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L E GRAND
DICTIONNAIRE
GÉOGRAPHIQUE,
HISTORIQUE ET CRITIQUE.
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GAA
AÀNA, vilied’Asie dans la Céléfyrìe ;selon Ptolomée , 1 . 5 , c. x 5.
1. GAAS, ( a ) montagne de la Pa-lestine , dans le lot d’Ephraïm, au nordde laquelle étoit Thamnat-Saré , lieucélébré par le tombeau de Josué(k). Eu-sebe dit que de son terris on móntroitencore le tombeau de Josué, près de Thamnas.* (a)D. Calma , Dict. ( b ) Josué , c. 14, v. 30.
2.. GAAS ( Torrent ou Vallée VE ). II en est faitmention au livre Ií des Rois, c. 2,3 , v. 30, à l’occa-íion de Heddai, l’un des trente braves de David , quiétoit de la vallée de Gaas, pour parler comme D. Cal-mes. L’Hébreu dit Hiddáis des torrens de Gahas. LaVulgate dit Heddai , du torrent de Gaas. Ce mêmehomme est nommé Hurai , dans les Paralipomenes ,1 . 1, c. 11, v. 32., où on lit austì, du torrent de Gaas ;l’Hébreu porte des torrens. Comme un torrent n estpas un lieu propre à être la patrie d’un homme, on alieu de croire que ce nom ne lignifie que la vallée, oùcouloit un torrent qui, sortant de la montagne de cenom, se rendoit dans la mer près de Joppé.
I. GARA, ville de la Palestine , dáns la tribu deBenjamin, selon Josué , c. 18 , v. 24. La Vulgate porteGabée, ,dans Josué , où l’Hébreu porte Gaba. Ce nomse retrouve écrit Gaba dans le texte Hebreu , au pre-mier livre d’Esdtas, c. 2 , v> 26. La Vulgate le nommeaufli Gabba , en cet endroit. Dans le chapitre VI. du livrede Néhémie, que nous appelions le second dEsdras ,v. 3 x, la Vulgate lit Neìrn , au lieu que l’Hébreu porteGaba.
. En conférant ce dernier passage avec celui qu’onlit au li vr e III. d’Esdras, c. 5 , v. 34, où la Vulgateporte Gabea , 6t le Grec on ne doit pas êtresurpris si j e cite quelquefois des livres que f Eglise retran-che du corps des saintes écritures, comme apocryphes :ce seroit une prophanation que de les employer en ma-tière de foi : mais je crois qu’il est permis aux géogra-phes &c aux historiens d’çti faire usage avec les précau-tions nécessaires.
2. GABA, ville de la Palestine, au pied du montÇarmel, entre Ptolémaide ôcCésarée. Joseph, deBello ,
GAB
/. 3 ,c. 2 , dit qu’on l’appelloit austì la Ville des Cavai-liers , parce qu’Herode l’avoit donnée pour retraite àses cavaliers vétérans. Reland , Palaejl. />. 769 *observe que la traduction latine de Rufin , porte Gabaqu’on lit Gabla dans le manuscrit de la bibliothèque deLeipíig, •& Garnala dans les exemplaires imprimés-Joseph parle aussi de cette Gaba dans 1 histoire de favie , 6c écrit que Bi\ara est située aux confins du ter-ritoire de Ptolémaide, &c à vingt stades de Gaba. II estprobable, dit Reland , que c’est la même ville quifut nommée dans la fuite Caipha, Hepha , & qu’elleest située au pied du Carmel, du côté de Ptolémaide.
Etienne le Géographe dit Gaba., ville de la Galilée*& cite le V f e . livre des Antiquités de Joseph. II en est:effectivement parlé au chapitre second de ce livre : maisil n’y est pas question de Gaba, puisque c’est au sujeCde l’histoire du Lévite, rapportée à l’articlede Gabaa jor Gaba , au pied du Carmel, n’a rien de commun avecGabaa de la tribu de Benjamin, où arriva l’histoire ra-contée par Joseph. Mais rien n’empêche que Gaba n’aitété de la Galilée : cependant il est clair qu’Etienne ouson abréviateur a confondit Gaba 6c Gabaa. Berkeliusen convient.
3. GABA. Voyez Gabè 2.
4. GAB A,rivière d’Afrique, au royaume de Bénin pres-que sous l’équateur. Voyez Gabon.
1 • GABAA, en Hebreu, stgnisie une colline , ainfi ostne doit pas etre surpris de voir dans un pays de mon-tagnes , comme la Judée, un si grand nombre de lieuxnommés Gàbaah , Gabaon , Gabbata,Gab-&ATHON , GABBAT, GabÉ , &CC. tout cela nesignifie qu’une hauteur. Quelquefois même les nomspropres que le texte Hébreu exprime par Gabaa, sontrendus dans les traductions latines par les hauteurs , oules collines. Par exemple: Zacharie, c. 14, v. 10, dit,R.everletur omnis terra de colle Remnon ad auftrum Jéru-salem; on traduit : touteía terre reviendra de la. colline àRemnon , aumidi de Jérusalem. L’Hébreu porte, depuisGabaa jusqu à Remnon. Gabaa, qui est marquée au se-cond livre des Rois, c. 7, y. 1 , comme une ville ,n’est que la hauteur de Cariai - íarim. * D. Calmet ,
Dict;
Tome III.