FUC
FUC
FRYBERG , en Autriche, selon Maty Sc Corneille.Voyez. Fribourg z.
FU, petite ville de la Chine, dans la province deJgnnan. Le pere Martini la fait de 12 degrés 59 mi-nutes plus occidentale que Pékin, Sc lui donne 23 de-grés 48 minutes de latitude t il dit qu elle a été déta-chée de l’empire de la Chine , auffi - bien que Quan-gnan , en faveur du roi de Tonquin. Auprès de cetteville est une montagne nommée Yociven , à cause d'unesource qui y est au sommet. Ce nom signifie fontaine.Le torrent ou ruisseau Nanmo coule auprès de la villede Fu. L’eau en est toujours chaude ; on la croit bonnepour le bain , Sc salutaire pour la guérison de plusieurs
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1. FUCECHIO, lac d’Italie , dans le Florentin ,en Toscane, vers les confins de F Etat de Lucque. Dansfa partie qui est au nord ouest , il reçoit cinq rivières ,entre lesquelles la Pescía 8c le Clodo font les plus con-sidérables : fa décharge est au midi , d’où prenant soncours vers le sud-ouest, ses eaux vont grossir l’Arno.* Magin .,. Ital.
2. F l|sj£ E C HI O , village , selon Magin ; bourg ,selon Bauarand , éd. 1705. II est dans PItaiie , en Tos-cane , au duché de Florence , au midi du lac de Fuce-chio , entre ce lac Se l’Arno.
FUCENTES. Les Romains appelloient ainsi en leurlangue, les habítans des environs du lac Fucin.
FUCHEO » ville du Japon. Voyez. Funay.
FUCHUEN, ville de la Chine , dans la provincede Quangsi , au département de Pinglo , 4 e métropolede la province. Elle est de six d. 27 m. plus occidentaleque Pékin, parles 25 d. 2.6 m. de latitude. Atlas Sinenfis.
FUCIMI , ville du Japon, éloignée d’une lieue 8cdemie, au midi de Meaco, Fancienne capitale de FEm-pire. Ce n’est plus aujourd’hui qu’un village. Elle étoitencore moins que cela en 1692, lorsque l’empereurTay-co-Sama ayant trouvé ce lieu à son gré, résolut d’y bâ-tir une ville Sc un palais , qui surpassât tout ce qu’ilavoit déja fait à Osaca : il en fit auifi-tôt tracer le plan,8c y mit la dernière pierre l’année suivante. Tout futachevé avec une magnificence incroyable. Il ordonna en-suite à tous les grands de l’Empire d’y bâtir des hô-tels. Quantité de gros marchands vinrent auífi par sonordre s’y établir , Se furent suivis d’un grand nombred’ouvriers de toutes les sortes ; de forte que Fucimidevint en très-peu de tems une des plus grandes 8c desplus riches villes , 8c peut-être la plus agréable du Ja-pon. Les rues y étoient tirées au cordeau, 8c se cou-poient toutes à angles droits. Chaque porte de la villeavoit une longue Sc large avenue plantée de très beauxarbres. La citadelle étoit hors de la ville , Sc répondoitparfaitement à cette magnificence ; mais ce qu’on ad-miroit le plus , Sc qui paroissoit incroyable à ceux quine l’avoient-pas vu ; vis-à-vis de cette citadelle on avoitélevé au milieu d’une grande plaine une montagne as-sez haute ; on y avoit planté un bois , dont tous les ar-bres avoient été pris fort grands, Sc dressés à la ligne,Sc on y avoit percé de très-belles allées. L’empereur avoitencore détourné le cours d’une rivière , 8c l’avoit faitdiviser en deux bras pour entourer la ville, à laquelleelle servoit de fossé , assez profonds pour porter les plusgrands bâtimens du pays. Ce travail subsiste encore ,comme on le peut voir par le plan de Meaco , queKsempfer Sc le pere de Charlevoix ont inséré dans leurHistoire du Japon. Deux superbes ponts de pierre, dedeux cens pieds de long chacun , joignoient la ville à lacampagne, 8c les arches en étoient si hautes, que lesplus grands batteaux paffoient dessous à la voile. Un desdeux bras baignoit le pied de la montagne , dont jeviens de parler , & pour empêcher qu’elle ne fît ébou-ler les terres qui n’avoient p as eu tems de s’affer-mir , on avoit élevé de ce côté-là une bonne muraillede maçonnerie , qui lui servoit de digue.
En 1696, l’empereur voulant donner audience auxambassadeurs Chinois à Fucimi > y fit faire des prépa-ratifs êtonnans , Sc dont on pourra voir l a descriptionau livre 10 de l’Histoire du Japon du pere Charlevoix;mais à peine ces préparatifs étoient achevés , q ue tousces travaux furent renversés par un tremblement deterre , qui causa, dit-on , à l’empereur une perte d’en-viron trois cens millions d’or. Ce prince rétablit néan-moins Fucimi, sinon dans fa première grandeur , au
moins assez pour qu’il y fît son séjour ordinaire jusqu’àfa mort, arrivée en 1698 : comme il fut mis d’abord aurang des dieux , le palais de Fucimi devint son premiertemple ; mais l’année suivante , pendant la guerre qu!survint entre fes régnes de l’empire , la citadelle futprise de force , le palais réduit en cendre , Sc la villede Fucimi est toujours allée depuis en décadence. * FUst.du Japon du pere de Charlevoix.
FUCINUS LACUS , lac d’Italie, aujourd’hui Lagodi Gelano. Selon Fancienne géographie , il étoit au paysdes Maries, peuple du Latíum. Le bois d’Angitie étoitau bord de ce lac. Pline, /. 2, c. 103, fait mention d’unerivière , qui traversoit ce lac , Sc en sortant n’étoit niplus grande ni moindre, que quand elle y étoit entrée.II ne nomme point cette rivière. Vibius Sequester lanomme Pitornius , Sc dit qu’elle coule à travers le Fu-cin , lac des Maries; de maniéré que ses eaux ne semêlent pointa celles du lac. Cela s’accorde avec ce quePline dit iui-même , /. 31, c. 3 , de l’eau nommée AquctMarcìa , que l’on amenoit à Rome par des aqueducs.Ce passage est d’autant plus remarquable, que les cho-ses étant aujourd’hui autrement , il n’est pas aisé dedeviner comment accorder ce qu’il en dit avec les sour-ces que l’on connoît présentement à cette eau. Voicidonc ce que dit Pline. De toutes les eaux du monde ,la plus célébré Sc la plus vantée à Rome , pour fa fraî-cheur Sc fa salubrité, c’est Y Eau Marcie ; Sc c’est un desprésens que les Dieux ont fait à la ville. On la nommokautrefois Aufeia, Sc fa source étoit appellée Pitonia ;elle naît à l’extrémité des montagnes desPelignes, tra-verse le pays des Maries Sc le lac Fucin , prenant fansdoute le chemin de Rome. Ensuite engloutie dans descavernes, elle ressort dans le territoire de Tibur ; étantconduite par des voûtes l’espace de neuf milles. AncusMarcius un des rois, entreprit le premier de la faire con-duire à Rome ; ensuite Q. Marcius , surnommé le roi,étant préteur , continua cet ouvrage ; Sc M. Agrippa lerétablit. On volt par ce récit de Pline que l’eau Marcieavoit sa source au-delà du lac Fucin ; que cette sources’appelloit Pitonia , ce qui convient assez au Pitornius deVibius Sequester. II est arrivé, qu’avec le tems , lesconduits s’etantbouchés, 8c les voûtes s’étant affaissées,cette eau s’est fait une nouvelle route, moins visiblequ’elle n’étoit, de forte que des savans, tels que Hols-ténius Sc Fabretti, de aquœduél.p. 118 , ont regardé com-me fabuleuse cette origine de F Eau Marcie ; Sc l’on a cruavec assez de vraisemblance que la source est véritable-ment dans le territoire de Tibur où Pline marque la se-conde éruption. Quoique le ruisseau Pitornius ou la fon-taine Pitonia traversât le lac Fucin, ce lac lui-mêmen’avoit point d’issue. Jules-Cesar voulut lui en donnerune. Auguste ne souffrit pas que les Maries continuas-sent ce travail, que Claudius reprit , Sc n’acheva pas.Pline dit, liv. 3 6, chap. 15. Je compte entre les plus mé-morables événemens de l’empire de Claudius , l’entreprisequ’il fit de percer une montagne pour donner une sortie aulac Fucin , quoique la haine de son successeur l’ait faitabandonner. Cela conta de s dépenses inexprimables & destravaux immenses durant bien des années , vu que l’onsaisit sortir par le sommet k force de machines , C 7 “ leseaux qui couloient dans l’endroit où la montagne est deterre, & les pièces de roche que l’on en tailloit. Tout se sai-sit dans l’obscurité, & on ne sauroit ni s’imaginer , niexprimer tous ces travaux , k moins que de les avoirvus. Dion Cassius dit que Claudius voulut faire écoulerles eaux du lac Fucin, dans le Tibre. Cependant Taci-te , Annal. I. 12, c. 5 6 , dit que la montagne que Claudiusfit percer étoit entre le lac Fucin, 8c le L iris , qui est au-jourd’hui le Gariglan : ni Suetone , ni Pline ne disentpoint à quelle rivière Claudius vouloir faire communi-quer le lac. Dion dit que c’étoit au Tibre ; Tacite s’é-carte de tous fur le motif qui engagea Claudius à per-cer la montagne. Pline, 1.7,6, c. 15, dit que c’étoit pourdonner au lac une sortie , ad lacum Fucinum emitten-dum■ Si nous croyons Tacite , c’étoit pour une raisonbien différente. Voici sos paroles : Environ dans le mê-me tems , on prépara un combat naval fur le lac Fucin ,après qu’on eut percé une montagne entre le lac & la ri-vière Liris , asm que plus de spectateurs pussent voir cemagnifique spectacle. II n’y a guéres d’apparence queClaudius eut entrepris les travaux que Pline décrit, dansla feule vue de donner au peuple le spectacle d’une Nau-