieen plusieurs lieux de l’Europe. La maison de ville estle bâtiment le plus remarquable de Frontignan. * Pi-ganiol de la Force , Desc. de la France , t. 4 , p. 91.

FRONTON , petite ville de France , dans le hautLanguedoc, au diocèse de Toulouse , sur la route deMontauban.

FRONTONES , peuple du Chaco. dans l’Améri-que septentrionale » ainsi nommé, parce q u’ils s’arra-chent les cheveux au-dessus du front , qu’ils ont par con-séquent fort grand. Ils vont tous nuds , & piqués parto.ut le corps. Ils laissent pendre à une corde qui leur

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sert de cexntfire , leurs flèches , 8c leurs autres armes «& ils portent toujours à la main leur arc » 8c un bâtonhérissé de mâchoires de poisson. Ils ne cultivent pointla terre , 8c ne vivent que de la chasse 8c de la pêche.Les Espagnols avoient bâti dans leur voisinage une villefous le nom de la Conception, qu’ils ont été obligésd’abandonner, Sc dont il ne reste plus rien.

FRONTONIANA , ville épiscopale d’Afrique ,dans la Byzacene. La Notice d’Afrique dit que Boni*face en étoit évêque dutems de la persécution d’Hune-ric , qui envoya plus de deux cens évêques en exil enSardaigne, 8c ce prélat fut un des exilés. Il ne faut pasconfondre ce siège avec Forontiana , qui étoit auffi dansla Byzacene , 8c dont étoit évêque dans ce même temsFélix , nommé dans cette Notice , n. 71 , Félix Foron-tianenfis.

FROSINONE. Voyez, Fraselone 8 c Frusjno.FROUART . ou

FRU ART, bourg de Lorraine, fur la Moselle , àl’endroít où elle reçoit la Meurte , à deux lieues au-dessous de Nancy , 8c à trois de Pont-à-Mcorsson IIest joint aujourd’hui à la prévôté 8cci ; mais c’étoit autrefois une dépendance ou annexe deNeuf-Château , fur la Meuse ; & les ducs de Lorraineont tenu tout cela en fief des comtes de Champagne,& des rois de France leurs successeurs, jusqu’en 1463,où Jean, duc de Calabre 8c de Lorraine, reconnut en-core cette dépendance ; mais depuis ce tems-là les ducsde Lorraine ont joui de Frouart en toute souveraineté.* Lon^uerue , Desc. de la France , 2 p a rt. p. 143.

FRUENTE-DEL-MAESTRO, bourgade d’Es; a-gne.dansl’Estramadure. Voyez. Fuente del Maestro.

FRUMENTOSA, en françois Fourmenteufe » petiteville de Lorraine, au diocèse de Toul, près de celle deGrand, L’une 8c l’autre de ces villes est ruinée depuislong-tems. * Baillet , Topogr. des Saints , p. <97.FRUSINO ,

FRUSINONË , &

FRUSINUM » ancienne ville d’ítalie , au pays desVolsques , aux confins des Hernices , fur la voie Lati-ne , à sept milles de Ferentinum , 8c à quatorze de Fre-gellamím auprès de la petite rivière de Cosa Q u Cosas »selon Strabon. On prouve qu’elle étoit aux Volsques parces paroles de Tite-Live : les Frusinates furent privésd’un tiers de leur territoire , pour avoir excité les Herní-cesàla révolte. Ils n’étoient donc pas de ce dernier peu-ple , mais ses voisins. Or il n’en avoit point d’autres queles Volsques du côté de Frufino , que l’on fait n’avoírpas été loin de Fregelhe, de Sora , 8c autres ville 1 - desVolsques. Sous le consulat de L. Genucius & de Ser.Cornélius Lentulus, c’est-à dire L’an de Rome 450, lesRomains prirent Frufino , 8c en vendirent les terres.Dans la fuite ils y refirent des murailles , y menerentune colonie, 8c en distribuèrent les champs aux vétérans.Festus compte cette ville entre les préfectures. L esFru-finates ( c’est ainsi qu’on nommoít les habita us de Fru-sino ) passoient pour belliqueux. Le territoire de Frusi-num est nommé Frufmas. Dioâore , 1 . 20. Frontin , de Co-lon. Voyez Frasilone qui est le nom moderne.

FRUTIN GEN , château , village 8c contrée deSuisse , dans le canton de Berne , aux confins du Valais,à côté du bailliage d’Interlachen. Un châtelain gouvernece quartier de pays , qui s’étend en long du nord au sud,sur la route de Berne à Leuek , qui e st du Valais , jus-qu’au mont Gemmí , qui sert de borne entre le Valais8c le canton de Berne. Les villages de Kandelbrug 8c deKandeljlag prennent leur nom de la rivière Kandèl, quicoulant à l’orient d’une chaîne de montagnes, reçoit unerivière nommée Engfllen , laquelle coule à l’occident deces mêmes montagnes. Avant leur jonction, 8c fur unehauteur qui est à l’extrémité septentrionale de ces mon-tagnes , est le château de Frutíng en » °n I e châ-telain de ce gouvernement* 8c de l’autre côté de la ri-vière d’Engstlen est l e village de Frutingen , qui donnéle nom à toute la contrée Sur la même rivière, au-dessusde ce village. est U n village nommé Schwehel Brun ,c’est-à-dire, f ourc , de fetf re ' oíl 51 y a un baind’eau sulfu-reuse . qui est utile pour la guérison de plusieurs ma-ladies. * Délices de la Suisse , t. 1 , p- 169 , relii-fiées (dr le r Cartes & les Voyages de M. Scheuthzer.

FRUXINtTM . ancien nom latin de Freifingen.

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