Biacbíe. Ii vaut mieux s’en tem'r à Súetohe Sc à Pline. < 5 éque Ja mort de Claudíus empêcha de continuer, Sc quela jalousie de son successeur ne permit pas d’achever.Adrieft eh vint à bout, au rapport de Spartíen, (p. 58 ,édit- dè Paris. Robert Stephan. i J94 > ) qu! dit de cet em-pereur Fucinum lacum ernìfit, c’est-à-dire , U donna, unesortie au.v eaux d u lac Fucïn.
Autour du lac Fucïn , habítoíent divers peuples , quifaïsosent partie des tarses. Au nord étoient Albenses ,ou les habitans d’ALBAFUCENTis ; à i’occident étoientLucçnses, qui tiroient leur nom de Luc us Anguis, ;au midi étoït Marrubium , la ville la plus considérabledes Marses. Le peuple nommé Fucentesì étoit entre le lac& le mont Imatus. Leur pays étoit entre cinq petites ri-vières qui tombent dans ce lac. C’est l’idée qu en donnede l'îste dans fa savante Carte du Latium. Voy. Gel an o.
FUEGO , ou Saint-Philippe ( Pille de), ifle def Océan Atlantique , une des isles du Gap-verd , à l’oc-cident de îa pointe la plus méridionale de celle de Sant-iago , dont elle est éloignée de 16 lieues, Sc au levantseptentrional de celle de Brava. On la place à 1 5 d. îom. latitude-nord, Sc 6 d. 5 q m. de longitude-ouest du Cap-Verd. * Carte des Isles du Cap - Ver d , par Bellin , 1746.
On l’appelle Fuego , à cause de son volcan, Sc Saïnt-Pbilippe . parce qu’elle lut découverte par les Portu-gais le jour de ce saint le premier de mai.
La feule ville qui soit dans Piste , & qu’on appelleVilla, est à l’ouest, vis-à-vis la principale rade , qui senomme Fonte-Vílla. La plupart des Blancs y font leurséjour avec le gouverneur qui habite le château. Le com-merce de cette ville étoit autrefois de coton , mais Pisteen est aujourd’hui dépourvue. Les Anglois qui s’ensaisirent en 1596 , n’y trouvèrent que de là mïsere. Au-jourd’hui Pille de Fuego n’est remarquable que par sonvolcan , qui est presqu’au centre de l’isle. Les flam-mes, Sc la fumée qu’elle jette lans cesse , incommodentbeaucoup tout le voisinage. La flamme ne s’apperçoitque la nuit ; mais on la volt alors de bien loin en mer.II fort de i’ouverture une C grande quantité de pier-res-ponces, que la mer s’en trouve couverte. O11 les voitportées par les cou ans de côté & d’autre : il en vientjusqu’á Sant Jago. La hauteur de la montagne où est cevolcan, est si considérable , que son ouverture , qui estau haut , se trouve de beaucoup élevée au - dessus desnuages , qui ie rangent Pun au dessus de l’autre , fur sescôtés , à peu près de la même maniéré que l’on voitqu’il arrive au Gap de Bonne-Espérance, où les va-peurs forment des nuages , à mesure qu’elles s’éieventdes montagnes , Sc s’arrangent par ordre dans Pair.
Isle de Fogo , ou Pille de Feu, iste d’Asie, entrele Japon, Piste Formofe,& le Tchekian , province de laChine. Les Cartes HollandoïfesYû donnent 148 d. 35 m.de longitude , Sc 28 d. 5 m. de latitude-nord.
Terre de Feu , que les Espagnols nomment Ferradel Fuego. Ce font proprement plusieurs istes, qui s’é-tendent environ cent trente lieues est Sc ouest, le longdu détroit de Magestan , Sc qui en forment la côte mé-ridionale. Le nom de Terre de Feu fut donné à cettecôte, à cause de la grande quantité de feux, Sc de lagrosse fumée que les navigateurs , qui la découvrirentles premiers , y apperçurent. On croyoit alors qu’ellejoignoit à quelque partie des Terres Australes ; maisquand on eut découvert le Détroit de Saint Vincent oude le Maire , on s’apperçut qu’elle étoit isolée ; Sc en-fin les nouvelles découvertes ont fait connoltre que cetteterre est divisée en plusieurs istes; que pour passer dansla mer du sud , il n’est pas même nécessaire de doublerle cap de Horn ; qu’on le peut laisser au sud , en en-trant par l’est dans la baye de Nassau , Sc gagner lahaute mer par l’ouest de ce cap ; enfin que , commeon voit par-tout des anses , des bayes, Sc des golfes ,dont la plupart s'enfoncent dans les terres, autant quela vue peut s’étendre , il est à présumer qu’il y a despassages 4 a (1 s la grande baye ou golfe de Nassau , paroù les vaisseaux pourraient traverser dans le détroit deMagellan. * Rogers , Voyages, t. i, p, 182. Voyages dela Compagnie Hollandoife , t. J , p. 34,
La plus grande partie de la Terre de Feu est mon-îueuse ; mais il y a quantité de vallées Sc de prairies .,arrosées de ruisseaux , qui tombent des montagnes. En-t-re les istes qui composent cette terre, il y a plusieurs
bonnès rades » ou des flottés entières peuvent être àcouvert. On y peut faire du bois par-tout , & l’on ytrouve de bon lest de pierres. Les montagnes, qui i à leuraspect, du côté de la mer, paraissent arides , font toutescouvertes d’arbres, qui pancl^ent tous vers l’est > où leápoulie la violence des vents d’ouest, qui jouissent ordi-nairement dans ces pays-là.
Les vents y règnent presque toujours » Sc il y faitde fréquentes tempêtes causées, par les vents d’ouefLGomme ces vents d’ouest font trcs-impétueux dans toutce climat de la Terre de feu ; qu’ils s’éievent si subite-ment qu’à peine a - t-on le tems d’amener les voiles ;qu’ils font chasser les vaisseaux , même quand ils font af-fourchés fur deux ou trois ancres , Sc mouillés à i’abrìde la côte d’où le vent vient , Sc qu’ils renversent íeâchaloupes qui font à la toue, ou amarrées à bord ; il fautque ceux qui veulent faire route à l’ouest, évitent cetteterre, autant qu’ils peuvent, 8c courent au sud. lisserontdélivrés des vents d’ouest; Sc selon ce que i’expérienceen a appris ,ìls trouveront les vents du sud, qui les con-duiront à leur destination. >
• Les habitans de cette terre font aussi blancs que ceuxd’Europe ; mais ils fe frottent le corps d’une couleurrouge, Sc fe le peignent de diverses autres couleurs Scen différentes manières , chacun selon son caprice.
11s fottt puistàns & bien proportionnés dans leur taille,qui - eh général, est comme celle des Européens Ils ontles cheveux noírs , épais 8c longs Leurs dents font auffiaiguës que le tranchant d’un couteau. Les hommes vonttout nuds ; mais les femmes couvrent d’un morceau décuir leurs parties naturelles. Elles font peintes commeles hommes, Sc ont autour du cou des colliers de co-quilles , ou de coques de limaçons.
II y en a qui mettent fur leurs épaules une peau dechien marin , ce qui ne les garantit guéres du froid , quiest fort âpre en ce pays-là. Leurs maíions ou plutôt leurshuttes, faites d’arbres, font rondes par le bas , Sc se ter-minent presqu’en pointe par le haut, où il y a une pe-tite ouverture pour faire sortir la fumée. Elles ont en de-dans deux ou trois pieds de profondeur dans la terre , Scfont enduites de terre par dehors.
Tous leurs meubles consistent en quelques corbeillesde jonc, où font les instrumens dont ils fe fervent pourla pêche.
Leurs armes sent des harpons de pierre faites avecassez d’art ; de longs javelots , avec un os tranchant àla pointe , Sc garni de crochets pour mieux tenir dansla chair ; des massues , des frondes , des couteaux depierre fort tranchans , des arcs Sc des flèches.
Leurs canots ont'dix, douze , quatorze 8c seize piedsde long . Sc deux à peu près de large. Il s tiennent septà huit hommes , Sc nageht aussi vite que ses chaloupes àrames. Ils ses font de l’écorce d’un gros arbre , qu’ils sa-vent courber, 8c à laquelle ils font prendre la figure d’uiiegondole de Venise. Quand elle a pris la forme qu’il faut,ils la garnissent dans ie fond , d’un bout à l’autre , depièces de bois qui la traversent pour l’astermir; Se cou-vrent encore ces bois d’une autre écorce, par le moyende laquelle le bâtiment demeure étanché 8c franc d’eam
Ils ne paraissent avoir ni religion ni politesse. Ils fanéantropophages. Ils déchirent les hommes , Sc erì man-gent la chair crue Sc sanglante. Ï 1 S sont méchans, rusés Sc'perfides ; ils font accueil aux étrangers ; mais en mêmetems ils cherchent le moyen de les surprendre , de lesattaquer, 8c de les massacrer; ce qu’ils firent à l’égardde dix - sept matelots d’un vaisseau nommé Y Aigle ; cequi doit s’entendre principalement de Ceux de la bayede Nassau.
Le capitaine Wodes Rogers , Voyages autour dumón-de, t. î » p- 183 , donne toute une autre idée des peu-ples qui habitent la partie septentrionale de cette terre.M. de Beauchène Gouin , -fit-il » un des derniers navi-gateurs qui ait pajsé par te détroit de Magellan , à idvue des feux qu’il découvrit fur la Terre de Feu , s’y ren-dit avec fa chaloupe , atL mo ^ s 1699, & il trouva
que les naturels du pays y allaient par bande de cin-quante ou fixante ensemble ; qu’ils étoient fort doux &humains , plus misérables que nos mandians d’ "urope ;qu'ils n’avoient pour tout habit , qu’une espécc de justesau-corps » q’-d ne descendait pas plus bas que lè genou , &Vif Ae veau de bêtes fauves, dont leurs cabanes formées diTome 11 . K kftkkk ij